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Après l'affaire Le Roux, Fekl s'installe à l'Intérieur



Paris, France | AFP | mercredi 22/03/2017 - Emporté par les révélations sur les CDD de ses filles à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux a cédé sa place mercredi à Matthias Fekl: un nouvel accroc dans la "République exemplaire" de François Hollande mais qui, par ricochet, atteint François Fillon.
Au lendemain de sa démission, il a remis les clefs du ministère de l'Intérieur à l'ex-secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, novice sur les questions de sécurité.
Pour ses premiers pas comme "premier flic de France", Matthias Fekl devait se rendre en début d'après-midi en Seine-et-Marne à la rencontre de gendarmes, policiers et pompiers.
Considéré comme une étoile montante du Parti socialiste, et l'un des rares soutiens du candidat Benoît Hamon au gouvernement, M. Fekl prend pour seulement huit semaines les commandes d'un ministère qui doit gérer la prochaine présidentielle mais aussi une menace jihadiste persistante, comme l'a rappelé l'attaque de samedi à l'aéroport d'Orly.
"Les semaines qui viennent vont être marquées par un enjeu essentiel: assurer la sécurité des élections, faire en sorte que cette période se passe dans le climat le plus propice à ce que chacun de nos concitoyens puisse prendre sa décision en étant pleinement éclairé et avec des élections qui se passent dans la plus totale sécurité", a souligné M. Le Roux, visiblement ému, au moment de quitter la place Beauvau.
Après un traditionnel échange de civilités, Mathias Fekl a salué la "décision prise" mardi en fin de journée par son prédécesseur, acculé à la démission.
L'émission Quotidien, sur TMC, a révélé lundi soir que M. Le Roux, à l'époque député de Seine-Saint-Denis, a employé ses deux filles, alors qu'elles étaient lycéennes puis étudiantes, en cumulant respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de quelque 55.000 euros. Elles n'avaient, lors des premiers contrats, que 15-16 ans.
Certains CDD ont pu avoir lieu en même temps que des stages en entreprise ou sur le temps universitaire, selon l'émission.
 

- Le PS attaque Fillon -

 
La "République exemplaire" vantée par François Hollande voit démissionner un cinquième ministre pris dans le tourbillon des affaires après Jérôme Cahuzac, Yamina Benguigui, Thomas Thévenoud et Kader Arif.
Titulaire du poste depuis le 6 décembre, Bruno Le Roux, très proche du chef de l'Etat, a vu son sort vite scellé. Le parquet national financier (PNF) avait ouvert dès mardi une enquête préliminaire.
M. Fekl a salué une démission "en responsabilité".
Après ce limogeage express, le gouvernement et le PS, mais aussi Emmanuel Macron, ne se sont pas privés de remettre la pression sur la droite et son prétendant à l'Elysée François Fillon.
Une "République exemplaire" exige qu'il ne puisse pas y avoir de "suspicion à l'égard des personnes qui exercent les plus hautes fonctions ou qui briguent les plus hautes responsabilités", a ainsi déclaré François Hollande en Conseil des ministres.
Le PS a demandé à François Fillon de retirer sa candidature après l'élargissement de l'enquête le visant à des soupçons d'escroquerie aggravée, faux et usage de faux, estimant que ces accusations empêchent "tout débat serein". C'est "le candidat le plus plombé par la corruption que l'on ait connu depuis longtemps", a lancé Benoît Hamon.
Emmanuel Macron, le candidat centriste favori des sondages, a aussi salué sur LCP et Public Sénat une décision qui "montre" que "l'esprit de responsabilité existe en politique".
Les révélations sur des soupçons d'emplois fictifs de l'épouse de François Fillon et de deux de leurs enfants comme collaborateurs parlementaires de l'ex-Premier ministre ont fait vaciller sa campagne, mais ni les divisions de son camp ni sa mise en examen n'ont eu raison de sa candidature.
La droite s'est d'ailleurs bien gardée d'accabler Bruno Le Roux.
"C'est son choix, c'est sa responsabilité", a sobrement réagi sur RFI Eric Ciotti, soutien de François Fillon, à propos du départ du ministre de l'Intérieur.

le Mercredi 22 Mars 2017 à 05:08 | Lu 117 fois




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