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Howell propose d'échanger les malades mentaux tahitiens avec les malades cancéreux calédoniens



PAPEETE, le 18 février 2016. La Polynésie française n'arrive pas, depuis de nombreuses années, à mettre en place un pôle de santé mentale qui réponde réellement aux besoins locaux. Les lits en psychiatrie sont constamment surbookés à 120% de leurs capacités. Une mutualisation des moyens dans le Pacifique francophone pourrait répondre, effectivement, au moins à la problématique des malades difficiles.

Revenant en détail sur les idées force du schéma d'organisation sanitaire (SOS) de la Polynésie française pour les cinq prochaines années, le ministre de la santé Patrick Howell a fait mardi, pendant son passage devant les élus de l'assemblée de Polynésie française, une déclaration de trois minutes qui éclaire sur les projets de développement d'un pôle de santé mentale à Tahiti.

En voici la retranscription exacte. "En ce qui concerne l'offre de santé mentale alors là c'est un gros, gros, gros problème. Étant donné que nous avions voulu mettre en place un pôle de santé mentale mais je me suis aperçu qu'avec les gouvernements antérieurs on a reporté déjà une première fois ce pôle de santé mentale. Là, l'année dernière ça a été reporté parce qu'apparemment au niveau de l'État on n'arrivait pas à se mettre d'accord alors que le Pays avait les moyens pour payer sa quote-part. On nous a demandé un tas d'indicateurs, on a fourni tous les indicateurs et nous sommes toujours à la case départ. Donc ce pôle de santé mentale ça me paraît être quelque chose d'important, parce que nous avons développé la pédopsychiatrie pour les enfants, les adolescents et au niveau de la psychiatrie pour adultes on est constamment pleins au niveau de notre hôpital psy. Et dernièrement je suis allé en Nouvelle-Calédonie pour pouvoir comment fonctionnait la Nouvelle-Calédonie sur le pôle de santé mentale et je me suis aperçu qu'ils se débrouillent mieux que nous. Parce qu'ils disposent d'hôpitaux qui sont assez grands, ils disposent de surface et ils ont pu répondre correctement avec la mise en place d'une offre de santé mentale qui répond aux besoins. Donc, en ce moment, je me suis retourné vers nos psychiatres pour leur dire dans la mesure où nous n'y arrivons pas, est-ce que nous ne devons pas créer un schéma d'organisation sanitaire à un autre niveau, qui n'est pas le niveau de la Polynésie française, mais qui serait le niveau francophone du Pacifique. Est-ce qu'on ne pourrait pas faire une réflexion pour un schéma d'organisation sanitaire pour la zone francophone pacifique qui réunirait la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie et Wallis ? A savoir que sur un certain nombre de pathologies, l'on pourrait là où nous sommes assez faibles dans nos structures et dans notre offre de santé envoyer ces patients en Nouvelle-Calédonie, et là où nous sommes suffisamment forts, c'est le cas actuellement sur l'oncologie parce que nous sommes en train de monter en puissance, que la Calédonie nous fasse venir leurs patients et on ferait un échange. Et nous sommes à l'heure actuelle dans une phase de réflexion sur comment construire ce schéma d'organisation sanitaire sur la zone francophone du Pacifique".

UNE UNITÉ POUR MALADES DIFFICILES

Cette déclaration de plus de trois minutes, dans un discours explicatif du SOS qui va durer 30 minutes au total mardi en milieu d'après-midi, n'a provoqué aucune réaction des élus présents dans l'hémicycle. Au contraire, une dizaine de minutes plus tard, alors que le ministre de la santé s'aperçoit que son auditoire est tout, sauf attentif à ses propos, il va proposer d'arrêter là ses explications détaillées. Ce qui provoque immédiatement un grand soupir de soulagement parmi les élus et même un tonnerre d'applaudissements pour la sortie du ministre.

Il est vrai que l'idée d'une mutualisation des moyens entre les différents territoires du Pacifique pour la création d'une unité de malades difficiles est dans les tuyaux depuis quelques années. En Polynésie française, on compte chaque année une poignée de situations (moins de cinq en général) de malades qui nécessitent, parfois à l'issue d'un séjour en prison, une hospitalisation en milieu fermé et surveillé.

Faute d'une unité de malades difficiles (UMD) à Tahiti, ces patients sont parfois expédiés en métropole. Mais les coûts de ces transferts sont lourds et le passage par l'aéroport de Los Angeles avec des malades réputés dangereux et ayant été condamnés peut être très délicat, voire non autorisé tout simplement. Aussi, la solution d'une unité partagée entre les territoires ultramarins du Pacifique a-t-elle été envisagée, car il arrive également que faute de places disponibles à l'hôpital psy du Taaone ou de possibilité d'évacuation vers la métropole, ces malades difficiles sont tout simplement laissés en dehors de toute structure fermée.


Rédigé par Mireille Loubet le Jeudi 18 Février 2016 à 17:01 | Lu 3657 fois







1.Posté par G le 18/02/2016 20:57 (depuis mobile) | Alerter
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Bonne nouvelle pour un de ma famille. C son île natale

2.Posté par Hirinake le 19/02/2016 06:50 | Alerter
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La on frise le Ridicule....pourquoi on n'echangerait pas notre ministre Patrick HOWELL contre celui de la Nouvelle-Caledonie tant qu'a faire je suis sur qu'on serait largement gagnant, nos patients surtout et notre systeme de sante publique, enfin ce qu'il en reste !

3.Posté par gaston le 19/02/2016 10:38 | Alerter
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Effectivement il en a un paquet de taré entre le paka et l'alcool ,Il faut leur aménager une ile pour qu'il reprenne gout a la vie
entre eux .

4.Posté par NF le 19/02/2016 12:33 | Alerter
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C'est sidérant de lire que les membres présents de l'assemblée n'étaient pas attentifs au discours du ministre concernant l'état de santé d'une partie de notre population. Je crois que ces politiciens ont oublié ce pour quoi ils sont gracieusement payés. Arrêtons les conneries!!! Quelle honte!!! Et on se demande pourquoi rien ne va dans notre merveilleux pays!!!

5.Posté par Ronald TANGUY le 19/02/2016 16:07 | Alerter
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Puisque les malades mentaux et autres malades deviennent des cobayes pour les fabricants de médicament ?
Pourquoi que les fabricants de médicament ne font pas des cliniques adaptés ?
C'est pas l'argent qui leur manque avec tout ce qu'on consomme comme tranquillisant.
France pays n°1 de consommation d'anti dépresseur.
C'est pas de la faute du consommateur mais du système esclavagiste qu'on lui impose qui le rend de plus en plus fou.

Comme ça le contribuable à Tahiti ne paie plus d'impôts pour construire un hôpital pharaonique où il est condamné à payer une dette abyssale sans fin toute sa vie pour se faire soigner à Nouméa, en France ou la Nouvelle Zélande car pas de médecin compétant ou d'infrastructure adapté ici.

Vous êtes malade ?. N'ayez crainte. On ne vous laissera pas tomber. Vous êtes un cobaye intéressant pour la médecine...Le fabricant de médicament s'occupe de votre santé et de votre vie comme un bon père de famille de parti politique..

6.Posté par Honyvai le 20/02/2016 10:10 (depuis mobile) | Alerter
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Ce ministre ce gouvernement cette assemblée sont des abonnés du RIDICULE. Dans quel système nous vivons? Nous sommes dirigés par des ploucs payés gracieusement chers pour détruire les pauvres démunis et les malades. Wouaaaaaauuuuh c phrnomenalement a

7.Posté par Adrien le 20/02/2016 10:41 | Alerter
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Avant de songer a cette mesure d'une stupidité sans egal, pourquoi ne pas donner un grand coup de balai afin d'enfin avoir des médecins qui engagent et soutiennent de REEELS projets cohérents pour la psychiatrie?

Car le manque de structures n'est pas seulement du fait du fric... quand on voit certains qui ont des salaires pharaoniques, et qui se permettent de te jeter quand tu viens et que tu es en souffrance....


Delocaliser des gens qui vivent ici, qui ont leur famille ici...est ce vraiment ethique, ça?

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