Tahiti, le 22 octobre 2026 - Au troisième jour de grève, le piquet s'est installé jeudi devant la Direction de la santé. CHPF et structures périphériques affichent un front commun pour défendre un même système public de santé. Si des discussions ont eu lieu, aucun protocole d'accord n'est encore en vue et le mouvement pourrait s'étendre lundi aux agents de l'Arass.
Cette fois, c'est devant la Direction de la santé que les grévistes du secteur de la santé se sont rassemblés, jeudi. Un changement de décor pour rappeler que le conflit dépasse les murs du CHPF. “Souvent, on a tendance à penser que d'un côté, il y a la Direction de la santé et de l'autre, il y a l'hôpital. Mais en fait, tout ça, c'est de la santé publique”, insiste Tony Tekuataoa, chef des urgences et membre du Syndicat des praticiens publics de Polynésie française (SPPPF).
Même constat pour Jean-Marc Ségalin, médecin à la Direction de la santé et membre du bureau du syndicat. “Lorsque ça fonctionne mal à la Direction de la santé, dans les soins de santé primaire, ça retentit sur l'hôpital. Tout ça, c'est une chaîne”, explique-t-il.
Sur le fond, les revendications restent entières. Malgré quelques échanges, aucune nouvelle réunion sur le protocole d'accord n'était prévue jeudi midi. Quant à l'absence de la ministre de la Santé, partie avec le directeur de la Santé à une réunion de l'OMS, Tony Tekuataoa rejoint finalement les explications de Moetai Brotherson : “Là, on est au niveau plutôt politique, parce que ce sont vraiment des décisions politiques. Et effectivement, ni la ministre de la Santé, ni le directeur de la Santé ne peuvent faire quelque chose puisqu'il s'agit bien d'un problème statutaire”. La balle reste donc dans le camp du président du Pays et de la ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas.
Des améliorations attendues sans tarder
Jean-Marc Ségalin reconnaît une ouverture sur les futurs travaux concernant un statut commun, mais insiste sur l'urgence d'améliorer les conditions de travail, notamment dans les îles. “On a cité l'exemple d'une collègue qui, lorsqu'elle est d'astreinte dans l'île où il y a un centre médical, perçoit comme indemnité 6 000 francs par jour”. Pour 24 heures d'astreinte, entre urgences, coordination avec le Samu et consultations, ce n'est pas très cher payé. “Ce sont des choses pour lesquelles il faut absolument avoir des améliorations très rapidement”, insiste-t-il. Le conflit pourrait encore prendre de l'ampleur avec l'entrée possible des agents de l'Agence de régulation de l'action sanitaire et sociale (Arass) dans le mouvement dès lundi.
Autre enjeu, le retour des jeunes médecins polynésiens. Dans une tribune publiée le 13 octobre, 71 d'entre eux réclamaient des conditions d'exercice plus attractives. Jonathan Larson, secrétaire général d'A ti'a i mua, insiste sur leur avenir : “Ce statut, il sera déterminant pour leur retour ou pas”.
En attendant, les conséquences de la grève se poursuivent pour les patients du CHPF. Les consultations et prises en charge programmées sont annulées, sauf confirmation téléphonique du rendez-vous. Les soins urgents et vitaux restent quant à eux assurés.
Cette fois, c'est devant la Direction de la santé que les grévistes du secteur de la santé se sont rassemblés, jeudi. Un changement de décor pour rappeler que le conflit dépasse les murs du CHPF. “Souvent, on a tendance à penser que d'un côté, il y a la Direction de la santé et de l'autre, il y a l'hôpital. Mais en fait, tout ça, c'est de la santé publique”, insiste Tony Tekuataoa, chef des urgences et membre du Syndicat des praticiens publics de Polynésie française (SPPPF).
Même constat pour Jean-Marc Ségalin, médecin à la Direction de la santé et membre du bureau du syndicat. “Lorsque ça fonctionne mal à la Direction de la santé, dans les soins de santé primaire, ça retentit sur l'hôpital. Tout ça, c'est une chaîne”, explique-t-il.
Sur le fond, les revendications restent entières. Malgré quelques échanges, aucune nouvelle réunion sur le protocole d'accord n'était prévue jeudi midi. Quant à l'absence de la ministre de la Santé, partie avec le directeur de la Santé à une réunion de l'OMS, Tony Tekuataoa rejoint finalement les explications de Moetai Brotherson : “Là, on est au niveau plutôt politique, parce que ce sont vraiment des décisions politiques. Et effectivement, ni la ministre de la Santé, ni le directeur de la Santé ne peuvent faire quelque chose puisqu'il s'agit bien d'un problème statutaire”. La balle reste donc dans le camp du président du Pays et de la ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas.
Des améliorations attendues sans tarder
Jean-Marc Ségalin reconnaît une ouverture sur les futurs travaux concernant un statut commun, mais insiste sur l'urgence d'améliorer les conditions de travail, notamment dans les îles. “On a cité l'exemple d'une collègue qui, lorsqu'elle est d'astreinte dans l'île où il y a un centre médical, perçoit comme indemnité 6 000 francs par jour”. Pour 24 heures d'astreinte, entre urgences, coordination avec le Samu et consultations, ce n'est pas très cher payé. “Ce sont des choses pour lesquelles il faut absolument avoir des améliorations très rapidement”, insiste-t-il. Le conflit pourrait encore prendre de l'ampleur avec l'entrée possible des agents de l'Agence de régulation de l'action sanitaire et sociale (Arass) dans le mouvement dès lundi.
Autre enjeu, le retour des jeunes médecins polynésiens. Dans une tribune publiée le 13 octobre, 71 d'entre eux réclamaient des conditions d'exercice plus attractives. Jonathan Larson, secrétaire général d'A ti'a i mua, insiste sur leur avenir : “Ce statut, il sera déterminant pour leur retour ou pas”.
En attendant, les conséquences de la grève se poursuivent pour les patients du CHPF. Les consultations et prises en charge programmées sont annulées, sauf confirmation téléphonique du rendez-vous. Les soins urgents et vitaux restent quant à eux assurés.

































