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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>Chiens des SDF capturés : la justice saisie en urgence</title>
   <pubDate>Tue, 26 Jun 2018 02:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JPV</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23276846-25620134.jpg?v=1529978009" alt="Chiens des SDF capturés : la justice saisie en urgence" title="Chiens des SDF capturés : la justice saisie en urgence" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, 25 juin 2018 - La justice est saisie d'une procédure de référé par les deux sans-abri dont les chiens avaient été capturés puis mis en fourrière, en début de semaine dernière, suite à une intervention nocturne des agents de la police municipale de Papeete.       <br />
              <br />
       L’audience est programmée ce mardi à 10 heures, au tribunal administratif. Le juge des référés a été saisi d’une procédure en urgence visant à ordonner la suspension de la décision du maire de Papeete en exécution de laquelle des agents de la police municipale avaient procédé à la capture d’au moins cinq animaux de compagnie de sans-abri, dans la nuit de lundi à mardi dernier. Consignés depuis à la fourrière, ces animaux pourraient être euthanasiés, s’ils ne sont pas réclamés moyennant paiement d'un droit. Selon les déclarations des victimes, ces chiens étaient tenus en laisse, s’il ne s’agissait pas simplement de chiots gardés à l’abri d’un squat.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Ces chiens ne sont pas maltraités et, aujourd'hui, ils risquent d'être euthanasiés dans quinze jours</span>&quot;, s’était indignée Flavie Leux, la semaine dernière. &quot;<span style="font-style:italic">Tout le monde me balade, je n'ai réussi à joindre personne. Je sors de la fourrière et, là-bas, on me dit que si je veux les faire sortir on doit payer, mais surtout que les policiers municipaux retourneront les chercher aussitôt</span>&quot;. La présidente de l'association avait aussi annoncé à Tahiti Infos, qu’elle ne comptait pas en &quot;<span style="font-style:italic">en rester là</span>&quot; : &quot;<span style="font-style:italic">Tout cela ressemble beaucoup à de l'abus de pouvoir. En tant qu'association nous ne pouvons pas porter plainte, mais nous allons accompagner le père Christophe et les propriétaires des chiens devant le tribunal administratif et le tribunal pénal. Nous ne pouvons pas laisser les choses comme ça</span>&quot;.        <br />
              <br />
       Interrogé jeudi dernier, Michel Buillard avait déclaré que l'un au moins de ces chiens était malade et qu'il serait soigné. Le maire de Papeete avait aussi justifié : &quot;<span style="font-style:italic">beaucoup de secrétaires que je rencontre régulièrement, et qui me font part de leur problème, lorsqu’elles rentrent chez elles. Déjà, un SDF tout seul, elles ont peur. Alors un SDF avec un chien…</span>&quot;. Face à l'éventualité d'une procédure en justice, l'édile se disait serein et affirmait qu’il défendrait alors &quot;<span style="font-style:italic">les intérêts de la ville, la notion de salubrité publique et la protection de mes concitoyens face à de tels dangers. Mais, encore une fois, nous allons soigneusement examiner la santé de ces chiens et les soigner. Avez-vous vu à la télévision les chiens avec des tütu’a (plaies, NDLR) ? Vous croyez que c’est bien pour l’image de la ville ? Une ville qui veut asseoir sa vocation touristique ? Nous avons besoin que ce soit propre et que les SDF se comportent bien</span>&quot;.        <br />
              <br />
       Angéline Tevaria et Tautu Urarii, les deux sans-abri dont les animaux de compagnie ont été capturés, saisissent la justice et demandent qu’il soit ordonné la suspension de la décision du maire de Papeete de saisir puis euthanasier leurs cinq chiens. Ils demandent en outre au juge des référés d’enjoindre le maire de la commune de Papeete de leurs rendre les chiens. Ils demandent enfin à ce que la commune de Papeete soit condamnée à leur verser 100 000 francs au titre des frais de procès.       <br />
              <br />
       <b>&gt; Lire aussi :</b> <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/La-mairie-de-Papeete-jette-les-chiens-de-SDF-a-la-fourriere_a172641.html">La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/23276846-25620134.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Chiens-des-SDF-captures-la-justice-saisie-en-urgence_a172777.html</link>
  </item>

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   <title>La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière</title>
   <pubDate>Thu, 21 Jun 2018 03:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marie Caroline Carrère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23163280-25557174.jpg?v=1529550163" alt="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" title="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 20 juin 2018 - Dans la nuit de lundi à mardi, les muto'i de Papeete ont effectué une rafle dans le centre-ville de Papeete. Ils ont ramassé les chiens de sans-abris qui dorment autour de la cathédrale.        <br />
       </b>       <br />
       C'est un message de colère du père Christophe qui a mobilisé les réseaux sociaux mardi. Dans la nuit de lundi à Mardi, la police municipale de Papeete a mis à la fourrière des chiens en laisse qui se trouvaient en présence de leurs propriétaires. Les muto'i ont ramassé un certain nombre de chiens des SDF qui dorment autour de la cathédrale. En effet, le père Christophe indique que cela fait plus d'une semaine que la Police municipale harcèle les SDF de Papeete en les menaçant de mettre leurs chiens à la fourrière.        <br />
       L'homme de foi écrit, &quot;<span style="font-style:italic"> comment ne plus croire en l'homme ?  Nous avons rassuré les SDF : -Mais non, puisque vos chiens sont en laisse et ne sont pas dangereux, ils ne peuvent pas faire cela… c'est juste pour vous intimider… vous les connaissez!-Mais hier au soir, ils sont passés à l'action… et ils ont commencé, probablement aux ordres, leur sale besogne et ramassé ces compagnons de ceux qui n'ont déjà plus rien!</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ils m'ont volé mes chiens", Angeline Marama Tevaria </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23163280-25557175.jpg?v=1529550340" alt="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" title="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" />
     </div>
     <div>
      &quot;u[ Les muto'i de la fourrière sont arrivés à Vaiete, notre chien, Faapu, à côté de nous était en liberté. Je l'ai vite appelé et j'ai remis sa chaîne… et je suis vite rentrée au squat en vélo avec mon chien, je pensais que là-bas, mon chien serait en sécurité. […]Ils sont entrés, alors que j'avais enfermé mon chien&quot;, raconte Angeline les larmes aux yeux. Sur place, il y a deux autres chiens, Faamu et Fenua. Les muto'i les enferment dans les cages, après une longue chasse. &quot;Ils m'ont volé mes chiens!&quot;. Selon la jeune femme, un des policiers municipaux lui aurait déclaré,  &quot; de toute façon c'est le Maire qui a voulu ça ! Il va ramasser non seulement les chiens, mais aussi les SDF de la ville]u. &quot;        <br />
       Le père Christophe dénonce ces actions de la commune à l'égard des sans-abris. &quot;<span style="font-style:italic">C'est une situation ubuesque. C'est mesquin. Là on touche directement à l'humanité de personnes fragiles. Et puis forcément, ils interviennent la nuit</span>&quot;, s'indigne-t-il.       <br />
       S'il est vrai que les chiens errants sont une réelle problématique à Papeete et en Polynésie en général, les chiens des sans-abris ne sont pas errants. Ils portent souvent un collier et sont attachés la nuit à proximité de leur maitre. &quot;<span style="font-style:italic">Les maitres sont identifiés, les animaux sont nourris. Les chiens qui ont été ramassés avaient tous un collier. Depuis quelque temps, des associations aident les SDF en leur fournissant des laisses, des colliers, des harnais et des muselières. Ce n'est pas que rien n'est fait.&quot; </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une protection la nuit</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23163280-25557177.jpg?v=1529550233" alt="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" title="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" />
     </div>
     <div>
      D'autant que les chiens sont une compagnie et une protection pour les sans-abris. La nuit ils dorment aux vues et sus de tous, ils sont particulièrement vulnérables. Un chien va garder son maître et le peu qu'il a.        <br />
              <br />
       Père Christophe poursuit <span style="font-style:italic">&quot;il y a de l'inhumanité dans le fait d'arracher à un être en détresse et marginal son compagnon et ami… celui-là même qui veille sur lui la nuit… car les rues de Papeete sont bien plus dangereuses pour les SDF que pour les bonnes gens qui viennent bringuer et qui ne les remarque même pas dormant sur un bout de carton !&quot;</span>       <br />
              <br />
               <br />
       Mercredi Stevens s'était réfugié à côté de la Cathédrale avec son chien. <span style="font-style:italic">&quot;J'ai peur qu'on me prenne mon chien&quot;</span>, explique-t-il. <span style="font-style:italic">&quot;Elle s'appelle Clochard. Je l'ai récupérée quand elle était bébé, elle était pleine de gale. Regarde maintenant, elle est belle. Les gens m'aident pour lui donner à manger et qu'elle soit en forme. Avec les sous qu'ils me donnent, j'ai acheté le collier et la chaine. Depuis lundi, je dors avec elle caché sous un carton. Elle me protège la nuit contre le vol et les mauvaises personnes. Elle n'a jamais mordu personne, mais elle aboie.</span>&quot; il regarde son chien se reposer à l'ombre de la cathédrale et ajoute, &quot;<span style="font-style:italic">j'ai peur que les muto'i ne s'arrêtent que quand ils auront pris tous nos chiens.&quot;</span>        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>" Nous ne pouvons pas laisser les choses comme ça" Flavie Leux du SPAP</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23163280-25557181.jpg?v=1529550300" alt="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" title="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" />
     </div>
     <div>
      De son côté, la Mairie assume ces actions. <span style="font-style:italic">&quot; Il y à peu près 200 SDF dans la ville au quotidien, imaginez que demain chaque SDF se retrouve avec un chien, nous allons nous retrouver dans une ville qui ne va plus ressembler à grand-chose</span>&quot;, explique Rémy Brillant, directeur général des services de la mairie de Papeete. La commune a ainsi décidé de mener des actions spécifiques envers les sans-abris accompagnés de chiens. &quot; L<span style="font-style:italic">'idée c'est que nous arrêtions ce phénomène dès aujourd'hui</span>&quot;, martèle le porte-parole de la commune.        <br />
              <br />
       Les chiens d'Angeline sont toujours à la fourrière, Flavie Leux du Service de Protection animale de Polynésie, une association de protection animale a saisi la cause à bras le corps. &quot;<span style="font-style:italic">Ces chiens ne sont pas maltraités et, aujourd'hui, ils risquent d'être euthanasiés dans quinze jours. Ça fait un jour et demi que je cherche à contacter quelqu'un à la mairie. Tout le monde me balade, je n'ai réussi à joindre personne. Je sors de la fourrière et, là-bas, on me dit que si je veux les faire sortir on doit payer, mais surtout que les policiers municipaux retourneront les chercher aussitôt</span>.&quot; Démunie, la présidente de l'association conclut, &quot;<span style="font-style:italic">on ne va pas en rester là. Tout cela ressemble beaucoup à de l'abus de pouvoir. En tant qu'association nous ne pouvons pas porter plainte, mais nous allons accompagner le père Christophe et les propriétaires des chiens devant le tribunal administratif et le tribunal pénal. Nous ne pouvons pas laisser les choses commeça.&quot; </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Remi Brillant " L'idée c'est que nous arrêtions ce phénomène dès aujourd'hui."</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23163280-25557182.jpg?v=1529550116" alt="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" title="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" />
     </div>
     <div>
      <b>Pourquoi avoir décidé de mettre les chiens de SDF à la fourrière?       <br />
       </b>       <br />
       On a un phénomène qui s'installe depuis quelque temps. Certains SDF ont maintenant des chiens qu'ils tiennent en laisse et ils se promènent dans la rue avec. Il y en a à peu près une vingtaine. On a très rapidement reçu des plaintes, des usagers, des passants, des commerçants… Ils ne se sentent pas en sécurité.        <br />
       Parmi ces SDF, il y en a qui pratiquent la mendicité de manière assez agressive, appuyée avec la présence d'un chien, ça peut être effrayant.        <br />
              <br />
       Ensuite, lorsque les Policiers municipaux interviennent contre certaines de ces personnes, ils sont agressés par les chiens que les maîtres lâchent sur eux. Ça pose un réel problème de sécurité et d'hygiène parce que ces chiens sont dans la rue, ils font leurs excréments dans la rue. Ce n'est pas très sain de laisser faire ça.       <br />
       Il y à peu près 200 SDF dans la ville au quotidien, imaginez que demain chaque SDF se retrouve avec un chien, nous allons nous retrouver dans une ville qui ne va plus ressembler à grand-chose.        <br />
       Ce n'est pas de gaieté de cœur, parce qu'on sait que le chien c'est aussi un compagnon, mais on ne peut pas laisser ce phénomène prendre de l'ampleur. Nous devons l'enrayer maintenant pour ne pas nous retrouver demain dans une situation qu'on ne pourra plus gérer.        <br />
       Après faire la part du chien qui est gentil, du chien qui est méchant, ce n'est pas notre façon de voir les choses. L'idée c'est que nous arrêtions ce phénomène dès aujourd'hui.        <br />
               <br />
              <br />
       <b>Mais les chiens errants sont toujours là pour quoi ne pas vous concentrer surtout sur ce problème, plutôt que sur des chiens en laisse ?        <br />
       </b>       <br />
       Les chiens errants sont sortis de la ville. Il y en a de moins en moins dans la ville. Nous avons tout un système qui est en place. Les gens nous appellent et nous venons chercher les chiens qui trainent dans la rue. C'est un problème que nous avons réglé, il n'y en a quasiment plus.        <br />
       Les SDF vont tenir les chiens en laisse certes, mais à un moment donné, ils sont bien obligés de les lâcher. Quand nous allons arriver en période de chaleurs, ça va s'empirer, ils vont se multiplier et compliquer la situation que nous allons devoir gérer après. Notre souci c'est celui de la sécurité de ces gens qui se sentent menacés. La présence de SDF dans la rue peut incommoder, ajouté à cela la présence de chiens, c'est encore plus fort. Nous avons des retours qui sont parlants.        <br />
               <br />
       <b>Vous ne pouvez pas interdire aux gens d'avoir des chiens, s'ils  sont avec des colliers et des laisses. La nuit leurs chiens sont attachés ?       <br />
       </b>       <br />
       Ils ne sont pas attachés tout le temps, parce que le chien, de temps en temps, il faut bien le lâcher. Là on a un chien, on pourrait en voir deux, trois, quatre…à quel moment, est-ce que ça va s'arrêter? L'idée n'est pas d'interdire aux gens de se promener avec leur chien. Mais pour des raisons de sécurité, nous pouvons intervenir si quelqu'un dort dans la rue avec son chien et qu'il pratique la mendicité.        <br />
              <br />
       Nous n'interdisons à personne de promener son chien dans la rue tant qu'il le ramène chez lui dans sa cour ou dans son appartement. Nous ne sommes pas dans cette situation-là. Nous sommes dans une autre situation. Nous avons  affaire à une population sans domicile, qui n'a pas de chez soi. Ça ne nous fait pas plaisir de le faire, mais nous sommes obligés pour sauvegarder la sécurité et l'hygiène dans la ville.        <br />
              <br />
               <br />
       <b>Un arrêté va être passé pour interdire aux SDF d'avoir des chiens ?       <br />
       </b>Non. Cela fait partie du pouvoir de police du maire. L'idée c'est que ce phénomène s'arrête.        <br />
              <br />
       <b>Interdire aux SDF d'avoir des chiens peut être perçu comme de la discrimination de la part de la mairie…       <br />
       </b>Non. Nous visons les chiens qui sont dangereux. L'objectif est celui-là. Si la même personne avait un chien dans des conditions normales, cela ne poserait aucun souci.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"ils m'ont volé mes chiens!" </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23163280-25557240.jpg?v=1529550413" alt="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" title="La mairie de Papeete jette les chiens de SDF à la fourrière" />
     </div>
     <div>
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </description>
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   <title>"Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"</title>
   <pubDate>Wed, 15 Mar 2017 16:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marie Caroline Carrère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11380015-18980444.jpg?v=1489541296" alt=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" title=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 15 mars 2017 - Depuis près d'un an, Suzanne et son fils Moïse, âgé de 17 ans, errent dans les rues de Papeete. Aujourd'hui, ils dorment sur le terrain devant le centre d'accueil de jour à Vaininiore. Toutes leurs affaires (matelas, table, armoire…) sont entreposées sous une bâche. Mais les services techniques de la commune de Papeete menacent de jeter toute leur vie aux encombrants.        <br />
       </b>       <br />
       Parfois le sort s'acharne sur certaines personnes. C'est le cas de Suzanne, mais surtout de son fils Moïse 17 ans. La vie ne les a pas épargnés, mais depuis un an, ils vivent un véritable enfer. Suzanne a 53 ans mais elle en paraît dix de plus. Ses cheveux blancs, attachés, sont impeccables malgré son quotidien dans la rue. Suzanne veille à ce que son fils et elle restent propres, à ce qu'ils gardent leur dignité. Moïse, nonchalant, semble être imperméable à ce qui se passe autour de lui. Il obéit au doigt et à l'œil à sa mère, sort deux tabourets verts qu'il trouve sous leur bâche imperméable bleue électrique. D'une voix entrecoupée de sanglots,  Suzanne raconte son histoire.       <br />
              <br />
       Depuis près d'un an, Moïse et sa mère vivent dans la rue. Ils squattent à droite à gauche et se posent là où ils le peuvent. Depuis dix ans, leur vie n'a eu de cesse de basculer. La première fois, c'est quand Suzanne se rend compte que Moïse a été abusé sexuellement. Moïse et sa sœur Heiariki sont placés en foyer. L'agresseur est envoyé en prison.        <br />
              <br />
       Plus tard, en 2011, une affaire éclate dans le foyer de Saint Amélie où est hébergé le jeune Moïse. Des adolescents de foyer ont prostitué les plus jeunes pour se faire de l'argent. L'enfant fait partie des victimes. &quot; <span style="font-style:italic">Moïse n'avait que 12 ans et il avait déjà été violé quand il était enfant. Tous ses mauvais souvenirs sont remontés avec cette agression</span>&quot;, confie Suzanne, les larmes aux yeux. &quot;<span style="font-style:italic">Depuis il ne veut plus remettre les pieds dans un foyer. Avec mon concubin (qui n'est pas le papa de Moïse), nous nous sommes alors battus pour le récupérer</span>.&quot; Mais le mal est déjà fait. Victime par deux fois, l'enfant est traumatisé. Après le jugement de cette affaire, Suzanne récupère son fils qui ne supporte plus d'être placé.        <br />
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     <div><b>Faire la charité</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11380015-18980445.jpg?v=1489541464" alt=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" title=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" />
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      Suzanne tente de reconstruire tant bien que mal une vie avec son nouveau compagnon et son fils à Mataiea dans la maison familiale de son tane. Sa fille, qui est placée, vient leur rendre visite de temps à autre. Ils ont leur fa'a'apu et vendent leurs produits sur le bord de la route. L'adolescent est scolarisé à Papara. Mais en janvier 2016, leur vie bascule à nouveau. Son compagnon est incarcéré à Nuutania pour deux ans pour détention de stupéfiants. &quot; <span style="font-style:italic">Sa sortie est prévue en 2018, mais il pourrait bénéficier d'une remise de peine et sortir cette année</span>&quot;. Elle l'espère.        <br />
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       Après cette incarcération, les frères de son compagnon la mettent à la rue. Suzanne erre quelque temps avec son fils avant de trouver un terrain à l'abandon à Papeete qu'elle squatte. Suzanne fait la manche, &quot;la charité&quot; comme elle dit. Les gens lui donnent matelas, armoire, tabourets et réchaud. <span style="font-style:italic">&quot;Je suis réduite à faire l'aumône dans la rue. Les gens m'ont donné ce qu'ils pouvaient, des meubles, du linge… tout ça c'est toute une vie, c'est la seule chose qu'il  me reste et qui me raccroche à une vie normale. Je n'ai pas d'aides du service social, je ne touche rien du tout. Je vis au jour le jour.</span>&quot;       <br />
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       Mais il y a quelques mois, le propriétaire du terrain a récupéré son bien, il a commencé à construire. Suzanne et son fils ont dû partir. Ils se retrouvent aujourd'hui à vivre sur le terrain goudronné devant le centre d'accueil de jour à Vaininiore, à Papeete, leurs affaires sont entassées sous une bâche et ils dorment sur des cartons. Moïse, quant à lui, est déscolarisé depuis un an. Ils sont en attente d'une réponse des affaires sociales. A défaut de mieux, il fait l'aumône avec sa mère, ne la lâche pas d'une semelle. Sauf le soir quand elle dort, il va retrouver ses copains, ou quand la faim est trop forte, il va aux roulottes pour mendier les restes.        <br />
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     <div><b>Une vie aux encombrants</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11380015-18980446.jpg?v=1489541449" alt=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" title=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" />
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      Les services sociaux du Pays leurs ont proposé de les accueillir dans un centre d'hébergement, mais Moïse est traumatisé, il refuse de remettre les pieds dans un foyer. Il a trop donné, trop perdu là-bas. Le centre d'accueil de jour est à court de solutions pour Suzanne et Moïse.        <br />
       Mais le temps presse pour cette mère et ce fils. Suzanne doit trouver un endroit ou déposer ses affaires avant la fin de la semaine, sinon le camion benne des services techniques de la commune de Papeete passera pour tout emmener à la décharge. &quot; À la mairie de Papeete, l'agent technicien m'a dit qu'il fallait trouver une solution. On ne peut pas laisser ces affaires ici. Ça bloque tout. Ce n'est pas joli à voir &quot;, raconte la quinquagénaire au bord des larmes. <span style="font-style:italic">&quot;Il y a environ 200 sans-abri dans Papeete. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire des exceptions, cela laisserait la porte ouverte à tous les abus</span>&quot;, explique-t-on du côté de la mairie. &quot;<span style="font-style:italic">Nous leur conseillons de se rapprocher des services sociaux du Pays et des centres d'accueil ou d'hébergement qui auront probablement des solution pour eux et pour stocker leurs affaires</span>.&quot;       <br />
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       Aujourd'hui Suzanne a peur de perdre les quelques biens qu'elle possède : &quot;<span style="font-style:italic">C'est tout ce qu'il me reste de ma vie d'avant. Tout ce que les gens m'ont donné de bon cœur est là</span>&quot;. Suzanne éclate en sanglots : <span style="font-style:italic">&quot;ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants. Ce n'est pas ce que je veux. Réussir à entreposer mes affaires me permettra de travailler, de me concentrer pour trouver un travail. Là dès que je pars, je crains que mes affaires soient volées.</span>&quot;       <br />
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       Finalement, Suzanne n'attend qu'une chose : la sortie de prison de son concubin. &quot;A<span style="font-style:italic">vec mon concubin, on veut que ça s'arrête là. Je n'attends qu'une chose c'est qu'il sorte de prison pour pouvoir récupérer notre vie. Avec tout ce que j'ai pu récupérer, on pourra se refaire une maison. On est vieux, tout ce qu'on veut c'est être en paix</span> &quot;, lâche-t-elle, lasse. La pluie s'abat sur Papeete, Suzanne et Moïse courent se réfugier sous une avancée de toit en attendant que la pluie s'éloigne.       <br />
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