Paris, France, le 27 juillet 2026. Quelques semaines après la polémique qui a agité le Festival de Cannes, Canal+ va rester le premier financeur du cinéma français puisqu'il investira 980 millions d'euros entre 2028 et 2032, après un accord avec les organisations du secteur annoncé lundi.
C'est "un nouvel accord historique", s'est félicité sur le réseau social X le patron du groupe, Maxime Saada.
Ce dernier avait affirmé en mai que son entreprise ne souhaitait plus financer les films des signataires d'une tribune qui dénonçait "l'emprise grandissante de l'extrême droite" dans le cinéma. Elle visait le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, actionnaire de référence de son groupe.
Il s'était ensuite défendu de vouloir dresser une "liste noire", face à l'émoi dans la profession et au-delà.
L'accord signé "permettra à Canal+ de continuer à proposer à ses abonnés les plus grands films français, européens et internationaux dès six mois après leur sortie en salles", a précisé l'entreprise dans un communiqué.
Maxime Saada a assuré que Canal+ était le "premier partenaire du cinéma français et européen pour longtemps".
Le cinéma français "mérite d'être soutenu, financé et accompagné" et "c'est ce que nous faisons depuis plus de 40 ans", a-t-il souligné.
Son groupe est présent à toutes les étapes de la vie d'un film, de son préfinancement jusqu'à sa distribution et son exploitation en salle. Canal+ a ainsi acquis en septembre 34% du capital d'UGC, le réseau de salles qu'il espère contrôler dans sa totalité à partir de 2028.
La répartition par année de cette enveloppe de près d'un milliard d'euros n'a pas été précisée. Mais elle marque une hausse.
Canal+ s'est déjà engagé à investir 160 millions d'euros en 2026 et 170 millions en 2027 dans le cinéma français, après 150 millions en 2025 - en recul toutefois par rapport aux 220 millions investis les années précédentes.
C'est "un nouvel accord historique", s'est félicité sur le réseau social X le patron du groupe, Maxime Saada.
Ce dernier avait affirmé en mai que son entreprise ne souhaitait plus financer les films des signataires d'une tribune qui dénonçait "l'emprise grandissante de l'extrême droite" dans le cinéma. Elle visait le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, actionnaire de référence de son groupe.
Il s'était ensuite défendu de vouloir dresser une "liste noire", face à l'émoi dans la profession et au-delà.
L'accord signé "permettra à Canal+ de continuer à proposer à ses abonnés les plus grands films français, européens et internationaux dès six mois après leur sortie en salles", a précisé l'entreprise dans un communiqué.
Maxime Saada a assuré que Canal+ était le "premier partenaire du cinéma français et européen pour longtemps".
Le cinéma français "mérite d'être soutenu, financé et accompagné" et "c'est ce que nous faisons depuis plus de 40 ans", a-t-il souligné.
Son groupe est présent à toutes les étapes de la vie d'un film, de son préfinancement jusqu'à sa distribution et son exploitation en salle. Canal+ a ainsi acquis en septembre 34% du capital d'UGC, le réseau de salles qu'il espère contrôler dans sa totalité à partir de 2028.
La répartition par année de cette enveloppe de près d'un milliard d'euros n'a pas été précisée. Mais elle marque une hausse.
Canal+ s'est déjà engagé à investir 160 millions d'euros en 2026 et 170 millions en 2027 dans le cinéma français, après 150 millions en 2025 - en recul toutefois par rapport aux 220 millions investis les années précédentes.
- Diversité promise -
Ce précédent accord avec la filière cinématographique, conclu début 2025, avait été émaillé de tensions car Canal+ menaçait de fortement baisser ses investissements annuels face à l'offensive de la plateforme américaine Disney+ dans le cinéma hexagonal.
Grâce à des investissements renforcés (25% de son chiffre d'affaires net annuel généré en France, au moins 70 films sur trois ans), Disney+ a en effet obtenu une fenêtre de diffusion pour les films 9 mois après leur sortie, contre 17 jusqu'alors.
Avec son nouvel accord, Canal+ reste en tête de la "chronologie des médias", c'est-à-dire du calendrier selon lequel les diverses exploitations d'une œuvre cinématographique peuvent intervenir. Cette chronologie est devenue un enjeu majeur, à l'heure de la multiplication des plateformes de diffusion.
"Par son ampleur, sa durée et les engagements qu'il comporte, cet accord entre un diffuseur et la filière cinématographique est sans précédent", a insisté Canal+.
Il y est réaffirmé la "volonté de préserver un modèle garantissant la diversité des œuvres, la pluralité des regards et des esthétiques, le renouvellement des talents et des écritures" notamment, a ajouté l'entreprise.
Peu après la polémique du Festival de Cannes, Maxime Saada avait dit étudier "une nouvelle dimension sur les dossiers" de financement des films, en plus des critères "artistique" et "commercial".
"Cette dimension, ce sera quelle est la considération qui est portée par les personnes qui portent ce projet vis-à-vis de Canal+, et est-ce que ces personnes ont porté un préjudice à Canal+", avait-il ajouté lors de l'assemblée générale du groupe.
Une telle mesure n'a pas été officialisée lundi. "Nous sommes très fiers de réaffirmer notre soutien au 7e art, à sa puissance, à sa créativité et à sa diversité", a plutôt déclaré M. Saada.
"De +La Haine+ à +Intouchables+, du +Fabuleux Destin d'Amélie Poulain+ à +Bienvenue chez les Ch'tis+, des +Trois Mousquetaires+ au +Comte de Monte-Cristo+, jusqu'à +Un p'tit truc en plus+: Canal+ est fier d'accompagner tous les films emblématiques et les talents qui les font exister", a aussi salué le patron de Canal+ France, Gérald-Brice Viret.
Grâce à des investissements renforcés (25% de son chiffre d'affaires net annuel généré en France, au moins 70 films sur trois ans), Disney+ a en effet obtenu une fenêtre de diffusion pour les films 9 mois après leur sortie, contre 17 jusqu'alors.
Avec son nouvel accord, Canal+ reste en tête de la "chronologie des médias", c'est-à-dire du calendrier selon lequel les diverses exploitations d'une œuvre cinématographique peuvent intervenir. Cette chronologie est devenue un enjeu majeur, à l'heure de la multiplication des plateformes de diffusion.
"Par son ampleur, sa durée et les engagements qu'il comporte, cet accord entre un diffuseur et la filière cinématographique est sans précédent", a insisté Canal+.
Il y est réaffirmé la "volonté de préserver un modèle garantissant la diversité des œuvres, la pluralité des regards et des esthétiques, le renouvellement des talents et des écritures" notamment, a ajouté l'entreprise.
Peu après la polémique du Festival de Cannes, Maxime Saada avait dit étudier "une nouvelle dimension sur les dossiers" de financement des films, en plus des critères "artistique" et "commercial".
"Cette dimension, ce sera quelle est la considération qui est portée par les personnes qui portent ce projet vis-à-vis de Canal+, et est-ce que ces personnes ont porté un préjudice à Canal+", avait-il ajouté lors de l'assemblée générale du groupe.
Une telle mesure n'a pas été officialisée lundi. "Nous sommes très fiers de réaffirmer notre soutien au 7e art, à sa puissance, à sa créativité et à sa diversité", a plutôt déclaré M. Saada.
"De +La Haine+ à +Intouchables+, du +Fabuleux Destin d'Amélie Poulain+ à +Bienvenue chez les Ch'tis+, des +Trois Mousquetaires+ au +Comte de Monte-Cristo+, jusqu'à +Un p'tit truc en plus+: Canal+ est fier d'accompagner tous les films emblématiques et les talents qui les font exister", a aussi salué le patron de Canal+ France, Gérald-Brice Viret.


































