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Gestion de l'eau : Ha'apape a ara veut des éclaircissements



Denis Helme dénonce la mauvaise foi de la commune de Mahina.
Denis Helme dénonce la mauvaise foi de la commune de Mahina.
MAHINA, le 18/04/2017 - Et plus particulièrement sur la façon de faire de la municipalité au sujet des redevances en eau. À l'époque, la gestion de l'eau à Mahina était gérée par la société d'économie mixte Ha'apape. En 2014, elle est revenue entre les mains de la municipalité. Du coup, la commune a décidé de faire la chasse aux mauvais payeurs afin qu'ils règlent leurs dus, ce qui n'est pas du goût de l'association Ha'apape a ara. L'association estime qu'il faudrait tout d'abord mettre à jour les fichiers clients avant d'entreprendre quoi que ce soit.

Denis Helme n'est pas content. Avec deux factures en sa possession, le président de l'association Ha'apape a ara a convoqué la presse jeudi dernier afin de dénoncer l'écart des écritures comptables entre ces deux factures en eau. La première lui a été adressée en 2013 par la société d'économie mixte (SEM)Ha'apape, gestionnaire jusqu'en 2014 de l'eau à Mahina, elle est à hauteur de 4 725 francs. La seconde lui a été envoyée par un huissier, il y a peu. Le montant s'élève à 48 070 francs.

Remonté, Denis Helme n'a pas l'intention de se plier au bon vouloir de la commune, surtout que des incohérences seraient perceptibles. Notamment sur les fichiers clients, qui, selon lui, n'auraient pas été mis à jour depuis le changement de gestionnaire.

Il faut savoir qu'à Mahina, la gestion de l'eau était assurée par la SEM Ha'apape de 2006 à 2014. La commune a ensuite pris le relais en mettant en place la régie de l'eau. Et là, le constat est sans appel : les impayés sont conséquents, et la commune a décidé de prendre le taureau par les cornes pour récupérer son dû.

"Avant d'envoyer un huissier au portail de chaque usager, on vient discuter. Donc Ha'apape a ara est disposée – parce qu'elle a suivi ce dossier depuis 2006 – à en parler. On a toujours dénoncé ces dérives dans la gestion de la commune. Mais engager ces méthodes, nous ne sommes pas d'accord", prévient Denis Helme.

"C'est vrai qu'on a été tolérants, pour ne pas dire un peu laxiste, dans les années passées sur la gestion du recouvrement. Et le fait de changer de façon de faire, effectivement ça peut perturber", explique Jérôme Charbonnier, directeur général des services (DGS) de Mahina. "Je ne dis pas qu'on va le faire du jour au lendemain. Il va y avoir une étude très ciblée. On va commencer par les plus gros débiteurs, et qui doivent de l'argent depuis un grand nombre d'années. Petit à petit, on se rapprochera des redevances les plus habituelles. Mais ce n'est pas parce qu'on met en place des moyens un peu plus draconiens que ça exclut le dialogue, la sensibilisation et la communication", poursuit-il.

Le président de l'association Ha'apape a ara assure également que la commune n'a pas mis à jour ses fichiers clients, depuis qu'elle a repris la gestion de l'eau à Mahina, ce qui pourrait expliquer les écarts de facturation. "Nous sommes effectivement en train de remettre à jour le ficher sur un nouveau logiciel, de concert avec le service du Trésor. Ces fichiers seront bientôt mis à jour, on va dire d'ici deux semaines, voire deux mois. Là, on aura une idée très précise de qui doit combien à la commune à ce jour."

UN IMPAYÉ DE 285 MILLIONS INTERPELLE HA'APAPE A ARA


Lors du dernier conseil municipal, le principal dossier inscrit à l'ordre du jour était le budget, ce qui a valu la présence du trésorier payeur.

Durant les débats, un impayé qui s'élève à hauteur de 285 millions de francs a été mis en exergue par le trésorier payeur. Apparemment, c'est ce que la commune de Mahina doit à la SEM Ha'apape. Que représentent ces 285 millions ? Personne n'a été capable de nous répondre. "C'est un sujet sur lequel on travaille avec le Trésor. Cela mérite une étude très approfondie", glisse Jérôme Charbonnier.

Pour Denis Helme, la commune va mettre cette note sur le dos des administrés, au travers des redevances. "Le sujet de l'équilibre général de la SEM n'a rien à voir avec le montant des redevances", lui répond le DGS de Mahina.

Aujourd'hui Denis Helme attend toujours de rencontrer le maire de Mahina. Plusieurs sollicitations ont d'ailleurs été envoyées à Damas Teuira, mais en vain. Des réunions de quartier se tiennent depuis hier soir pour informer la population sur les redevances en eau et des déchets.


L'association Ha'apape a ara surpris du projet du Pavillon Bleu

Nous vous annoncions dernièrement que la commune de Mahina mettait tout en œuvre pour que le site de la pointe Vénus obtienne le label du Pavillon Bleu. Un projet qui fait sourire le président de l'association Ha'apape a ara.

"Quand on a deux exutoires qui déversent les déchets de Mahina dans la baie de Matavai, et à côté de cela, demander le Pavillon Bleu, c'est vraiment se foutre de la tête de l'administré et des baigneurs. Et quand on se rend compte que l'eau est bonne à Matavai, alors qu'à Hitimahana, qui est à 50 mètres de Matavai, l'eau n'est pas bonne, je rigole. Et pourtant, tout ce que Tuauru chavire en ce moment finit sur ma plage, à Matavai. Et on va parler de Pavillon Bleu ? Non, il faut être sérieux. C'est pour cela que j'invite Damas Teuira à discuter avec nous sur ce genre de projet. Que l'on règle d'abord les problèmes d'assainissement de la commune de Mahina, avant d'aller chercher le Pavillon Bleu", explique Denis Helme.

"C'est vrai qu'on a rajouté de nouveaux exutoires. Ils vont permettre de faire en sorte que toutes les personnes qui sont inondées sur la plaine le soient moins à l'avenir. Maintenant, le fait qu'il y a des exutoires ne va rien changer à la situation de la baie parce que, de toute façon, l'eau arrive à la pointe et c'est la même eau qui se déverse dans la baie. Sauf qu'elle ne se déverse pas au même endroit. Il n'y aura aucun impact et aucun incident particulier avec les exutoires sur la qualité des eaux", se défend Jérôme Charbonnier.



Rédigé par Corinne Tehetia le Mardi 18 Avril 2017 à 08:04 | Lu 1542 fois







1.Posté par Jean pierre Beaulieu le 19/04/2017 08:51 | Alerter
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Ce qui n'était pas normal c'était justement d'avoir laissé la situation se dégrader, chaque usager aillant un compteur.

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