Tahiti, le 23 février 2026 - Les élèves de Moorea ont fait leur rentrée ce lundi matin dans des bus climatisés et les petits avaient à disposition un convoyeur. “Des élèves (…) sont contents de pouvoir venir à l'école dans de meilleures conditions et surtout en sécurité.” Si elle a pu régler ce problème de bus et de sécurité en deux jours, la ministre de l’Éducation assure qu’elle n‘est pas “magicienne” ni “un génie”. “J’ai travaillé avec des services qui m'ont proposé des solutions.”
La ministre de l’Éducation Samantha Bonet Tirao a fait la rentrée des classes ce lundi avec les élèves de Moorea. À la descente du bateau, elle est montée dans un bus déjà rempli de collégiens et a fait le trajet avec eux jusqu’au collège de Afareaitu. “Les choses se sont passées correctement”, dit-elle et les élèves de Afareaitu ont même pu prendre leur petit déjeuner au collège.
Depuis ce lundi, le transport scolaire est assuré sur l’île Sœur par Juliana Ruta à la place de la société Warren Transports, remerciée par la nouvelle ministre juste avant les vacances scolaires.
Pour cette dernière, ce déplacement avait un objectif principal : “L'idée, c'est de voir surtout comment va fonctionner le dispositif pour qu'on puisse avoir des horaires plus précis (…). Ne pas avoir de bus réguliers, en tout cas pendant une période, c'est quelque chose qui peut décourager pour aller à l'école.”
“Les jeunes sont sereins (…) le climat est posé. Je pense qu'ils n'ont qu'une seule hâte, c'est qu'on passe cette période qui a été compliquée pour eux et qu'ils aillent à l'école en toute sérénité.” La ministre assure que le transport scolaire, “c'est d'abord un chantier humain avant que ce soit un chantier économique”.
La ministre de l’Éducation Samantha Bonet Tirao a fait la rentrée des classes ce lundi avec les élèves de Moorea. À la descente du bateau, elle est montée dans un bus déjà rempli de collégiens et a fait le trajet avec eux jusqu’au collège de Afareaitu. “Les choses se sont passées correctement”, dit-elle et les élèves de Afareaitu ont même pu prendre leur petit déjeuner au collège.
Depuis ce lundi, le transport scolaire est assuré sur l’île Sœur par Juliana Ruta à la place de la société Warren Transports, remerciée par la nouvelle ministre juste avant les vacances scolaires.
Pour cette dernière, ce déplacement avait un objectif principal : “L'idée, c'est de voir surtout comment va fonctionner le dispositif pour qu'on puisse avoir des horaires plus précis (…). Ne pas avoir de bus réguliers, en tout cas pendant une période, c'est quelque chose qui peut décourager pour aller à l'école.”
“Les jeunes sont sereins (…) le climat est posé. Je pense qu'ils n'ont qu'une seule hâte, c'est qu'on passe cette période qui a été compliquée pour eux et qu'ils aillent à l'école en toute sérénité.” La ministre assure que le transport scolaire, “c'est d'abord un chantier humain avant que ce soit un chantier économique”.
“Des tarifs au plus proche des besoins et de la réalité”
Cependant, la solution trouvée avec Juliana Ruta reste temporaire. Un premier appel d’offres va être lancé et ce pour une période d’un an, ce qui va permettre “de faire une étude de fond sur la grille tarifaire des transports scolaires”. En effet, les tarifs appliqués aujourd’hui datent de 2015 et la ministre compte bien les “revaloriser à leur juste valeur, compte tenu des augmentations en termes de carburant. Il faut que tout le monde trouve son compte. De mon point de vue, en tout cas, on ne peut pas faire de réformes entières si on ne réforme pas ces textes de base qui permettent aussi de revaloriser le tarif des transports.”
Une réévaluation demandée par Willy Chung Sao il y a deux ans et qui lui avait été refusée par le Pays. Un aller-retour pour un enfant coûte aux transporteurs 70 francs. Mais pour l’instant, Samantha Bonet Tirao dit ne pas savoir combien elle va proposer aux transporteurs. “Des concertations vont être engagées pour que nous puissions avoir des tarifs au plus proche des besoins et de la réalité. Aujourd'hui, on est sur Moorea mais il faut penser aussi au long terme et ouvrir la réflexion à d'autres territoires de la Polynésie qui mériteraient certainement d'être retravaillés. Je ne peux pas dire aujourd'hui jusqu'à combien on va aller.”
Une réévaluation demandée par Willy Chung Sao il y a deux ans et qui lui avait été refusée par le Pays. Un aller-retour pour un enfant coûte aux transporteurs 70 francs. Mais pour l’instant, Samantha Bonet Tirao dit ne pas savoir combien elle va proposer aux transporteurs. “Des concertations vont être engagées pour que nous puissions avoir des tarifs au plus proche des besoins et de la réalité. Aujourd'hui, on est sur Moorea mais il faut penser aussi au long terme et ouvrir la réflexion à d'autres territoires de la Polynésie qui mériteraient certainement d'être retravaillés. Je ne peux pas dire aujourd'hui jusqu'à combien on va aller.”
“La complexité du dispositif mérite quand même du temps” pour assurer la sécurité du transport
La ministre de l’Éducation Samantha Bonet Tirao assure que la sécurité de élèves est primordiale et que lors du prochain appel d’offres, l'idée sera de “prendre les transporteurs qui pourront nous garantir des transports en sécurité avec des papiers qui sont conformes à la réglementation appliquée, parce qu'il s'agit quand même de la sécurité des élèves”.
Sauf que pendant plus de deux ans, les élèves de Moorea ont été pris en charge par des bus qui laissaient à désirer au niveau de la sécurité. L’ancien ministre mais également le président du Pays ont fermé les yeux sur cette situation. Et comme par magie, deux jours après la nomination de la nouvelle ministre, une solution sortie du chapeau est trouvée. Samantha Bonet Tirao explique cela par “la complexité du dispositif qui mérite quand même du temps”.
La ministre affirme avoir travaillé avec les services du Pays, dont la Direction générale de l’éducation et des enseignements et notamment avec la responsable des transports scolaires Lizzie Avaemai. “Les services (…) ont étudié toute la complexité du dispositif pendant un moment, et lorsque je suis arrivée (…), les choses ont été arbitrées en conséquence (…). Les études de fond prennent du temps (…). Quand je suis arrivée, étant moi-même technicienne, ça m'a permis de remettre (…) la main à la pâte, aux côtés de mes services, et voilà, la solution est là (…). Le Pays a toujours été attentif à ces choses-là (…). Je ne suis pas magicienne, je ne suis pas un génie, j'ai travaillé avec des services qui m'ont proposé des solutions.”
Et la ministre de l’Éducation de conclure avec l’une de ses phrases fétiches : “Il faut passer à autre chose (…). Ce qui s'est passé avant, ça s'est passé avant. Il faut aller de l'avant.”
Sauf que pendant plus de deux ans, les élèves de Moorea ont été pris en charge par des bus qui laissaient à désirer au niveau de la sécurité. L’ancien ministre mais également le président du Pays ont fermé les yeux sur cette situation. Et comme par magie, deux jours après la nomination de la nouvelle ministre, une solution sortie du chapeau est trouvée. Samantha Bonet Tirao explique cela par “la complexité du dispositif qui mérite quand même du temps”.
La ministre affirme avoir travaillé avec les services du Pays, dont la Direction générale de l’éducation et des enseignements et notamment avec la responsable des transports scolaires Lizzie Avaemai. “Les services (…) ont étudié toute la complexité du dispositif pendant un moment, et lorsque je suis arrivée (…), les choses ont été arbitrées en conséquence (…). Les études de fond prennent du temps (…). Quand je suis arrivée, étant moi-même technicienne, ça m'a permis de remettre (…) la main à la pâte, aux côtés de mes services, et voilà, la solution est là (…). Le Pays a toujours été attentif à ces choses-là (…). Je ne suis pas magicienne, je ne suis pas un génie, j'ai travaillé avec des services qui m'ont proposé des solutions.”
Et la ministre de l’Éducation de conclure avec l’une de ses phrases fétiches : “Il faut passer à autre chose (…). Ce qui s'est passé avant, ça s'est passé avant. Il faut aller de l'avant.”
Hereiti, une maman d’élève : “Avant les vacances, il n’est pas parti à l’école à cause du problème de bus”
“C’est bien, il y a la clim’ et en plus, ils sont bien installés. Et puis il y a les ceintures aussi, ce n’est pas comme dans les anciens bus et cela me rassure parce que dans le minibus, des fois, il n'y a pas de place et ils sont serrés.
Cela rassure de le laisser prendre le bus comme ça, car je n’étais pas tranquille. Des fois, il n’y avait pas de convoyeur le matin et j’étais inquiète au cas où il y ait un élève qui se lève et se blesse (…).
Avant, on était là entre 6 h 45 et 6 h 50 et la semaine avant les vacances, c’était très long. Un jour, c’est ma tatie qui l’a emmené et puis ils sont revenus à la maison vers 7 h 55, et puis le bus n’est pas vite arrivé.
Cela s’est produit deux fois dans la semaine et du coup, le vendredi des vacances, il n’est pas parti à l’école à cause du problème de bus. Et comme je n’ai pas de moyen de transport pour l’emmener à l’école, il n’est pas parti à l’école et j’ai dû le garder. J’espère que cela ne va plus arriver.”
Cela rassure de le laisser prendre le bus comme ça, car je n’étais pas tranquille. Des fois, il n’y avait pas de convoyeur le matin et j’étais inquiète au cas où il y ait un élève qui se lève et se blesse (…).
Avant, on était là entre 6 h 45 et 6 h 50 et la semaine avant les vacances, c’était très long. Un jour, c’est ma tatie qui l’a emmené et puis ils sont revenus à la maison vers 7 h 55, et puis le bus n’est pas vite arrivé.
Cela s’est produit deux fois dans la semaine et du coup, le vendredi des vacances, il n’est pas parti à l’école à cause du problème de bus. Et comme je n’ai pas de moyen de transport pour l’emmener à l’école, il n’est pas parti à l’école et j’ai dû le garder. J’espère que cela ne va plus arriver.”
Samantha Bonet Tirao, ministre de l’Éducation : “Réajuster les passages des bus (…) et réguler le sommeil”
“Ce que je retiens du parcours effectué (…) c'est la joie des parents d'avoir un bus qui soit à l'heure (…). Il y a des parents qui ont attendu et sont arrivés avant pour essayer de trouver le bon horaire de bus. Donc, on a des parents qui sont soulagés.
Des élèves (…) sont contents de pouvoir venir à l'école dans de meilleures conditions et surtout en sécurité (…). Que ce soit chez les parents ou les élèves, ils étaient conscients qu'un bon transport nécessitait en fait qu'on garantisse la sécurité des élèves (…).
L'idée, c'est de réajuster les passages pour qu'on puisse dire aux familles qu'on va venir entre 6 h 50 et 7 h 30 et pas entre 6 h 30 et 7 heures. Donc, ils vont réguler les parcours en fonction des petits points qu'on a relevés (…).
Les élèves sont contents d'avoir un bus qui va leur permettre de se réveiller à des heures précises et pas un coup à 4 h 30, un coup à 5 h 20. Ça veut dire aussi que le transport permet tout simplement de réguler les sommeils, de leur donner des nuits complètes, plus longues. En tout cas, ils vont se réveiller à des heures régulières. Ça, c'est vraiment important autrement, ils vont être fatigués. Et puis là, pour le moment, ça se passe très bien.
Des élèves (…) sont contents de pouvoir venir à l'école dans de meilleures conditions et surtout en sécurité (…). Que ce soit chez les parents ou les élèves, ils étaient conscients qu'un bon transport nécessitait en fait qu'on garantisse la sécurité des élèves (…).
L'idée, c'est de réajuster les passages pour qu'on puisse dire aux familles qu'on va venir entre 6 h 50 et 7 h 30 et pas entre 6 h 30 et 7 heures. Donc, ils vont réguler les parcours en fonction des petits points qu'on a relevés (…).
Les élèves sont contents d'avoir un bus qui va leur permettre de se réveiller à des heures précises et pas un coup à 4 h 30, un coup à 5 h 20. Ça veut dire aussi que le transport permet tout simplement de réguler les sommeils, de leur donner des nuits complètes, plus longues. En tout cas, ils vont se réveiller à des heures régulières. Ça, c'est vraiment important autrement, ils vont être fatigués. Et puis là, pour le moment, ça se passe très bien.





































