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Au Brésil, 400 chercheurs préparent l'agriculture contre le changement climatique



BRASILIA, 19 décembre 2013 (AFP) - Plusieurs centaines de chercheurs brésiliens travaillent pour préparer l'agriculture de ce pays, grand exportateur d'aliments, à faire face aux effets du changement climatique et à le protéger contre l'arrivée éventuelle de fléaux agricoles qui frappent ses voisins.

"Nous avons 400 chercheurs qui travaillent actuellement à adapter notre agriculture au changement climatique. Nous avons un climat tropical et il est le premier à être affecté par le changement climatique", explique à l'AFP Mauricio Lopes, président de l'entreprise publique Embrapa, le géant brésilien de la recherche agricole.

Si la température augmente, que va-t-il se passer dans "30, 40 ou 100 ans? Que va-t-il se passer avec le processus d'adaptation de nos cultures? Où allons nous devoir planter le café, le soja, la canne à sucre et le maïs? Nous effectuons un travail rigoureux pour anticiper les impacts que le changement climatique pourra avoir sur les zones où nous adaptons les cultures", détaille le scientifique.

Le responsable d'Embrapa - dont le siège est à Brasilia - affirme que des expériences sophistiquées sont effectuées pour "tenter de limiter l'impact" de l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. L'agriculture du Brésil, la septième économie de la planète, représente 22% du PIB et constitue aussi une importante source d'émissions de gaz nocifs pour le climat.

L'idée est de trouver du matériel génétique tolérant ou résistant au nouveau climat : "Si le changement climatique se produit, nous voulons savoir comment améliorer ou anticiper", explique encore M. Lopes.

Cela servira également à développer une agriculture durable à travers des programmes publiques à faibles émissions de carbone, destinés à une moindre émission de gaz nocifs pour le climat, poursuit-il.

Un travail préventif clé

Un autre effet négatif du changement climatique est le risque de propagation des fléaux agricoles (maladies, parasites, pesticides, etc...) qui touchent les plantations.

L'Embrapa a dénombré 489 maladies qui pourraient entrer au Brésil car elles affectent déjà certains pays voisins ou partenaires commerciaux.

Parmi ces fléaux agricoles, pas moins de 150 pourraient porter un énorme préjudice au géant sud-américain, parfois surnommé le "grenier du monde", affirme M. Lopes. C'est pourquoi les chercheurs développent des plantes tolérantes et résistantes.

La menace de ces fléaux agricoles augmente avec les grands événements sportifs que le Brésil va abriter comme la Coupe du monde de football 2014 ou les jeux Olympiques 2016, quand de nombreux étrangers vont affluer et pourraient apporter avec eux de nouveaux parasites, estime l'Embrapa.

"Avant que le fléau entre et s'il entre, le Brésil aura la solution", rassure toutefois Marcio Elias Ferreira, du laboratoire de Génétique d'Embrapa.

Pour l'institution, le "travail préventif" est fondamental pour éviter ce qui s'est passé en 2001 avec l'entrée de la chenille "Helicoverpa armigera", qui se nourrit d'une centaine de plantes. Elle s'est développée dans tout le pays, où les producteurs ont dû investir des sommes colossales pour la combattre.

Embrapa cherche notamment à se protéger d'un parasite qui touche le blé et qui a surgi il y a cinq ans en Afrique, est passé au Moyen Orient et est déjà arrivé en Amérique du sud mais n'a pas encore été détecté au Brésil. Les professionnels d'Embrapa travaillent dans des laboratoires aux Etats-Unis, en Europe, en Asie et en Amérique latine. Au Panama par exemple, ils étudient spécifiquement les maladies qui touchent le riz.

Pour Embrapa, la biotechnologie et les organismes génétiquement modifiés (OGM) autorisés au cours des dernières années au Brésil joueront un rôle important dans l'avenir.

"Le Brésil est pragmatique face à la biotechnologie parce que nous faisons une agriculture dans les zones les plus délicates de la planète (...) Ce n'est pas le moment de dire non à la technologie mais il faut l'utiliser de manière responsable et soigneuse, sur une base scientifique solide", répond M. Lopes aux inquiétudes des écologistes face aux OGM.

Rédigé par () le Jeudi 19 Décembre 2013 à 05:46 | Lu 464 fois





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