Paris, France | AFP | jeudi 08/01/2026 - La police a de nouveau ouvert le feu et dispersé avec du gaz lacrymogène des manifestants en Iran, secoué depuis douze jours par un mouvement de contestation défiant le pouvoir et soutenu par des opposants en exil qui ont appelé jeudi à de nouvelles mobilisations.
La police a fait usage mercredi de gaz lacrymogènes notamment dans les villes de Kerman (sud-est) et Tonekabon, sur la mer Caspienne, selon des ONG.
Par ailleurs, un policier iranien a été poignardé en "participant aux efforts destinés à contrôler des troubles" près de Téhéran et est mort quelques heures après, a annoncé jeudi l'agence de presse iranienne Fars.
Depuis le début du mouvement, parti le 28 décembre de Téhéran, des rassemblements ont eu lieu dans au moins une cinquantaine de villes, surtout dans l'ouest du pays, et 25 provinces sur 31 ont été concernées, selon un décompte de l'AFP basé sur les annonces officielles et des médias.
Ces manifestations, initialement liées au coût de la vie, sont les plus importantes en Iran depuis celles ayant eu lieu après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.
Dans les manifestations actuelles, les protestataires scandent des slogans tels que "c'est la bataille finale, Pahlavi reviendra" (en référence à la dynastie chassée par la Révolution islamique en 1979) ou "Seyyed Ali sera démis", en référence au guide suprême Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989.
- "Sans précédent" -
La participation aux manifestations de mercredi est "sans précédent", a affirmé Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah et figure de l'opposition en exil, en appelant à de nouvelles manifestations jeudi soir.
Le "régime est profondément effrayé et tente, une fois encore, de couper internet" afin d'entraver la mobilisation, a-t-il assuré dans un message posté sur les réseaux sociaux.
De leur côté, sept partis d'opposition kurdes iraniens basés en Irak ont appelé à une grève générale jeudi des Kurdes en Iran, en soutien au mouvement de contestation.
Selon le mouvement de défense des droits humains Hengaw, basé en Norvège, cet appel à la grève a été largement suivi, avec environ 30 villes et villages concernés. Hengaw a publié des images de magasins fermés dans les provinces d'Ilam, Kermanshah et Lorestan (ouest).
Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a publié une vidéo montrant des manifestants à Kuhchenar, dans la province de Fars (sud), applaudissant après avoir renversé, de nuit, une statue de Qassem Soleimani, important commandant des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe américaine en Irak en 2020, et célébré en héros par la République islamique.
Des chaînes de télévision en langue persane basées hors d'Iran ont également diffusé des images montrant une statue de Soleimani en feu dans la ville Kashan (centre). L'AFP n'était pas en mesure de vérifier ces images pour l'heure.
- tirs et lacrymos -
HRANA a également publié une vidéo montrant des personnes rassemblées à Karaj, près de Téhéran, et ayant allumé des feux dans les rues. HRANA a aussi diffusé des images des forces de l'ordre dispersant des manifestants avec du gaz lacrymogène dans la ville de Tonekabon.
Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, les forces de sécurité ont "ouvert le feu sur des manifestants, fait usage de gaz lacrymogènes et violemment agressé des civils" mercredi, lors d'une manifestation à Kerman (sud).
Depuis le début du mouvement, au moins 27 protestataires ont été tués "par des tirs ou d'autres formes de violence perpétrées par les forces de sécurité", dont cinq mineurs, selon le dernier bilan d'IHR.
Les organisations de défense des droits humains accusent également les autorités de mener des descentes dans les hôpitaux pour arrêter des manifestants blessés.
Selon Amnesty International, un "usage illégal de la force" a été observé sur "plus de dix journées" de manifestations. "Les forces de sécurité iraniennes ont blessé et tué" des manifestants mais aussi de simples témoins de ces évènements, d'après l'organisation.
La police a fait usage mercredi de gaz lacrymogènes notamment dans les villes de Kerman (sud-est) et Tonekabon, sur la mer Caspienne, selon des ONG.
Par ailleurs, un policier iranien a été poignardé en "participant aux efforts destinés à contrôler des troubles" près de Téhéran et est mort quelques heures après, a annoncé jeudi l'agence de presse iranienne Fars.
Depuis le début du mouvement, parti le 28 décembre de Téhéran, des rassemblements ont eu lieu dans au moins une cinquantaine de villes, surtout dans l'ouest du pays, et 25 provinces sur 31 ont été concernées, selon un décompte de l'AFP basé sur les annonces officielles et des médias.
Ces manifestations, initialement liées au coût de la vie, sont les plus importantes en Iran depuis celles ayant eu lieu après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.
Dans les manifestations actuelles, les protestataires scandent des slogans tels que "c'est la bataille finale, Pahlavi reviendra" (en référence à la dynastie chassée par la Révolution islamique en 1979) ou "Seyyed Ali sera démis", en référence au guide suprême Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989.
- "Sans précédent" -
La participation aux manifestations de mercredi est "sans précédent", a affirmé Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah et figure de l'opposition en exil, en appelant à de nouvelles manifestations jeudi soir.
Le "régime est profondément effrayé et tente, une fois encore, de couper internet" afin d'entraver la mobilisation, a-t-il assuré dans un message posté sur les réseaux sociaux.
De leur côté, sept partis d'opposition kurdes iraniens basés en Irak ont appelé à une grève générale jeudi des Kurdes en Iran, en soutien au mouvement de contestation.
Selon le mouvement de défense des droits humains Hengaw, basé en Norvège, cet appel à la grève a été largement suivi, avec environ 30 villes et villages concernés. Hengaw a publié des images de magasins fermés dans les provinces d'Ilam, Kermanshah et Lorestan (ouest).
Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a publié une vidéo montrant des manifestants à Kuhchenar, dans la province de Fars (sud), applaudissant après avoir renversé, de nuit, une statue de Qassem Soleimani, important commandant des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe américaine en Irak en 2020, et célébré en héros par la République islamique.
Des chaînes de télévision en langue persane basées hors d'Iran ont également diffusé des images montrant une statue de Soleimani en feu dans la ville Kashan (centre). L'AFP n'était pas en mesure de vérifier ces images pour l'heure.
- tirs et lacrymos -
HRANA a également publié une vidéo montrant des personnes rassemblées à Karaj, près de Téhéran, et ayant allumé des feux dans les rues. HRANA a aussi diffusé des images des forces de l'ordre dispersant des manifestants avec du gaz lacrymogène dans la ville de Tonekabon.
Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, les forces de sécurité ont "ouvert le feu sur des manifestants, fait usage de gaz lacrymogènes et violemment agressé des civils" mercredi, lors d'une manifestation à Kerman (sud).
Depuis le début du mouvement, au moins 27 protestataires ont été tués "par des tirs ou d'autres formes de violence perpétrées par les forces de sécurité", dont cinq mineurs, selon le dernier bilan d'IHR.
Les organisations de défense des droits humains accusent également les autorités de mener des descentes dans les hôpitaux pour arrêter des manifestants blessés.
Selon Amnesty International, un "usage illégal de la force" a été observé sur "plus de dix journées" de manifestations. "Les forces de sécurité iraniennes ont blessé et tué" des manifestants mais aussi de simples témoins de ces évènements, d'après l'organisation.



























