Tahiti, le 31 mars 2026 - La célébration du “mois de la femme” s’est achevée, ce mardi, à l'école hôtelière de Tahiti sur un rassemblement inédit : pour la première fois, toutes les associations de femmes de Tahiti ont été réunies dans une même salle avec d'autres personnalités politiques et culturelles.
Soixante invitées étaient présentes, ce mardi, à l'école hôtelière de Tahiti, dont 98 % de femmes, pour partager un moment marqué par les hommages et les prises de parole riches en émotion. Sur “l’arbre des messages” installé pour l’occasion, ce sont au total 137 personnes qui ont laissé un mot. Parmi les témoignages, celui-ci résume l’esprit de soutien des femmes et de leur valorisation : “La femme polynésienne, elle sait d'où elle vient. Elle sait quelles sont ses valeurs. Elle sait calmer son entourage. Pilier de la famille, elle est égale à son conjoint. Que ce soit dans la joie ou la peine, elle est ouverte à tous.”
Le rassemblement a réuni bon nombre de personnalités féminines majeures : Raymonde Raoulx, membre du Conseil économique, social, environnemental et culturel, Irmine Tehei, présidente de l’Union des femmes francophones d’Océanie, Alexandra Chamoux, cheffe de la subdivision administrative des îles Tuamotu-Gambier, Gwenola Joly-Coz, première présidente de la cour d’appel, la maire de Arue Teura Iriti, ainsi que Greta Whyte, consule générale d’Australie. Les intervenantes ont notamment salué l’augmentation du nombre de femmes tāvana à la suite des dernières élections municipales, rappelant que “dans une société, il faut des femmes et des hommes”.
Des événements tout au long de mars
L’idée d’une journée consacrée aux droits des femmes remonte à 1910, lancée par Clara Zetkin, mais c’est en 1977 que le 8 mars devient officiellement une date internationale. En Polynésie, le mois de mars a été rythmé, comme chaque année, par plusieurs événements : l’ouverture du “mois de la femme” le 3 mars à la bibliothèque de l’UPF avec une matinée intitulée “Voix de femmes – Forces d’avenir”, l’élection Poerava, les Trophées du cœur, les actions de l’Union des femmes francophones, la journée de mobilisation du 8 mars, des conférences, des tables rondes et d’autres initiatives.
Un moment fort du rassemblement a été la présentation de la restitution d’une enquête qualitative sur la condition féminine en Polynésie. “Ce sont 102 femmes qui ont participé à ce questionnaire et 52 associations”, ont expliqué les organisatrices. Une donnée a particulièrement marqué les esprits : 97 % des participantes ont indiqué que c’était la première fois qu’on leur demandait réellement leur avis. “Et donc, on a eu 260 à 300 formulaires qui sont revenus de toutes les îles. Et c'est sur ça que j'insiste avec l'enquête qualitative : on leur demande d'écrire, on leur demande de nous donner des solutions, de nous présenter des solutions”, a souligné l’une des responsables.
Les résultats montrent des réalités contrastées. Le besoin d’aide financière ressort comme une priorité : 60 % des femmes déclarent rencontrer des difficultés économiques, et 72 % disent subir une pression liée au genre. Aux Marquises et aux Tuamotu, 100 % des femmes interrogées affirment connaître des problèmes financiers. Par ailleurs, 21,4 % des répondantes sont sans emploi. Malgré ces obstacles, les participantes expriment aussi une grande force intérieure où 90 % assurent se sentir heureuses et libres.
Soixante invitées étaient présentes, ce mardi, à l'école hôtelière de Tahiti, dont 98 % de femmes, pour partager un moment marqué par les hommages et les prises de parole riches en émotion. Sur “l’arbre des messages” installé pour l’occasion, ce sont au total 137 personnes qui ont laissé un mot. Parmi les témoignages, celui-ci résume l’esprit de soutien des femmes et de leur valorisation : “La femme polynésienne, elle sait d'où elle vient. Elle sait quelles sont ses valeurs. Elle sait calmer son entourage. Pilier de la famille, elle est égale à son conjoint. Que ce soit dans la joie ou la peine, elle est ouverte à tous.”
Le rassemblement a réuni bon nombre de personnalités féminines majeures : Raymonde Raoulx, membre du Conseil économique, social, environnemental et culturel, Irmine Tehei, présidente de l’Union des femmes francophones d’Océanie, Alexandra Chamoux, cheffe de la subdivision administrative des îles Tuamotu-Gambier, Gwenola Joly-Coz, première présidente de la cour d’appel, la maire de Arue Teura Iriti, ainsi que Greta Whyte, consule générale d’Australie. Les intervenantes ont notamment salué l’augmentation du nombre de femmes tāvana à la suite des dernières élections municipales, rappelant que “dans une société, il faut des femmes et des hommes”.
Des événements tout au long de mars
L’idée d’une journée consacrée aux droits des femmes remonte à 1910, lancée par Clara Zetkin, mais c’est en 1977 que le 8 mars devient officiellement une date internationale. En Polynésie, le mois de mars a été rythmé, comme chaque année, par plusieurs événements : l’ouverture du “mois de la femme” le 3 mars à la bibliothèque de l’UPF avec une matinée intitulée “Voix de femmes – Forces d’avenir”, l’élection Poerava, les Trophées du cœur, les actions de l’Union des femmes francophones, la journée de mobilisation du 8 mars, des conférences, des tables rondes et d’autres initiatives.
Un moment fort du rassemblement a été la présentation de la restitution d’une enquête qualitative sur la condition féminine en Polynésie. “Ce sont 102 femmes qui ont participé à ce questionnaire et 52 associations”, ont expliqué les organisatrices. Une donnée a particulièrement marqué les esprits : 97 % des participantes ont indiqué que c’était la première fois qu’on leur demandait réellement leur avis. “Et donc, on a eu 260 à 300 formulaires qui sont revenus de toutes les îles. Et c'est sur ça que j'insiste avec l'enquête qualitative : on leur demande d'écrire, on leur demande de nous donner des solutions, de nous présenter des solutions”, a souligné l’une des responsables.
Les résultats montrent des réalités contrastées. Le besoin d’aide financière ressort comme une priorité : 60 % des femmes déclarent rencontrer des difficultés économiques, et 72 % disent subir une pression liée au genre. Aux Marquises et aux Tuamotu, 100 % des femmes interrogées affirment connaître des problèmes financiers. Par ailleurs, 21,4 % des répondantes sont sans emploi. Malgré ces obstacles, les participantes expriment aussi une grande force intérieure où 90 % assurent se sentir heureuses et libres.
Création d'un Conseil des hommes
Le rassemblement a présenté le tout nouveau Conseil des hommes de Polynésie, une initiative destinée à faire participer les hommes à la lutte contre les inégalités et les violences. Deux portraits ont été dressés : celui du président, Clay Ellis, père et grand-père, éducateur sportif et agriculteur, qui a promis : “Je ferai de mon mieux avec la collaboration de tous”, avant d’ajouter, devant une salle entièrement féminine : “Vous resterez sur la place du haut”. Le vice-président, Rene Leou, fils de Janet Leou Boissin – détentrice du Trophée du Cœur – est coach en relation d’aide et intervient notamment dans les situations de violence conjugale.






























