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15 ans de prison pour avoir battu à mort sa jeune compagne de 21 ans



La sœur de la victime, qui s’est présentée à la barre pour parler d'elle, a évoqué une jeune femme "ouverte", qui "aimait la danse" mais qui avait "un problème avec l’alcool".
La sœur de la victime, qui s’est présentée à la barre pour parler d'elle, a évoqué une jeune femme "ouverte", qui "aimait la danse" mais qui avait "un problème avec l’alcool".
PAPEETE, le 30 mai 2017 - La deuxième session de la cour d’assises s'est ouverte ce mardi matin sur un douloureux dossier de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L’accusé avait si violemment battu sa conjointe que la jeune femme avait perdu la vie des suites de ses blessures, une cinquantaine de lésions traumatiques en tout. L'avocat général avait requis 20 ans de prison, la peine maximale. Les jurés l'ont finalement condamné à 15 ans de détention.


Vingt ans. C’était la peine maximale encourue. Et c’est ce qu'a requis l'avocat général contre Tamatea B., ce mardi en fin d'après-midi, au regard des faits d’une extrême violence qui ont coûté la vie à une jeune mère de famille de 21 ans le 26 juin 2015. Après plusieurs heures de délibérations, les jurés se sont montrés un peu moins sévères mais ont finalement condamné l'accusé à 15 ans de prison.

Ce jour-là, à Raiatea, les gendarmes sont appelés suite à la découverte d’un cadavre. Lorsqu’ils arrivent sur place, les policiers municipaux ainsi que les pompiers sont déjà présents. Malgré les tentatives de réanimation, la victime décède. Les forces de l’ordre interpellent alors un individu qui court dans les bois et qui n’est autre que Tamatea B., le concubin de la malheureuse. Cette dernière porte de nombreuses traces de coups ainsi que de multiples hématomes sur le corps et sur le visage. L’audience de ce jour a permis de mettre en lumière le scénario de cette funeste nuit.

Un déferlement de coups

Il semble donc que l’accusé, qui vivait avec la jeune femme depuis un an, a tout d’abord entamé sa journée en s’alcoolisant fortement au komo. Vers 18 heures, alors qu’il est toujours en train de boire avec sa compagne chez un voisin, une dispute éclate entre le couple. Tamatea qui, tout comme sa compagne, est extrêmement ivre, commence à lui asséner des gifles au visage. Leur hôte, inquiet de voir la situation dégénérer, leur demande de partir. La victime refuse. L’accusé la prend alors de force sur son épaule et quitte le domicile de son voisin.

Sur le chemin, un témoin expliquera avoir aperçu la jeune femme nue, gisant au fond d’un caniveau dans un état avancé d’ébriété. Son compagnon était alors "assis à côté d’elle", "en train de la regarder". Le témoin, choqué de cette situation, ordonne à Tamatea de ramener la jeune femme "au sec, à l’abri". L’accusé finit par obtempérer. Il explique alors l’avoir ramenée dans la cabane de 6 mètres carrés qui leur tenait lieu d’habitation. La victime aurait tenté de repartir. C’est alors qu’il l’aurait traînée à terre sur plusieurs mètres avant de la frapper violemment à de nombreuses reprises.

Des témoignages de voisins disent avoir entendu comme des bruits de "coups sur des tôles". L’accusé qui a enfin indiqué que la jeune femme s’était endormie, qu’à son réveil elle avait "froid", se plaignait de douleurs, mais qu’ils avaient tout de même eu un rapport sexuel. Rapport dont le consentement mutuel sera largement remis en cause par l’audition du médecin légiste. L’autopsie déterminera que la jeune femme décédera des suites de ses nombreuses blessures, une cinquantaine de lésions sur tout le corps.

Un accusé absent de son procès

Bien qu’il ait reconnu les faits lors de l’instruction, Tamatea B. a, aujourd’hui, tenté de les minimiser, expliquant qu’il n’avait porté qu’une "dizaine de coups". L’homme s’est présenté prostré au tribunal, se contredisant, répondant difficilement aux questions posées par la présidente, il a semblé absent de son procès, mettant sa léthargie sur le compte de son traitement médicamenteux en prison.

Constamment assis la tête entre les mains, il n’a émis aucun regret. L’étude de sa personnalité a révélé qu’après une enfance plutôt calme au sein d’une famille nombreuse, il avait entamé des études de maçonnerie qu’il n’avait pas terminées car il n’était "pas bon à l’école". Il a ensuite travaillé quelques années avant de se consacrer à la culture du pakalolo qu’il consommait mais revendait également. Son casier judiciaire, qui comporte dix condamnations, indique que l’homme avait sombré dans la délinquance et n’avait aucun projet de vie. Les experts ont souligné un quotient intellectuel "à la limite de la norme", "un raisonnement laborieux", une personnalité socialement "mal intégrée" pour laquelle "la violence sert de lien avec les autres".

Une jeune femme "ouverte" qui "aimait la danse"

Le couple, sans emploi, vivait sur un terrain familial dans des conditions très précaires puisqu’il n’avait ni l’eau, ni l’électricité. Les parents de l’accusé subvenaient à leurs besoins vitaux en leur apportant de la nourriture chaque mois. Contexte difficile donc pour la jeune victime qui avait sombré dans l’alcool suite à l’incarcération de son premier conjoint avec lequel elle avait eu une petite fille. La sœur de la victime, qui s’est présentée à la barre pour parler d'elle, a évoqué une jeune femme "ouverte", qui "aimait la danse" mais qui avait "un problème avec l’alcool". Il semble que l’accusé la frappait régulièrement puisque plusieurs témoins ont expliqué l’avoir vue portant des traces physiques de ces violences.

Des traces de violences sur lesquelles le médecin légiste est longuement revenu hier. La lecture de son rapport a été un moment particulièrement difficile pour les jurés tant la jeune femme a été massacrée le jour du drame. Traumatisme crânien, œdème cérébral, côtes fracturées, lésions vaginales, multiples hématomes : la victime a agonisé durant de nombreuses heures avant de décéder. Une "torture" selon son avocate pour qui "son corps n’était plus que souffrances".

L’avocat général, reprenant le terme de "torture", a évoqué des faits de "sauvagerie", rappelant le "risque de récidive non négligeable" qui avait été préalablement évoqué par l’expert psychiatre. Il a requis la peine maximale de 20 ans encourue par de Tamatea B., qui n’a manifesté aucune réaction. Après plusieurs heures de délibérations, les jurés se sont montrés un peu moins sévères mais ont finalement condamné l'accusé à 15 ans de prison.

La jeune fille de la victime, qui était représentée au tribunal, a depuis été confiée à sa famille maternelle.


Rédigé par Garance Colbert le Mardi 30 Mai 2017 à 19:04 | Lu 5268 fois







1.Posté par Fiu le 30/05/2017 19:58 | Alerter
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La misère intellectuelle et sociale locale dans toute sa splendeur....

2.Posté par Pito le 30/05/2017 21:49 | Alerter
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On a qu'à mettre les jurés pour cinq ans en prison, puisque c'est le cadeau qu'ils ont fait à l'accusé !!!!

3.Posté par tartonpion le 31/05/2017 09:20 | Alerter
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Justice trop complaisante avec des monstres pareils !
quand l'accusé s'en prendra à une personne de la famille des jurés en sortant dans 15 ans, ils comprendront peut être leur conneries...

4.Posté par DIKé le 31/05/2017 09:35 | Alerter
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Constat d'échec total de NOTRE ORGANISATION SOCIALE. Et combien de milliers de cas comme celui -ci en attente?

5.Posté par Snoop le 31/05/2017 10:03 | Alerter
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Et encore un Polynésien ! Quand est-ce qu'on va dire les choses ???????

6.Posté par Razze Maze le 31/05/2017 10:04 | Alerter
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Clair !

7.Posté par TOM le 31/05/2017 10:36 | Alerter
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Bienvenue au Paradis ...

8.Posté par Lebo RORO le 31/05/2017 13:07 | Alerter
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Triste info...

9.Posté par Teva LEWON le 31/05/2017 13:24 | Alerter
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Ils sont combien à Tahiti à vivre ainsi, pas de travail, pas d'espoir, plus de volonté, elle est noyée dans le paka et l'alcool.

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