Tahiti, le 14 juillet 2026 - La déception est immense au Fenua à la suite de l’élimination de l’équipe de France, battue en demi-finales de la Coupe du monde par l’Espagne (0-2). Il n’y aura donc pas de 3e étoile pour les Bleus qui devront jouer le match pour la troisième place, ce samedi, face au perdant d’Angleterre-Argentine.
Tout était réuni pour une journée mémorable en Polynésie. Un mardi 14 juillet sous le soleil où les forces de l’ordre en uniforme et les maillots bleu-blanc-rouge ne font plus qu’un à l’occasion de la Fête nationale et surtout de la demi-finale de la Coupe du monde entre la France et l’Espagne.
Si les feux d’artifice ont été interdits dans plusieurs départements en Métropole à cause de la canicule, c’est bien la défaite de nos Bleus qui risquent de gâcher la fête dans tout le Fenua. Impuissants face à leur désormais bête noire espagnole (0-2), les hommes de Didier Deschamps ont pris la porte du Mondial 2026 et voient leur rêve de 3e étoile réduit à néant.
Une foule record
Dès le lever du soleil, les supporters polynésiens s’amassent en nombre au sein des différents endroits diffusant la rencontre. La tension se fait ressentir dès le coup d’envoi tandis que de nombreuses personnes cherchent encore des places afin d’assister au match. Certains optent pour s’asseoir directement à même le sol, d’autres restent debout quand ils ne décident pas de faire demi-tour pour trouver une chaise.
Côté terrain, le ton est donné dès les premières minutes du match. Chaque action ressemble à une balle de match sous les “oh”, “ah” et “allez les Bleus” des plusieurs centaines de personnes réunies devant les deux écrans géants installés à la brasserie Hoa. Des huées se mettent même à résonner lorsqu’un certain Gianni Infantino, le président de la Fifa, visiblement très apprécié dans le Fenua, apparaît à la télévision.
La douche froide
Sur le terrain, la France est muselée par le jeu espagnol, qui l’a déjà renversée lors de leurs deux dernières confrontations (Ligue des nations et Euro-2024). Le public tahitien tente de réveiller les coéquipiers de Kylian Mbappé. Sans succès.
Dans la foulée, c’est la douche froide avec ce penalty concédé à la suite d’un geste non maîtrisé du nouveau défenseur du Paris Saint-Germain, Lucas Digne, sur Lamine Yamal. Mikel Oyarzabal se charge de transformer le penalty. Tandis que les supporters tricolores se prennent la tête à deux mains les yeux vers le ciel, un fan espagnol a le sourire avec son drapeau autour de lui et ses deux bières à la main.
« On n’a pas envie de perdre un 14 juillet »
Les supporters commencent à prendre en grippe le corps arbitral, notamment à cause des nombreux hors-jeux “d’un cheveu” sifflés contre Kylian Mbappé. Malgré le retard au score, les Français restent confiants à l’image de Bertrand : “On a la place pour l’emporter. On n’a pas envie de perdre un 14 juillet, surtout face à l’Espagne ! Il faut juste procéder à quelques changements et tout peut basculer.”
Un souhait exaucé par le sélectionneur de l’équipe de France qui sort Adrien Rabiot, averti dès le début de la première période, pour lancer Manu Koné et donner enfin du rythme au sein du milieu de terrain des Bleus. Mais c’est surtout l’entrée de Désiré Doué qui redonne un peu de lueur dans les yeux des spectateurs polynésiens. Un public loin de se douter qu’il allait être climatisé à peine une minute plus tard par le but du break espagnol signé Pedro Porro.
Papeete aura poussé jusqu’au bout
Ce n’est pas la première fois que les Bleus se retrouvent dos au mur. Il reste l’espoir d’une incroyable remontée, à l’image de la finale du précédent Mondial face à l’Argentine. Il y a donc encore une infime chance, d’autant plus lorsque l’on compte dans ses rangs Mbappé, Dembélé, Doué ou encore Cherki qui, lui aussi, a les faveurs du public tahitien.
Les encouragements surgissent à nouveau. Malgré le désespoir, les supporters tricolores poussent la France jusqu’aux derniers instants du match. Rien n’y changera. Cette équipe d’Espagne reste notre kryptonite et tentera d’aller chercher une deuxième étoile, dimanche 19 juillet (9 heures), face à l’Argentine de Lionel Messi ou l’Angleterre d’Harry Kane.
L’aventure pour les Bleus n’est pas terminée. Il reste un ultime match à disputer, samedi 18 juillet (11 heures), en petite finale du tournoi. L’occasion de finir sur une bonne note pour les adieux de Didier Deschamps sur les bancs de l’équipe de France, même si ce n’est pas comme cela que le sélectionneur voulait conclure son histoire.
































