Tahiti, le 1er juillet 2026 - Face au réchauffement climatique, le Centre hospitalier de la Polynésie française mise depuis 2022 sur son système de climatisation par eau de mer profonde (Swac) qui permet une réduction de sa consommation électrique de 35 à 40 %. Pour les dépenses d’électricité du CHPF, cela représente une économie financière estimée entre 200 et 300 millions de francs par an. Dans son dernier rapport sur l'adaptation de l'immobilier hospitalier au changement climatique, la Chambre territoriale des comptes (CTC) salue l'innovation, tout en rappelant que l'hôpital doit corriger ses fragilités en matière de sécurité.
Alors que la Polynésie fait face à la hausse des températures, à des épisodes de pluies plus intenses, à la montée du niveau de la mer et aux risques de submersion, le CHPF a choisi depuis juillet 2022 de s'appuyer sur une technologie qui a déjà fait ses preuves en Polynésie dans plusieurs structures hôtelières.
Le principe est simple : plutôt que de produire du froid grâce à des groupes frigorifiques très énergivores, le système Swac [pour Salt water air conditioning, NDLR] pompe de l'eau de mer froide dans les profondeurs. Celle-ci refroidit un second circuit d'eau douce qui alimente ensuite tout le réseau de climatisation de l'hôpital, sans que les deux eaux ne se mélangent.
Branché au réseau du CHPF le 8 juillet 2022, le Swac assure depuis le refroidissement des 1 600 climatiseurs de l'établissement hospitalier de Pirae.
Pour la CTC sur la période 2019-2024 le pari est réussi. Depuis la mise en service du Swac, la consommation électrique hebdomadaire de l'hôpital est passée d'environ 450 à 500 mégawattheures à près de 300 MWh, soit une baisse de 35 à 40 %. À terme, le système doit permettre de réduire de 80 à 90 % la consommation électrique liée à la climatisation et d'éviter le rejet d'environ 5 000 tonnes de CO₂ chaque année.
Pour les dépenses d’électricité du CHPF, cela représente une économie financière estimée entre 200 et 300 millions de francs par an.
Pour rappel : cette performance repose sur un investissement conséquent : 3,65 milliards de francs. Le financement a été partagé entre la Polynésie française (43,7 %), l'Agence française de développement, la Banque européenne d'investissement et l'Ademe lors de la signature du plan de financement en décembre 2012.
Selon la Chambre, ce coût initial sera progressivement compensé par les économies d'énergie réalisées au fil des années. Le rapport souligne aussi que les installations ont été conçues pour faire face aux aléas climatiques. Les canalisations et les ancrages résistent aux fortes houles et aux cyclones, tandis que les anciens groupes de froid ont été conservés pour prendre le relais en cas de panne.
Alors que la Polynésie fait face à la hausse des températures, à des épisodes de pluies plus intenses, à la montée du niveau de la mer et aux risques de submersion, le CHPF a choisi depuis juillet 2022 de s'appuyer sur une technologie qui a déjà fait ses preuves en Polynésie dans plusieurs structures hôtelières.
Le principe est simple : plutôt que de produire du froid grâce à des groupes frigorifiques très énergivores, le système Swac [pour Salt water air conditioning, NDLR] pompe de l'eau de mer froide dans les profondeurs. Celle-ci refroidit un second circuit d'eau douce qui alimente ensuite tout le réseau de climatisation de l'hôpital, sans que les deux eaux ne se mélangent.
Branché au réseau du CHPF le 8 juillet 2022, le Swac assure depuis le refroidissement des 1 600 climatiseurs de l'établissement hospitalier de Pirae.
Pour la CTC sur la période 2019-2024 le pari est réussi. Depuis la mise en service du Swac, la consommation électrique hebdomadaire de l'hôpital est passée d'environ 450 à 500 mégawattheures à près de 300 MWh, soit une baisse de 35 à 40 %. À terme, le système doit permettre de réduire de 80 à 90 % la consommation électrique liée à la climatisation et d'éviter le rejet d'environ 5 000 tonnes de CO₂ chaque année.
Pour les dépenses d’électricité du CHPF, cela représente une économie financière estimée entre 200 et 300 millions de francs par an.
Pour rappel : cette performance repose sur un investissement conséquent : 3,65 milliards de francs. Le financement a été partagé entre la Polynésie française (43,7 %), l'Agence française de développement, la Banque européenne d'investissement et l'Ademe lors de la signature du plan de financement en décembre 2012.
Selon la Chambre, ce coût initial sera progressivement compensé par les économies d'énergie réalisées au fil des années. Le rapport souligne aussi que les installations ont été conçues pour faire face aux aléas climatiques. Les canalisations et les ancrages résistent aux fortes houles et aux cyclones, tandis que les anciens groupes de froid ont été conservés pour prendre le relais en cas de panne.
Mais...des lacunes en matière de sécurité
La CTC demande une attention particulière pour le Swac qui ne dépend toujours de l'alimentation électrique et ne dispose pas de système de secours dédié en cas de coupure imprévue. Un hôpital plus sobre... mais toujours soumis aux aléas de la fourniture en électricité.
Si l’investissement pour le Swac est salué par la CTC, la chambre relève plusieurs manquements du CHPF en matière de sécurité. Notamment plusieurs non-conformités en matière de sécurité incendie. En 2023, la commission de sécurité a même rendu un avis défavorable à la poursuite de l'exploitation de l'hôpital, pointant des défauts sur certaines portes coupe-feu, l'absence de système d'extinction automatique dans des locaux sensibles ainsi que des travaux réalisés sans autorisation préalable.
Faute d'alternative en Polynésie, le CHPF poursuit son développement. Mais la CTC demande que les dernières mises en conformité soient réalisées rapidement afin d'obtenir un avis favorable lors de la prochaine visite de la commission de sécurité, prévue cette année. Elle recommande l'adoption d'un véritable schéma directeur immobilier pour mieux planifier les futurs investissements et renforcer la résilience de l'établissement face au changement climatique.
Le Swac en chiffres
- 30 ans de durée de vie
- 3,8 km de longueur de pipeline
- 6 MégaWatts de puissance
- 2% d'économie d'électricité sur l'ensemble de Tahiti
- 5 000 tonnes de CO2 supprimées par an
- 3,8 milliards de francs
Les recommandations de la CTC
N° 1. Mettre en œuvre sans délai les actions de mise en conformité requises par la commission de sécurité.
N° 2. Adopter, en 2027, un schéma directeur immobilier.
N° 3. Intégrer, en 2027, les risques naturels et climatiques dans le schéma directeur immobilier.
N° 4. Adopter, en 2027, une carte des zones à risques identifiant les secteurs du centre hospitalier exposés aux aléas naturels.
N° 5. Engager, à partir de 2027, un programme formation à la gestion des risques naturels et climatiques.
N° 6. Organiser, dès 2027, des exercices de simulation et de préparation opérationnelle à la gestion des risques naturels et climatiques.
N° 2. Adopter, en 2027, un schéma directeur immobilier.
N° 3. Intégrer, en 2027, les risques naturels et climatiques dans le schéma directeur immobilier.
N° 4. Adopter, en 2027, une carte des zones à risques identifiant les secteurs du centre hospitalier exposés aux aléas naturels.
N° 5. Engager, à partir de 2027, un programme formation à la gestion des risques naturels et climatiques.
N° 6. Organiser, dès 2027, des exercices de simulation et de préparation opérationnelle à la gestion des risques naturels et climatiques.


































