TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
Newsletter
Widgetbox
I phone App
Androïd

FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49

Allergies : le risque de choc anaphylactique reste largement méconnu




Paris, France | AFP | vendredi 23/09/2016 -Le choc anaphylactique, une réaction allergique violente à un aliment, un médicament ou à une piqure de guêpe, d'abeille ou de frelon reste très mal connu des Français alors qu'il est potentiellement mortel, selon une étude Ifop rendue publique vendredi.

"C'est une réaction imprévisible qui peut tuer en 5 à 30 minutes si elle n'est pas traitée immédiatement", souligne le Dr Pascal Demoly, pneumo-allergologue au CHU de Montpellier.

Interrogés cet été par l'Ifop, 76% des Français ont admis ne pas savoir ce qu'était précisément un choc anaphylactique alors même que le nombre de personnes souffrant d'allergies est passé de 4 à 5% de la population dans les années 1960 à environ 30% aujourd'hui.

Parmi ces allergies figurent les allergies alimentaires (oeuf, lait, arachides, fruits à coque, fruits de mer...) qui ont été multipliées par deux au cours des 10 dernières années et qui seraient responsables de 30% des réactions anaphylactiques sévères, selon l'Académie européenne d'allergie et d'immunologie clinique (EAACI).

Les autres causes incluent les piqûres d’hyménoptères (responsable d'environ la moitié des cas et de 20% des décès), les médicaments (antibiotiques, anesthésiques, produits de contraste pour l'imagerie médicale) et le latex.

Les signes d'alarme peuvent être un urticaire sur n'importe quelle partie du corps, un oedème de la gorge ou de la bouche, des difficultés à déglutir, respirer ou parler, des nausées et vomissements ainsi que des douleurs abdominales.

En cas de choc, le seul traitement efficace disponible est l'injection d'adrénaline intramusculaire, mais comme le montre l'étude Ifop, les auto-injecteurs (ou stylos) d'adrénaline restent assez peu utilisés : seulement 15% des personnes qui ont déjà fait un choc ou dont un proche en a été victime, ont en permanence ce traitement sur eux.

Selon Véronique Olivier, présidente de l'association française pour la prévention des allergies (Afpral), environ 500.000 personnes vivent en France avec "un risque potentiel d'anaphylaxie".

Aucun chiffre officiel n'est disponible sur le nombre de cas annuels ni sur les décès des suites d'un choc anaphylactique qui "ne peuvent pas être répertoriés comme tels" dans la classification internationale, souligne le Dr Demoly. Il évalue pour sa part les décès à une cinquantaine par an en France.

Pour prévenir les réactions allergiques violentes, les médecins incitent les personnes à risque à consulter un spécialiste pour identifier les allergènes en cause et éviter leur contact.

Mais la prévention n'est pas toujours facile. "Pour le grand public, il n'y a pas de risque de mort et l'entourage ne comprend pas pourquoi on est si angoissé" témoigne Annabelle, mère d'un enfant qui a fait l'an dernier un 2e choc anaphylactique après avoir manqé son bol habituel de céréales. "C'était une nouvelle recette contenant des noix de cajou, mais aucune indication n'était présente sur la boîte", explique-t-elle.

Quant aux jeunes enfants, de plus en plus nombreux à souffrir d'allergies alimentaires, ils constituent "un sujet de préoccupation majeur", selon l'Afpra, la plupart des écoles les accueillant n'étant "pas suffisamment formées" à l'utilisation des stylos d'adrénaline.


Rédigé par () le Vendredi 23 Septembre 2016 à 05:54 | Lu 264 fois


Notez


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

800 caractères maxi autorisés.
Les dispositifs mis en œuvre pour lutter contre les contenus illicites, s'agissant des contenus publiés sur les espaces de contribution personnelle des internautes , exposés par le 10° de l'article 1er du décret du 29 octobre 2009 , autorisent toute personne à signaler la présence de tels contenus et à l'éditeur de les retirer promptement ou d'en rendre l'accès impossible". Merci de nous signaler tout contenu illicites à contact@tahiti-infos.com. D'autre part, l'équipe de Tahiti-infos ne peut être tenue pour responsable de la valeur des propos qui seront entretenus dans les commentaires. Elle attire cependant votre attention sur le fait qu'elle ne pourra tolérer aucun commentaire à caractère insultant,diffamatoire, raciste, discriminatoire, infamant, pornographique ou ne respectant pas l'éthique de la personne ou les bonnes mœurs de quelque manière qu'il soit. Tahiti Infos se réserve le droit de supprimer immédiatement ce type de message s'il devait se présenter. Tahiti Infos se réserve le droit de supprimer l'adresse d'un site internet dans un message s'il est estimé qu'il dissimule un caractère publicitaire ou s'il a été "emprunté" de manière malveillante. Merci de votre compréhension.

Signaler un abus

Culture et Patrimoine | carnets de voyage | Journal des enfants | Les recettes | People | Actualité Santé | Environnement | Technologies











Publicité