Tahiti, le 3 juillet 2026 - Plus lumineuse, climatisée, bientôt équipée de 350 places assises avec prises de recharge et dotée d'une troisième ligne d'inspection-filtrage, la nouvelle salle d'embarquement domestique de l'aéroport de Tahiti-Faa'a accueillera ses premiers voyageurs d'ici la fin du mois. Derrière cette rénovation à près de 600 millions de francs, ADT cherche surtout à adapter l'aéroport à un trafic qui a changé d'échelle.
L'aéroport de Tahiti-Faa'a n'a jamais accueilli autant de monde. Et ce n'est visiblement pas terminé. Si le premier semestre 2026 se révèle quasiment identique au record enregistré l'an dernier, le directeur général d'Aéroport de Tahiti (ADT), Gwenvael Ronsin-Hardy, s'attend déjà à une nouvelle accélération dans les prochains mois.
“Malgré l'arrêt de Delta, toutes les compagnies internationales ont réussi à compenser. French Bee va passer à quatre vols par semaine, United est désormais en quotidien, Air New Zealand continue d'augmenter ses fréquences et les avions d'Air Tahiti Nui sont de plus en plus remplis. On s'attend à un deuxième semestre un peu plus en croissance”, explique-t-il.
C'est précisément pour absorber cette nouvelle réalité que l'aéroport a présenté vendredi la première moitié de sa future salle d'embarquement domestique. Le changement saute tout de suite aux yeux. L'espace est plus lumineux, entièrement climatisé, et il offrira plus de 350 places assises, des prises pour recharger téléphones et tablettes, ainsi qu’une boutique et de nouveaux espaces d'attente. Surtout, la nouvelle configuration permettra bientôt d'accueillir quatre embarquements simultanés, contre trois aujourd'hui.
“Cette salle d'embarquement, on l'a tous connue. Elle était trop chaude, pas confortable, mal équipée. Aujourd'hui, elle est superbe. On va rajouter des postes de filtrage et un hall de pré-embarquement qui permettra d'embarquer quatre vols en même temps. Tout ça va participer au confort de nos citoyens comme de nos visiteurs”, s'est réjoui le président du Pays, Moetai Brotherson.
Une salle pensée pour le trafic de demain
Au-delà du confort, l'objectif est d'améliorer la fluidité grâce à une troisième ligne d'inspection-filtrage qui sera installée dès l'ouverture de cette première tranche, prévue d'ici la fin du mois de juillet. “On augmente les capacités pour les cinq prochaines années. Aujourd'hui, on a déjà 17 ATR basés à Tahiti. Demain, il y en aura probablement davantage. On préfère anticiper que subir cette croissance”, explique Gwenvael Ronsin-Hardy.
La seconde moitié de la salle sera ensuite entièrement réaménagée afin de livrer l'ensemble du projet d'ici la fin de l'année. Pour ADT, cette nouvelle salle n'est qu'un début. Dès septembre démarrera la construction du futur taxiway, un investissement de 1,4 milliard de francs destiné à créer une seconde voie de circulation entre la piste et les aires de stationnement. L'aménagement permettra notamment d'accueillir quatre ATR supplémentaires tout en fluidifiant les mouvements au sol.
S'y ajouteront encore la rénovation des sanitaires, la modernisation de la zone d'enregistrement domestique, l'installation d'un troisième food court ou encore l'extension du salon international.
“Le trafic continue d'augmenter. En attendant la future concession, notre stratégie est simple : continuer à améliorer la qualité de service et préparer l'aéroport aux prochaines années”, insiste le directeur général.
Les îles pas oubliées
Moetai Brotherson a également indiqué que des travaux sont aussi prévus à Bora Bora, Raiatea et sur plusieurs plateformes des archipels, avant de glisser une pique à l'adresse des élus de Tarahoi qui ont rejeté le deuxième collectif budgétaire la semaine dernière. “Tous ces travaux sont sous-tendus par l'adoption du collectif 2, qui a été rejeté. Les reports de crédits inscrits dans ce collectif étaient prévus pour ces travaux”, a rappelé le président du Pays.
Au-delà des infrastructures, le chef de l'exécutif estime que c'est désormais l'organisation même du réseau aérien interinsulaire qui doit évoluer. “Aujourd'hui, le réseau qu'on a n'est pas satisfaisant. Il faut dire les choses comme elles sont. Les Tuamotu de l'est sont un peu les grands délaissés de notre réseau actuel. C'est lié au format de la délégation de service public (DSP) tel qu'il existe aujourd'hui”, a-t-il reconnu.
La DSP actuelle vient d'être prolongée, sans modification de fond, pour des raisons juridiques. Mais la prochaine, qui découlera du schéma directeur du transport aérien interinsulaire, devra selon lui poursuivre un objectif clair : augmenter les fréquences moyennes vers l'ensemble des îles, en particulier les archipels les plus éloignés.
L'aéroport de Tahiti-Faa'a n'a jamais accueilli autant de monde. Et ce n'est visiblement pas terminé. Si le premier semestre 2026 se révèle quasiment identique au record enregistré l'an dernier, le directeur général d'Aéroport de Tahiti (ADT), Gwenvael Ronsin-Hardy, s'attend déjà à une nouvelle accélération dans les prochains mois.
“Malgré l'arrêt de Delta, toutes les compagnies internationales ont réussi à compenser. French Bee va passer à quatre vols par semaine, United est désormais en quotidien, Air New Zealand continue d'augmenter ses fréquences et les avions d'Air Tahiti Nui sont de plus en plus remplis. On s'attend à un deuxième semestre un peu plus en croissance”, explique-t-il.
C'est précisément pour absorber cette nouvelle réalité que l'aéroport a présenté vendredi la première moitié de sa future salle d'embarquement domestique. Le changement saute tout de suite aux yeux. L'espace est plus lumineux, entièrement climatisé, et il offrira plus de 350 places assises, des prises pour recharger téléphones et tablettes, ainsi qu’une boutique et de nouveaux espaces d'attente. Surtout, la nouvelle configuration permettra bientôt d'accueillir quatre embarquements simultanés, contre trois aujourd'hui.
“Cette salle d'embarquement, on l'a tous connue. Elle était trop chaude, pas confortable, mal équipée. Aujourd'hui, elle est superbe. On va rajouter des postes de filtrage et un hall de pré-embarquement qui permettra d'embarquer quatre vols en même temps. Tout ça va participer au confort de nos citoyens comme de nos visiteurs”, s'est réjoui le président du Pays, Moetai Brotherson.
Une salle pensée pour le trafic de demain
Au-delà du confort, l'objectif est d'améliorer la fluidité grâce à une troisième ligne d'inspection-filtrage qui sera installée dès l'ouverture de cette première tranche, prévue d'ici la fin du mois de juillet. “On augmente les capacités pour les cinq prochaines années. Aujourd'hui, on a déjà 17 ATR basés à Tahiti. Demain, il y en aura probablement davantage. On préfère anticiper que subir cette croissance”, explique Gwenvael Ronsin-Hardy.
La seconde moitié de la salle sera ensuite entièrement réaménagée afin de livrer l'ensemble du projet d'ici la fin de l'année. Pour ADT, cette nouvelle salle n'est qu'un début. Dès septembre démarrera la construction du futur taxiway, un investissement de 1,4 milliard de francs destiné à créer une seconde voie de circulation entre la piste et les aires de stationnement. L'aménagement permettra notamment d'accueillir quatre ATR supplémentaires tout en fluidifiant les mouvements au sol.
S'y ajouteront encore la rénovation des sanitaires, la modernisation de la zone d'enregistrement domestique, l'installation d'un troisième food court ou encore l'extension du salon international.
“Le trafic continue d'augmenter. En attendant la future concession, notre stratégie est simple : continuer à améliorer la qualité de service et préparer l'aéroport aux prochaines années”, insiste le directeur général.
Les îles pas oubliées
Moetai Brotherson a également indiqué que des travaux sont aussi prévus à Bora Bora, Raiatea et sur plusieurs plateformes des archipels, avant de glisser une pique à l'adresse des élus de Tarahoi qui ont rejeté le deuxième collectif budgétaire la semaine dernière. “Tous ces travaux sont sous-tendus par l'adoption du collectif 2, qui a été rejeté. Les reports de crédits inscrits dans ce collectif étaient prévus pour ces travaux”, a rappelé le président du Pays.
Au-delà des infrastructures, le chef de l'exécutif estime que c'est désormais l'organisation même du réseau aérien interinsulaire qui doit évoluer. “Aujourd'hui, le réseau qu'on a n'est pas satisfaisant. Il faut dire les choses comme elles sont. Les Tuamotu de l'est sont un peu les grands délaissés de notre réseau actuel. C'est lié au format de la délégation de service public (DSP) tel qu'il existe aujourd'hui”, a-t-il reconnu.
La DSP actuelle vient d'être prolongée, sans modification de fond, pour des raisons juridiques. Mais la prochaine, qui découlera du schéma directeur du transport aérien interinsulaire, devra selon lui poursuivre un objectif clair : augmenter les fréquences moyennes vers l'ensemble des îles, en particulier les archipels les plus éloignés.


































