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La bagarre du 14-Juillet se termine au couteau : deux jeunes fusiliers marins dans la tourmente



Les deux jeunes soldats du rang, âgés de 20 et 23 ans, ont écopé de 12 mois de prison avec sursis pour le premier et 8 mois de prison ferme pour l'auteur des coups de couteau.
Les deux jeunes soldats du rang, âgés de 20 et 23 ans, ont écopé de 12 mois de prison avec sursis pour le premier et 8 mois de prison ferme pour l'auteur des coups de couteau.
PAPEETE, le 17 juillet 2017 - L'un des deux militaires métropolitains a blessé deux hommes à coups de couteau, samedi dernier à 2 h du matin après un 14-Juillet arrosé dans une boîte de nuit de la rue Jeanne d'Arc. L'alcool aidant, le ton était monté pour un motif futile, une simple bousculade sur la piste de danse suivie de regards de travers, avec un groupe de Polynésiens qui faisait lui aussi la fête.


Renvoyés devant le tribunal correctionnel pour ces violences volontaires en réunion et avec arme, les deux jeunes engagés volontaires, âgés de 20 et 23 ans, ont été jugés et condamnés ce lundi en comparution immédiate. Le procureur de la République a requis 24 mois de prison avec sursis contre le militaire présenté comme celui qui a contribué à faire monter la tension entre les protagonistes de la rixe, et 24 mois de prison dont 12 mois ferme contre son collègue, fusilier marin de la Marine nationale également, coupable d'avoir asséné deux coups de couteau blessant deux des Polynésiens avec lesquels le duo avait eu maille à partir.

Le premier, lardé au bras, était présent à l'audience. L'autre est toujours hospitalisé, blessé au torse. Ses jours ne sont pas en danger mais il l'a échappé belle. La lame s'est plantée entre le cœur et l'estomac. Le jugement a été rendu tard dans la soirée et les deux soldats du rang ont finalement écopé de 12 mois de prison avec sursis pour le premier, et 8 mois de prison ferme pour le second.

Bousculade et regards de travers

Les deux jeunes fusiliers marins, en permission, fêtaient le 14-Juillet en ville. Une dernière sortie avant leur retour en métropole, prévu fin juillet, au terme d'une mission de quatre mois au fenua. La soirée s'annonçait festive mais c'était sans compter sur une banale et involontaire bousculade entre le premier des deux militaires et l'une des futures victimes du second, dans la boîte de nuit l'Hélios. Le fusilier raconte lui avoir tapé sur l'épaule pour s'excuser, l'autre le repoussant agressivement en lui portant la main au visage. Les deux hommes rejoignent leur tables respectives et leurs amis sur cet incident et s'en suit, à distance, des échanges de regards.

Sans que l'on sache précisément qui s'est montré le plus provoquant vis-à-vis de l'autre, auteurs et victimes se renvoyant la politesse, les deux militaires impliqués dans l'altercation se retrouveront à se battre, où à se défendre c'est selon, à l'extérieur de l'établissement avec les deux Polynésiens. On se court après dans la rue entre la cathédrale et le Mc Donald's, des coups de poings sont échangés et c'est à ce moment-là que le second fusilier, armé de son couteau "fétiche" qu'il portait sur lui, blessera sérieusement sa première victime d'un coup porté au torse. Filmé par les caméras de vidéosurveillance, il partira ensuite en marchant à la recherche de son collègue qu'il apercevra un peu plus loin, en train de se faire brutaliser par le second Polynésien selon lui, qu'il blessera à son tour avec son arme mais au bras.

"En mode guerrier"

"J'ai sorti mon couteau pour les intimider", s'est défendu le tout jeune militaire à la barre du tribunal lundi, assurant qu'il n'avait pas l'intention de s'en servir et que son assaillant lui avait sauté dessus, qu'il n'avait appris que le lendemain lors de sa garde à vue à la DSP qu'il avait envoyé le malheureux à l'hôpital. "C'est parti d'une toute petite histoire pour atteindre une telle ampleur, tout ça n'aurait jamais dû se passer, on voulait juste passer une dernière bonne soirée", a regretté l'autre tout en maintenant s'être senti menacé et provoqué une bonne partie de la soirée après la bousculade initiale. Un argument qui n'a pas convaincu le procureur de la République, citant de nombreux témoignages selon lesquels le fusilier était lui-même alcoolisé, énervé, "en mode guerrier" pendant la soirée.

Si les deux groupes se sont entendus pour participer à la rixe, le représentant du ministère public a déploré que l'un d'eux soit composé de militaires de carrière, "des fusiliers marins, formés à intervenir dans des situations de crise et à qui on enseigne la maîtrise de soi". "Les fusiliers marins sont là pour protéger les gens, pas pour les poignarder, c'est inadmissible", avait martelé un peu plus tôt l'un des deux avocats de la défense.


Rédigé par Raphaël Pierre le Lundi 17 Juillet 2017 à 18:57 | Lu 16971 fois






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