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Il viole sa nièce de 11 ans tous les soirs pendant des mois : 12 ans de réclusion



L'année des faits en 2013, la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) de la gendarmerie a eu à traiter 230 dossiers d'agressions sexuelles et viols sur mineurs.
L'année des faits en 2013, la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) de la gendarmerie a eu à traiter 230 dossiers d'agressions sexuelles et viols sur mineurs.
PAPEETE, le 9 septembre 2015 - Jean-Paul M., 46 ans, reste en prison. Les jurés l'ont reconnu coupable, ce mercredi en fin de matinée, des multiples viols et agressions sexuelles dont il était accusé, commis entre février et mai 2013 sur sa très jeune nièce. Apathique depuis le début de son procès, il a accueilli la sentence sans broncher et n'a manifesté aucune forme de repentance envers sa petite victime.


L'avocat général avait requis 15 ans de réclusion criminelle contre lui, les jurés ont finalement condamné Jean-Paul M., ce mercredi, à 12 ans de prison ferme. Cet homme de 46 ans, sans aucune vie sociale ni sentimentale, qui vivait sa sexualité à travers les films porno qu'il collectionnait sur son ordinateur, a été reconnu coupable de toutes les accusations qui pesaient sur lui.
Pendant quatre mois, entre février et mai 2013, il se glissait dans le lit de sa nièce de 11 ans pour laisser libre court à ses plus bas instincts. Parfois jusqu'à cinq fois dans la semaine. Il a reconnu les faits.

"L'oisiveté est la mère de tous les vice" a martelé le procureur général Rouche dans son réquisitoire, allusion à la vie de patachon de l'accusé. "Il est titulaire d'un CAP de menuiserie, mais il n'a jamais travaillé de sa vie, tout au plus une semaine. Même en détention, il ne fait rien. A la maison, il passait le balais de temps en temps entre deux films porno jusqu'à ce qu'il jette son dévolu sur sa nièce".

Dans le box des accusés, Jean-Paul, adipeux, la tête dans les épaules, fine moustache et cheveux bouclés qui lui tombent sur les épaules, ne bronche pas. Il n'a quasiment pas desserré la mâchoire depuis le début de son procès, mardi. Passif, absent, comme en dehors de tout, il n'a pas eu un mot pour sa victime.
Pas même, comme le veut l'usage, quand la présidente de la cour lui a donné la parole en dernier. Il a accueilli sa condamnation d'un hochement de tête en haussant les sourcils.

Un enfant comme objet sexuel

Pendant quatre mois, ce quadragénaire hébergé chez sa mère à Faa'a avait pris d'assaut le lit de sa nièce. Viols, attouchements, rien ne lui a été épargné. Tout le monde vivait sous le même toit et il a fallu l'intervention de la mère de l'accusé, et grand-mère de la victime, pour mettre fin au calvaire de la malheureuse. Intriguée par sa petite-fille qui allait faire sa toilette sans raison apparente au cœur de la nuit, elle a fini par découvrir quelle en était la cause.

"Cette grand-mère a eu une attitude remarquable" a souligné l'avocat général, rappelant qu'elle avait aussitôt mis son fils dehors avant d'emmener la petite chez le médecin. Lequel docteur s'empressera de dénoncer les faits auprès du procureur de la République au regard des conclusions des examens gynécologiques.

"L'accusé a considéré cet enfant comme son objet sexuel" assène le magistrat, profitant de cette affaire pour étendre son propos aux victimes mineures d'agressions sexuelles en Polynésie française : "En 2013, le commandant de la gendarmerie a indiqué que 230 auditions d'enfants avaient eu lieu dans le cadre de missions d'assistance à des victimes d'actes pédophiles. L'ampleur de ces faits occupe trois gendarmes à plein temps. Et au risque de choquer, risque que je vais prendre, j'estime que ces enfants en Polynésie française sont soit des Cendrillon des temps modernes, soit des objets sexuels, sans que personne ne s'en émeuve ni cherche à y apporter une solution. Ce qui est une honte".

La victime attend le verdict recroquevillée, la tête sur les genoux de sa grand-mère

Sur le banc des parties civiles, l'adolescente, âgée de 13 ans aujourd'hui, a attendu le verdict recroquevillée comme un grand bébé, la tête sur les genoux de cette grand-mère qui a fini par la tirer d'affaire. Des cœurs dessinés au feutre sur le dos de la main, smartphone rose à la main, elle non plus n'a rien manifesté à l'énoncé du jugement. Pétillante et souriante avant de croiser le chemin de ce tonton pervers, l'insouciance de l'enfance s'est évaporée de son visage.

Elle s'est vue attribuer 2,5 millions de francs de dommages et intérêts. A sa sortie de prison, son oncle fera l'objet d'un suivi judiciaire pendant 7 ans sous peine de retourner en prison pour une période de 5 ans. Son nom a été inscrit au fichier judiciaire national des auteurs d'infractions sexuelles.

Le double meurtre de Tubuai à la barre

La session d'assises se poursuit demain jeudi avec un nouveau procès sur deux jours, celui de Raiarii Tihupe-Faana, ce jeune homme âgé de 25 aujourd'hui renvoyé pour le double meurtre de sa mère, 48 ans, et de sa sœur fa'a'amu, 14 ans. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Agé de 22 ans à l'époque des faits, Raiarii avait froidement tué ses deux victimes au couteau de cuisine. Le jeune homme, qui habitait un modeste fare distant d'une cinquantaine de mètres de celui dans lequel dormaient les deux malheureuses, les avaient surprises en plein sommeil, au cœur de la nuit du vendredi 30 au samedi 31 août 2013. Il ne leur avait laissé aucune chance de survie. Le médecin légiste relèvera une dizaine de plaies à l'arme blanche sur la maman, poignardée à mort, et près d'une trentaine sur sa jeune sœur dont une plaie béante à la gorge.

Les mobiles de ce double meurtre restent encore aujourd'hui mystérieux. Toxicomane à ses heures, Raiarii s'emportait régulièrement contre sa mère qu'il jugeait trop sévère avec lui. Peu de temps avant le drame, la malheureuse aurait refusé de lui prêter les clés de sa voiture l'empêchant ainsi d'aller s'enivrer avec les copains.


Rédigé par Raphaël Pierre le Mercredi 9 Septembre 2015 à 15:04 | Lu 14783 fois







1.Posté par cir conspect le 10/09/2015 11:55 | Alerter
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Combien de famille subissent le même sort depuis des années sans rien dire ? !
La promiscuité dans les maisons engendre des moeurs étranges, des bébés naissent avec des handicapes du a la consanguinités ! ....

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