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Le Manneken-Pis habillé par une lycéenne polynésienne



Yvenka Klima a appris la bonne nouvelle pendant les vacances d'avril. "Je me levais, ma mère a décroché le téléphone qui sonnait et me l'a passé en me disant : 'c'est ton professeur'. Je me suis dit : 'Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire?'". L'annonce l'a laissée sans voix.
Yvenka Klima a appris la bonne nouvelle pendant les vacances d'avril. "Je me levais, ma mère a décroché le téléphone qui sonnait et me l'a passé en me disant : 'c'est ton professeur'. Je me suis dit : 'Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire?'". L'annonce l'a laissée sans voix.
PAPEETE, le 1 er juin 2017 - La plus fameuse des statues belges, comme le veut la coutume, change régulièrement de tenue. En général 130 fois par an. Elle portera bientôt un costume polynésien. Un concours a été organisé pour penser et fabriquer ce costume, il a été remporté par une lycéenne de Raapoto, Yvenka Klima.

"Quand le concours a été lancé, notre professeur d'art visuel Éric Ferret nous a dit que cela allait beaucoup nous apporter, que c'était une grande occasion, notamment pour nous faire connaître dans le domaine de l'art", se rappelle Yvenka Klima, étudiante au lycée Samuel Raapoto. Elle a 18 ans, suit une filière STD2A et aimerait, l'an prochain, entrer dans une école d'illustration en métropole.

Le concours a été organisé par l'association Les Amis du musée de Tahiti et îles dans le cadre d'une exposition intitulée Oceania, voyage dans l'immensité (prévu d'octobre 2017 à avril 2018) mis en place, lui, par les Musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles. L'objectif du concours était de de proposer un costume traditionnel polynésien pour le Manneken-Pis (voir encadré : Qui est le "gamin qui pisse"?).

Yvenka Klima a commencé à travailler début 2017. Elle a fait plusieurs propositions en respectant les critères de sélection annoncés : la faisabilité du costume en fonction de la taille de la statue, la qualité esthétique, la noblesse des matériaux, la représentativité de l'identité polynésienne et la possibilité d'exporter le costume. "J'ai par exemple choisi des fibres artificielles pour qu'elles tiennent dans le temps", illustre l'artiste.

Rois et heiva

Pour trouver l'inspiration, Yvenka Klima a fouillé dans les archives à la recherche "de costumes de rois", mais elle cela ne lui a pas suffit. "Je n'avais finalement pas beaucoup d'images. Alors j'ai regardé les costumes conçus pour le heiva." Elle a aussi interrogé son entourage.

Finalement elle a opté pour une coiffe en bois, tapa et fibres artificielles, une parure en tapa, nacre et fibres artificielles, une ceinture de tissu avec deux pièces tombant devant et derrière, des chevillières et brassards en tissu tressé et fibres artificielles. Elle n'a pas dessiné les différents éléments mais s'est servi du logiciel Photoshop pour faire ses assemblages. Des assemblages qui ont séduit le jury.

Une annonce inattendue

Yvenka Klima a appris la bonne nouvelle pendant les vacances d'avril. "Je me levais, ma mère a décroché le téléphone qui sonnait et me l'a passé en me disant : 'c'est ton professeur'. Je me suis dit : 'Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire?'". L'annonce l'a laissée sans voix.

"Honnêtement, je ne pensais pas du tout remporter le concours, il y a de bien meilleurs dessinateurs dans ma classe que moi et on pensait tous qu'ils seraient choisis. Mais finalement ce n'est pas parce qu'on dessine bien qu'on a de meilleures idées."

Un prix de 50 000 Fcfp a été remis à l'établissement d'Yvenka Klima pour fabriquer le costume. "Au début on devait s'en charger avec la classe, mais avec les examens, les inscriptions aux écoles, j'ai pensé que ça serait mieux de le laisser aux terminales de l'année prochaine". Il devra être rendu dans le courant du mois de septembre, au plus tard. Le 15 précisément. Il fera l'objet d'une remise officielle à la ville de Bruxelles en octobre.

Qui est le "gamin qui pisse"?

En Néerlandais, Manneken-Pis signifie "le gamin qui pisse". C'est une fontaine que surplombe une statue en bronze de 55,5 centimètres de haut et qui représente un petit garçon nu en train d'uriner. Cette statue se trouve à Bruxelles, à deux pas de la Grand-Place. Datant de 1619-1620, la statue originelle est conservée au Musée de la ville de Bruxelles situé dans la Maison du Roi. Depuis 1965, c'est une copie que les visiteurs peuvent admirer dans la rue.

L'existence d'un Manneken-Pis remonte au milieu du XVème siècle. Mais les origines de cette statue ne sont pas documentées. La représentation d'un enfant urinant remonte à l'Antiquité gréco-romaine. Il figurait Éros/Cupidon en train de se soulager et symbolisant la fertilité et le débordement joyeux. En Belgique, il personnifie désormais le sens de l'humour des habitants et leur indépendance d'esprit.
L'habillage de cette statue a commencé dès la fin du Moyen-Âge. Les autorités locales saisissant là l'occasion de renforcer leurs liens avec la population locale. Le jeune garçon compte aujourd'hui près de 1 000 costumes, une collection qui s'agrandit de 20 à 25 nouvelles pièces chaque année. Elles sont exposées dans un nouveau musée, la GardeRobe MannekenPis qui a ouvert ses portes en février dernier.
Manneken-Pis est habillé par un employé de la ville. Vingt-trois habillages sont prévus à dates fixes mais au total, la statue change de tenue 130 fois en moyenne par an.

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Rédigé par Delphine Barrais le Jeudi 1 Juin 2017 à 21:34 | Lu 10913 fois






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