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Experts-comptables : Le CESC n'émet pas d'avis mais des recommandations



PAPEETE, LE 18 OCTOBRE 2017 - A son habitude, le conseil économique, social et culturel de la Polynésie française n'a pas émis d'avis sur le projet de "loi du pays" réglementant le titre et la profession d'expert-comptable et instituant l'ordre des experts-comptables. En revanche, la quatrième institution du pays fait des recommandations.

Adopté avec 31 voix pour et zéro contre, le conseil économique, social et culturel de la Polynésie française n'a, une nouvelle fois, pas donner d'avis sur le projet de loi du pays visant à réglementer la profession d'expert-comptable. S'il n'a pas donné d'avis, l'institution a quand même émis des recommandations. Le CESC s'est dit favorable à l'encadrement de l'activité comptable à titre indépendant qui selon lui répond à un intérêt général compte tenu du contexte polynésien et des besoins des petites et très petites entreprises. Ainsi, le CESC est favorable à ce que les comptables soient reconnus et soutenus durablement dans leur dimension entrepreneuriale, et ce, en complément de la catégorie des experts-comptables.

Ainsi, dans ses recommandations, le CESC suggère la mise en place d'un ordre unique à deux chambres afin de permettre aux professionnels de fixer, dans le temps, des critères de sélection ou de conditions d'accès adaptées et proportionnées à ces professions.

De leur côté, les comptables sont plutôt satisfaits des recommandations du CESC. "Cet ordre à deux chambres nous convient parfaitement. Le CESC s'est prononcé pour le maintien de la profession de comptable indépendant. Maintenant, c'est au législateur de trancher. Le texte qui est présenté prévoit la création d'un ordre des experts-comptables, prévoit qu'il n'y ait que des experts-comptables par la suite. D'après le CESC, ce serait un handicap pour les jeunes polynésiens qui seraient diplômés de Nouvelle-Zélande ou en Australie. Ils ne pourraient pas faire valider leurs études et leurs acquis en Polynésie française", explique Valérie Jean, présidente des comptables de Polynésie française.

Selon Vincent Law, président des experts-comptables de Polynésie ces arguments du CESC et des comptables ne sont pas audibles. "Il y a du travail pour les jeunes diplômés, la question n'est pas pertinente. Au contraire, des jeunes qui ont fait les formations de comptabilité bac+3 sont très recherchés en Polynésie, en France et partout dans le monde. Ils n'auront pas de soucis pour trouver du travail. En revanche s'ils veulent signer des bilans, ils doivent faire les huit ans d'études." L'expert-comptable n'en démord pas, "la profession d'expert-comptable doit être réglementée. Ce que je veux retenir surtout, c'est que le CESC à plusieurs fois dans son rapport a reconnu la nécessité de réglementer d'expert-comptable. À plusieurs fois, ils ont admis qu'à terme, seuls les experts-comptables seront aptes à signer les comptes des entreprises. Si nous restons dans cet esprit, c'est une énorme avancée puisque nous souhaitons mettre en place une réglementation qui reconnait que seuls ceux qui ont les diplômes adéquats peuvent faire des bilans d'entreprise."

Comptables et experts-comptables ne sont pas prêts de se mettre d'accord, peut-être qu'enfin le Pays tranchera sur ce sujet qui fait débat et divise le monde de la comptabilité financière depuis 1998 sans jamais trouver de solution.

Rédigé par Marie Caroline Carrère le Mercredi 18 Octobre 2017 à 16:51 | Lu 1708 fois





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