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Gaspiller moins d'aliments, pour soi et pour la planète



Gaspiller moins d'aliments, pour soi et pour la planète
PARIS, 24 mai 2012 (AFP) - Chaque foyer jette plusieurs dizaines de kilos d'aliments par an: pour combattre le "scandale" du gaspillage, France Nature Environnement lance une opération pilote auprès de familles et restaurants pour les aider à trouver des pratiques bénéfiques pour leur budget et la planète.

Chaque famille, selon les estimations, jette de 20 à 40 kilos d'alimentation par an. Si on y ajoute le gaspillage au restaurant, ce sont 95 kilos d'aliments qui seraient jetés en Europe par personne et par an, estime la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), voire 280 kilos si on inclut les pertes à toutes les étapes de la chaîne d'approvisionnement.

Le coût par foyer varie de 200 à 1.500 euros, selon que l'on prenne en compte ou non les coûts de production, de distribution et de mise au rebut des aliments gaspillés.

Pour France Nature Environnement (FNE), c'est non seulement un "scandale éthique" dans un contexte de malnutrition, mais aussi "un scandale environnemental majeur", du fait de l'espace, des pesticides, de l'eau, du pétrole "utilisés en vain".

De ces aliments perdus, un tiers vient des ménages, dont 75% pourraient être utilisés: produits même pas déballés, restes de repas, fruits et légumes un peu abîmés, pain de la veille, liquides entamés...

Forte de ce constat, FNE, réseau de 3.000 associations, vise pour son opération trois sources de gaspillage: des foyers (une trentaine ont été mis à contribution), des restaurants (six) et deux cantines scolaires. "On veut faire du coaching minceur de nos poubelles", résume Benoît Hartmann, porte-parole.

Dans un premier temps, il s'agit de faire un diagnostic en pesant les aliments jetés, sans rien changer à ses habitudes.

Pour Francis Meneu, qui dirige le collège de Domène (Isère), le comptage a commencé il y a trois mois. "Quand on avait une cuisine autonome, on utilisait 4 ou 5 poubelles", dit-il, et maintenant que le collège utilise les services d'une cuisine centrale, "on en remplit 8 à 10". Il a vu jeter "11 barquettes de 15 tranches de rôti". Sans parler des entrées à base de chou, ou des kiwis que n'aiment pas les enfants.

Chef itinérant

Dans la famille d'Isabelle Bourgeois, à Clamart, le mode de vie est écolo et plutôt bio. Depuis qu'elle a commencé les pesées, il y a trois semaines, elle n'a jeté que quelque 300 grammes de nourriture: un boudin qui avait traîné au frigidaire, une sauce qui s'était abîmée, la fin d'un plat qui est tombé... "On congèle beaucoup donc on gaspille moins", explique-t-elle.

Dans son restaurant, Pascal Biville a affaire à une clientèle d'habitués. "Il y a peu de retours d'assiette", note-t-il. Ses poubelles se remplissent plutôt lentement: "On tourne beaucoup en flux tendu, les produits périssables sont utilisables sur plusieurs plats." Mais, depuis le début de l'expérience, il a déjà appris à utiliser des arêtes pour des fonds de poisson.

Dans un deuxième temps, les participants à l'opération continueront à peser les aliments jetés, mais sous contrôle d'un "coach", membre d'une association, qui soulignera les "mauvaises pratiques" et conseillera les bonnes, comme la cuisine des restes, les pommes fripées que l'on plonge dans l'eau bouillante, les pommes qu'on mélange aux pommes de terre pour les empêcher de germer...

Le Sytcom, l'agence des déchets de la région parisienne, propose sur son site des "fiches cuisine anti-gaspi", du genre tortilla pour finir des restes de légumes, tarte à la citrouille pour terminer du gruyère...

En septembre, FNE imagine d'utiliser une structure itinérante avec un chef qui confectionnera des plats avec des aliments destinés au rebut, qu'il fera goûter aux Parisiens. "Plutôt que méthaniser les restes, il faut d'abord essayer d'avoir moins de restes", souligne Benoît Hartmann.

Rédigé par Par Christine COURCOL le Jeudi 24 Mai 2012 à 06:30 | Lu 504 fois






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