Une partie des agents de la DSFE de Taiarapu, circonscription hôte de la Saga 2026 (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 17 juillet 2026 - Cette année, la Saga jette l’ancre à Tautira du 5 juillet au 9 août. Pendant ces cinq semaines de vacances tournées vers la navigation pour 720 enfants de Tahiti et des îles, nous vous embarquons aux côtés de quelques-unes des nombreuses personnes qui contribuent à la réussite de cette initiative solidaire. Aujourd’hui, rencontre avec Titaina Contios, responsable de la circonscription de Taiarapu à la DSFE, et son équipe mobilisée avant et pendant la Saga pour la sélection des enfants et des familles d’accueil, la répartition hebdomadaire et le suivi social sur le terrain.
C’est un travail de l’ombre qui mérite d’être mis en lumière. Pour cette 34e édition de la Saga, 418 enfants, soit plus de la moitié de l’effectif, sont suivis par la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité (DSFE). Au-delà du soutien financier accordé par le Pays, ce sont toutes les circonscriptions sociales qui sont mobilisées, et plus particulièrement celle de la Presqu’île qui accueille l’événement.
“En 18 ans de carrière à la DSFE, j’ai été au rendez-vous de la Saga chaque année, et de façon encore plus intense lorsque l’événement est accueilli à Taiarapu-Ouest ou à Taiarapu-Est, comme cette année”, confirme Titaina Contios. À 59 ans, la responsable de la circonscription de Taiarapu supervise toute une équipe impliquée dans plusieurs missions à différentes étapes, en commençant par les enfants. “Dans le cadre du partenariat historique entre la Saga, l’école de voile de Arue et la DSFE, les travailleurs sociaux de toutes les circonscriptions sélectionnent les enfants qui vont participer et les accompagnent sur le site. Le suivi se fait jusque dans les familles d’accueil pour voir comment les enfants évoluent et recenser d’éventuelles difficultés. Chaque semaine et à chaque rotation, les travailleurs sociaux sont sur le terrain”, explique-t-elle.
C’est un travail de l’ombre qui mérite d’être mis en lumière. Pour cette 34e édition de la Saga, 418 enfants, soit plus de la moitié de l’effectif, sont suivis par la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité (DSFE). Au-delà du soutien financier accordé par le Pays, ce sont toutes les circonscriptions sociales qui sont mobilisées, et plus particulièrement celle de la Presqu’île qui accueille l’événement.
“En 18 ans de carrière à la DSFE, j’ai été au rendez-vous de la Saga chaque année, et de façon encore plus intense lorsque l’événement est accueilli à Taiarapu-Ouest ou à Taiarapu-Est, comme cette année”, confirme Titaina Contios. À 59 ans, la responsable de la circonscription de Taiarapu supervise toute une équipe impliquée dans plusieurs missions à différentes étapes, en commençant par les enfants. “Dans le cadre du partenariat historique entre la Saga, l’école de voile de Arue et la DSFE, les travailleurs sociaux de toutes les circonscriptions sélectionnent les enfants qui vont participer et les accompagnent sur le site. Le suivi se fait jusque dans les familles d’accueil pour voir comment les enfants évoluent et recenser d’éventuelles difficultés. Chaque semaine et à chaque rotation, les travailleurs sociaux sont sur le terrain”, explique-t-elle.
Le bien-être des enfants
Autre volet essentiel : l’identification des familles d’accueil. Les évaluations ont commencé mi-avril, assez tardivement après plusieurs appels à la mobilisation avec le soutien de la commune de Taiarapu-Est, dont c’est la première édition. “Le recrutement des familles d’accueil, c’est la mission de la circonscription où se déroule la Saga. Chacune est informée et évaluée. Elles ne doivent pas être en difficulté sociale. Elles doivent avoir du temps et de l’affection à donner, et aussi des capacités éducatives. Au niveau de la maison, il doit y avoir un espace disponible pour les enfants. Ça passe aussi par la surveillance et la moralité. Le critère prioritaire, c’est d’assurer le bien-être et la sécurité des enfants. On fait vraiment appel à un engagement et à une solidarité, voire à une philosophie”, précise Titaina Contios. Sur les 70 familles candidates, 52 ont été retenues et réunies lors de réunions préparatoires.
Une fois que tous les participants sont connus, c’est une mission d’équilibriste qui incombe à la DSFE de Taravao : la répartition des enfants dans leur future famille d’accueil. Un travail de fourmi et des pages de tableaux qui visent à faire coïncider au mieux le profil des enfants et des adolescents avec celui des foyers prêts à leur ouvrir leurs portes. Pour trouver le bon accord, les travailleurs sociaux font appel à leur expertise, tout en s’appuyant sur le savoir-faire d’Eva Hellemont, secrétaire comptable à l’école de voile de Arue impliquée dans le volet administratif et logistique de la Saga depuis 2001.
La solidarité à l’épreuve
Ces défis s’ajoutent aux tâches habituelles des travailleurs sociaux. Tous pôles de mission confondus (secrétariat, psychologue, signalements, protection de l’enfance, missions polyvalentes), la circonscription de Taiarapu totalise 5 000 dossiers actifs et 10 000 visiteurs annuels. Un quotidien chargé dans lequel la Saga trouve légitimement sa place. “C’est un travail d’équipe et une belle mission. C’est beaucoup de travail, mais ça fait partie de notre ADN de travailleurs sociaux”, remarque Titaina Contios. “C’est un très bel événement, pensé intelligemment avec une vraie aura de solidarité et un appel du cœur”.
Interrogée sur les temps forts de la Saga de son point de vue de travailleuse sociale, la référente répond “quelque chose de très simple” : “Une famille d’accueil qui accepte de s’engager, des enfants qui sont contents au point de pleurer en partant parce qu’un lien s’est créé, des élus communaux qui se mobilisent pour proposer des enfants et des familles”. La Saga vient aussi parfois avec des cadeaux, certaines familles d’accueil formulant le vœu de prolonger leur engagement auprès de la DSFE.
La parole aux travailleurs sociaux
Frédérique Le Cleach-Tauraa, conseillère en économie sociale et familiale : “Mon rôle de travailleuse sociale, c’est de permettre à des enfants qui n’ont pas la chance de partir en vacances et qui vivent parfois dans des conditions très précaires, de pouvoir vivre leur vie d’enfant et partager de belles expériences. Quand on pense à la Saga, on voit plein de sourires, mais on ne se rend pas compte de l’ampleur du travail en amont et tout au long de l’opération. Ces sourires, c’est notre moteur et notre motivation. On y met toute notre énergie !”
Christelle Manuireva, éducatrice spécialisée : “C’est la première fois que je participe en tant que circonscription organisatrice de la Saga. C’est un événement important qui bénéficie à des enfants de toute la Polynésie française. C’est beaucoup de travail, mais je prends vraiment plaisir à l’organiser avec le soutien des communes et des familles d’accueil. L’année dernière, j’ai participé à l’édition sur Papeari et j’ai vu la joie des enfants ! On n’est pas sur les bateaux, mais on est quand même régulièrement sur le terrain pour le suivi.”
Christelle Manuireva, éducatrice spécialisée : “C’est la première fois que je participe en tant que circonscription organisatrice de la Saga. C’est un événement important qui bénéficie à des enfants de toute la Polynésie française. C’est beaucoup de travail, mais je prends vraiment plaisir à l’organiser avec le soutien des communes et des familles d’accueil. L’année dernière, j’ai participé à l’édition sur Papeari et j’ai vu la joie des enfants ! On n’est pas sur les bateaux, mais on est quand même régulièrement sur le terrain pour le suivi.”





























