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Climat: les points clés des négociations sur le futur accord de Paris



Paris, France | AFP | vendredi 06/11/2015 - Le futur accord de Paris pour lutter contre le réchauffement va fixer un cadre général à l'action de la communauté internationale. Voici les points clés de cette négociation:

- Les objectifs de long terme

L'objectif affiché est de limiter la hausse du thermomètre mondial à 2°C, mais certains pays, notamment les plus menacés par les conséquences du réchauffement comme les états insulaires, défendent 1,5°C. Les deux chiffres sont mentionnés dans les documents de travail.

Le respect de cette limite de 2° passe par une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre.

Mais la manière d'y parvenir fait toujours débat. Faut-il formuler dans l'accord un objectif daté, et donc plus contraignant, ou laisser des formulations beaucoup plus floues, qui laissent une marge de manoeuvre plus grande aux signataires ?

Pour rester sous les 2°C, les scientifiques et les économistes recommandent en outre davantage d'efforts avant 2020, date d'entrée en vigueur de l'accord. Agir plus tard coûtera plus cher, préviennent-ils.

- La révision à la hausse des engagements

156 pays ont annoncé, à ce jour, leurs intentions pour réduire ou limiter les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2025 ou 2030.

Mais ces engagements sont insuffisants: même s'ils étaient respectés, la hausse prévisible du thermomètre mondial serait ramenée de plus de 4°C à 3°C environ à l'horizon 2100.

Or, au-delà de 2°C de hausse, les scientifiques prédisent un emballement du climat aux conséquences catastrophiques.

Pour respecter l'objectif des 2°C, de nombreux pays voudraient donc que de nouveaux engagements, plus ambitieux, soient publiés tous les 5 ans.

- Les financements

En 2009, les pays développés s'étaient engagés à mobiliser de plus en plus d'argent pour financer les projets en faveur du climat des pays en développement afin d'arriver à 100 milliards de dollars annuels en 2020.

Mais quels financements comptabiliser ? Fonds publics et privés ? Prêts et dons ? Rien n'avait été défini.

L'OCDE a évalué à 62 milliards les financements du Nord vers le Sud effectués en 2014, en incluant les prêts: 43 milliards provenant d'institutions publiques, 16 milliards d'acteurs privés et 1,6 milliard sous forme de crédits à l'export.

Pour les années à venir, de nouveaux financements ont été annoncés, notamment de la part des banques multilatérales. Le Fonds vert pour le climat, abondé par certains pays riches à hauteur de 10 milliards jusqu'en 2018, a annoncé vendredi le financement de huit premiers projets en Afrique, en Asie, dans le Pacifique et en Amérique latine.

Les pays en voie de développement exigent que les financements des projets climat viennent s'ajouter et non se substituer au budget de l'aide au développement.

Ils veulent aussi un rééquilibrage des financements entre les mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui captent l'essentiel des soutiens, et les mesures pour affronter les impacts du réchauffement (comme l'érosion des côtes, les sécheresses récurrentes, ou la fonte des glaciers menaçant les ressources hydriques).

Ils demandent également qu'une hausse des financements soit garantie après 2020.

- La coopération

En plus des financements, les pays en voie de développement réclament des transferts de technologie et une aide technique pour l'adaptation aux changements climatiques (partage d'expérience, renforcement des systèmes d'alerte).

ces/cho/na/phv

Rédigé par () le Vendredi 6 Novembre 2015 à 05:40 | Lu 137 fois





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