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Ecoparc à la Maroto : un propriétaire foncier monte au créneau



Amaru Manea veut se battre pour récupérer le bien qui appartient à sa famille.
Amaru Manea veut se battre pour récupérer le bien qui appartient à sa famille.
PAPENOO, le 21/09/2015 - Construire des téléphériques, des hôtels ou encore mettre en place des activités culturelles, le projet Ecoparc est loin d'aboutir. Il faut encore trouver les fonds qui serviront à le financer. Mais un autre souci se profile à l'horizon. Un des propriétaires fonciers demande à ce que la terre de ses ancêtres soit rétrocédée à sa famille.

La terre porterait le nom de "Farefenua" et elle s'étend sur plus de 137 hectares dans la vallée de la Maroto. Et, ce serait sur cette terre que le projet Ecoparc devrait voir le jour. Une parcelle qui, selon les textes officiels, appartient au Pays.

En effet, en 1885, Tepano Jaussen, évêque à cette époque-là, achète cette parcelle de terre à Vahinetuanui a Punua, pour 250 Fcfp. Un achat réalisé au profit du Pays, qui a affecté par la suite, la gestion de ces terres à l'association Haururu.

Mais voilà, Amaru Manea, retraité militaire et arrière-petit-fils de Vahinetuanui a Punua, estime que la vente de leur terre est caduc. "Pour moi, mon arrière-grand-mère Punua n'a pas pu vendre la terre Farefenua, car elle était mineure, à l'époque, elle n'avait que 19 ans. J'ai en ma possession un texte de loi qui prouve qu'en France, la majorité civile a été fixée à 18 ans à partir du 5 juillet 1974. Or, la vente a été effectuée en 1885, donc pour moi, la terre Farefenua n'a pas été vendue, c'est impossible".

Amaru Manea veut que la justice fasse son travail. Il appelle, par ailleurs, les héritiers de Moohono Manea à se retrouver afin de discuter des suites à donner dans cette affaire.

Pour lui, sa famille devrait être associée au projet Ecoparc : "Nous sommes des gens de la terre et nous avons besoin de la terre pour cultiver, pour construire. On a une majeure partie de nos enfants qui n'ont pas d'emploi. Je ne suis pas contre le projet du Pays mais on pourrait en faire partie également. En nous donnant un loyer ou des emplois réservés pour chaque souche, et là, chacun pourra écouler ses produits. Cette terre Farefenua doit nous revenir, nous sommes les propriétaires", clame-t-il.

Joint par téléphone, un expert en droit foncier estime que la requête de Manea Amaru est vouée à l'échec. "La vente a été réalisée en 1885, il faut savoir que pour contester un acte de vente, il faut s'y prendre entre 10 et 20 ans après l'achat."

En faisant ses recherches, Amaru est tombé sur cet article stipulant que la majorité en 1885 était fixée à 21 ans. Pour lui, l'acte de vente entre son arrière-grand-mère et Tepano Jaussen est caduc.
En faisant ses recherches, Amaru est tombé sur cet article stipulant que la majorité en 1885 était fixée à 21 ans. Pour lui, l'acte de vente entre son arrière-grand-mère et Tepano Jaussen est caduc.

Le maire délégué de Papenoo est "contre" le projet Ecoparc

Vetea Avaemai s'oppose au projet Ecoparc. Pour lui, il n'est pas question de mettre en place des téléphériques dans leur vallée, de construire de futurs hôtels ou encore de créer d'un golf, cela nuirait à l'environnement. En revanche, le maire délégué de Papenoo ne serait pas contre le fait d'exploiter les terres en contre-bas du fare Hape au profit d'activités culturelles et environnementales, avec le concours des associations qui y travaillent depuis plusieurs années.


Rédigé par Corinne Tehetia le Lundi 21 Septembre 2015 à 18:15 | Lu 1852 fois







1.Posté par hua veoveo le 21/09/2015 22:36 | Alerter
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Après venez pas chialer si il n'y a pas de travail pour les jeunes de Papenoo.

2.Posté par Brigato nicolas le 22/09/2015 05:44 (depuis mobile) | Alerter
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l''indivision est un frein à l''économie et déchire les familles.
Le terroire doit donner 5 ans pour régler le problème et au bout de ce temps les terres toujours en indivi reviennent au territoire,comme en Corse .La spéculation drève ait être interdi

3.Posté par torix le 22/09/2015 08:01 | Alerter
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C'est à ça que sert le 'aitau. Eviter le risque de devoir à tout bout de champ ressortir un dossier de 130 ans...

4.Posté par philippe le 22/09/2015 08:36 | Alerter
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A croire que tout projet, qu'il soit sensé ou non, est voué à l'échec.Le projet de la Maroto est, à mon avis, démesuré, mais il n'en reste pas moins que le développement de l'éco-tourisme voulu par le gouvernement doit passer par l'ouverture des vallées et l'aménagement des sites. Cette contestation foncière ne vise qu' une part du gateau, de la part de personnes qui, jusqu'à ce jour ne se préoccuaient pas de la terre.....

5.Posté par Cool Ruler le 22/09/2015 08:42 | Alerter
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"En nous donnant un loyer ou des emplois réservés..." ou l'art, de plus en plus répandu en ce moment, de se persuader qu'en revendiquant ou en bloquant tout projet, on peut avoir la légitimité d'être rentier.

En même temps, après 30 ans de Flosse, pardon, d'achat de conscience en tous genre, on voit les conséquences sur l'envie d'entreprendre, l'esprit d'initiative...

6.Posté par TuladiBouffi le 22/09/2015 09:47 | Alerter
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Ce qu'il y a de bien avec la colonisation, enfin d'après les experts en colonisation, c'est qu'il n'y a que du Bon, enfin du Bon du Bon, Dubonnet !

7.Posté par frani tayoyo le 22/09/2015 10:12 | Alerter
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Le maire délégué de Papenoo va créer combien d'emploi avec ces activités culturelles et environnementales?

8.Posté par Mathius le 22/09/2015 11:26 | Alerter
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Sauf en cas de spoliation ,et il faudrait que cet expert nous explique comment une terre qui n'a pas été vendu n'appartient pas aux héritiers de la personne spolié....

9.Posté par viracocha le 22/09/2015 11:38 | Alerter
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Il faut absolument s'opposer par tous les moyens à la création de cette ânerie. La destruction. de l'environnement est irréversible : la biodiversité tout comme la protection de la précieuse ressource en eau,; des sites historiques etc...doivent être préservées comme une richesse inestimable.

10.Posté par Hans Van Barneveld le 22/09/2015 12:07 | Alerter
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Ben qu'attend t il pour aller cultiver "sa" terre depuis le temps ! C'est bizarre tout de même dés qu'un projet se précise à un endroit il y a toujours des familles pour s'insurger. Pourquoi attendre l'Ecoparc pour contester ? bien que ce projet ne verra pas le jour de sitôt ...

11.Posté par cir conspect le 22/09/2015 12:39 | Alerter
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Tout va bien ! ?

12.Posté par julia le 05/10/2015 20:10 | Alerter
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vous rigolez pour la corse? en corse, c'est exactement la meme chose, des terres en indivision depuis des generations, au point qu'on ne sait même plus le nom de tous les indivisaires, si bien que pour acheter la moindre parcelle de terre, c'est long, couteux et souvent impossible. des maisons qui s'ecroulent dans les villages, parce que pour faire le moindre travail d'entretien, il faut l'accord de tous, et qu'on y arrive pas ...

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