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L'ouverture d'un centre de désintoxication envisagée



Le docteur Marie-Françoise Brugiroux, chef de service du Centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie, a travaillé au sein du Conseil de prévention de la délinquance sur le volet des addictions. Elle insiste sur la nécessité d'avoir, à Tahiti, un centre de désintoxication.
Le docteur Marie-Françoise Brugiroux, chef de service du Centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie, a travaillé au sein du Conseil de prévention de la délinquance sur le volet des addictions. Elle insiste sur la nécessité d'avoir, à Tahiti, un centre de désintoxication.
PAPEETE, le 3 mars 2016. Dans le cadre du plan de prévention de la délinquance dévoilé mercredi après-midi il est question de la création d'un centre spécialisé et médicalisé pour combattre les addictions. Un besoin impérieux sur le territoire mais qui devra attendre les financements adéquats.

La consommation d'alcool avec excès, l'utilisation de stupéfiants banalisée avec le paka et surtout l'arrivée, sur le territoire, au début des années 2000 de l'ice, une drogue de synthèse sont une réalité de la Polynésie française et ne sont pas sans conséquence. Pour tenter d'enrayer un phénomène de société qui produit de plus en plus de violences, le plan de prévention de la délinquance prévoit, en matière d'addiction, des actions cibles qui seront visibles rapidement. "La consommation excessive d'alcool étant à l'origine de nombreux faits de violences sur la voie publique comme dans le cercle familial, le plan d'action prévoit d'agir sur la réglementation de la vente et de la consommation d'alcool, le contrôle des débits de boissons, et les sanctions pénales applicables aux infractions de consommation d'alcool sur la voie publique, de fabrication et de vente d'alcool frelaté, ou encore d'ivresses publiques et manifestes". Les fabricants de "komo" sont prévenus, de même que les patrons de bars et discothèques : la répression contre la consommation d'alcool ne va plus se limiter aux contrôles des automobilistes sur les grandes intersections routières !

Pour ce qui est des stupéfiants, il est prévu des actions coups de poings sur les lieux de revente pour gêner le plus possible les réseaux de distribution mais aussi "la création d' une structure d'accueil et de prise en charge des patients souffrant d'addiction".

UN CENTRE DE SEVRAGE


En clair, le centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie, ouvert il y a 20 ans dans les locaux de la direction de la santé à Papeete, est aujourd'hui insuffisant pour répondre au besoin de suivi plus encadré. Le docteur Marie-Françoise Brugiroux qui dirige le centre de consultations spécialisées en est bien consciente. "Actuellement le centre que je dirige et qui est le seul service spécialisé qui existe est ambulatoire. C'est-à-dire que les gens viennent en consultation autant qu'ils veulent mais il n'y a pas de possibilité de les hospitaliser lorsqu'ils en auraient besoin". Au mieux, quelques lits sont disponibles en gastro-entérologie de l'hôpital lorsque les patients ont des problèmes de santé physiques liés à leur addiction, ou en psychiatrie. "Il nous manque cruellement des lits pour des gens qui auraient besoin de faire un sevrage en matière d'alcool ou d'ice et qu'on pourrait garder entre quelques jours à plusieurs mois pour leur permettre de reconstruire leur vie et de se réadapter".

Le projet de ce centre de désintoxication (d'une capacité de 12 lits et avec quelques places en hôpital de jour) est envisagé déjà, depuis longtemps, en étant intégré au pôle de santé mentale du Centre hospitalier de Polynésie française. Toutefois, le pôle de santé mentale du CHPF - bien qu'inscrit au Contrat de projets entre l'Etat et le Pays - n'a toujours pas été inscrit dans la liste des projets financés cette année. "A mes yeux c'est quand même une urgence poursuit le docteur Brugiroux parce qu'on a beaucoup de gens non seulement à Tahiti mais aussi dans les îles qui n'ont pas accès à un service spécialisé alors qu'ils auraient besoin de sortir de leur milieu et venir se faire soigner".

En attendant le Centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie couvre avec ses moyens limités tout ce qui concerne les problèmes d'alcool, les consommations pathologiques de cannabis et "tous ces problèmes d'ice qui sont apparus sur le territoire ces dernières années et pour lesquels les patients ont des besoins spécifiques pour le sevrage. Il ne s'agit pas que d'un sevrage physique, mais il s'agit vraiment de se reconstruire pour ne pas rechuter et éviter les troubles dépressifs à l'arrêt de la consommation". Actuellement 1500 personnes sont suivies chaque année par l'équipe du centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie de Papeete. 10 à 15% d'entre elles nécessiteraient un séjour dans un centre de désintoxication qui n'existe pas encore sur le territoire.


Alcool, drogue : ce que dit le plan de prévention

- Harmoniser la réglementation sur la consommation et la distribution d'alcool
- Rendre délictuelle la production de "komo"
- Respect de la charte "de bonnes conduites" des discothèques
- Amende forfaitaire pour la consommation d'alcool sur la voie publique
- Opérations "coups de poing" sur les lieux de revente de drogue
- Contrôles antidopages en milieu sportif
- Création d'un centre de désintoxication

Des consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie

Dans l'attente de l'ouverture d'un centre de désintoxication en Polynésie française, c'est le centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie (CCSAT) qui assure le suivi des personnes qui ont des problèmes de toxicomanie. Ce centre a ouvert ses portes en 1984. En 2012, 1404 personnes suivaient les consultations spécialisées du centre. 40% avaient moins de 20 ans (87% étaient adressés par leur établissement scolaire, 9% par la justice).

Le centre est situé rue des Poilus tahitiens à Papeete (en face de l'imprimerie Officielle). L’accueil du public se fait du lundi au jeudi de 7h30 à 15h30, le vendredi de 7h30 à 14h30. L’équipe est composée de deux médecins, trois psychologues cliniciennes, deux infirmiers et une secrétaire et assure chaque semaine plusieurs sessions d'information ou de consultations au sein des collèges et lycées de Tahiti et Moorea.

Toutes les consultations sont gratuites (même sans couverture sociale).


Une permanence du Centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie est assurée du lundi au jeudi de 7h30 à 15h30 et vendredi de 7h30 à 14h30. Tel. : 40 46 00 67. Le site Internet est à suivre www.drogue-polynesie.com CLIQUER ICI

Le site Internet permet notamment aux visiteurs de tester leur consommation d'alcool ou de drogue et permet de situer le degré de son addiction : FAITES LE TEST EN CLIQUANT ICI

Rédigé par Mireille Loubet le Jeudi 3 Mars 2016 à 16:47 | Lu 2315 fois







1.Posté par CITRUS le 04/03/2016 09:40 | Alerter
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BONJOUR

sur un ''motu'' a planter de cocotiers et a faire du coprah
ils mangent en fonction de la récolte du dit coprah, une fois déduit les frais
de justice, et comme par enchantement de moins en moins de '''tarés''

2.Posté par Hirinake le 06/03/2016 16:30 | Alerter
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