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En alerte maximale, Fidji procède à des évacuations



En alerte maximale, Fidji procède à des évacuations
SUVA, lundi 17 décembre 2012 (Flash d’Océanie) – Les îles Fidji étaient dimanche soir (heure locale, GMT+13) en état d’alerte maximum en prévision de l’arrivée du cyclone tropical Evan, qui a déjà fait quatre morts à Samoa avant de balayer le territoire voisin de Wallis-et-Futuna.
Outre l’alerte maximale, un couvre-feu a été imposé dès dimanche soir pour les régions les plus exposées (y compris la partie occidentale de l’île principale de Viti Levu et les îles plus au Nord), de 20 heures à six heures du matin.
L’objectif, selon le gouvernement, est de restreindre au maximum les mouvements de personnes et les forcer à rester chez elles.
« Cette mesure est nécessaire pour sauver des vies », a indiqué le Colonel Ilai Moceica, préfet de la région Nord.
Dès vendredi, le Contre-amiral Premier ministre Franck Bainimarama prononçait un discours à la nation, dans lequel il exhortait la population à prendre le risque d’impact très au sérieux.

Dans les régions les plus exposées, près d’une centaine de centres d’évacuation ont été désignés et ont commencé à accueillir des personnes qui estiment que leur résidence ne sera pas suffisamment robuste pour résister à Evan, dont la puissance devrait augmenter au cours de la journée de lundi, pour atteindre n son centre des vents avoisinant les deux cent kilomètres heure.
L’armée et la police ont aussi été placées en état d’alerte.
Durant le week-end, les centaines de touristes (dont beaucoup d’Australiens) qui se trouvaient sur les îles du Nord et du Nord-est de Fidji ont été évacués vers des hôtels à Nadi et dans sa proche région.
Les liaisons aériennes internationales et intérieures devraient être fortement perturbées lundi.
Dès dimanche soir, sur l’île de Vanua Levu, les habitants commençaient à ressentir les effets de vents dévastateurs.
Les représentants à Fidji de la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande (les trois pays signataires de l’accord « FRANZ » censé coordonner les interventions en réponse à des situations de catastrophes naturelles, ont commencé à tenir des réunions afin de prévoir une éventuelle assistance, au besoin, en fonction des dégâts.

Evan, en fin de journée dimanche, se trouvait au Nord de Fidji en suivant une trajectoire Ouest-sud-ouest, en se déplaçant à une vitesse estimée de 18 kilomètres heure.
La vitesse des vents en son centre est estimée à plus de 190 kilomètres heure constants avec des rafales à 240, selon les prévisions du centre d’alerte cyclonique de l’armée américaine, situé à Pearl Harbour (Hawaii).
Evan devrait commencer à perdre en puissance à un horizon +36 heures, au-dessus de l’Océan Pacifique au Nord de la Nouvelle-Zélande.

À Tonga, l’alerte était levée dimanche.
En début de week-end, ce système a aussi occasionné de nombreux dégâts matériels à Wallis (collectivité française), sans faire de victimes, mais seulement deux blessés légers.
Toutefois, une mission d’évaluation et d’intervention devrait décoller de Nouméa par avion militaire CASA, lundi matin, afin de dresser un bilan des besoins post-cycloniques.
Cette missions d’experts devrait aussi acheminer 1,4 tonne de matériel vol (bâches, outillage, cordes) nécessaire aux travaux de réparations d’urgence, précisait dimanche le Haut-commissariat de la République à Nouméa.

À Samoa, où Evan a durement frappé, la semaine dernière, le bilan de quatre morts pourrait encore s’alourdir : les autorités néo-zélandaises, qui ont envoyé sur place des équipes de secours, ont aussi été sollicitées pour effectuer des recherches en mer, au large d’Apia.
Objectif : tenter de retrouver la trace de huit personnes qui étaient à bord de trois embarcations de pêche, a précisé dimanche l’organisme Maritime New Zealand.
Un avion Orion P3 de l’armée de l’air néo-zélandaise a été mobilisé pour effectuer des survols côtiers, durant toute la journée de dimanche.
Dans le processus de cette démarche de demande d’aide de la part des autorités samoanes, la marine française basée à Papeete a aussi été sollicitée.
Elle a répondu par l’envoi sur zone d’un avion Gardian Jet Falcon qui devait arriver sur zone dimanche en fin d’après-midi.
Les recherches devaient reprendre lundi, au Sud de l’île principale.
Par ailleurs, avec l’aide des premières équipes envoyées par la Nouvelle-Zélande, mais aussi de l’Australie, les autorités samoanes ont entamé le travail d’évaluation des dégâts.
Un état d’urgence a été déclaré pour une période initiale de deux semaines.
Les dégâts concernent les infrastructures (ponts, chaussées, électricité, téléphone), mais aussi les cultures vivrières qui, détruites dans certaines zones, laissent entrevoir le risque d’une pénurie alimentaire.
Plus de quatre mille personnes se trouveraient toujours dans des abris communautaires.

pad

Rédigé par PAD le Dimanche 16 Décembre 2012 à 17:22 | Lu 1773 fois


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