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La EA'ttitude ou l'envie de donner l'envie de vivre sainement



PAPEETE, LE 6 NOVEMBRE 2017 - Dans le cadre de la Journée mondiale du diabète, le Ministère et la Direction de la santé organisent pour la 4e année consécutive une EA'ttitude nocturne le 17 novembre de 17 à 22 heures au jardin de Paofai. Cette manifestation gratuite sera le point d'orgue de la Semaine du diabète destinée à sensibiliser la population face à cette maladie chronique qui fait des ravages en Polynésie. La lutte contre le diabète gestationnel sera également mise en avant.

Donner l'envie de manger sainement, de bouger, c'est le message que souhaitent passer le Dr Laurence Bonnac-Théron, Directrice de la Santé et Marjorie Bourges, responsable du Bureau des maladies liées au mode de vie à la ‎Direction de la Santé, en présentant la nouvelle édition du EA'ttitude nocturne et les différentes actions qui vont être menées à travers toute la Polynésie pour lutter contre le diabète.

"L'an dernier plus de 3000 personnes ont participé à la EA'ttitude nocturne. C'est un moment de partage en famille où les enfants, comme leurs parents peuvent pratiquer de nombreuses activités physiques. Cette année, nous proposons de nouveaux sports avec une initiation au crossfit ou encore le beach wrestling, sorte de combat sans coup. Un programme d'animations prévues spécialement pour les kids de 8 à 15 ans sera également mis en place, afin de motiver les plus jeunes. Par ailleurs, des stands d'informations avec des professionnels seront à la disposition de la population pour répondre à toutes leurs questions sur le diabète", souligne Marjorie Bourges.

Outre cette soirée sportive le 17 novembre, de nombreuses animations, des ateliers culinaires et diététiques, des randonnées, etc. vont avoir lieu tout au long du mois de novembre aux Tuamotu, aux îles Sous-le-vent, aux Marquises et aux Australes afin d'encourager tous les habitants de Polynésie à bouger que ce soit à la maison, au travail ou à la maison.
L'idée de toutes ces manifestations est d'inciter les Polynésiens à pratiquer des sports, à se nourrir plus sainement et à leur proposer de se faire dépister.

LE DIABETE DE TYPE 2 N'EST PAS UNE FATALITE

Le Dr Laurence Bonnac-Théron, Directrice de la santé
Le Dr Laurence Bonnac-Théron, Directrice de la santé
Le diabète est une maladie perverse, sournoise, elle s'installe silencieusement dans le corps sans que l'on s'en aperçoive, toutefois, le diabète de type 2 n'est pas une fatalité. "Le diabète de type 2 peut dans de nombreux cas être évité, voire même être guéri s'il est détecté à temps et si les comportements alimentaires et les manières de vivre de la population changent. Bien sûr, cela est très contraignant, cela demande un effort difficile de la part de la personne", précise le Dr Laurence Bonnac-Théron, Directrice de la Santé.

Agir dans la lutte contre le diabète devient une urgence sanitaire pour la Polynésie en matière de finances publiques. Cette maladie -avec toutes les complications qu'elles engendrent- occupe actuellement le premier poste de dépenses des maladies longues durées avec un taux de 28%, devant l'HTA (Hypertension artérielle) et les cancers. On ne peut que déplorer la fermeture la Maison du Diabétique en juillet 2015.

"Il est essentiel d'organiser des semaines de sensibilisation et de manifestations comme cela, de proposer des dépistages gratuits, car de nombreuses personnes ignorent qu'elles sont diabétiques. On peut agir en proposant des activités physiques adaptées, en développer davantage l'éducation thérapeutique", conclut la Directrice de la Santé.

Plus d'une Polynésienne sur dix souffre de diabète gestationnel

En écho à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui a choisi cette année d'aborder le thème de " la femme et le diabète ", le Ministère et la Direction de la santé de la Polynésie française ont choisi de communiquer sur la problématique du diabète gestationnel, également appelé "le diabète de grossesse".
Plus de 11% des Polynésiennes sont touchées par le diabète gestationnel, alors que ce taux avoisine les 4% en métropole. Il faut savoir que le diabète gestationnel n'est pas anodin, il peut avoir des conséquences non seulement pour la santé mère mais peut également sur celle du fœtus.
Face à ces chiffres élevés, les professionnels de santé préconisent un dépistage systématique du diabète gestationnel pour toutes les femmes enceintes.
Le diabète gestationnel est dépisté grâce à un test de glycémie réalisé à jeûn lors du premier trimestre de grossesse pour détecter un diabète de type 2 antérieur à la grossesse et passé inaperçu jusqu’ici. Puis, on réalise un second test, appelé HGPO (Hyperglycémie provoquée par voir orale) à 75g de glucose, entre la 24e et la 28e semaine d’aménorrhée. Une valeur de glycémie au-delà des seuils définis suffit à diagnostiquer un diabète gestationnel.
La plupart du temps, ce type de diabète disparaît après la grossesse, toutefois souligne le Dr Bonnac-Théron : "Environ 30% des femmes ayant souffert d'un diabète gestationnel vont développer par la suite un diabète, c'est pourquoi, nous souhaitons un suivi et incitons les femmes à revenir en consultation après l’accouchement."


Les types de diabète

-Le diabète de type 1 représente environ 5% des cas de diabète traité de l’adulte et débute en général dans l’enfance ou l’adolescence. Il s’agit d’une pathologie auto-immune aboutissant à une absence de sécrétion d’insuline.
-Le diabète de type 2est la forme la plus fréquente du diabète (plus de 85% des cas de diabète traité. Il est caractérisé par une résistance à l'insuline et une carence relative de sécrétion d'insuline. Cette forme de diabète survient essentiellement chez les adultes d’âge mûr mais peut également survenir à un âge plus jeune, voire même pendant l’adolescence dans un contexte d’obésité. Le traitement repose sur des mesures hygiéno-diététiques (régime alimentaire, activité physique) qui peuvent être associées à des médicaments antidiabétiques oraux ou à l’insuline.
-Il existe d’autres formes de diabète, comme le diabète gestationnel, correspondant à une intolérance au glucose chez les femmes enceintes.

Rédigé par Pauline Stasi le Lundi 6 Novembre 2017 à 16:49 | Lu 1048 fois

Tags : SANTE





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