Tahiti, le 22 octobre 2026 - Les dockers ont mis fin à leur grève dans la nuit de mercredi à jeudi. Alors que la principale revendication portait sur les futures autorisations d’outillage privé, dans le protocole d’accord signé avec le Pays, une “résolution syndicale” demande qu’à la fin des autorisations en cours, “seules les sociétés Cotada, Cowan et Sat Nui soient maintenues dans l’exercice des activités de manutention portuaire à Papeete au-delà du 20 novembre 2027, afin de préserver la continuité du service public, la sécurité juridique et la sauvergarde des emplois durables concernés”.
La grève chez les acconiers n’aura finalement duré que deux jours puisque deux protocoles d’accord ont été signés dans la nuit de mercredi à jeudi.
Le premier protocole d’accord a été signé avec le Pays. Comme demandé par la CSTP-FO, le Pays a finalement écrit noir sur blanc que les trois “futures autorisations d’outillage privé (AOP) avec obligation de service public (OSP) délivrées à l’issue de la procédure de mise en concurrence engagée par le Port autonome de Papeete auront une durée de 20 ans” au lieu de 15 au départ sur le terminal de commerce international du Port de Papeete.
Il est d’ailleurs précisé dans le protocole d’accord que cette modification devra être soumise au conseil d’administration du Port autonome. Celui-ci devra en outre informer tous les candidats et adapter les documents de consultation tout en respectant l’égalité de traitement.
La grève chez les acconiers n’aura finalement duré que deux jours puisque deux protocoles d’accord ont été signés dans la nuit de mercredi à jeudi.
Le premier protocole d’accord a été signé avec le Pays. Comme demandé par la CSTP-FO, le Pays a finalement écrit noir sur blanc que les trois “futures autorisations d’outillage privé (AOP) avec obligation de service public (OSP) délivrées à l’issue de la procédure de mise en concurrence engagée par le Port autonome de Papeete auront une durée de 20 ans” au lieu de 15 au départ sur le terminal de commerce international du Port de Papeete.
Il est d’ailleurs précisé dans le protocole d’accord que cette modification devra être soumise au conseil d’administration du Port autonome. Celui-ci devra en outre informer tous les candidats et adapter les documents de consultation tout en respectant l’égalité de traitement.
Une “résolution syndicale”
Pour rassurer les dockers et le secrétaire général de la CSTP-FO quant à la sauvegarde de l’emploi local et surtout que le marché reste aux trois actuels acconiers, Cowan, Cotada et Sat Nui, le Pays a ajouté dans le protocole une “résolution syndicale”.
Dans cet article, il est écrit que la CSTP-FO signataire de ce protocole d’accord souhaite qu’à la fin des trois AOP avec OSP sur le terminal de commerce international du Port de Papeete, “seules les sociétés Cotada, Cowan et Sat Nui soient maintenues dans l’exercice des activités de manutention portuaire à Papeete au-delà du 20 novembre 2027, afin de préserver la continuité du service public, la sécurité juridique et la sauvergarde des emplois durables concernés”.
Patrick Galenon a été clair sur ce point : “De toute façon, nous, on n’en veut pas (des sociétés internationales, NDLR). C'est dans notre résolution, il n'y en aura pas. Point.”
Le gouvernement a également “complété” l’article 7-1 relatif à la continuité des activités par la mention : “Les présentes dispositions ne règlementent pas le droit de grève des salariés titulaires et ne peuvent en aucun cas faire obstacle à son exercice”. En clair, ce rajout précise tout simplement que les salariés peuvent faire la grève qui, rappelons-le, est un droit constitutionnel. Mais le Pays a quand même gardé l’obligation pour les acconiers de maintenir “un niveau minimal de service (…) même en cas de mouvements sociaux internes”. Et quoi qu’il arrive, il ne doit pas y avoir d’arrêt ni de suspension, sauf cas majeur.
Dans cet article, il est écrit que la CSTP-FO signataire de ce protocole d’accord souhaite qu’à la fin des trois AOP avec OSP sur le terminal de commerce international du Port de Papeete, “seules les sociétés Cotada, Cowan et Sat Nui soient maintenues dans l’exercice des activités de manutention portuaire à Papeete au-delà du 20 novembre 2027, afin de préserver la continuité du service public, la sécurité juridique et la sauvergarde des emplois durables concernés”.
Patrick Galenon a été clair sur ce point : “De toute façon, nous, on n’en veut pas (des sociétés internationales, NDLR). C'est dans notre résolution, il n'y en aura pas. Point.”
Le gouvernement a également “complété” l’article 7-1 relatif à la continuité des activités par la mention : “Les présentes dispositions ne règlementent pas le droit de grève des salariés titulaires et ne peuvent en aucun cas faire obstacle à son exercice”. En clair, ce rajout précise tout simplement que les salariés peuvent faire la grève qui, rappelons-le, est un droit constitutionnel. Mais le Pays a quand même gardé l’obligation pour les acconiers de maintenir “un niveau minimal de service (…) même en cas de mouvements sociaux internes”. Et quoi qu’il arrive, il ne doit pas y avoir d’arrêt ni de suspension, sauf cas majeur.
Rencontres en décembre prochain
Le deuxième protocole a été signé avec les acconiers. Désormais, les transporteurs auront la même grille salariale que les manutentionnaires, confie Patrick Galenon, le secrétaire général de la CSTP-FO. Mais celui-ci explique qu’ils n’ont pas “tout eu parce qu'il y a des aspects qui dépendent de l’obtention du prix de la concession parce qu'aujourd'hui, c'est le Pays qui fixe le prix”. Ainsi, il est noté dans le protocole de sortie de grève que des rencontres devraient avoir lieu dès que les acconiers obtiendront l'attribution des nouvelles AOP avec OSP, soit en décembre prochain. “À ce moment-là, nous négocierons avec eux deux ou trois primes”, confie Patrick Galenon.
Les points “importants” sur lesquels les salariés n’ont pas obtenu satisfaction sont le déplafonnement de la prime d'ancienneté, l'augmentation des indemnités de départ à la retraite, la revalorisation de la prime d'assiduité et de rendement, et la revalorisation de la grille salariale.
Mais avec les 100 millions de garantie obligatoire, les redevances domaniales à près de 17 millions francs par acconier, les 500 francs le mètre carré pour le stockage des conteneurs, les redevances variables sur leur chiffre d’affaires et enfin la taxe de péage fixée à 1,25 % appliquée à la valeur Coût, Assurance, Fret (Caf) des marchandises importées par voie maritime, pas sûr qu’en décembre, les acconiers acceptent toutes ces demandes. Et s’il n’y a aucun accord entre les acconiers et les salariés, un autre préavis de grève sera sans doute déposé…
Les points “importants” sur lesquels les salariés n’ont pas obtenu satisfaction sont le déplafonnement de la prime d'ancienneté, l'augmentation des indemnités de départ à la retraite, la revalorisation de la prime d'assiduité et de rendement, et la revalorisation de la grille salariale.
Mais avec les 100 millions de garantie obligatoire, les redevances domaniales à près de 17 millions francs par acconier, les 500 francs le mètre carré pour le stockage des conteneurs, les redevances variables sur leur chiffre d’affaires et enfin la taxe de péage fixée à 1,25 % appliquée à la valeur Coût, Assurance, Fret (Caf) des marchandises importées par voie maritime, pas sûr qu’en décembre, les acconiers acceptent toutes ces demandes. Et s’il n’y a aucun accord entre les acconiers et les salariés, un autre préavis de grève sera sans doute déposé…































