Tahiti, le 5 mai 2026 - L’Autorité polynésienne de la concurrence a infligé une amende de plus de 9 millions de francs à la société Euro Stock Import, exploitant l’enseigne Tahiti Ménager. En cause : l’extension du magasin de Mama’o réalisée sans notification ni autorisation préalable. Une décision qui marque un durcissement du contrôle des aménagements commerciaux.
L’Autorité polynésienne de la concurrence (APC) franchit une nouvelle étape dans l’application de ses pouvoirs de contrôle. Dans une décision rendue le 24 février 2026, elle sanctionne la SARL Euro Stock Import (ESI), exploitante des magasins Tahiti Ménager, pour avoir agrandi son point de vente de Mama’o sans en informer l’institution ni obtenir son feu vert préalable. Résultat, une amende de 9 196 537 francs lui a été infligée.
Au cœur du dossier, l’ouverture fin 2023 d’un second local attenant, dédié au mobilier et à la literie. Cette extension a porté la surface totale du magasin à plus de 311 m², au-delà du seuil de 300 m² qui déclenche l’obligation de notification. Or, l’entreprise a mis en exploitation ce nouvel espace sans respecter cette procédure obligatoire, pourtant inscrite dans le code de la concurrence.
Pour l’Autorité, le raisonnement est clair : les deux espaces, bien que distincts physiquement, forment un seul et même ensemble commercial, avec une continuité du parcours client. “Cette configuration crée une continuité physique et fonctionnelle […] assimilable à un seul magasin de commerce de détail”, souligne la décision de l’APC.
Une obligation ignorée malgré les rappels
L’un des éléments déterminants du dossier tient à l’attitude de l’entreprise. Dès février 2024, les services d’instruction avaient informé ESI de ses obligations. Plusieurs auditions, courriers, et même un formulaire de notification avaient été transmis. Malgré cela, aucune démarche n’a été engagée. L’APC y voit une “circonstance aggravante”, pointant “l’absence de réactivité et de diligence”.
Au-delà de ce cas, l’Autorité rappelle le rôle central du contrôle des aménagements commerciaux. Le défaut de notification empêche l’examen préalable des effets d’une extension sur la concurrence locale, un mécanisme jugé essentiel à l’équilibre du marché. Dans son communiqué, l’APC rappelle que ces obligations “ne sauraient être regardées comme de simples formalités administratives”, mais bien comme “un instrument essentiel de régulation économique”.
Cette affaire constitue la deuxième sanction prononcée pour ce type de manquement. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement du contrôle, dix ans après l’instauration du droit de la concurrence en Polynésie. L’Autorité affiche clairement ses intentions : “Dépasser le stade des sanctions purement symboliques” et garantir l’effectivité de ses décisions.
L’Autorité polynésienne de la concurrence (APC) franchit une nouvelle étape dans l’application de ses pouvoirs de contrôle. Dans une décision rendue le 24 février 2026, elle sanctionne la SARL Euro Stock Import (ESI), exploitante des magasins Tahiti Ménager, pour avoir agrandi son point de vente de Mama’o sans en informer l’institution ni obtenir son feu vert préalable. Résultat, une amende de 9 196 537 francs lui a été infligée.
Au cœur du dossier, l’ouverture fin 2023 d’un second local attenant, dédié au mobilier et à la literie. Cette extension a porté la surface totale du magasin à plus de 311 m², au-delà du seuil de 300 m² qui déclenche l’obligation de notification. Or, l’entreprise a mis en exploitation ce nouvel espace sans respecter cette procédure obligatoire, pourtant inscrite dans le code de la concurrence.
Pour l’Autorité, le raisonnement est clair : les deux espaces, bien que distincts physiquement, forment un seul et même ensemble commercial, avec une continuité du parcours client. “Cette configuration crée une continuité physique et fonctionnelle […] assimilable à un seul magasin de commerce de détail”, souligne la décision de l’APC.
Une obligation ignorée malgré les rappels
L’un des éléments déterminants du dossier tient à l’attitude de l’entreprise. Dès février 2024, les services d’instruction avaient informé ESI de ses obligations. Plusieurs auditions, courriers, et même un formulaire de notification avaient été transmis. Malgré cela, aucune démarche n’a été engagée. L’APC y voit une “circonstance aggravante”, pointant “l’absence de réactivité et de diligence”.
Au-delà de ce cas, l’Autorité rappelle le rôle central du contrôle des aménagements commerciaux. Le défaut de notification empêche l’examen préalable des effets d’une extension sur la concurrence locale, un mécanisme jugé essentiel à l’équilibre du marché. Dans son communiqué, l’APC rappelle que ces obligations “ne sauraient être regardées comme de simples formalités administratives”, mais bien comme “un instrument essentiel de régulation économique”.
Cette affaire constitue la deuxième sanction prononcée pour ce type de manquement. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement du contrôle, dix ans après l’instauration du droit de la concurrence en Polynésie. L’Autorité affiche clairement ses intentions : “Dépasser le stade des sanctions purement symboliques” et garantir l’effectivité de ses décisions.




























