Tahiti, le 29 juillet 2026 - Un arrêté municipal interdit désormais tout “camping sauvage” sur l’ensemble du domaine public de la commune de Maupiti ainsi que dans les espaces naturels non aménagés. Une décision prise pour “préserver les espaces naturels, le littoral, et les sites publics”. Pour le vice-président du comité du tourisme, cet arrêté permettra également de “nous protéger contre le tourisme de masse”.
La maire de Maupiti, Mathilda Valentin, a pris un arrêté, le 27 juillet dernier, pour interdire “le camping sauvage, le bivouac ainsi que toute installation temporaire destinée à l’hébergement (tentes, fourgons aménagés ou tout autre dispositif similaire)”. Cette interdiction s’étend “sur l’ensemble du domaine public de la commune ainsi que dans les espaces naturels non aménagés à cet effet”.
Dans cet arrêté, il est également précisé que cette interdiction est applicable de jour comme de nuit sauf “autorisation express” du premier magistrat de l’île. Cette interdiction ne concerne pas “les emplacements d’hébergement touristique déclarés et autorisés, notamment les campings aménagés chez l’habitant conformément à la réglementation en vigueur”.
La maire de Maupiti, Mathilda Valentin, a pris un arrêté, le 27 juillet dernier, pour interdire “le camping sauvage, le bivouac ainsi que toute installation temporaire destinée à l’hébergement (tentes, fourgons aménagés ou tout autre dispositif similaire)”. Cette interdiction s’étend “sur l’ensemble du domaine public de la commune ainsi que dans les espaces naturels non aménagés à cet effet”.
Dans cet arrêté, il est également précisé que cette interdiction est applicable de jour comme de nuit sauf “autorisation express” du premier magistrat de l’île. Cette interdiction ne concerne pas “les emplacements d’hébergement touristique déclarés et autorisés, notamment les campings aménagés chez l’habitant conformément à la réglementation en vigueur”.
“Préserver Maupiti, c'est protéger un patrimoine naturel exceptionnel”
Pour prendre cet arrêté, la maire de Maupiti s’est appuyée sur deux articles du code général des collectivités territoriales qui précisent que le tāvana doit assurer, dans le cadre de ses pouvoirs de police, le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique. Le premier magistrat doit également veiller au respect de la tranquillité publique.
Mathilda Valentin explique également dans un communiqué que cette décision a été prise pour la préservation des espaces naturels de Maupiti, la protection du littoral, et des sites publics et enfin de “prévenir les atteintes à l’environnement”.
La commune rappelle que “le respect de cette réglementation relève de la responsabilité de chacun. Préserver Maupiti, c'est protéger un patrimoine naturel exceptionnel, fragile et précieux, au bénéfice des habitants comme des générations futures”.
La tāvana appelle les visiteurs “à adopter un comportement responsable et respectueux de notre environnement. Ensemble, soyons les ambassadeurs d'une île propre, accueillante et préservée”.
Mathilda Valentin explique également dans un communiqué que cette décision a été prise pour la préservation des espaces naturels de Maupiti, la protection du littoral, et des sites publics et enfin de “prévenir les atteintes à l’environnement”.
La commune rappelle que “le respect de cette réglementation relève de la responsabilité de chacun. Préserver Maupiti, c'est protéger un patrimoine naturel exceptionnel, fragile et précieux, au bénéfice des habitants comme des générations futures”.
La tāvana appelle les visiteurs “à adopter un comportement responsable et respectueux de notre environnement. Ensemble, soyons les ambassadeurs d'une île propre, accueillante et préservée”.
“Ça permet aussi de nous protéger contre le tourisme de masse”
Contacté, le vice-président du comité du tourisme de Maupiti, Tamui Tuheiava, assure être en parfait accord avec la décision de la maire. Il considère même qu’elle “a pris les devants et qu’il ne faut pas attendre qu'il y ait ce camping sauvage, c'est maintenant qu'il faut agir. (…) Ça, c'est vraiment être visionnaire et c'est une bonne chose pour nous”.
Il explique en effet que cet arrêté va dissuader les personnes qui n’ont aucune réservation dans les pensions de venir en vacances à Maupiti et de “planter leur tente sur la plage”.
Tamui Tuheiava assure également que Maupiti est “petite” et que l’île ne peut pas accueillir tout le monde. “Personnellement, je trouve ça très bien de protéger notre île, ça permet aussi de nous protéger contre le tourisme de masse car ce n'est pas ça qu'on veut. On veut un tourisme durable et authentique.”
Il reconnaît néanmoins que les rotations hebdomadaires du Apetahi Express à Maupiti sont “une bonne chose” pour le développement économique de l’île. Mais il ajoute : “Il ne faut pas non plus qu'il y ait trop de monde et que ça devienne n'importe quoi, il faut que cela soit cadré. C'est comme pour tout, il faut un cadre. Et cet arrêté a été mis en place pour éviter qu'on fasse tout et n'importe quoi.”
Il explique en effet que cet arrêté va dissuader les personnes qui n’ont aucune réservation dans les pensions de venir en vacances à Maupiti et de “planter leur tente sur la plage”.
Tamui Tuheiava assure également que Maupiti est “petite” et que l’île ne peut pas accueillir tout le monde. “Personnellement, je trouve ça très bien de protéger notre île, ça permet aussi de nous protéger contre le tourisme de masse car ce n'est pas ça qu'on veut. On veut un tourisme durable et authentique.”
Il reconnaît néanmoins que les rotations hebdomadaires du Apetahi Express à Maupiti sont “une bonne chose” pour le développement économique de l’île. Mais il ajoute : “Il ne faut pas non plus qu'il y ait trop de monde et que ça devienne n'importe quoi, il faut que cela soit cadré. C'est comme pour tout, il faut un cadre. Et cet arrêté a été mis en place pour éviter qu'on fasse tout et n'importe quoi.”
“La fréquentation touristique a augmenté mais pas la fréquentation des goélettes”
Le vice-président du comité du tourisme de Maupiti, Tamui Tuheiava, précise que la “fréquentation touristique a augmenté à Maupiti mais la fréquentation des goélettes, elle, n’a pas du tout augmenté depuis plusieurs décennies”.
Il précise qu’autrefois, si l’île était desservie une fois par mois, “c'était suffisant mais aujourd’hui, ce n'est plus le cas. Les goélettes nous emmènent des denrées alimentaires et du matériel de construction. Et au bout d'une semaine, il n'y a pratiquement plus rien dans les magasins”.
Tamui Tuheiava ajoute que les habitants de Maupiti prennent même des risques “avec nos propres embarcations, on fait des traversées entre Maupiti et Bora Bora ou Maupiti et Ra’iatea, pour justement aller faire des courses car nous accueillons beaucoup de touristes. Et ça, ce n'est pas normal”.
Il précise qu’autrefois, si l’île était desservie une fois par mois, “c'était suffisant mais aujourd’hui, ce n'est plus le cas. Les goélettes nous emmènent des denrées alimentaires et du matériel de construction. Et au bout d'une semaine, il n'y a pratiquement plus rien dans les magasins”.
Tamui Tuheiava ajoute que les habitants de Maupiti prennent même des risques “avec nos propres embarcations, on fait des traversées entre Maupiti et Bora Bora ou Maupiti et Ra’iatea, pour justement aller faire des courses car nous accueillons beaucoup de touristes. Et ça, ce n'est pas normal”.
“Notre authenticité attire les touristes”
Selon Tamui Tuheiava, aujourd’hui, Maupiti accueille près de 40 000 visiteurs par an, “ce n'est quand même pas négligeable pour l’économie locale, surtout qu’on est un peu plus de 1 200 habitants”. Pour lui, il n’y a pas de doute, les touristes recherchent “l’authenticité” et c’est cela qui les attirent à Maupiti. “Il faudrait peut-être qu'il y ait plus d'îles comme Maupiti”, ajoute-t-il.
Et pas question pour les habitants de l’île de construire des hôtels à Maupiti, rappelle le vice-président du comité du tourisme. “Nous, on reste dans l’authentique et si les touristes veulent des hôtels de luxe, ils vont à Bora Bora, ils ont tout ce qu’il faut là-bas. Laissez-nous les pensions de famille.”
Tamui Tuheiava rappelle d’ailleurs que l’an dernier, la population de Maupiti s’était fortement opposée à la construction d’un hôtel sur l’île.
Et pas question pour les habitants de l’île de construire des hôtels à Maupiti, rappelle le vice-président du comité du tourisme. “Nous, on reste dans l’authentique et si les touristes veulent des hôtels de luxe, ils vont à Bora Bora, ils ont tout ce qu’il faut là-bas. Laissez-nous les pensions de famille.”
Tamui Tuheiava rappelle d’ailleurs que l’an dernier, la population de Maupiti s’était fortement opposée à la construction d’un hôtel sur l’île.


































