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Le pic de pollution se poursuit, des transports en commun gratuits



PARIS, 14 mars 2014 (AFP) - A Paris, la Tour Eiffel ou le Sacré Coeur sont comme estompés par un voile jauni qui recouvre toute la capitale: vendredi encore le seuil d'alerte maximal aux particules a été dépassé dans plus d'une trentaine de départements couvrant une large partie du Nord et la région Rhône-Alpes.

L'épisode de pollution aux PM 10 - poussières émises par les véhicules (diesel), chauffage (fioul et bois) et l'industrie - qui touche la France depuis quelques jours est favorisé par les conditions anticycloniques et la succession de nuits froides et journées chaudes qui empêchent la dispersion des polluants.

La situation devrait aller en s'améliorant ce week-end, avec l'arrivée d'une dégradation attendue samedi sur l'Ouest, et le vent actuellement de terre qui devrait tourner samedi et venir de l'océan.

L'alerte aux PM10, à partir d'un seuil de 80 microgrammes de particules par m3, était déclenchée vendredi en Bretagne, Calvados, Manche et Haute-Normandie, Nord/Pas-de-Calais, Picardie, Ile-de-France, Lorraine, Haut-Rhin, Marne et Ardennes, la moitié des départements de la région Centre (Eure-et-Loir, Indre-et-Loire et le Loiret), et Rhône-Alpes.

Le reste de la France n'était pas pour autant épargnée: des seuils moins importants, déclenchant le niveau d'information (50 microgrammes), étaient dépassés dans quasiment toutes les autres régions à l'exception du Sud-Ouest.

En Basse-Normandie, "on peut espérer une amélioration, demain samedi et dimanche les choses devraient rentrer dans l'ordre", a indiqué à l'AFP Christophe Legrand, d'Air Com, association régionale de suivi de la qualité de l'air.

Après quatre jours consécutifs en alerte, la pollution devrait aussi baisser d'un cran en région parisienne mais rester néanmoins samedi en seuil d'information, a annoncé Airparif.

En attendant, des mesures d'urgence ont été prises pour inciter les automobilistes à délaisser leur voiture durant le pic de pollution.

- 'Trop long temps de réaction' -

Les transports en commun sont gratuits de vendredi à dimanche soir en Ile-de-France, une première pour cause de pollution. Des mesures similaires ont été prises à Caen, Rouen, Grenoble, Le Mans, Tours, Reims, Lyon et Bordeaux.

D'autres mesures - restriction de la vitesse sur certains axes, détournement de poids lourds, restriction d'activité industrielle, interdiction des feux de cheminée - ont également été prises, a annoncé la veille le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, assurant que la qualité de l'air était une "urgence et une priorité pour le gouvernement".

Plus de 10.000 infractions - principalement vitesse excessive mais aussi pour contrôle technique - ont été relevées jeudi par le préfecture de police de Paris (PP).

Europe Ecologie-Les Verts a salué vendredi la gratuité des transports en Ile-de-France pour combattre la pollution de l'air, mais a regretté "le trop long temps de réaction", et demandé d'aller plus loin en instaurant la circulation alternée, projet en cours d'élaboration par le ministère de l'Ecologie.

Alors que la qualité de l'air s'est globalement améliorée en France depuis 30 ans, on observe une stagnation depuis une dizaine d'années pour certains polluants, dont les particules.

Entre 5 et 15 millions de Français sont soumis chaque année à des niveaux excessifs, selon l'Agence de l'environnement (Ademe), au point que la France risque de fortes amendes en raison d'un contentieux européen pour dépassement des valeurs limites dans 15 agglomérations.

Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il est donc recommandé aux populations sensibles d'éviter les activités physiques et sportives en plein air. Ces conseils ne s'appliquent à la population générale qu'en cas de symptômes tels qu'une fatigue inhabituelle, mal de gorge, toux, essoufflement...

Le ministère de l'Education nationale a rappelé vendredi aux chefs d'établissement et directeurs d'école la nécessité de "privilégier les activités calmes et de réduire les activités à l'extérieur".

Rédigé par Par Claire SNEGAROFF le Vendredi 14 Mars 2014 à 05:20 | Lu 130 fois





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