Tahiti le 7 juillet 2026. Quelques heures après l’annonce par Tahiti Infos du retour des textes inchangés sur les reports des crédits 2025 vers le budget 2026 à l’assemblée de la Polynésie française, le Medef a tenu a alerter les élus. La politique oui, le blocage économique, non.
Comme l’écrivait ce mardi midi Tahiti Infos, Moetai Brotherson a choisi de représenter les textes de reports de crédits 2025, rejetés par l’assemblée il y a 10 jours, à l’identique, quitte à devoir engager par la suite la responsabilité du gouvernement et de s’exposer à une hypothétique motion de renvoi.
Mais si la manœuvre fait le bonheur des étudiants en science politique, leur offrant un nouveau cas pratique à étudier, elle fait moins sourire les patrons d’entreprises du Fenua.
Dans un communiqué envoyé aux rédactions, le Medef, par la plume de son président, Yannick Cadet, prévient les élus des conséquences économiques qui se font déjà ressentir dans la société civile. Pour ce dernier, "le choix du gouvernement de représenter à l’identique le collectif budgétaire relatif aux reports de crédits place désormais chacun devant ses responsabilités." "Le temps des commentaires contradictoires, des lectures opportunes et des vérités de circonstance ne doit pas nous faire perdre de vue l’essentiel", poursuit-il. "Pendant que les institutions s’éprouvent, les entreprises commencent déjà à subir les premiers effets de cette séquence."
Aussi, le Medef prévient que "plusieurs entreprises font état de difficultés, d’incertitudes, voire de premiers blocages", liés au rejet du collectif budgétaire, avec "des trésoreries qui se tendent, des entreprises qui doutent, des investissements qui se figent, des prestations qui attendent règlement, et une confiance collective qui s’érode."
Sans prendre part dans le miasme qu’est devenu Tarahoi, le Medef cherche à alerter sur les conséquences d’un blocage institutionnel potentiel et revient sur la responsabilité du gouvernement, "s’il choisit l’épreuve de force institutionnelle sans garantir de manière pleinement lisible la continuité des engagements déjà pris" et la responsabilité de l’assemblée, "si l’expression d’un désaccord politique devait continuer à produire des effets économiques directs sur des acteurs qui n’ont pas à devenir les variables d’ajustement d’un rapport de force."
Yannick Cadet n’hésite pas, de plus, à inclure l’Etat dans son courrier, "s’il devait demeurer en retrait alors même que la dégradation du climat institutionnel commence concrètement à se traduire en blocage institutionnel."
En conclusion de son courrier, peu importe la voie qui sera empruntée par les élus vendredi, le Medef demande "que les paiements relevant d’engagements déjà pris soient sécurisés sans délai, que l’administration reçoive des instructions claires, homogènes et immédiates pour éviter toute dérive dans l’exécution que les institutions du Pays prennent pleinement la mesure du fait que le coût du blocage n’est pas politique : il est économique, social et humain et que chacun revienne à ce qui devrait toujours primer : la protection de l’intérêt général et la continuité de la parole publique."
Comme l’écrivait ce mardi midi Tahiti Infos, Moetai Brotherson a choisi de représenter les textes de reports de crédits 2025, rejetés par l’assemblée il y a 10 jours, à l’identique, quitte à devoir engager par la suite la responsabilité du gouvernement et de s’exposer à une hypothétique motion de renvoi.
Mais si la manœuvre fait le bonheur des étudiants en science politique, leur offrant un nouveau cas pratique à étudier, elle fait moins sourire les patrons d’entreprises du Fenua.
Dans un communiqué envoyé aux rédactions, le Medef, par la plume de son président, Yannick Cadet, prévient les élus des conséquences économiques qui se font déjà ressentir dans la société civile. Pour ce dernier, "le choix du gouvernement de représenter à l’identique le collectif budgétaire relatif aux reports de crédits place désormais chacun devant ses responsabilités." "Le temps des commentaires contradictoires, des lectures opportunes et des vérités de circonstance ne doit pas nous faire perdre de vue l’essentiel", poursuit-il. "Pendant que les institutions s’éprouvent, les entreprises commencent déjà à subir les premiers effets de cette séquence."
Aussi, le Medef prévient que "plusieurs entreprises font état de difficultés, d’incertitudes, voire de premiers blocages", liés au rejet du collectif budgétaire, avec "des trésoreries qui se tendent, des entreprises qui doutent, des investissements qui se figent, des prestations qui attendent règlement, et une confiance collective qui s’érode."
Sans prendre part dans le miasme qu’est devenu Tarahoi, le Medef cherche à alerter sur les conséquences d’un blocage institutionnel potentiel et revient sur la responsabilité du gouvernement, "s’il choisit l’épreuve de force institutionnelle sans garantir de manière pleinement lisible la continuité des engagements déjà pris" et la responsabilité de l’assemblée, "si l’expression d’un désaccord politique devait continuer à produire des effets économiques directs sur des acteurs qui n’ont pas à devenir les variables d’ajustement d’un rapport de force."
Yannick Cadet n’hésite pas, de plus, à inclure l’Etat dans son courrier, "s’il devait demeurer en retrait alors même que la dégradation du climat institutionnel commence concrètement à se traduire en blocage institutionnel."
En conclusion de son courrier, peu importe la voie qui sera empruntée par les élus vendredi, le Medef demande "que les paiements relevant d’engagements déjà pris soient sécurisés sans délai, que l’administration reçoive des instructions claires, homogènes et immédiates pour éviter toute dérive dans l’exécution que les institutions du Pays prennent pleinement la mesure du fait que le coût du blocage n’est pas politique : il est économique, social et humain et que chacun revienne à ce qui devrait toujours primer : la protection de l’intérêt général et la continuité de la parole publique."