Bruxelles, Belgique | AFP | mardi 20/01/2026 - Donald Trump a menacé d'imposer de nouvelles surtaxes douanières à huit pays européens en raison de leurs prises de position sur le Groenland. Mais le président américain peut-il vraiment les cibler individuellement au sein du marché unique européen? En théorie oui, même si cela paraît concrètement infaisable.
Interrogé sur cette question, un peu technique mais au cœur de l'actualité, un porte-parole de la Commission européenne a lancé dans un rire: "ok, inspirez profondément." Avant de fournir de premiers éléments d'explication.
Les menaces proférées par Donald Trump concernent six pays de l'UE -- le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède -- ainsi que la Norvège et le Royaume-Uni.
Pour ce qui concerne les six premiers pays, l'Union européenne est organisée avec un marché unique et une union douanière, ce qui permet la libre circulation de biens d'un État membre à un autre.
Cela signifie que les biens produits dans ces pays, et qui pourraient être exportés vers les États-Unis, circulent sans suivi de leur origine.
De nombreux biens sont aussi fabriqués à travers plusieurs États membres: une voiture peut très bien être assemblée en Allemagne avec des composants provenant de Slovaquie etc...
Pour les États-Unis, d'un "point de vue douanier et opérationnel", il serait "très difficile d'attribuer des marchandises exclusivement à un seul État membre", a souligné Olof Gill, porte-parole de la Commission.
En vertu des règles européennes, les produits destinés à l'export sont par ailleurs estampillés "origine UE" -- et non pas "origine France" ou "origine Danemark" etc... Ce qui n'empêche pas un pays de réclamer des informations supplémentaires sur ces marchandises.
"Donc pour résumer, c'est techniquement possible, mais cela implique une complexité bureaucratique et procédurale considérable", a affirmé la Commission.
La Norvège et le Royaume-Uni ne faisant pas partie de l'Union européenne, rien ne les empêche donc d'être taxés en parallèle.
Interrogé sur cette question, un peu technique mais au cœur de l'actualité, un porte-parole de la Commission européenne a lancé dans un rire: "ok, inspirez profondément." Avant de fournir de premiers éléments d'explication.
Les menaces proférées par Donald Trump concernent six pays de l'UE -- le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède -- ainsi que la Norvège et le Royaume-Uni.
Pour ce qui concerne les six premiers pays, l'Union européenne est organisée avec un marché unique et une union douanière, ce qui permet la libre circulation de biens d'un État membre à un autre.
Cela signifie que les biens produits dans ces pays, et qui pourraient être exportés vers les États-Unis, circulent sans suivi de leur origine.
De nombreux biens sont aussi fabriqués à travers plusieurs États membres: une voiture peut très bien être assemblée en Allemagne avec des composants provenant de Slovaquie etc...
Pour les États-Unis, d'un "point de vue douanier et opérationnel", il serait "très difficile d'attribuer des marchandises exclusivement à un seul État membre", a souligné Olof Gill, porte-parole de la Commission.
En vertu des règles européennes, les produits destinés à l'export sont par ailleurs estampillés "origine UE" -- et non pas "origine France" ou "origine Danemark" etc... Ce qui n'empêche pas un pays de réclamer des informations supplémentaires sur ces marchandises.
"Donc pour résumer, c'est techniquement possible, mais cela implique une complexité bureaucratique et procédurale considérable", a affirmé la Commission.
La Norvège et le Royaume-Uni ne faisant pas partie de l'Union européenne, rien ne les empêche donc d'être taxés en parallèle.


























