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Damas Teuira : "Il ne faut pas que cela recommence"



PAPEETE, le 21 septembre 2015 - Suite au drame qui s'est déroulé samedi sur la commune de Mahina, Damas Teuira le tavana, a lancé un grand chantier de réflexion sur le suicide. Il a réuni lundi matin ses adjoints, espérant mettre en place des structures d'écoute et d'accueil, nouvelles et innovantes.

"Nous avons tous été ébranlés par la nouvelle et cela m'a personnellement interpellé", indique Damas Teuira le tavana de Mahina à propos du drame qui a eu lieu samedi matin. Une jeune fille s'est donné la mort, "alors que rien ne présageait ce geste. Elle était épanouie, elle avait des projets, j'ai parlé avec l'un de ses enseignants de l'université qui s'interroge lui aussi. Il ne faut pas que cela recommence."

Mais comment agir, comment déceler les gestes qui peuvent alerter, les indices qui peuvent annoncer un geste définitif, comment accompagner les jeunes qui en ont besoin ? "Nous nous posons toutes ces questions", répond Damas Teuira qui a réuni lundi matin ses adjoints en charge du scolaire, de l'éducation, de la jeunesse.

Au sortir de la réunion, plusieurs pistes se sont dessinées. Premier constat : des structures existent déjà comme SOS suicide, mais aussi le personnel et les associations bien implantés dans les quartiers, les églises qui sont au contact de la population. Autant de bases sur lesquelles s'appuyer. "Mais ce n'est que le point de départ", insiste le tavana. "J'ai interrogé des jeunes pour savoir ce qu'ils pensaient de la mise en place d'un numéro d'urgence gratuit. Ils m'ont répondu qu'ils ne l'utiliseraient pas car ils ne savent pas qui est au bout. Ce sont des éléments à prendre en compte. Les jeunes ne vont plus à l'église, ils ont leur façon de voir la vie, une logique à eux, il faut mieux les comprendre et mieux comprendre leur mode de communication et leurs besoins pour agir avant et pendant les problèmes."

Il est aussi question de consacrer une partie du foncier de la commune à une structure de passage et d'accueil pour les jeunes, de relancer le comité de lutte contre la délinquance, de mettre en place une cellule d'accompagnement constituée de jeunes encadrés par des adultes. "Tout cela n'est pas évident pour nous, nous découvrons, nous n'avons pas de formation adaptée mais nous prenons le problème à bras le corps. Toute cette violence est le signe d'un malaise, ce sont des messages d'alerte qu'il nous faut entendre, sans quoi la cocotte-minute va exploser!"

La semaine prochaine, une réunion est prévue avec la direction de la jeunesse et l'Union polynésienne pour la jeunesse (UPJ). "Les communes sont compétentes dans ce domaine mais elles doivent avancer ensemble et avec le Pays. Il nous faut être cohérent pour réussir."

L'enquête "Santé mentale en population générale" en Polynésie

Depuis 1997 le Centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé pour la recherche et la formation en santé mentale (Lille, France) mène une recherche-action sur la population générale dans le monde entier. Elle est intitulée Santé Mentale en Population Générale : Images et Réalités et vise deux objectifs principaux. D'une part celui de décrire les représentations mentales liées à la "folie", "la maladie mentale", "la dépression" et aux différents modes d'aide et de soins, et estimer la prévalence des principaux troubles psychiques dans la population générale âgée de plus de 18 ans. D'autre part celui de sensibiliser les partenaires sanitaires, sociaux, associatifs et politiques à l'importance des problèmes de santé mentale dans la population générale. Concrètement elle consiste en un questionnaire d'une quarantaine de minutes. Elle a déjà eu lieu sur 86 sites dont 71 en France et 15 à l’international. Elle sera menée en Polynésie du 19 au 30 octobre en partenariat avec l'association SOS suicide. "Quinze équipes de deux personnes, formées par des professionnels venus de métropole, vont sillonner les lieux publics de Tahiti et Moorea comme les supermarchés, les mairies, les plages, les marchés, etc.", indique Germaine David Vanquin de l'association SOS suicide. "Au total, nous devront remplir 900 questionnaires pendant la période de l'enquête."


Rédigé par Delphine Barrais le Lundi 21 Septembre 2015 à 17:15 | Lu 1368 fois







1.Posté par TuladiBouffi le 21/09/2015 18:34 | Alerter
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Partir voir ailleurs si il y est, c'est la seule véritable liberté qui nous reste quand le vie est ressentie comme insupportable. On est est tous des êtres avec des sensibilités différentes et des parcours de vie qui font notre personnalité alors arrêter de vouloir tout régenter et y compris les choix de chacun quand à son existence y compris le choix de sa fin de vie. C'est une affaire personnelle, point finale.

2.Posté par Fiu!!! le 22/09/2015 12:00 | Alerter
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Considérer le suicide comme un "problème de santé mentale" est une façon de voir les choses...

On peut toutefois se poser la question de savoir qui souffre d'un PB de santé mentale. Ceux qui refusent de continuer à vivre dans un monde qui nous agresse sans arrêt par sa brutalité, la bêtise humaine alliée à la méchanceté, et où toutes les valeurs humaines sont bafouées en permanence par ceux-là mêmes qui sont détenteurs d'une autorité, quelle qu'en soit la nature. Les malades mentaux sont ceux qui refusent de continuer à y vivre, ceux qui le rendent insupportable, ou ceux qui s'en accommodent en regardant ailleurs ou en y trouvant des "justifications" philosophico-religieuses ?

Quoi qu'il en soit, cela ne change rien à la douleur de ceux qui perdent un être proche.

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