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L'autopartage en France, prometteur mais embryonnaire



Les acteurs de l'autopartage, la location en libre-service, se multiplient et se positionnent, pour des raisons parfois inattendues, comme l'industriel Bolloré qui entend ainsi promouvoir sa batterie, mais son usage reste encore embryonnaire.

C'est pourquoi Vincent Bolloré, entouré du maire de Bordeaux, Alain Juppé, et du président de la Communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse, s'est prêté de bonne grâce à un exercice de pédagogie à l'occasion du lancement jeudi dans la métropole girondine de sa "Bluecub".

Avec cette voiture électrique en autopartage, soeur cadette de la Bluely de Lyon et d'Autolib à Paris, les automobilistes dépenseront "80 euros par mois au lieu de 350" avec leur véhicule privé et n'émettront "ni gaz à effet de serre, ni particules", a-t-il dit.

Mieux, a-t-il rappelé, en évoquant des études récentes sur le sujet, ce partage permettra de libérer quelque sept places de stationnement, non sans améliorer aussi la mobilité urbaine, alors que les Français passent quelque 70 millions d'heures à chercher une place de parking chaque année (étude du bureau de recherches 6-T).

France Autopartage, plus grand réseau de location en libre service de courte durée, est présent désormais dans une cinquantaine de villes sous la marque Citiz, avec 700 voitures, et prévoit de décupler son offre d'ici une dizaine d'années.

Bolloré a lui 2.000 véhicules et quelque 830 bornes de recharge à Paris avec Autolib, tandis qu'à Lyon, la "Bluely", lancée en octobre, a attiré 700 abonnés, dont la moitié annuels, pour 130 voitures.

En France, une douzaine d'agglomérations testent l'autopartage électrique, avec une multiplication des expérimentations depuis 2011 (Nice, Neuilly, Besançon, Angoulême, Saint-Quentin-en-Yvelines se sont lancées depuis cette année-là, en plus de Paris, Bordeaux et Lyon).

VuLog, société basée à Nice fournissant des logiciels et de l'électronique embarquée pour les systèmes d'autopartage, espère entamer "un vrai virage" en 2014, en doublant son chiffre d'affaires à deux millions d'euros, témoigne aussi Antonin Guy, en charge du développement commercial de cette entreprise innovante.

Selon lui, dans ce marché naissant, on ignore encore "qui seront les opérateurs de demain", mais tous se positionnent, constructeurs automobiles, collectivités et surtout loueurs, comme Avis, qui a racheté deux leaders de l'autopartage aux Etats-Unis, pays numéro un, avec un million d'utilisateurs.

"Faire évoluer les mentalités"

L'intérêt grandit cependant lentement pour ce système qui doit en principe se combiner avec transports publics et vélo pour rendre les villes plus vivables s'accordent à dire les experts.

En France, "on mesure une stabilisation (...) avec environ 200.000 utilisateurs depuis 2009", note Bénédicte Charvet, spécialiste de la mobilité au sein du cabinet de conseil BIPE, soulignant que la part de personnes "intéressées" par ces systèmes est cependant passée de 6 à 10% entre 2009 et 2013.

Parallèlement, un tiers des conducteurs préfèrent posséder leur voiture, contre 41% en 2010. "Ce n'est pas un marché de masse", souligne son collègue Clément Dupont-Roc, spécialiste de l'électro-mobilité chez BIPE: ce sont des "petites niches, des étudiants, des gens qui remplacent ainsi la seconde voiture ou qui remplacent les transports en commun", notamment à Paris, dit-il en soulignant qu'un certain nombre de conducteurs n'ont pas renoncé à posséder cette chère voiture.

"Il faut encore faire évoluer les mentalités", constate Denis Leroy, adjoint au maire de La Rochelle, pionnière en matière d'autopartage électrique avec un système testé dès 1986, mais ne comptant pas augmenter son parc actuel de 44 voitures.

Ainsi, à Lyon, seules 80 locations par jour avec "Bluely" sont pour l'instant rapportées, note Gilles Vesco, vice-président de la communauté urbaine en charge du dossier, tout en se disant "très confiant".

Bolloré n'a pas hésité à investir encore 20 millions d'euros pour les quelque 200 "Bluecub" qui seront installées à Bordeaux à l'horizon 2015, car le système lui sert de "vitrine" pour ses batteries, estime Clément Dupont-Roc.

Cette batterie "LMP" (lithium-métal-polymère), pour laquelle le groupe a dépensé deux milliards d'euros en recherche et développement, est adaptable sur ces voitures et peut surtout "stocker de l'électricité" issue des énergies renouvelables. Or "le marché mondial du stockage de l'électricité est estimé par les experts à 50 milliards par an. Si nous réussissons à avoir 5 ou 10% de ce marché, notre groupe grandira de 25 ou 50%", a expliqué Vincent Bolloré à des journalistes jeudi.

mck-nd/pfe/bfa

Rédigé par () le Samedi 11 Janvier 2014 à 06:26 | Lu 385 fois





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