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Fritch défend des projets régionaux au Polynesian Leaders Group



APIA (Samoa indépendantes), 4 septembre 2017 - Edouard Fritch a assisté, lundi à Apia, à la réunion du Groupe des dirigeants polynésiens. Divers points ont été abordés, au cours de cette réunion, dont deux intéressants directement la Polynésie française.

La septième réunion du Polynesian leaders group (PLG, le Groupe des dirigeants polynésiens) était présidée par le Premier ministre des Tonga, Akilisi Pohiva, lundi à Apia (Samoa).

Au nombre des huit pays fondateurs du PLG, en 2011, la Polynésie française était représentée par son président, à ce sommet annuel. Edouard Fritch en a profité pour souligner l’importance de deux points régionaux en lien avec la communication : le projet Manatua, de câble sous-marin et celui d’une route aérienne transversale reliant les Samoa et Tahiti.

Le projet de câble sous-marin Manatua a ainsi été évoqué. Pour la Polynésie française, ce câble permettra de sécuriser le câble utilisé actuellement, Honotua, mis en service entre Tahiti et Hawaii en 2010, autrement que par de la liaison satellitaire, et ce faisant, sur le parcours entre Tahiti et les Samoa, de desservir également Bora Bora, les îles Cook et Niue. Le principe d’études sur le projet a dans un premier temps été discuté lors d’une réunion en février 2016 sous l’égide de la Nouvelle-Zélande et le lancement de l’appel d’offres international pour la réalisation du câble est désormais imminent, pour un budget global, partagé entre les différentes entités, de plus de 6 milliards Fcfp, et pour une mise en service prévue courant 2019.
Le président Fritch s’est réjoui de la concrétisation de ce projet, utile pour le développement de ces îles, et de cette coopération régionale qui doit servir d’exemple à d’autres projets dans d’autres secteurs économiques. C’est ainsi qu’au cours de cette même réunion, a été présentée une étude concernant la mise en place d’une liaison aérienne régionale s’inspirant de la "Route du Corail" des années 50. Le projet, développé en fonction des flux actuels, pourrait concerner les Samoa, les îles Cook, Tahiti, et éventuellement Tonga.

> Lire aussi : Fritch s’entretient avec le Premier ministre des Samoa

Les états et territoires concernés, et des entreprises évoluant dans le secteur de l’aéronautique, pourraient ainsi participer au capital d’une nouvelle compagnie exploitant un appareil adapté aux besoins de la ligne. Pour la Polynésie française, un tel dispositif pourrait drainer un tourisme de circuit apportant un nombre important de visiteurs supplémentaires à Tahiti.

A l’occasion de cette réunion du PLG, le président Edouard Fritch a, par ailleurs, invité les chefs d’Etat polynésiens au marae de Taputapuatea, à Raiatea, le 1er novembre prochain, afin de célébrer l’inscription, en juillet dernier, de ce site au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Depuis l’année dernière, le PLG compte désormais neuf membres : la Polynésie française, les îles Cook, les Samoa, les Samoa américaines, Tonga, Tuvalu, Tokelau, Niue et également, donc, depuis la réunion de 2016, Wallis et Futuna. Cette tendance à l’expansion du PLG a notamment pour conséquence que le monde polynésien a désormais plus de poids au sein du Forum des îles du Pacifique, la grande réunion annuelle de cette instance régionale débutant, mardi, à Apia.

Qu'est-ce que le Polynesian leaders group ?

Le Groupe des dirigeants polynésiens est un groupe de coopération inter-gouvernementale créé en 2011 et regroupant huit États indépendants ou territoires autonomes en Polynésie : Samoa, Tonga, Tuvalu, îles Cook, Niue, Samoa américaines, Polynésie française, Tokelau.
En septembre 2011, le premier ministre samoan Tuilaepa Sailele Malielegaoi initia une réunion avec les dirigeants des Tonga, des Tuvalu, des îles Cook et de Niue, en marge d'un sommet du Forum des îles du Pacifique à Auckland. Ces premières discussions menèrent à une seconde réunion, à Apia, qui aboutit le 17 novembre à un mémorandum d'entente établissant de manière formelle le Polynesian Leaders Group (PLG), soit en français le "Groupe des dirigeants polynésiens".

L'ambition en avait d'emblée été déclarée par le premier ministre Tuilaepa comme un moyen pour les pays membres d'œuvrer ensemble "à la recherche d’un avenir pour les peuples et les pays polynésiens, où les cultures, les valeurs et les traditions seront protégées et honorées. Où nous parviendrons à une prospérité économique durable, où les valeurs démocratiques sont respectées, les droits de l’homme promus et protégés, et l’État de droit appliqué". Le Groupe annonça également que les pays coopéreraient en matière "d’éducation, de culture et de langues, de transport, de conservation environnementale, de réduction et d’adaptation aux effets du changement climatique, de santé, d’agriculture et de pêche, de tourisme, de commerce et d’investissement".

Le groupe de coopération inter-gouvernementale a vocation à rassembler à terme tous les États, territoires ou populations autochtones du triangle polynésien, sur décision par consensus des huit membres fondateurs.

Qu’est-ce que le Forum des Îles du Pacifique ?

Le Forum des Îles du Pacifique a été créé en 1971 à Wellington, avec pour objectif principal l’accompagnement du processus de décolonisation des pays insulaires de la région. Depuis, son rôle a considérablement évolué pour se focaliser sur de nouvelles problématiques qui transcendent les frontières de chaque entité dans la région, comme le changement climatique, la sécurité régionale ou les accords de libre-échange régionaux. La vocation du Forum est donc aujourd’hui de développer la coopération et l’intégration régionales, notamment au travers de la mise en commun des moyens de gouvernance et de l’harmonisation des politiques.

Ce groupe régional compte seize Pays indépendants d’Océanie (l'Australie, les Îles Cook, les États fédérés de Micronésie, Fidji, Kiribati, Nauru, la Nouvelle-Zélande, Niue, Palau, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Îles Marshall, Samoa, les Îles Salomon, les Tonga, Tuvalu et le Vanuatu) et deux collectivités françaises d’outre-mer, depuis septembre 2016, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française. Wallis-et-Futuna fait partie des six membres observateurs, de même que Tokelau et le Timor oriental.

Rédigé par à partir d'un communiqué le Lundi 4 Septembre 2017 à 09:10 | Lu 2706 fois





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