Tahiti Infos
Tahiti Infos

TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
I phone App
Androïd
Newsletter

FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49


Attaque d'Orly: l'assaillant était sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants



Paris, France | AFP | dimanche 19/03/2017 - Ziyed Ben Belgacem, l'agresseur d'une militaire samedi à l'aéroport d'Orly était sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants au moment de l'attaque, une révélation qui éclaire les circonstances de son passage à l'acte "violent" et "destructeur".
Les analyses toxicologiques réalisées dimanche à l'issue de l'autopsie de l'assaillant, abattu par un militaire juste après l'agression, "ont mis en évidence un taux d'alcoolémie de 0,93 gramme par litre de sang et la présence de cannabis et de cocaïne", a-t-on appris de source judiciaire.
Ziyed Ben Belgacem, un Français d'origine tunisienne de 39 ans, condamné à plusieurs reprises pour des vols et trafic de stupéfiants, signalé comme radicalisé en prison, s'est attaqué samedi à une militaire de l'opération Sentinelle à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne), se disant prêt à "mourir" au nom d'Allah, au terme d'une équipée violente et solitaire à travers la banlieue parisienne.
Aucune complicité éventuelle n'a été établie à ce stade: les gardes à vue d'un frère et d'un cousin de l'assaillant, qui s'étaient présentés d'eux-mêmes samedi au commissariat, ont été levées dimanche soir, quelques heures après celle du père, laissé libre dès samedi soir.
"Mon fils n'a jamais été un terroriste. Jamais il a fait la prière et il boit. Et sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on arrive", a témoigné son père sur Europe 1.
Pour lui, son fils a été pris dans un engrenage, a payé ses "fréquentations" et une dérive dans la drogue. Cet homme, sous le choc, a relaté le dernier échange terrible qu'il a eu avec ce fils qui l'appelle depuis l'autoroute parce qu'il a "fait une connerie": "Je lui ai dit +non, moi je ne donne pas mon pardon parce que tu as touché à un gendarme+".
Le domicile des parents a été perquisitionné et aucun élément intéressant n'a été retrouvé, d'après une source proche de l'enquête.
L'assaillant se trouvait dans "une sorte de fuite en avant", avait commenté samedi soir le procureur de Paris François Molins. Il avait lancé aux militaires au moment de l'agression: "Je suis là pour mourir par Allah. De toute façon, il va y avoir des morts".
Ziyed Ben Belgacem avait jeté au sol un sac contenant un bidon d'hydrocarbures juste avant l'attaque. Ont été retrouvés sur lui 750 euros, un exemplaire du coran, un paquet de cigarettes et un briquet et, à son domicile, de Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise), quelques grammes de cocaïne ainsi qu'une machette.


- "Élément déclencheur" -


Pour le parquet, qui a ouvert une enquête notamment pour tentative d'homicide et d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, l'agression d'Orly est le terme d'un "parcours violent et destructeur" entamé à 06H55 à Garges-lès-Gonesse, dans la banlieue nord de Paris.
Arrêté à un contrôle routier, alors qu'il roulait à vive allure, tous feux éteints, il tire au revolver à grenailles sur des policiers, en blessant légèrement un à la tête, et prend la fuite. "On ne sait pas si le contrôle routier a été l'élément déclencheur du passage à l'acte ou s'il y a pu avoir une préméditation", a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.
L'homme réapparaît ensuite à une trentaine de kilomètres de là, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) dans la banlieue sud, où il vole une voiture, avant de gagner l'aéroport d'Orly-Sud.
Pour le procureur, plusieurs éléments désignent Ziyed Ben Belgacem comme un homme dangereux, déterminé "aller au bout de ce processus" mortifère: le choix de la cible, des militaires, "correspond aux mots d'ordre diffusés par les organisations terroristes jihadistes" et le profil de l'assaillant, "repéré comme radicalisé à l'occasion d'un passage en détention au cours des années 2011-2012".
Toutefois, une perquisition administrative menée à son domicile en 2015 dans le cadre de l'état d'urgence n'avait "rien donné".
Cette attaque dans un aéroport avait contraint les autorités à évacuer les passagers et à dérouter voire annuler des vols. Dimanche soir, la situation était de retour à la normale, selon une porte-parole d'Aéroports de Paris.
Elle survient à un mois de la présidentielle, dans un pays confronté depuis deux ans à une vague d'attentats jihadistes ayant fait 238 morts, et en plein débat sur le maintien de l'état d'urgence, en vigueur jusqu'au 15 juillet. Le président François Hollande a jugé "essentiel" le renfort de militaires aux forces de sécurité, tandis que la candidate du Front national Marine Le Pen a attaqué un "gouvernement dépassé" face au "fondamentalisme islamiste". Une "outrance" vivement dénoncée par le Premier ministre Bernard Cazeneuve.

le Lundi 20 Mars 2017 à 05:14 | Lu 236 fois






1.Posté par CITRUS le 20/03/2017 08:06 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

DONC ...... pas de sa faute a ce pooovre homme
c'est la faute a la société
MARINE , CHARLES MARTEL , OU ÊTES VOUS ????????

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

800 caractères maxi autorisés.
Les dispositifs mis en œuvre pour lutter contre les contenus illicites, s'agissant des contenus publiés sur les espaces de contribution personnelle des internautes , exposés par le 10° de l'article 1er du décret du 29 octobre 2009 , autorisent toute personne à signaler la présence de tels contenus et à l'éditeur de les retirer promptement ou d'en rendre l'accès impossible". Merci de nous signaler tout contenu illicites à contact@tahiti-infos.com. D'autre part, l'équipe de Tahiti-infos ne peut être tenue pour responsable de la valeur des propos qui seront entretenus dans les commentaires. Elle attire cependant votre attention sur le fait qu'elle ne pourra tolérer aucun commentaire à caractère insultant,diffamatoire, raciste, discriminatoire, infamant, pornographique ou ne respectant pas l'éthique de la personne ou les bonnes mœurs de quelque manière qu'il soit. Tahiti Infos se réserve le droit de supprimer immédiatement ce type de message s'il devait se présenter. Tahiti Infos se réserve le droit de supprimer l'adresse d'un site internet dans un message s'il est estimé qu'il dissimule un caractère publicitaire ou s'il a été "emprunté" de manière malveillante. Merci de votre compréhension.

Signaler un abus

Dans la même rubrique :
< >

Actualité de Tahiti et ses îles | Actualité de France | Actualité du Pacifique | Actualité du Monde | Actualité du Sport | Insolite | Magazine | Assistance