Tahiti Infos

Hinoi Fritch se présente avec Mahina a Ti’a


Tahiti, le 14 janvier 2026 - Les colistiers de Mahina a Ti’a, liste conduite par Hinoi Fritch, ont présenté le programme qu’ils défendent pour les municipales de mars 2026 à Mahina.
 
C’est ce mardi matin, lors d’une conférence de presse que les colistiers de Mahina a Ti’a se sont présentés et ont dévoilé le programme qu’ils portent pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Une liste d’ouverture conduite par Hinoi Fritch, composée de candidats issus de différents partis politiques tel que le Tapura Huiratiraa, A Here ia Porinetia représenté par sa présidente ou encore Taatiraa no te hau représenté par Pure Nena. La liste compte aussi des candidats issus de la société civile. “Ce qui est important, c'est que nos candidats soient issus des différents quartiers de Mahina (…). Et nous avons des profils variés (…). Nous avons des jeunes, et également pour les plus anciens des retraités qui sont pour certains membres du conseil municipal de la commune, donc qui ont de l'expérience”, a déclaré Hinoi Fritch, qui se défend d’être dans l’“improvisation” pour cette élection locale tout en rappelant qu’il siège au conseil municipal de Mahina depuis 2014 et qu’il s’entoure d’une “forte équipe, avec des personnes compétentes qui vont savoir [l’]épauler” dans une gouvernance qu’il souhaite “collégiale” s’il est élu.
 
“Nous voulons être une force de proposition”
 
Le logement c’est “une priorité de la commune, c'est une priorité de nos concitoyens”, rappelle Hinoi Fritch même s’il sait que c’est une compétence qui relève du Pays. Il affirme que des “quartiers entiers” de Mahina sont “dans des situations vraiment désastreuses où les personnes ne vivent pas dignement. Nous avons besoin de les aider et de pouvoir justement être une force de proposition. Et c'est ce que nous voulons être”. Il promet de ne pas attendre que le Pays ou l’OPH se présentent avec leurs projets projets : “Nous allons aller les voir pour leur proposer de créer des programmes de logements adaptés et abordables sur le foncier public. Nous n'allons pas attendre.”
 
Hinoi Fritch s’engage même à faire de la commune soit “un vrai partenaire des porteurs de projets de logements” et à “mettre en place un suivi personnalisé des dossiers administratifs tels que les permis de construire, les conformités et les demandes d'aide à l'habitat”. Un dispositif dont la mise en place peut être “rapide”, assure-t-il.
 
Concernant la sécurité, la tête de liste de Mahina a Ti’a estime que la police municipale doit être présente “24 heures sur 24” de même que “formée et outillée d'un système de gestion de vidéosurveillance sur des points stratégiques qui permettent d'assurer la sécurité de l'ensemble de la commune, la journée et la nuit”.
 
“La jeunesse au cœur de notre engagement”
 
La jeunesse n’a pas été oubliée et Hinoi Fritch souligne que c'est notre jeunesse qui va pouvoir changer les choses au niveau des problèmes de la société d'aujourd'hui. Elle représente l'avenir”. Il compte mettre en place un “réel partenariat” avec les associations et même la fédération qui aura la charge de “réaliser un programme complet d'activités et d'actions pour occuper nos jeunes tout au long de l'année. Après l'école, pendant les vacances, c'est très important pour préparer l'avenir de notre société”.
 
Le candidat et son équipe comptent investir dans une maison des jeunes et de nouveaux terrains sportifs de proximité, bâtir une salle polyvalente insonorisée adaptée aux activités et événements musicaux et “tout ce qui fait un peu de bruit et qui gêne” : “On veut vraiment les accompagner et les aider à pouvoir s'épanouir (…). La jeunesse est au cœur de notre engagement.”
 
La mise en place d’un “médiateur professionnel” est également annoncée par la liste Mahina a Ti’a. Ce dernier devra intervenir dans les quartiers “pour apaiser les tensions et trouver des solutions lors de conflits”. Il fera aussi la médiation entre la population et la commune cela permettra “d'améliorer la communication et la compréhension entre les administrés et la mairie, afin de mieux comprendre les besoins et éviter l’escalade des conflits”.
 
“Faire de Mahina une ville propre”
 
Autre point important pour Mahina a Ti’a : la préservation de l'environnement. “C'est un enjeu majeur pour le bien-être des habitants et des générations futures.” L’urgence d’investir dans des installations solaires et “favoriser les énergies renouvelables” a été mis en avant car Hinoi Fritch considère que la commune a pris “un très grand retard au niveau de la transition énergétique”. Ces investissements permettront “d'une part, être vertueux, mais également de réduire la facture énergétique”. Pour Hinoi Fritch cette démarche vise “à maintenir un cadre de vie sain et équilibré”.
 
Un dispositif de surveillance et de protection du lagon et du récif sera également mis en place pour “arrêter de se lancer la balle, d'attendre les uns ou les autres, parce qu'on n'avance pas”. Il sera aussi question d’entretenir et animer l’aire marine éducative, le sentier marin. Nous avons même le motu Ana’ana qui est à la disposition de la mairie. Nous allons nous occuper de tout cela en mettant en place une équipe qui va gérer cette partie-là, et qui va justement recevoir le public, les enfants, pour des animations”.
 
La mise en place d’un rāhui est aussi au programme. “C'est important qu'on puisse le faire pour protéger les ressources pour nos générations à venir. Il faut qu'on puisse continuer à pouvoir pêcher à terme à Mahina, et pour ça il y a une part de protection à faire”.
 
Pas question de la troisième voie routière à Mahina en revanche indique Hinoi Fritch qui dit avoir été surpris d’entendre le tāvana Damas Teuira se dire également “contre” : “J'aurais aimé qu’il se lève, qu'il s'exprime à ce sujet, qu'il dise qu'il est contre, le jour où notre ministre a présenté ce projet au conseil municipal. Mais, il n’en a rien été. Résultat : je pense qu'ils ont continué à travailler en pensant que tout le monde était d'accord, mais ce n'est pas le cas : on ne veut pas qu'une autoroute coupe notre ville en deux.”

Joséphine Taiarui, benjamine de la liste Mahina a Ti’a : “Je pourrais aider à améliorer la vie de notre commune”

“Je me suis intéressée à la politique depuis que je suis toute petite car mon papa est un politicien et du coup, je l'ai suivie pendant très longtemps dans les meetings qu'il a faits, que ce soit pour lui ou pour d'autres candidats comme mon tonton Patrick Jamet. Et je voyais que ça faisait bouger les choses dans le bon sens, comme dans le mauvais certaines fois.
 
Et je me suis dit qu'en me lançant, je pourrais aider à améliorer la vie de notre commune pour commencer et pourquoi pas du Pays après. Moi, je vais vraiment être à l'écoute de nos jeunes et des problèmes qu'ils rencontrent au quotidien et chercher une solution avec eux et pour eux (…). C'est normal que nos jeunes ne s’intéressent pas à la politique. Ils sont vraiment déçus. On voit beaucoup de mauvaises choses et en plus les politiciens ne s'entendent pas forcément tous entre eux. Mais c'est dommage car c'est à nous aussi de s'intéresser et de relever notre pays. Il faut que nos jeunes apprennent ce que c'est la vraie politique et faire de la politique à leur image. Et pourquoi pas se lancer et ensemble, nous la jeunesse, commencer une politique positive.”

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Mercredi 14 Janvier 2026 à 18:51 | Lu 323 fois