Paris, France | AFP | lundi 01/03/2026 - Le phénomène climatique naturel El Niño pourrait se reformer durant la seconde partie de l'année 2026 et potentiellement pousser les températures mondiales à de nouveaux niveaux records.
Il y a 50 à 60% de chances qu'El Niño se développe entre juillet et septembre, estimait en janvier l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA).
L'Organisation météo mondiale livrera mardi à Genève sa propre prévision actualisée.
- Pourquoi ce nom?
El Niño ("l'enfant") et le phénomène opposé, La Niña, sont deux phases d'un phénomène climatique naturel cyclique dans le Pacifique équatorial, appelé El Niño-Oscillation australe (ENSO, selon l'acronyme anglais).
Au XIXe siècle, les pêcheurs péruviens et équatoriens ont inventé le terme pour désigner l'arrivée d'un courant océanique anormalement chaud au large de leurs côtes, qui réduisait leurs prises.
Les scientifiques ont choisi le nom La Niña pour désigner le phénomène inverse.
Entre les deux, il existe une phase "neutre".
- Quels effets pour El Nino ?
El Niño commence par l'affaiblissement des alizés, les vents qui soufflent normalement d'est en ouest à travers le Pacifique tropical. Ces vents poussent et maintiennent les eaux chaudes vers l'ouest de l'océan, du côté asiatique, tandis que les eaux restent relativement froides près de l'Amérique du sud.
L'affaiblissement de ces vents fait que les eaux chaudes ne sont plus maintenues du côté asiatique et atteignent l'est du Pacifique, toujours au niveau de l'équateur.
Ce réchauffement des eaux de surface modifie toute la météo et les vents au-dessus du Pacifique, ce qui par un effet domino affecte les précipitations et les températures du globe.
C'est pourquoi les années El Niño figurent souvent parmi les plus chaudes jamais enregistrées.
"Toutes choses égales par ailleurs, un épisode El Niño typique tend à provoquer une augmentation temporaire de la température moyenne mondiale de l'ordre de 0,1°C à 0,2°C", explique Nat Johnson, météorologue à la NOAA, à l'AFP.
El Niño se produit tous les deux à sept ans et se traduit généralement par des conditions plus sèches en Asie du Sud-Est, en Australie, en Afrique australe et dans le nord du Brésil, et des précipitations plus fortes dans la Corne de l'Afrique, le sud des États-Unis, au Pérou et en Équateur.
- Vers d'autres records? -
Le dernier épisode El Niño a eu lieu en 2023-2024, contribuant à faire de ces deux années les plus chaudes jamais enregistrées (2025 étant juste derrière).
Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique de l'Union européenne, a déclaré à l'AFP en janvier que 2026 pourrait être "une nouvelle année record" si El Niño revenait cette année.
L'impact d'El Niño devrait même être plus important en 2027 qu'en 2026, selon Tido Semmler, climatologue du service météorologique irlandais.
"L'atmosphère mondiale met du temps à réagir à El Niño", explique-t-il. "Cela dit, il existe une possibilité que 2026 soit l'année la plus chaude jamais enregistrée, même sans El Niño, en raison de la tendance au réchauffement climatique".
- La Niña -
La Niña produit des effets inverses à ceux d'El Niño: des conditions plus humides en Australie, en Amérique centrale, une partie de l'Asie du Sud-Est, de l'Inde, d'Afrique australe, du nord du Brésil; et plus sèches dans certaines régions d'Amérique du Sud ou dans le sud des Etats-Unis.
Le dernier épisode de La Niña a été relativement faible. Démarré en décembre 2024, il devrait laisser la place à une phase neutre d'ici avril.
Elle n'a pas empêché 2025 d'être classée troisième des années les plus chaudes, le réchauffement étant largement causé par les gaz à effet de serre rejetés par les activités humaines, qui continuent d'augmenter.
- Nouveau calcul -
En février, la NOAA a adopté une nouvelle méthode pour surveiller El Niño.
L'Old Oceanic Nino Index (ONI) comparait la température d'une zone du Pacifique (centre-est) à la moyenne sur 30 ans. Mais comme les océans se réchauffent rapidement, cette moyenne sur 30 ans est de moins en moins adaptée.
La nouvelle méthode, le Relative Oceanic Nino Index (RONI), compare l'anomalie de température de la zone au reste des tropiques. Une méthode "plus claire et plus fiable" pour suivre El Niño et La Niña en temps réel, justifie la NOAA.
Il y a 50 à 60% de chances qu'El Niño se développe entre juillet et septembre, estimait en janvier l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA).
L'Organisation météo mondiale livrera mardi à Genève sa propre prévision actualisée.
- Pourquoi ce nom?
El Niño ("l'enfant") et le phénomène opposé, La Niña, sont deux phases d'un phénomène climatique naturel cyclique dans le Pacifique équatorial, appelé El Niño-Oscillation australe (ENSO, selon l'acronyme anglais).
Au XIXe siècle, les pêcheurs péruviens et équatoriens ont inventé le terme pour désigner l'arrivée d'un courant océanique anormalement chaud au large de leurs côtes, qui réduisait leurs prises.
Les scientifiques ont choisi le nom La Niña pour désigner le phénomène inverse.
Entre les deux, il existe une phase "neutre".
- Quels effets pour El Nino ?
El Niño commence par l'affaiblissement des alizés, les vents qui soufflent normalement d'est en ouest à travers le Pacifique tropical. Ces vents poussent et maintiennent les eaux chaudes vers l'ouest de l'océan, du côté asiatique, tandis que les eaux restent relativement froides près de l'Amérique du sud.
L'affaiblissement de ces vents fait que les eaux chaudes ne sont plus maintenues du côté asiatique et atteignent l'est du Pacifique, toujours au niveau de l'équateur.
Ce réchauffement des eaux de surface modifie toute la météo et les vents au-dessus du Pacifique, ce qui par un effet domino affecte les précipitations et les températures du globe.
C'est pourquoi les années El Niño figurent souvent parmi les plus chaudes jamais enregistrées.
"Toutes choses égales par ailleurs, un épisode El Niño typique tend à provoquer une augmentation temporaire de la température moyenne mondiale de l'ordre de 0,1°C à 0,2°C", explique Nat Johnson, météorologue à la NOAA, à l'AFP.
El Niño se produit tous les deux à sept ans et se traduit généralement par des conditions plus sèches en Asie du Sud-Est, en Australie, en Afrique australe et dans le nord du Brésil, et des précipitations plus fortes dans la Corne de l'Afrique, le sud des États-Unis, au Pérou et en Équateur.
- Vers d'autres records? -
Le dernier épisode El Niño a eu lieu en 2023-2024, contribuant à faire de ces deux années les plus chaudes jamais enregistrées (2025 étant juste derrière).
Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique de l'Union européenne, a déclaré à l'AFP en janvier que 2026 pourrait être "une nouvelle année record" si El Niño revenait cette année.
L'impact d'El Niño devrait même être plus important en 2027 qu'en 2026, selon Tido Semmler, climatologue du service météorologique irlandais.
"L'atmosphère mondiale met du temps à réagir à El Niño", explique-t-il. "Cela dit, il existe une possibilité que 2026 soit l'année la plus chaude jamais enregistrée, même sans El Niño, en raison de la tendance au réchauffement climatique".
- La Niña -
La Niña produit des effets inverses à ceux d'El Niño: des conditions plus humides en Australie, en Amérique centrale, une partie de l'Asie du Sud-Est, de l'Inde, d'Afrique australe, du nord du Brésil; et plus sèches dans certaines régions d'Amérique du Sud ou dans le sud des Etats-Unis.
Le dernier épisode de La Niña a été relativement faible. Démarré en décembre 2024, il devrait laisser la place à une phase neutre d'ici avril.
Elle n'a pas empêché 2025 d'être classée troisième des années les plus chaudes, le réchauffement étant largement causé par les gaz à effet de serre rejetés par les activités humaines, qui continuent d'augmenter.
- Nouveau calcul -
En février, la NOAA a adopté une nouvelle méthode pour surveiller El Niño.
L'Old Oceanic Nino Index (ONI) comparait la température d'une zone du Pacifique (centre-est) à la moyenne sur 30 ans. Mais comme les océans se réchauffent rapidement, cette moyenne sur 30 ans est de moins en moins adaptée.
La nouvelle méthode, le Relative Oceanic Nino Index (RONI), compare l'anomalie de température de la zone au reste des tropiques. Une méthode "plus claire et plus fiable" pour suivre El Niño et La Niña en temps réel, justifie la NOAA.






























