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Assises : les trois complices du meurtre de Papi Lai à la barre mardi



La deuxième session 2016 de la cour d'assises s'ouvre pour les trois prochaines semaines, au palais de justice de Papeete. Sur les sept dossiers au programme, trois seront instruits en audience publique.
La deuxième session 2016 de la cour d'assises s'ouvre pour les trois prochaines semaines, au palais de justice de Papeete. Sur les sept dossiers au programme, trois seront instruits en audience publique.
PAPEETE, 20 mai 2016 - La cour d’assises de Papeete ouvre sa deuxième session de l’année lundi. Au programme, sept affaires étalées sur deux semaines et demi. Deux dossiers seront jugés en appel.

Après la traditionnelle journée d'information et la visite de la maison d'arrêt de Nuutania, ce lundi, les jurés tirés au sort pour siéger lors de cette deuxième session de la cour d'assises entrent dans le vif du sujet mardi matin avec le procès de trois des cinq personnes accusées dans une affaire de vol avec violence ayant entraîné la mort de Papi Lai, en juin 2012.

Les faits s’étaient déroulé à Arue un mercredi soir, le 13 juin. Cinq jeunes dont deux mineurs de moins de 16 ans s’étaient introduits par effraction au domicile du papi de 74 ans, lors d’une virée nocturne. Leur projet était de cambrioler le restaurant Wasabi, mitoyen. Ils manquaient cependant d’outils. Dans le jardin du vieil homme, ils se procurèrent une barre à mine pour forcer l’entrée du commerce. Mais sur place, les deux plus jeunes avaient aussi pris l’initiative de pénétrer dans la demeure de Papi Lai pour rentabiliser leur virée nocturne. Le papi les avait surpris à l'intérieur de son domicile. Il avait violemment été frappé par l'un des intrus, surpris. Mais le jeune homme s'était ensuite acharné sur sa vieille victime pour lui faire avouer où il cachait son argent. Papi Lai décédera lentement des suites de ses blessures après huit mois d’hospitalisation.

Les deux mineurs de moins de 16 ans directement impliqués dans cet homicide ont été jugés par un tribunal pour enfants en février dernier et condamnés, l’un à six ans ferme, l’autre à quatre ans dont deux avec sursis mise à l’épreuve. La cour d’assises avait alors décidé de requalifier les faits en "vol avec violence ayant entraîné une infirmité permanente", et non la mort, chef d’accusation pour lequel ils encourraient perpétuité.

Mardi et mercredi, le procès instruira à l’audience le cas des trois accusés majeurs. Deux avaient 21 ans et l’aîné 22 ans à l’époque des faits. Ils sont cités à comparaître pour complicité de vol avec violence ayant la mort et risquent la perpétuité. A moins que la cour d’assises ne requalifie leur crime, à l’instar de la décision prise lors du jugement de leurs complices mineurs. Dans ce cas, ils risquent 15 ans de réclusion criminelle. Le jugement sera prononcé mercredi.

L’atroce meurtre de Tubuai en appel

Les 26 et 27 mai, les audiences se tiendront à huis clos en raison de la nature des faits : un viol commis sur mineur de moins de 15 ans.
Mardi 31 mai, la cour jugera en audience publique les circonstances d’une bagarre qui aura mal tourné, à Papara en 2012. Dans la soirée du jeudi 15 novembre, visiblement excédé après plusieurs heures de provocation, Mauarii 20 ans à l’époque des faits, avait porté un coup létal à son opposant lors d’une bagarre qui avait mal tourné. La victime, un homme de 33 ans, ivre, venait de passer une bonne partie de l’après-midi à provoquer l’accusé et ses amis. L’affrontement aura été bref et lui aura été fatal. Il est décédé des suites d’un arrêt cardiaque probablement à la suite d’un coup de pied dans le buste. Mauarii, l’accusé, est convoqué mardi 31 pour des faits de violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il encoure jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle mais comparaît avec un casier judiciaire vierge.

Le dernier dossier en audience publique sera jugé par la cour d’assises d’appel, les 6 et 7 juin prochains. Il s'agit de l'affaire Faana, un double meurtre à l'arme blanche particulièrement sanglant, commis en août 2013 sur l'île de Tubuai, dans l’archipel des Australes. Raiarii Faana a été jugé coupable en septembre 2015 du meurtre de sa mère, 44 ans, et de sa jeune sœur adoptive de 14 ans, dans la nuit de vendredi à samedi 31 août. Il fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion criminelle.

Agé de 22 ans à l'époque des faits, Raiarii avait froidement tué ses deux victimes au couteau de cuisine. Le jeune homme, qui habitait un modeste fare distant d'une cinquantaine de mètres de celui dans lequel dormaient les deux malheureuses, les avaient surprises en plein sommeil, au cœur de la nuit du vendredi 30 au samedi 31 août 2013. Il ne leur avait laissé aucune chance de survie. Le médecin légiste relèvera une dizaine de plaies à l'arme blanche sur la maman, poignardée à mort, et 28 sur sa jeune sœur en plus d’une plaie béante à la gorge.

Une expertise et une contre-expertise psychiatriques avaient abouti aux conclusions que cet homme ne souffrait d'aucune pathologie mentale au moment des faits, rendant ce meurtrier au sang-froid accessible à une sanction pénale.


Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Vendredi 20 Mai 2016 à 15:03 | Lu 1816 fois






1.Posté par CITRUS le 20/05/2016 16:03 | Alerter
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BONJOUR

et avec ca ,...il y a 2 ou 3 jours en arrière vous avez le ''chef'' de la D.S.P ,qui anone des chiffres
qu'il ne connaissait même pas , il lisait, il était , suffisant , hautain, il voulait nous faire croire que la violence
avait baissé .......DE QUI SE MOQUE T'ON ?????????
il porte bien son nom ,a nous raconter des compte ou des fables

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