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Accès à l’eau : défi croissant pour le Pacifique insulaire, souligne l’ONU



Accès à l’eau : défi croissant pour le Pacifique insulaire, souligne l’ONU
NEW YORK, mercredi 25 avril 2012 (Flash d’Océanie) – Du fait de leur exposition aux changements climatiques, les îles du Pacifique sont les plus vulnérables à des effets collatéraux comme les tensions liées à l’accès à une eau saine et potable, estime un rapport publié en début de semaine par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).
Les auteurs de ce rapport (« Menace sur l’Eau Douce » (Freshwater Under Threat - Pacific Islands),
http://www.unep.org/pdf/Freshwater_Under_Threat-Pacific_Islands.pdf)(en Anglais)
soulignent la dépendance environnementale de ces îles océaniennes, en particulier concernant les pluies, qui constituent souvent la majeure source d’eau potable utilisée en suite soit à des fins de consommation humaine, soit d’agriculture.
« La dépendance presque totale à l'égard de l'agriculture pluviale dans toutes les îles met les économies et les moyens de subsistance en danger », note le PNUE dans un communiqué qui insiste aussi sur les impacts sanitaires d’une telle situation : « Près de 10 pour cent des décès d'enfants de moins de cinq ans dans la région sont attribuables à des causes liées à l'eau. Environ 90 pour cent de ces décès peuvent être attribués à la faiblesse des systèmes de traitement des eaux usées ».
Concernant les pays les plus grands parmi ces îles, l’organisation onusienne cite les îles Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où la part de la population ayant accès à de meilleures sources d'eau potable (40 et 47 pour cent respectivement) « représente environ la moitié de la moyenne mondiale et les deux pays devraient être bien loin de l'objectif en matière d'accès à l'eau potable d'ici à 2015 ».
Dans les zones les plus peuplées, le problème se pose aussi concernant la capacité de zones soumis à des pressions croissantes de population à assimiler les eaux usées, avec en corollaire le danger latent pour les rares nappes phréatiques.
Les changements climatiques, dans les États insulaires les moins élevés au-dessus du niveau de la mer, viennent s’ajouter à ce phénomène avec une avancée constante, plus à l’intérieur des terres, de l’eau de mer, rendant ainsi incultivables des zones jusqu’ici cultivées.

Conférence en Nouvelle-Calédonie cette semaine

En Nouvelle-Calédonie, une conférence internationale a débuté lundi 23 avril 2012 à Nouméa autour du thème « météorologie et océanographie de l’hémisphère Sud ».
Cette conférence, qui devrait s’achever vendredi 27 avril 2012, sous les auspices de l’antenne locale de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), de Météo-France NC, sous la tutelle de l’American Meteorological Society (Société américaine de météorologie), se déroule au Centre Culturel Tjibaou.
Elle rassemble spécialistes français et internationaux de la région afin d’aborder les problématiques liées à la montée des eaux, aux inondations, aux phénomène météorologiques extrêmes (cyclones, sécheresse) et à leurs conséquentes, directe ou indirectes comme la raréfaction de l’eau douce, l’apparition de réfugiés climatiques chassés de leurs îles englouties ou encore le blanchiment des coraux.
« L’océan joue un rôle essentiel dans les mécanismes complexes qui régissent le climat (…) Le climat conditionne la vie des hommes, leurs ressources, leur développement et leur santé (…) La compréhension des mécanismes impliquant le couple océan-atmosphère et les phénomènes météorologiques permet de fournir des outils de gouvernance, au niveau régional du Pacifique mais aussi à l’échelon international », estiment les organisateurs qui considèrent que ces problématiques d’étude des relations entre l’océan et le climat sont devenues « plus que jamais un enjeu scientifique majeur ».
À l’occasion de la tenue de cette 10ème édition du colloque ICSHMO, Conférence Internationale sur la Météorologie et l’Océanographie de l’Hémisphère Sud, les scientifiques français ont aussi souligné le fort investissement des institut français de recherche dans ce domaine, « en particulier sur les oscillations australes du phénomène El Niño ».

Ce colloque (qui a lieu tous les trois ans) réunit cette semaine quelque trois cent spécialistes venant principalement de la zone Pacifique (Australie, Nouvelle-Zélande, États insulaires du Pacifique, Nouvelle-Calédonie), mais aussi Afrique du Sud, Afrique, Amérique du Sud, Asie et Europe.
Parmi les objectif de ce genre de rencontres : « établir un forum de présentation de l’état des connaissances et motiver de nouvelles recherches et applications au sein des disciplines liées à la météorologie et au climat, et plus généralement à l’océan et à l’atmosphère », précisent les organisateurs.
L’IRD, pour sa part, soulignait en début de semaine son implication dans le développement de plusieurs programmes régionaux sur ces thématiques de l’océanographie physique, en particulier l’expérience internationale SPICE (Southwest Pacific Ocean Circulation and Climate Experiment, Expérience sur la Circulation Océanique et le Climat du Pacifique sud-ouest), qui s’inscrit dans le programme CLIVAR (Climate Variability and Predictability, Prédiction et variabilité climatique ; UNESCO).
« Les grandes thématiques incluent la circulation océanique en mer de Corail, mer des Salomon et mer de Tasman, ainsi que la dynamique de la Zone de Convergence du Pacifique Sud (ZCPS) et les cyclones. Toutes font l’objet de fortes collaborations internationales (Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis, France et pays insulaires du Pacifique) », rappelle l’institut français.

Lien direct du site du colloque à l’adresse suivante :
http://www.colloque.ird.fr/icshmo-2012/


Entre-temps, à Fidji, une série de conférences elles aussi consacrées au phénomène des changements climatiques et à leur impact se tient à partir de cette semaine et jusqu’à mi-mai 2012, sous l’égide de l’Université du Pacifique Sud (USP)

À cette occasion de cet atelier de la Global Climate Change Alliance (GCCA), le professeur Bill Aalbersberg a notamment souligné le rôle joué par des partenaires de développement dans le Pacifique, tels que l’Union Européenne qui finance actuellement un programme orignal mettant l’accent sur le rôle potentiel, en matière de savoir-faire et d’adaptation, des culture, océaniennes.
Ce projet est actuellement hébergé par l’USP et son centre océanien pour l’environnement et le développement durable (Pacific Centre for Environment and Sustainable Development, PACE-SD) et couvre une quinzaine d’États insulaires de la région.
Point d’orgue des discussions : identifier, partager et comparer les différentes techniques de résilience humaine et de réduction des effets néfastes des catastrophes naturelles, méthodes et traditions qui sont le plus souvent non-écrites et fortement liées à la tradition orale.
« Il y a cette idée selon laquelle les savoirs traditionnels ne seraient pas bons, qu’ils représenteraient une sorte de recul dans nos sociétés actuelles. La vérité, c’est que ces savoirs traditionnels, justement, ne peuvent plus être négligés maintenant », s’est indigné M. Teweiariki Teaero, professeur à l’USP, et participant à ce colloque, dans les colonnes du quotidien Fiji Times.
« Ici à Fidji, par exemple, les gens ont des façons diverses de prévoir le temps : ça va d’une connaissance du comportement des animaux, y compris les crabes sur la plage. Il y a des comportement qui nous disent depuis des générations que quelque chose va arriver », a-t-il expliqué.

pad

Rédigé par PAD le Mercredi 25 Avril 2012 à 05:42 | Lu 838 fois






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