Tahiti, le 25 février 2026 - Mario Benedetti, Chef du service de recrutement de la Marine nationale est en Polynésie française cette semaine pour rencontrer les acteurs de la formation au Fenua. L’occasion de faire le point avec lui sur ce qu’apporte le Centre interne d'information et de recrutement des forces armées (Cirfa), aux jeunes qui souhaitent s’engager.
Pouvez-vous nous expliquer le rôle du Cirfa en Polynésie française ?
“Le Cirfa est localisé à Arue et sur la base navale de Papeete. Son but est de faire l'information, la sélection et le recrutement des jeunes Polynésiens qui se destinent à entrer dans la Marine nationale.
Chaque année, le service de recrutement de la Marine offre aux jeunes de 16 à 30 ans 4 000 emplois, bien sûr rémunérés, sans condition de diplôme, dans 80 métiers. Cela passe par du soutien administratif, de la maintenance également et puis des métiers techniques comme ceux du domaine de la mécanique, de l'électricité, du numérique, le cyber et bien sûr des métiers opérationnels. Ça peut être pilote de l'aéronavale, fusilier marin, détecteur, contrôleur des opérations aériennes.
C'est un métier qu'on n'imagine pas forcément mais sur une frégate, par exemple, quand vous avez un hélicoptère, il faut quelqu'un qui mette en vol l'hélicoptère. Au Cirfa de Polynésie, ce sont 120 jeunes qui nous ont rejoints en 2025. Ils ont la possibilité de servir dans l'une des quatre forces de la Marine. Les bateaux de surface, les sous-marins, l'aéronautique navale et les fusillés marins.”
Ces 120 jeunes, c'est un objectif ou un plafond en fait pour vous ?
“Ni l’un, ni l’autre. On accueille tous les jeunes à partir du moment où ils sont motivés et s’ils répondent à certains critères de sélection type aptitude médicale, hygiène de vie, capacité sportive et un niveau scolaire quand même minimal. Et après ça dépend. Les critères de sélection dépendent des métiers que l'on vise. On accueille absolument tout le monde et on est ravis d'accueillir les jeunes Polynésiens.”
Comment sont faits les contrats ?
“La grande majorité des gens partent sur des contrats initiaux de 2 ans ou 4 ans. On a des gens qui partent sur des contrats initiaux de 10 ans. Mais ça, ça peut évoluer. C'est-à-dire qu'on peut commencer avec un contrat de 2 ans, après partir sur un contrat de 4 ans et plus. Le contrat de 2 ans est souvent pour un poste ou un métier assez généraliste qui permet de faire une immersion, une découverte de ce qu'est la Marine. Vous pouvez construire en toute sérénité votre parcours de carrière en fonction des opportunités et des postes. Vous pouvez changer d'orientation professionnelle en cours de route.
De 16 à 30 ans, cela fait une grande marge. Ce ne sont pas les mêmes profils.
Nous donnons la chance à tout le monde. Une part importante de nos jeunes a 18-19 ans. Ils savent que dans la Marine, ils vont pouvoir progresser. On va également pouvoir leur proposer des diplômes civils comme des BTS dans le domaine du numérique ou de l'énergie, de l'électricité, de la mécanique. C'est quelque chose qu'on a mis en place récemment sous statut d'apprenti militaire. Ils sont formés, logés, nourris. Ils sont dans une ambiance qui est plutôt rassurante, avec un cadre militaire et une formation qui est très, très prisée, même dans le civil. Les candidats plus âgés sont dans une logique de reconversion professionnelle. La Marine est un employeur stable, qui a fêté ses 400 ans cette année, et qui crée des métiers.”
Pour mettre en avant le Cirfa, il y a toute une procédure d'approche des jeunes. Comment ça se passe ?
“On a cette présence physique, parce que rien ne remplace le contact, notamment le fait de recevoir les jeunes. Il y a également des infos écoles, des forums, des déplacements dans les îles de temps en temps. Il y a un site, “La Marine Recrute”, qui a été complètement refondu, qui est notre site vitrine, sur lequel on trouve toutes les informations sur les 80 métiers, les différents parcours de matelots, d'officiers mariniers, d'officiers.”
Y a-t-il des passerelles entre ce que propose le ministère de l'Outre-mer avec le RSMA et le Cirfa après ?
“On a effectivement des jeunes qui font ce choix-là. Et le RSMA, pour ça, est un bon tremplin pour envisager une carrière militaire. C'est un acteur aussi, bien sûr, de l'insertion professionnelle et de l'emploi ici, qui est un des premiers acteurs de l'emploi public. Et nous, on reprend le flambeau.”
Il va falloir distinguer le Cirfa de ce nouveau service national lancé cette année.
“Le service national est lancé à Papeete en 2026 pour l'armée de Terre. Et pour la Marine, ça va commencer en 2027. Le jeune qui souhaite faire un service national viendra au Cirfa Marine, et il aura tous les renseignements au même titre qu'un recrutement classique.”
Comment se fait une candidature ?
“Après sa prise d’information auprès du Cirfa, le jeune candidat doit monter son dossier. On va essayer de voir avec le jeune, de discuter avec lui de ce qui lui plaît, de ce qui ne lui plaît pas, et puis l'orienter vers le métier qui lui plaît. Ensuite il va s'inscrire dans un parcours de recrutement qui va nous permettre d'acquérir plusieurs avis sur sa candidature. Notamment l'avis d'un conseiller en recrutement, bien sûr. On évalue sa motivation, le sérieux de la candidature puis il y a la visite médicale, des tests psychotechniques et un rendez-vous avec un psychologue. Pour déterminer le sérieux, encore une fois, de la candidature. Enfin, on termine le parcours de recrutement par des tests sportifs. On ne recherche pas des sportifs de haut niveau ; mais il ne faut pas être allergique au sport en tant que militaire. On va regarder leur envie, leur goût de l'effort, l'attitude. Dans les tests sportifs, ce ne sont pas uniquement les performances qu'on va regarder, c'est vraiment la motivation, la préparation, la compétitivité. Puis le dossier est envoyé en métropole pour passer en commission de sélection. Nous avons eu près 250 dossiers l’an dernier pour 120 recrutements.
Moi, je ne peux qu'encourager les jeunes Polynésiens à se renseigner sur les carrières dans la Marine. Parce qu'être marin, c'est un engagement au service d'une cause qui nous dépasse. C'est la possibilité de voyager, d'avoir un emploi stable dans un monde qui est de plus en plus incertain avec des inquiétudes sur l'évolution du secteur de l'emploi. Au fond, la Marine, c'est un employeur qui n'est pas près de mettre la clé sous la porte.”
Pouvez-vous nous expliquer le rôle du Cirfa en Polynésie française ?
“Le Cirfa est localisé à Arue et sur la base navale de Papeete. Son but est de faire l'information, la sélection et le recrutement des jeunes Polynésiens qui se destinent à entrer dans la Marine nationale.
Chaque année, le service de recrutement de la Marine offre aux jeunes de 16 à 30 ans 4 000 emplois, bien sûr rémunérés, sans condition de diplôme, dans 80 métiers. Cela passe par du soutien administratif, de la maintenance également et puis des métiers techniques comme ceux du domaine de la mécanique, de l'électricité, du numérique, le cyber et bien sûr des métiers opérationnels. Ça peut être pilote de l'aéronavale, fusilier marin, détecteur, contrôleur des opérations aériennes.
C'est un métier qu'on n'imagine pas forcément mais sur une frégate, par exemple, quand vous avez un hélicoptère, il faut quelqu'un qui mette en vol l'hélicoptère. Au Cirfa de Polynésie, ce sont 120 jeunes qui nous ont rejoints en 2025. Ils ont la possibilité de servir dans l'une des quatre forces de la Marine. Les bateaux de surface, les sous-marins, l'aéronautique navale et les fusillés marins.”
Ces 120 jeunes, c'est un objectif ou un plafond en fait pour vous ?
“Ni l’un, ni l’autre. On accueille tous les jeunes à partir du moment où ils sont motivés et s’ils répondent à certains critères de sélection type aptitude médicale, hygiène de vie, capacité sportive et un niveau scolaire quand même minimal. Et après ça dépend. Les critères de sélection dépendent des métiers que l'on vise. On accueille absolument tout le monde et on est ravis d'accueillir les jeunes Polynésiens.”
Comment sont faits les contrats ?
“La grande majorité des gens partent sur des contrats initiaux de 2 ans ou 4 ans. On a des gens qui partent sur des contrats initiaux de 10 ans. Mais ça, ça peut évoluer. C'est-à-dire qu'on peut commencer avec un contrat de 2 ans, après partir sur un contrat de 4 ans et plus. Le contrat de 2 ans est souvent pour un poste ou un métier assez généraliste qui permet de faire une immersion, une découverte de ce qu'est la Marine. Vous pouvez construire en toute sérénité votre parcours de carrière en fonction des opportunités et des postes. Vous pouvez changer d'orientation professionnelle en cours de route.
De 16 à 30 ans, cela fait une grande marge. Ce ne sont pas les mêmes profils.
Nous donnons la chance à tout le monde. Une part importante de nos jeunes a 18-19 ans. Ils savent que dans la Marine, ils vont pouvoir progresser. On va également pouvoir leur proposer des diplômes civils comme des BTS dans le domaine du numérique ou de l'énergie, de l'électricité, de la mécanique. C'est quelque chose qu'on a mis en place récemment sous statut d'apprenti militaire. Ils sont formés, logés, nourris. Ils sont dans une ambiance qui est plutôt rassurante, avec un cadre militaire et une formation qui est très, très prisée, même dans le civil. Les candidats plus âgés sont dans une logique de reconversion professionnelle. La Marine est un employeur stable, qui a fêté ses 400 ans cette année, et qui crée des métiers.”
Pour mettre en avant le Cirfa, il y a toute une procédure d'approche des jeunes. Comment ça se passe ?
“On a cette présence physique, parce que rien ne remplace le contact, notamment le fait de recevoir les jeunes. Il y a également des infos écoles, des forums, des déplacements dans les îles de temps en temps. Il y a un site, “La Marine Recrute”, qui a été complètement refondu, qui est notre site vitrine, sur lequel on trouve toutes les informations sur les 80 métiers, les différents parcours de matelots, d'officiers mariniers, d'officiers.”
Y a-t-il des passerelles entre ce que propose le ministère de l'Outre-mer avec le RSMA et le Cirfa après ?
“On a effectivement des jeunes qui font ce choix-là. Et le RSMA, pour ça, est un bon tremplin pour envisager une carrière militaire. C'est un acteur aussi, bien sûr, de l'insertion professionnelle et de l'emploi ici, qui est un des premiers acteurs de l'emploi public. Et nous, on reprend le flambeau.”
Il va falloir distinguer le Cirfa de ce nouveau service national lancé cette année.
“Le service national est lancé à Papeete en 2026 pour l'armée de Terre. Et pour la Marine, ça va commencer en 2027. Le jeune qui souhaite faire un service national viendra au Cirfa Marine, et il aura tous les renseignements au même titre qu'un recrutement classique.”
Comment se fait une candidature ?
“Après sa prise d’information auprès du Cirfa, le jeune candidat doit monter son dossier. On va essayer de voir avec le jeune, de discuter avec lui de ce qui lui plaît, de ce qui ne lui plaît pas, et puis l'orienter vers le métier qui lui plaît. Ensuite il va s'inscrire dans un parcours de recrutement qui va nous permettre d'acquérir plusieurs avis sur sa candidature. Notamment l'avis d'un conseiller en recrutement, bien sûr. On évalue sa motivation, le sérieux de la candidature puis il y a la visite médicale, des tests psychotechniques et un rendez-vous avec un psychologue. Pour déterminer le sérieux, encore une fois, de la candidature. Enfin, on termine le parcours de recrutement par des tests sportifs. On ne recherche pas des sportifs de haut niveau ; mais il ne faut pas être allergique au sport en tant que militaire. On va regarder leur envie, leur goût de l'effort, l'attitude. Dans les tests sportifs, ce ne sont pas uniquement les performances qu'on va regarder, c'est vraiment la motivation, la préparation, la compétitivité. Puis le dossier est envoyé en métropole pour passer en commission de sélection. Nous avons eu près 250 dossiers l’an dernier pour 120 recrutements.
Moi, je ne peux qu'encourager les jeunes Polynésiens à se renseigner sur les carrières dans la Marine. Parce qu'être marin, c'est un engagement au service d'une cause qui nous dépasse. C'est la possibilité de voyager, d'avoir un emploi stable dans un monde qui est de plus en plus incertain avec des inquiétudes sur l'évolution du secteur de l'emploi. Au fond, la Marine, c'est un employeur qui n'est pas près de mettre la clé sous la porte.”


































