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Communiqué du Tahoera': Tapuraland ou l’autocratie version Rohfritsch/Fritch.



Le gouvernement a répondu à l’autorité polynésienne de la concurrence concernant son avis sur la loi de pays réformant la perliculture. Le ton de sa réponse interpelle. Il pose un sérieux problème de respect de nos instances publiques. Si l’Autorité Polynésienne de la Concurrence doit être consultée, c’est une obligation, son avis ne contraint pas le gouvernement qui demeure libre de tenir compte ou non de ses observations. Que l’autorité de la concurrence communique sur son avis est une procédure saine et transparente.

On ne comprend donc pas le mépris dont le gouvernement fait preuve dans sa longue réponse à l’Autorité Polynésienne de la Concurrence et qu’il a renouvelé en séance publique mardi 13 décembre lors de l’examen du texte, considérant en substance que l’autorité n’avait strictement rien compris et mettant même en cause sa compétence, au motif que le président de l’autorité « n’a jamais plongé dans un lagon pour voir le dessous des perles » ! On hallucine ! Parce que, dans ce cas, si plonger fait la compétence, vous croyez que le ministre de la perliculture sait d’avantage de quoi il parle ? Sa compétence lui viendrait-elle des plongées qu'il effectue dans le lagon de Punaauia, qui comme chacun sait, est spécialisé dans la perliculture ? Même persiflage en direction de la présidente du groupe Tahoera’a Huiraatira, Teura Iriti, dont la pertinence de l’avis est également mis en cause au même motif qu’à Arue « on ne plonge pas d’avantage pour voir le dessous des perles » ! Tout cela en serait effectivement risible si ce n’était pas méprisant au plus haut point. Il faut croire que Teva Rohfritsch est obsédé par les dessous, voire, le derrière des choses !

Les élus, comme les entités publiques qui encadrent notre Autonomie doivent être respectés. Le gouvernement a déjà supprimé le Haut Conseil après avoir attaqué son président. On ne donne donc pas cher de l’Autorité Polynésienne de la Concurrence qui a osé rendre un avis qui n'encense pas le texte pondu par le gouvernement, et dont le ministre Teva Rohfritsch avait claironné un peu vite que c’était « son bébé » et que « tout le monde se disputerait sa paternité » ! De toute évidence, le bébé Rohfritsch est né prématuré. On retiendra surtout, qu’oser critiquer un texte du gouvernement est devenu un crime de lèse-majesté.

Ce gouvernement ne supporte aucune critique, en particulier Teva Rohfritsch dont l’arrogance et la suffisance frisent la caricature. L’opposition est bien placée pour le savoir et en a eu un nouvel aperçu hier. La suffisance qui le caractérise en devient insupportable. La loi de pays sur la perliculture devait être examinée avant même de connaître l’avis de l’Autorité de la concurrence pourtant obligatoire. C’est le président de l’assemblée qui a interpellé le président du pays pour attirer son attention sur cet oubli fâcheux, ce qui a permis au gouvernement de saisir l’autorité de la concurrence en urgence. Le gouvernement est donc seul responsable de ces délais contraints. Faut-il rappeler que gouverner c’est prévoir, et que la loi s’impose à tous, y compris au gouvernement. Au Tapura, la gouvernance n’est bonne que pour les discours. La réalité est moins attirante.
Il n’est pas possible de mépriser à ce point nos institutions. L’Autorité Polynésienne de la Concurrence est une instance voulue par le gouvernement Tahoera’a Huiraatira en 2013. Sa création a eu le soutien du groupe ATP et de l’actuel ministre de la perliculture, Teva Rohfritsch, qui ont voté le texte. C’est une instance nécessaire qui a vocation à éclairer et accompagner le gouvernement dans ses choix. Elle n’est pas un empêcheur de tourner en rond, mais un garde-fou, une sentinelle vigilante. Le Tahoera’a Huiraatira déplore donc que cette autorité, dont le magistrat-président a pourtant été choisi par le président Edouard Fritch lui-même, soit ainsi montrée du doigt et dénigrée en séance publique à l’assemblée, alors qu’elle ne fait qu’exercer son rôle. De toute évidence, s’opposer au gouvernement nous expose à ses foudres. Le magistrat-président de l’APC en fera-t-il les frais ? Faudra-t-il demain ramper devant sa majesté Teva Rohfritsch pour être considéré ou être épargné de ses colères ? On croit voir le clone du roi Athanase.

Chacun aura compris que dans le monde merveilleux du Tapura, où il n’existe aucun problème, oser émettre une critique fait de vous un pestiféré. C’est Tapuraland : l’autocratie monarchique version Rohfritsch/Fritch !

Rédigé par () le Mercredi 14 Décembre 2016 à 10:33 | Lu 1413 fois




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