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Comment réussir le bouturage de coraux



Antoine Puisay, en thèse, explique le bouturage.
Antoine Puisay, en thèse, explique le bouturage.
MOOREA, le 16 septembre 2016. Pour que le bouturage de coraux soit réussi, il faut bien connaître cet animal. Jeudi, l’Institut des récifs coralliens du Pacifique (IRCP) a réalisé une formation pour l’association Te Mana o Te Moana.

L’Institut des récifs coralliens du Pacifique (IRCP) a organisé jeudi une formation bouturage de coraux auprès de l’association Te Mana o Te Moana dans les locaux du Criobe.
Vie Stabile, directrice de l’association, Magalie Soria, en charge des animations et programmes scolaires, et deux bénévoles de l’association ont d’abord assisté à une présentation par Laetitia Hédouin, chercheuse spécialisée dans les jeunes stages de vie du corail. Laetitia a commencé par présenter deux thématiques essentielles : la biologie et l’écologie des coraux.

Magalie Soria, en charge des programmes scolaires chez Te Mana o te Moana s'exerce à la restauration récifale.
Magalie Soria, en charge des programmes scolaires chez Te Mana o te Moana s'exerce à la restauration récifale.
Le corail est un animal composé d’un squelette calcaire recouvert de milliers de polypes reliés les uns aux autres par des tissus. Ce sont ces polypes qui permettent la construction du squelette carbonaté. Une grande partie de l’énergie nécessaire aux coraux pour construire leur squelette, se reproduire ou faire face aux perturbations environnementales, provient d’algues microscopiques (les zooxanthelles) qui vivent en symbiose dans les parties molles (les tissus) du corail.

Le corail peut se reproduire de manière sexuée : le corail émet la nuit, en fonction de son mode de reproduction, soit des gamètes (ovocytes et spermatozoïdes), soit des larves. Il peut également se reproduire de manière asexuée : sans passer par une fécondation, le corail s’étend en clonant ses polypes qui se multiplient pour former une grande colonie.
C’est sur ce principe que repose le bouturage de corail : on récupère des morceaux de coraux, cassés par la houle par exemple, pour les placer sur des tables de bouturage (ou pépinière de coraux). Ceci permet à la bouture de se développer correctement sans être recouverte de sable ou d’algue, puisque la table est entretenue. Quand le corail a retrouvé une taille lui permettant de se protéger seul, il est remplacé dans le milieu naturel où il peut grandir jusqu’à maturité et se reproduire.

L'association Te Mana o te Moanadans la bibliothèque du CRIOBE pour la présentation sur le corail réalisée par Laetitia Hédouin (à droite)
L'association Te Mana o te Moanadans la bibliothèque du CRIOBE pour la présentation sur le corail réalisée par Laetitia Hédouin (à droite)
Laetitia Hédouin a ensuite abordé les éléments impliqués dans la réalisation de la restauration récifale : « il est important de savoir le but de ce bouturage. L’opération est simple et ludique, mais elle implique de grands questionnements avant et après : quel site restaurer ? Pourquoi ? Quelle espèce réimplanter ? Une fois les boutures réimplantées, il faut les surveiller régulièrement et comprendre en cas d’échec ce qui n’a pas fonctionné pour pouvoir améliorer l’efficacité de la restauration ». La restauration récifale est un processus très long, les boutures peuvent être remises en place de 6 à 12 mois après fragmentation. Et dans un contexte de changements globaux qui impliquent des perturbations plus intenses sur les récifs coralliens, la restauration devient un enjeu majeur délicat à mettre en place. Après 1 an d’élevage en pépinière, les coraux réimplantés sont soumis au même stress que les autres et peuvent subir un évènement de blanchissement aussi sévèrement que les coraux naturellement en place.


Un fragment d'Acropora utilisé pour le bouturage
Un fragment d'Acropora utilisé pour le bouturage
Les participants à la formation ont poursuivi l’atelier avec Antoine Puisay, étudiant en thèse (bourse CIFRE – en partenariat avec l’hôtel Intercontinental de Tahiti), qui leur a montré concrètement comment réaliser les boutures de coraux, à partir de prélèvements effectués dans le cadre de son étude. Pour Laetitia Hédouin : « Cette collaboration est importante. Elle nous permet de proposer nos boutures, qui servent en expérience, à l’association qui va les récupérer pour les élever et les remettre dans le milieu naturel. Une action de recyclage valorisant notre travail de recherche grâce à une finalité importante s’intégrant dans des programmes éducatifs ».


Rédigé par D'après un communiqué le Vendredi 16 Septembre 2016 à 09:45 | Lu 1560 fois

Tags : CORAUX, MOOREA






1.Posté par Une touriste qui a connu Tahiti il y a 10 ans le 17/09/2016 06:12 | Alerter
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Très bonne action que de se soucier des coraux, malheureusement au fenua trop peu de monde se soucient de l'environnement. La plage et les fonds marins de l'ancienne école de voile à Moorea est immonde, dans l'eau les poissons survivent au milieu de déchets, plus de coraux viables....sans compter sur Tahiti les détritus éparpillés le long des routes, plages etc... Même au Tuamotu il y a des machines à laver abandonnées etc... Bref c'est sale, les camions poubelle qui puent et rejettent un jus immonde, les rues de Papeete qui puent la pisse...ça ne fait absolument pas rêver...et gros changement remarqué : avant quand tu étais près d'un passage piéton les voitures s'arrêtaient...mais ça c'était avant...bref la Polynésie devient Paris, sale et moins accueillante....

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