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La Saga, 25 ans d'attention et d'amitié contre vents et marées



PAPEETE, le 25 juillet 2017 - Quels que soient les difficultés et les obstacles rencontrés, la Saga continue. Elle a commencé il y a 25 ans sous l'impulsion d'Henri Cornette de St-Cyr dit Doudou, directeur du club de voile d'Arue. Depuis, même si le budget n'est pas bouclé, les enfants sont reçus pendant les vacances de juillet-août et de décembre.

Les enfants, en moyenne ils sont 144 par semaine, se retrouvent au petit matin à Papeari, au Motu Ovini. D'abord réservés, à leur arrivée, ils prennent leurs marques à mesure que les jours défilent. "Ils trouvent des repères, ils s'attachent à leur entourage et, en fin de semaine, on est une vraie famille", assure Rimaono Puarai, directeur du CLSH Saga.

Depuis 25 ans, c'est le même rituel. Le directeur du club de voile d'Arue, Henri de Cornette dit Doudou organise des semaines de découvertes d'activité nautique pour les enfants en difficultés. Entouré d'une fidèle et solide équipe d'éducateurs, de familles d'accueil, de moniteurs, il est au rendez-vous. "C'est dans l'ADN du club, on ne peut pas ne pas être là. On a des compétences, du matériel qu'on met à disposition, l'aventure ne peut pas s'arrêter, c'est impensable."

Pour l'édition 2017, 720 enfants profitent de la Saga. L'avant dernier groupe est actuellement au Motu Ovini. "Il reste ensuite une semaine puis nous organisons un dernier grand repas avec les enfants, les familles d'accueil, les éducateurs, les parrains", annonce Doudou visiblement ému. "Au-delà du travail mené et des efforts fournis, nous tissons de vrais liens d'amitié. Les préjugés, statuts, situations sont dépassés par la mission que nous nous sommes donnée qui consiste à faire sortir et faire plaisir aux enfants."

En coulisse, pourtant, tout n'est pas toujours simple. La Saga commence chaque année sans savoir si le budget pourra être bouclé. "Nous n'avons même pas de promesse parfois. Les subventions arrivent au compte-goutte. On sait toujours, globalement, ce que l'on va dépenser, on ne sait jamais ce que l'on va finalement recevoir. Nous arrivons à organiser la Saga en décalant des investissements, ce qui permet d'avoir un peu de liquidité", explique Doudou.

Il ajoute : "nous avons de la chance d'être encore soutenu, car nous sommes connus et reconnus, mais nous voyons les difficultés du pays, des particuliers et d'autres associations qui peinent à joindre les deux bouts. Il nous faut garder une certaine pudeur face à tout cela, et surtout ne pas baisser les bras, nous et les autres associations. Nous sommes les derniers remparts, les associations sont les derniers remparts, sans elles, les enfants restent oisifs tout le temps de leurs vacances et nous savons ce que cela a pour conséquences. Violence et délinquance se banalisent."

Le budget de l'édition 2017 est de 37 millions. En attendant de rentrer dans ses frais, le club de voile d'Arue rêve d'emmener les enfants à Bora Bora l'année prochaine. Mais prendra-t-il le risque? La question reste entière.

"Les enfants sont à l'écoute"

"J'ai la responsabilité de l'activité nautique. Les enfants font du catamaran (une trentaine de bateaux), de l'optimiste (24 embarcations), du kayak, ils vont sur le motu en face, vont se baigner aux sources de Vaipāhi. Je suis chargé de la sécurité. Depuis le début de la Saga, il y a quatre semaines, la météo est avec nous. Les enfants? Ils sont à l'écoute, ils respectent les consignes données et ça fait beaucoup, ça maintient le calme. La voile leur apporte de la confiance en eux, de l'autonomie et l'esprit d'équipe."

Philippe Bourlier, Beach Capitaine


"C'est top, l'eau apporte du bien"

"On est contents d'être là, on vient de Tahiti et de Moorea, on fait bateau pour la première fois pour ceux qui n'étaient pas là l'année dernière. Dans la journée on est au Motu, on a le contact avec l'eau, ça apporte du bien, de la joie. C'est cool."

Noe, Maurice, Mélanie

"J'ai de très bons retours des familles d'accueil"

Elle a suivi onze jeunes filles de son centre la première semaine mais elle revient à la Saga dès qu'elle a du temps libre. "C'est nous, les éducateurs, qui sélectionnons les jeunes qui viennent. Moi je privilégie les jeunes filles qui n'ont pas le droit de rentrer dans leur famille et doivent rester au centre, celles qui n'ont jamais fait la Saga aussi. Cette année, j'ai pu emmener tout le monde. Je les prépare bien en amont pour leur expliquer les règles et consignes en journée mais aussi dans les familles d'accueil. Elles se réjouissent vraiment de cette opportunité. Le simple fait de sortir du centre est déjà beaucoup. En plus elles font de la voile, elles se sentent libres, elles adorent ça. Quand elles rentrent, elles ont plein de choses à racontent. J'ai de très bons retours des familles d'accueil qui les reçoivent."

Rarahu Teai, éducatrice au centre Bon Pasteur

"En fin de semaine, on les voit épanouis"

"Je dirige l'équipe d'encadrement, je veille à la surveillance. Cette année les enfants sont moins turbulents que l'an passé, ils sont plus jeunes aussi. On accueille les enfants de 6 à 17 ans. En début de séjour, quand ils arrivent, ils sont timides et réservés. Dans la semaine, ils s'accrochent et en fin de semaine, on les voit épanouis. On sent naître une vraie famille."

Rimaono Puarai, directeur du CLSH Saga pour la deuxième année

La Saga 2017 - au Motu Ovini de Papeari.
  • La Saga 2017 - au Motu Ovini de Papeari.
  • La Saga 2017 - au Motu Ovini de Papeari.
  • La Saga 2017 - au Motu Ovini de Papeari.
  • La Saga 2017 - au Motu Ovini de Papeari.
  • La Saga 2017 - au Motu Ovini de Papeari.

Rédigé par Delphine Barrais le Mardi 25 Juillet 2017 à 16:03 | Lu 1154 fois






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