<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
  <link>https://www.tahiti-infos.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-16T07:58:39+02:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.tahiti-infos.com/var/style/logo.jpg?v=1659645312</url>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/</link>
   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  </image>
  <geo:lat>-17.5477766</geo:lat>
  <geo:long>-149.5869644</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-80297747</guid>
   <title>L’Ifremer ouvre ses portes au public</title>
   <pubDate>Thu, 16 May 2024 00:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80297747-57988311.jpg?v=1715814241" alt="L’Ifremer ouvre ses portes au public" title="L’Ifremer ouvre ses portes au public" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 14 mai 2024 – Vendredi 7 et samedi 8 juin, le centre de Vairao organise deux journées portes ouvertes pour célébrer les 40 ans de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). L’occasion de s’informer sur les derniers travaux en cours au contact des scientifiques et des techniciens, dont Nono</strong> <strong>Tetaura, figure locale du site depuis 26 ans. </strong> <br />  &nbsp; <br />  En 1984, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) est né de la fusion du Centre national pour l’exploitation des océans (Cnexo) et de l’Institut scientifique et technique des pêches maritimes (ISTPM). À l’occasion des 40 ans de l’Ifremer, ainsi que de l’Année de la mer, le centre de Vairao organise deux journées portes ouvertes, vendredi 7 et samedi 8 juin. Le site, qui rassemble une centaine de scientifiques, ingénieurs et techniciens de l’Ifremer, de la Direction des ressources marines et de Tahiti Marine Products, accueille régulièrement du public dans le cadre de visites guidées, notamment des scolaires, mais la dernière édition des portes ouvertes remonte à 2019. <br />  &nbsp; <br />  C’est donc le retour d’un rendez-vous majeur au sein de l’institut qui s’annonce. <em>“Ce choix d’ouvrir nos portes au grand public tient à l’ADN de l’Ifremer, avec cette idée de dissémination et de vulgarisation de nos travaux pour désacraliser la science. Ça fait partie de nos modes d’action et ça a beaucoup de sens en Polynésie. C’est un moment très apprécié par le personnel, avec un fort sentiment d’appartenance et une volonté de partager les recherches avec la population”</em>, explique Philippe Moal, directeur régional de l’Ifremer dans le Pacifique. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80297747-57988365.jpg?v=1715814446" alt="L’Ifremer ouvre ses portes au public" title="L’Ifremer ouvre ses portes au public" />
     </div>
     <div>
       <br />  <!--cke_bookmark_356S--><!--cke_bookmark_356E--><!--cke_bookmark_369S--><!--cke_bookmark_369E--><!--cke_bookmark_382S--><!--cke_bookmark_382E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Six thèmes d’actualité</b></div>
     <div>
      Cet événement est gratuit et tous publics, familles et enfants compris. Six thématiques seront développées par les équipes. <em>“Ce sont vraiment nos thèmes d’actualité, qui regroupent tout ce qu’on fait depuis trois ou quatre ans autour des projets de l’Ifremer en Polynésie”, détaille Philippe Moal. “Il y a trois axes&nbsp;: l’impact du changement global, dont climatique, sur les espèces endémiques en Polynésie&nbsp;; l’aquaculture de restauration, qui cherche à définir comment réimplanter des espèces endémiques pour protéger les lagons&nbsp;; et le développement d’une nouvelle aquaculture avec l’ostréiculture tropicale. On proposera aussi un focus sur les infrastructures de recherches, car nous avons un staff logistique qui fabrique la quasi-intégralité des laboratoires sur site.”</em> <br />  &nbsp; <br />  L’accès à un laboratoire de biologie moléculaire sera exceptionnellement possible, tandis que l’essentiel du parcours se fera en extérieur sous forme d’ateliers. L’occasion pour les visiteurs de visualiser les différents objets de recherches et d’interagir directement avec les scientifiques. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Infos pratiques</b></div>
     <div>
      Vendredi 7 et samedi 8 juin, de 8 heures à 15 heures, à l’Ifremer de Vairao. Entrée gratuite et tous publics.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Rencontre avec Nono Tetaura, figure du centre</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80297747-57988328.jpg?v=1715814562" alt="L’Ifremer ouvre ses portes au public" title="L’Ifremer ouvre ses portes au public" />
     </div>
     <div>
      Toujours souriant et motivé, Nono Lewis Tetaura, 50 ans, fait partie des piliers de l’Ifremer de Vairao avec ses 26 années de service. Mais son lien avec le centre est encore plus ancien, comme prédestiné. “<em>À l’école, je n’étais pas un élève très doué. J’ai fait trois ans de Cetad [Centre d’éducation aux techniques appropriées au développement, NDLR], où j’ai appris à toucher à plusieurs métiers&nbsp;: la menuiserie, la plomberie, la peinture, etc. Pour valider ma formation, mon projet de fin d’études, en 1991, c’était une installation de climatiseurs… à l’Ifremer&nbsp;!”</em>, se souvient-il, amusé. <br />  &nbsp; <br />  Les années ont passé, et Nono Tetaura a travaillé en tant que mécanicien, puis agent communal à Taiarapu-Ouest sous la mandature de Roger Doom. Fin 1997, il saisit sa chance et décroche un premier contrat de trois mois à l’Ifremer, en tant qu’ouvrier polyvalent. <em>“Et le 15 mai 1998, j’ai postulé pour un CDI et j’ai été pris. Jusqu’en 2012, j’étais dans le service logistique. Puis on m’a proposé de changer de service pour les ressources marines, en soutien aux scientifiques</em>.” <br />  &nbsp; <br />  Aujourd’hui, le résident de Vairao exerce les fonctions de chef de plongée, responsable des moyens nautiques et technicien en zootechnie, mission pour laquelle il a bénéficié d’une formation à Rangiroa. <em>“Je m’occupe du stockage des huîtres. On les reçoit des Tuamotu et des îles Sous-le-Vent, puis on les nettoie avant de les mettre dans le lagon. On a quatre lignes de 200 mètres sur la concession maritime de l’Ifremer. Je m’assure qu’elles se portent bien et je les sors en fonction des besoins. Je suis fier de participer au bon déroulement des recherches autour de ce symbole de la Polynésie, pour le bien de la filière”</em>, se réjouit-il en tant qu’enfant du pays, natif de la Presqu’île de Tahiti. <br />  &nbsp; <br />  Impliqué dans l’aménagement de nouveaux bassins pour la réalisation de tests de bioremédiation en lien avec la future zone biomarine de Faratea, Nono Tetaura sera présent lors des journées portes ouvertes, au cours desquelles il accompagnera le public à la découverte des installations aquacoles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/80297747-57988311.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/L-Ifremer-ouvre-ses-portes-au-public_a223851.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-33058206</guid>
   <title>Noëlyn Faussane, une pionnière</title>
   <pubDate>Fri, 26 Apr 2019 14:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/33058206-30622774.jpg?v=1555106436" alt="Noëlyn Faussane, une pionnière" title="Noëlyn Faussane, une pionnière" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 25 avril 2019. Ce vendredi 26 avril lors de la 6e édition de La Journée « Vahine Tu as des talents » dans les Jardins de l’APF, huit femmes polynésiennes qui se distinguent dans leurs domaines d’activités seront mises en avant. L’association Union des femmes francophones d’Océanie (Uffo)  met en lumière ces femmes remarquables par leur personnalité et leur force d’engagement. Ce sont nos Poerava ou perles précieuses. Jusqu'au 26 avril, nous vous ferons découvrir chaque jour dans notre journal papier et sur notre site internet le portrait d'une des huit Poerava.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/33058206-30622775.jpg?v=1556237653" alt="Noëlyn Faussane, une pionnière" title="Noëlyn Faussane, une pionnière" />
     </div>
     <div>
      <b>Noëlyn Faussane est la jeune créatrice de la première épicerie en vrac polynésienne autrement dit un commerce sans emballage pour tendre vers le « zéro déchet ».         <br />
       </b>       <br />
       A 25 ans, Noëlyn Faussane a bousculé le système de distribution classique d’importation de produits alimentaires et d’hygiène, si bien installé dans notre société consommatrice.       <br />
              <br />
       <b>Les choses n’ont pas été simples        <br />
       </b>Partant d’une « page blanche », il lui a fallu plus d’un an et demi de persévérance, pour passer de l’idée à l’ouverture au public de son magasin Eco Vrac à Mamao pour vaincre les obstacles, l’incompréhension et les doutes de ses interlocuteurs sur le projet. Mais elle est convaincue qu’il « faut se lancer, et faire quelque chose que l’on aime ».       <br />
              <br />
       Noëlyn est portée par une forte sensibilité au respect de l’environnement et de notre belle nature polynésienne, qui lui est venue très jeune. Elle a fait des études de biologie à l’UPF, puis un master en sciences de l’environnement. Mais au retour au fenua en 2015, face à l’absence d’emploi salarié dans sa spécialité, elle mûrit l’idée de créer sa propre affaire dans le domaine qui lui est cher. Etre issue d’une famille de commerçants lui a donné pendant sa jeunesse une culture familiale qui s’est révélé favorable, même si elle ignorait tout de la gestion, de l’approvisionnement, de l’importation, des règles administratives, fiscales. Elle a appris au fur et à mesure qu’elle progressait dans le montage de son projet.         <br />
              <br />
       Noëlyn a pu compter sur le soutien de ses proches dans cette « galère » et sur sa capacité de travail et d’adaptation (comme se remettre en question par exemple !). Ses apparitions médiatiques comme sa participation au concours « Ohipa Maitai »  de TNTV (création d’entreprise dans le domaine de l’économie circulaire) l’ont fait connaître. Son intégration à l’incubateur de « start up », PRISM  de la CCISM, lui permet d’avoir des réponses des conseils de mentors face à ses interrogations.       <br />
              <br />
       <b>Tenace       <br />
       </b>Elle retient du positif : son magasin fonctionne, c’est un lieu de partages et d’échanges et de rencontres de personnes de milieux divers, convaincues par la nécessité de changer nos pratiques de consommation  pour l’avenir de nos îles et du monde. Elle est fière de travailler en Polynésie pour les valeurs auxquelles elle croit. Si la plus grande partie de ses produits est importée directement de Nouvelle-Zélande, notre épicière a ouvert ses étalages à des produits polynésiens tels ceux de la Compagnie Agricole de Polynésie, la CAP de Nathalie Convert (Poerava 2018)  ainsi qu’à des artisans en produits cosmétiques.        <br />
       Sa jeunesse et le fait d’être une femme ont fait partie des obstacles rencontrés pour obtenir la confiance de ses interlocuteurs. Et c’est encore le cas puisque parfois on la prend pour la vendeuse et non pour la patronne !       <br />
       Noëlyn souhaite encourager des jeunes Polynésiens à se lancer dans la création d’entreprise, notamment dans les activités préservatrices de notre environnement car les mentalités évoluent favorablement. Mais elle rajoute que « créer une société n’est pas une fin, c’est se donner les moyens de mettre en pratique les valeurs auxquelles on croit ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Découvrez les vahine qui ont du talent le 26 avril </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/33058206-30622777.jpg?v=1555106590" alt="Noëlyn Faussane, une pionnière" title="Noëlyn Faussane, une pionnière" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 12 avril 2019. L’association UFFO- Polynésie organise le vendredi 26 avril la 6e édition de la Journée « Vahine, Tu as des talents&quot;. A cette occasion, les &quot;Poerava&quot; de l’année 2019 seront distinguées.        <br />
       </b>       <br />
       La Journée « Vahine tu as des talents », organisée par l’association Union des femmes francophones d’Océanie (Uffo), aura lieu le vendredi 26 avril dans les Jardins de l’Assemblée de la Polynésie française de 8 à 16 heures. L'Uffo a pour objectif de promouvoir l’autonomisation des femmes polynésiennes en les encourageant dans leurs initiatives économiques, sources d’indépendance financière et de réalisation personnelle. L'évènement du vendredi 26 avril est donc une journée d’entraide, de partage d’expériences et d’information. La journée s’adresse d’abord à des femmes qui se lancent et ont besoin d’acquérir de la notoriété, d’être encouragées par l’exemple d’autres. «<span style="font-style:italic"> Notre association poursuivra l’accompagnement de certaines exposantes par des journées de formation-sensibilisation aux aspects de gestion, de communication et commercialisation, et de développement personnel, ainsi qu’une formation à la couture », </span>explique l'association, qui propose gratuitement ses services et son organisation aux femmes qui auront répondu à son initiative.        <br />
              <br />
       Les exposantes ont accepté en échange de faire des démonstrations, de parler de leurs activités aux visiteurs. Pendant la matinée des séances de coaching en groupe seront proposées. Pas moins de 70 femmes seront présentes et présenteront des activités variées bouquets de fleurs et couronnes (fleurs naturelles et tissus), produits éco-responsables, tressage de niau - kumuhei, mono'i, huiles de coco parfumées, vêtements pour animaux, chutney, bonbons cocos, fruits découpés, yaourts, sirops… 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/33058206-30622778.jpg?v=1555106665" alt="Noëlyn Faussane, une pionnière" title="Noëlyn Faussane, une pionnière" />
     </div>
     <div>
      A l'occasion de cette journée, l’Union des femmes francophones d’Océanie a également décidé de mettre en avant huit femmes polynésiennes qui se distinguent dans leurs domaines d’activités.<span style="font-style:italic"> &quot;Ces femmes remarquables par leur personnalité et leur force d’engagement sont nos Poerava ou perles précieuses&quot;, </span>explique l'association. Ces femmes sont : Carole Atem (Enseignement supérieur et Recherche), Maïlee Faugerat (Entreprenariat et Direction d’entreprise), Marie-Hélène Villierme (Art photographique et du documentaire), Vahine Fierro (Sports de haut niveau), Moea Pereyre (Enseignement et promotion du développement durable), Noelyn Faussane (Promotion du développement durable et entreprenariat), Thilda Harehoe (Enseignement et Engagement social) et Heirani-Nathalie Salmon (Ecriture et communication).        <br />
       Une mini-tombola est organisée par l’Association UFFO-Polynésie pour financer les dépenses de la Journée.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/33058206-30622775.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Noelyn-Faussane-une-pionniere_a181004.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-31855359</guid>
   <title>Nathalie Hoang, lycéenne au front pour le climat</title>
   <pubDate>Thu, 21 Mar 2019 19:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31855359-29890838.jpg?v=1553202907" alt="Nathalie Hoang, lycéenne au front pour le climat" title="Nathalie Hoang, lycéenne au front pour le climat" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 21 mars 2019. Nathalie Hoang, élève en terminale ES, était la semaine dernière en tête des marches pour le climat à Papeete. Révoltée depuis toute petite par l’injustice, elle souhaite aujourd’hui devenir diplomate.  « Quand on veut améliorer le monde, on passe par de nombreuses épreuves. Il ne faut jamais lâcher prise », souligne la lycéenne.        <br />
       </b>       <br />
       Dans la bibliothèque de la Maison de la culture, Nathalie Hoang prépare studieusement son oral pour Sciences Po. Son objectif ? Entreprendre : un master en politiques publiques  spécialité administration publique pour devenir diplomate. Son modèle ? Kofi Annan, l’ancien secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006.<span style="font-style:italic"> « J’ai essayé de placer l’être humain au centre de tout ce que nous entreprenons : de la prévention des conflits, au développement et aux droits de l’Homme »,</span> avait-il déclaré en 2001, en acceptant le prix Nobel, à Oslo. A 17 ans, en terminale ES, au lycée La Mennais, Nathalie Hoang se prépare aussi pour les épreuves du baccalauréat.       <br />
              <br />
       Vendredi dernier, les Polynésiens ont découvert Nathalie Hoang en tête du cortège de la marche pour le climat des collégiens et lycéens. Son engagement pour un monde meilleur est très ancien.        <br />
              <br />
       Nathalie se souvient de la première fois où elle a souffert en découvrant l’injustice.<span style="font-style:italic"> « J’avais trois ans. Il y avait un petit garçon atteint de trisomie 21 qui était rejeté par les autres enfants. Pour moi, c’était complètement injuste»,</span> explique la lycéenne.<span style="font-style:italic"> « Très tôt, j’ai parlé de changer le monde. Quand on croit vraiment dans ses rêves, il ne faut jamais abandonner quoi que les autres puissent dire. </span>» Avec des préoccupations différentes des enfants de son âge, Nathalie n’a pas toujours été comprise par les autres jeunes garçons et filles. <span style="font-style:italic">« On me disait que j’étais utopiste, idéaliste »,</span> ajoute-t-elle.       <br />
              <br />
       A l’image de nombreux jeunes, Nathalie Hoang a aussi été marquée par le discours début décembre de Greta Thunberg. La jeune suédoise a impressionné le monde grâce à son discours lors de la COP24 à Katowice, en Pologne. Son objectif : pousser les dirigeants à agir vite et fort contre le réchauffement de la planète. «<span style="font-style:italic"> Quand j’ai entendu son discours, j’ai vu qu’il restait encore de l’espoir </span>», précise Nathalie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Bypt4H8K5dI" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Greta Thunberg  a aussi lancé un mouvement mondial de &quot;grève scolaire&quot;. Nathalie Hoang en parle alors à ses camarades. <span style="font-style:italic">« Beaucoup de personnes considéraient que faire la grève ne changerait rien. Ne plus utiliser de bouteille d’eau en plastique, c’est bien. C’est une des actions nécessaires dans notre quotidien mais cela ne suffit plus. Il faut changer le système »,</span> explique-t-elle calmement avant de poursuivre :<span style="font-style:italic"> « En 2015, selon l’Institut de la statistique de la Polynésie française, 20 % de la population de la Polynésie française vivait en dessous du seuil de pauvreté monétaire relative. C’est choquant quand on sait qu’on a plein de ressources sur cette planète. Je souhaite bouleverser ces inégalités ». </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31855359-29892276.jpg?v=1553202907" alt="Nathalie Hoang, lycéenne au front pour le climat" title="Nathalie Hoang, lycéenne au front pour le climat" />
     </div>
     <div>
      Samedi dernier, après la marche pour le climat, la lycéenne était revenue sur la polémique sur les réseaux sociaux après que des pancartes ont été photographiées jetées au sol.<span style="font-style:italic"> « Vous qui osez nous critiquer, pensez-vous que vous en avez la légitimité ? </span>», avait-elle interpellé. <span style="font-style:italic">« Quoi que vous puissiez penser, nous avons agi pour assurer la survie et l’avenir de l’humanité. Pouvez-vous en dire autant ? »</span>       <br />
              <br />
       Nathalie Hoang sait aujourd’hui faire fi de ces critiques.<span style="font-style:italic"> « Quand on veut améliorer le monde, on passe par de nombreuses épreuves. Il ne faut jamais lâcher prise »,</span> affirme-t-elle avant de constater que la marche <span style="font-style:italic">« a réveillé des consciences ». « Beaucoup de personnes ne comprenaient pas. Elles ont ouvert les yeux », </span>annonce-t-elle.  <span style="font-style:italic">« C’est le début d’une mobilisation, du changement. Cela ne s’arrêtera plus jamais ».</span>       <br />
              <br />
       Avec une délégation de lycéens, Nathalie Hoang a déposé vendredi dernier des propositions en faveur du tri des déchets, des transports en commun ou de moteurs de recherches écologistes… Elle attend depuis toujours une réponse du ministre de l’Environnement. «<span style="font-style:italic"> Si je n’ai pas de réponse, vous le saurez </span>», conclut-elle. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les propositions des élèves au ministre de l’Environnement</b></div>
     <div>
      <b>1. Tri sélectif dans tous les établissements, lieux publics.</b> Chaque flux aura un prestataire spécifique, ce qui permet de favoriser les petites entreprises spécialisées et de s’assurer du tri sélectif en fin de chaîne.       <br />
              <br />
       <b>2. Stop Google.</b> Travailler pour mettre en place une page qui s’ouvrirait automatiquement pour mettre en avant des moteurs de recherche alternatifs ayant des objectifs sociaux et/ou environnementaux. Remplacer Google par Lilo, Ecosia.       <br />
              <br />
       <b>3. Le festival éco-culturel en Polynésie française.</b> Une semaine qui propose aux élèves, étudiants une semaine d’activités culturelles autour de l’écologie : expositions, conférences, masterclasse, projection d’un documentaire expérimental écologique. L'objectif est de créer une passerelle entre l’écologie et la culture, la crise écologique est ainsi en lien avec la crise culturelle.       <br />
              <br />
       <b>4. Faire entrer la commune de Papeete </b>dans le palmarès des villes et village fleuris de France       <br />
              <br />
       <b>5. Faire des stations de bus </b>à l’extérieur de la ville de Papeete et l’intérieur urbain via un réseau de tram + vélo. Les gens relieront les deux afin de permettre les déplacements vers les communes de l’île.       <br />
              <br />
       <b>6. Mettre en place des solutions de mobilités</b> plus novatrice (vélib) et transformer la ville de Papeete en ville piétonne sauf sur les axes principaux pour permettre aux automobilistes de rallier des côtes d’Est en ouest.        <br />
              <br />
       <b>7. Valoriser le patrimoine et les parcs </b>en créant des activités plus participatives pour que la population se mêle également à l’action. Créer du lien social.       <br />
              <br />
       <b>8. Mettre en place une journée citoyenne </b>pour permettre aux personnes de participer à des activités d’intérêts généraux (nettoyage des plages et des quartiers, mise en terre de plants..).        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/31855359-29890838.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Nathalie-Hoang-lyceenne-au-front-pour-le-climat_a180088.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-31647359</guid>
   <title>Myranda, une femme qui "répare" les hommes</title>
   <pubDate>Fri, 15 Mar 2019 01:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31647359-29781022.jpg?v=1552609784" alt="Myranda, une femme qui "répare" les hommes" title="Myranda, une femme qui "répare" les hommes" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 14 mars 2019. A l'occasion de la Journée de la femme, la direction des Solidarités, de la famille et de l'égalité a réalisé sept portraits de vahine, en vidéo, qui seront diffusés pendant 15 jours sur les deux chaînes de télévision locales et sur les réseaux sociaux.        <br />
       </b>       <br />
       Ces témoignages mettent en lumière des femmes engagées, des femmes passionnées, dans des secteurs aussi divers que la culture, l’artisanat, le social.        <br />
              <br />
       Retrouvez ci-dessous le portrait de Myranda. Éducatrice monitrice dans un foyer d’hébergement pour hommes de 18 à 80 ans à Papeete, elle accueille ces hommes en situation de grande précarité, qui vivent ou subissent des violences intrafamiliales, des addictions, qui sont oubliés, mis de côté ou qui ont du mal avec la paternité. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fdsfe.pf%2Fvideos%2F347942582595661%2F&show_text=1&width=560" width="560" height="521" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" allow="encrypted-media" allowFullScreen="true"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/31647359-29781022.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Myranda-une-femme-qui-repare-les-hommes_a179896.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-31561615</guid>
   <title>Marie-Rose, une femme de foi</title>
   <pubDate>Tue, 12 Mar 2019 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31561615-29723458.jpg?v=1552418290" alt="Marie-Rose, une femme de foi" title="Marie-Rose, une femme de foi" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 12 mars 2019. A l'occasion de la Journée de la femme, la direction des Solidarités, de la famille et de l'égalité a réalisé sept portraits de vahine, en vidéo, qui seront diffusés pendant 15 jours sur les deux chaînes de télévision locales et sur les réseaux sociaux.        <br />
              <br />
       Ces témoignages mettent en lumière des femmes engagées, des femmes passionnées, dans des secteurs aussi divers que la culture, l’artisanat, le social.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Voici ci-dessous le portrait de Marie-Rose. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fdsfe.pf%2Fvideos%2F1290434137762641%2F&show_text=1&width=560" width="560" height="508" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" allow="encrypted-media" allowFullScreen="true"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/31561615-29723458.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Marie-Rose-une-femme-de-foi_a179801.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-31412893</guid>
   <title>"Avant, la famille était plus importante que tout le reste"</title>
   <pubDate>Fri, 08 Mar 2019 08:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31412893-29626077.jpg?v=1552033549" alt=""Avant, la famille était plus importante que tout le reste"" title=""Avant, la famille était plus importante que tout le reste"" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPENOO, le 7 mars 2019 - Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, la rédaction de Tahiti Infos a décidé de mettre en avant une &quot;matahiapo&quot;. Nous avons rencontré Teura Maopi, 68 ans, de Papenoo. Cette mère de famille revient sur sa vie à Raiatea, son île natale, où elle a tout appris auprès de sa mère. Témoignage.</b>       <br />
              <br />
       C'est dans son fare OPH dans la vallée de la Maroto que Teura Maopi, 68 ans, nous reçoit. Cette polynésienne au grand cœur a accepté de nous ouvrir les portes de son cœur, pour partager avec nous son histoire.       <br />
              <br />
       En effet, dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, Tahiti Infos a voulu mettre en avant une polynésienne et plus particulièrement, une matahiapo, pour qu'elle nous raconte sa vie d'avant et ses impressions face à la vie d'aujourd'hui.       <br />
       <b>       <br />
       LE FA'A'APU : L'UNIVERS DE SON ENFANCE</b>       <br />
              <br />
       Teura a grandi à Fetuna, sur l'île de Raiatea. Avec sa mère, Teura n'aura pas une vie de tout repos. &quot;<span style="font-style:italic">Mon père est décédé, alors que je n'avais que cinq mois. Ma mère nous a éduqué seule</span>&quot;. C'est à l'âge de 8 ans que Teura fréquentera l'école, mais à 13 ans, <span style="font-style:italic">&quot;j'ai quitté l'école pour travailler avec maman. Nous allions dans notre champ de vanille, nous faisions aussi du coprah&quot;</span>, se rappelle-t-elle.       <br />
              <br />
       Le trajet pour se rendre au champ de vanille n'était pas très praticable, puisqu'il se situait sur la montagne. <span style="font-style:italic">&quot;La plupart du temps, on y allait. Pour le mariage de nos vanilles, ma mère s'y rendait parfois seule. Je restais à la maison pour préparer le repas. Quand tout était prêt, je soufflais dans une conque marine pour qu'elle revienne. À cette époque, nous regardions le soleil. Lorsqu'il était au zénith, on savait que c'était l'heure de la pause et qu'il fallait rentrer&quot;</span>, raconte Teura.       <br />
              <br />
       Pour la récolte de la vanille, Teura et sa maman prenaient des sacs, <span style="font-style:italic">&quot;et on descendait avec la moitié. Ce n'était pas évident parce que le champ était assez éloigné de la maison. On se reposait de temps en temps, mais aussitôt on y retournait. On ne pouvait pas laisser notre champ comme cela, il fallait en prendre soin.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Face à cette vie assez rude, Teura se donnait à fond. Le plus important pour elle, était d'aider sa mère. <span style="font-style:italic">&quot;Malgré le fait que nous n'avions plus notre père, nous étions heureux avec notre maman, elle portait les deux casquettes. Elle nous a tout appris.&quot;</span>       <br />
       <b>       <br />
       UNE FAMILLE UNIE</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Avant, la famille était plus importante que tout le reste&quot;,</span> assure-t-elle. <span style="font-style:italic">&quot;Nous étions heureux&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Avec ses frères et sœurs, ainsi que les jeunes de son île, les rencontres étaient toujours joviales. <span style="font-style:italic">&quot;Nous allions tous à l'école du dimanche&quot;</span>. Une vie paisible bercée entre l'agriculture, première ressource de l'île en ce temps-là, la vie à la maison et la pêche. <span style="font-style:italic">&quot;Dans mon enfance, une pièce de 20 francs représentait beaucoup pour nous. On pouvait acheter plusieurs choses. L'argent n'avait pas autant d'importance qu'aujourd'hui. Nous étions tous solidaires et nous avons conservé cela avec mes frères et sœurs.&quot;       <br />
       </span>       <br />
       Le partage et la solidarité rythmaient la vie des familles de Raiatea. <span style="font-style:italic">&quot;Lorsque nous allions pêcher avec notre filet, on partageait nos poissons avec les membres de notre famille. Une coutume qui perdure encore aujourd'hui.&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>TAHITI : L'ILE QUI LUI FERA DÉCOUVRIR L'AMOUR</b>       <br />
              <br />
       Mais à l'âge de 16 ans, Teura quittera son île natale pour Tahiti. <span style="font-style:italic">&quot;Ma sœur voulait que je la rejoigne pour y travailler, afin d'aider notre mère. J'ai pris le bateau et j'ai travaillé en tant que femme de ménage chez des particuliers.&quot;</span>       <br />
              <br />
       L'adolescente comprendra vite que le train de vie est bien différent de celui de Raiatea. <span style="font-style:italic">&quot;Ce n'était pas évident pour moi, parce que je n'étais pas habituée. Des fois, j'allais à la pêche comme je le faisais à Raiatea. À Tahiti, c'était différent, il y avait tout, mais tout était payant aussi.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Un an plus tard, Teura rencontrera l'homme de sa vie, avec qui, elle aura sept enfants. <span style="font-style:italic">&quot;J'ai eu 6 garçons et une fille. Je leur ai transmis ce que ma mère m'a appris. Je leur ai appris à préparer leur foyer, ainsi que la couture, parce que c'était mon travail. Deux de mes enfants ont continué sur cette voie.&quot;</span>       <br />
              <br />
       La couture aura un impact dans la vie de Teura et son mari. <span style="font-style:italic">&quot;Dès que je suis tombée enceinte de mon premier enfant, j'ai arrêté de travailler pour des personnes, j'ai décidé de me lancer dans la couture. Je faisais des tifaifai, des taies d'oreiller et quand j'en obtenais au moins 10, j'allais les vendre au marché. C'est comme cela que je nourrissais mes enfants. À cette époque-là, mon mari n'avait pas de travail stable.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, Teura Maopi peut être fière du parcours de ses enfants, puisque la plupart travaillent dans l'Education. En 2015, elle perdra son mari dans un tragique événement naturel. Cet épisode malheureux renforcera le caractère de cette femme qui dédie sa vie à sa famille.        <br />
              <br />
       Sur sa propriété à Papenoo, Teura s'occupe de son petit jardin fleuri. Elle aimerait cependant que le polynésien n'oublie pas ses racines.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31412893-29626078.jpg?v=1552033582" alt=""Avant, la famille était plus importante que tout le reste"" title=""Avant, la famille était plus importante que tout le reste"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/31412893-29626077.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Avant-la-famille-etait-plus-importante-que-tout-le-reste_a179703.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-28357600</guid>
   <title>Portrait : Tehaapapa, volontaire dans la Marine nationale</title>
   <pubDate>Fri, 30 Nov 2018 02:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28357600-28020783.jpg?v=1543542039" alt="Portrait : Tehaapapa, volontaire dans la Marine nationale" title="Portrait : Tehaapapa, volontaire dans la Marine nationale" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 29 novembre 2018 - <b>Il y a de nombreuses façons d'intégrer la marine. Le plus simple pour un Polynésien est de devenir volontaire. Un contrat d'un an, au fenua, sans avoir besoin de partir en métropole. Nous avons rencontré l'un de ces volontaires, le matelot Tehaapapa, une jeune femme de Papara qui sert à bord du Prairial.</b>       <br />
              <br />
       &gt;&gt;&gt; Voir un autre portrait, celui du <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Second-Maitre-Karl-portrait-d-un-Polynesien-dans-la-Marine_a177201.html">second maître Karl</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Matelot Tehaapapa</b></div>
     <div>
      <b>&quot;Une femme polynésienne dans la marine aujourd'hui ça n'a plus rien d'exceptionnel &quot;       <br />
              <br />
       Peux-tu nous raconter ton parcours dans la marine ?</b>       <br />
       Donc je suis volontaire, ce sont des contrats d'un an renouvelables jusqu'à 4 ou 5 ans. Ça fait maintenant deux ans que je suis dans la marine, sur le Prairial, et je vais faire une troisième année encore, puis je partirai pour la métropole pour d'autres projets avec mon conjoint, un marin également.       <br />
              <br />
       <b>Une Polynésienne dans la marine, ça n'est plus si rare…</b>       <br />
       Oui, une femme polynésienne dans la marine aujourd'hui ça n'a plus rien d'exceptionnel, je connais beaucoup de Polynésiennes qui sont engagées, elles sont en France pour le moment et elles sont épanouies, elles aiment ce qu'elles font.       <br />
              <br />
       <b>En quoi consiste ton métier sur le Prairial ?</b>       <br />
       Je suis manœuvrier, donc quand on accoste ou qu'on appareille, c'est nous qui devons nous occuper des haussières. Les haussières sont les grosses cordes qui nous aident à nous amarrer au quai. Au mouillage, c'est également nous qui mettons l'ancre à l'eau. Sinon nous faisons aussi la barre. Je fais beaucoup de quarts en passerelle, et c'est moi qui pilote la barre, donc qui fais tourner le bateau !       <br />
              <br />
       <b>Tu es simple matelot, mais c'est toi qui gère la barre de ce navire à plusieurs centaines de millions d'euros ?</b>       <br />
       Oui, malgré mon grade de matelot j'ai beaucoup de responsabilités. C'est une des choses qui me plaît dans la marine, on se sent indépendant, on a des responsabilités et du coup il faut être sérieux dans tout ce qu'on a à accomplir à bord.       <br />
              <br />
       <b>Tu as donc ton métier de manœuvrier, mais tu as aussi des rôles annexes sur le bateau, quels sont-ils ?</b>       <br />
       Oui, en plus de ce que je dois faire en tant que manœuvrier, je suis aussi pompier et je suis patron d'embarcation s'il y a des hommes à la mer. Donc si quelqu'un tombe à la mer ou qu'il y a un objet à ramener à bord, je piloterai le Zodiak pour aller le récupérer.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28357600-28020793.jpg?v=1543542195" alt="Portrait : Tehaapapa, volontaire dans la Marine nationale" title="Portrait : Tehaapapa, volontaire dans la Marine nationale" />
     </div>
     <div>
      <b>Tu peux conduire un Zodiak comme une frégate… Tu peux tout piloter !</b>       <br />
       (Rire) Non, ça dépend de la puissance des moteurs du Zodiak, moi je ne pilote que les 40 et les 75 chevaux. Par contre j'ai le droit de tenir la barre du Prairial puisque je suis sous ordres du chef de quart et du commandant, ils sont tout le temps là à surveiller ce qu'on doit faire. J'ai été formée à toutes ces tâches.       <br />
              <br />
       <b>Finalement qu'est-ce qui te plaît dans la marine ?</b>       <br />
       Déjà le métier de manœuvrier est physique, ça me plaît. Et par rapport à la marine, comme tout le monde je pense, c'est le fait de pouvoir voyager. Surtout en tant que polynésienne, c'est très difficile pour nous de voyager dans d'autres pays. Mais à bord du Prairial on a l'occasion de beaucoup bouger. J'ai vu beaucoup de pays en Asie et en Amérique. J'ai visité Bangkok, Singapour, Hawaii, le Chili, le Pérou… Un civil ne pourrait pas faire ça en un an.       <br />
              <br />
       <b>C'était ton rêve ?</b>       <br />
       Oui, c'était mon rêve depuis la classe de troisième. J'étais au collège de Papara. Comme Papara est la ville marraine du Prairial ils sont venus nous présenter les métiers de la marine, on a pu visiter le bateau, et c'est là que ça a vraiment commencé à m'intéresser. J'ai continué à suivre la marine pendant le lycée jusqu'à ce que je devienne volontaire.       <br />
              <br />
       <b>On a toujours une image de marins tous masculins. Peux-tu nous parler des femmes dans la marine et sur le Prairial ? Ça se passe bien ?</b>       <br />
       Ca a complètement changé aujourd'hui. Cette année il y a beaucoup de femmes à bord, nous sommes dix. Et franchement ce n'est pas plus mal pour le bateau d'avoir une présence féminine à bord.       <br />
              <br />
       <b>Les hommes ne vous embêtent pas ?</b>       <br />
       Non, ils ne nous embêtent pas du tout, ils sont très respectueux. À bord on se considère comme des frères et sœurs, et ça fait du bien. À bord, c'est comme retrouver sa famille. C'est devenu ma deuxième famille.       <br />
              <br />
       <b>Le commandant en second est une femme également.</b>       <br />
       Oui, le commandant est une femme, mais elle a des responsabilités donc elle doit être stricte et faire appliquer la discipline. Elle montre bien qu'aujourd'hui, une femme peut accéder à tous les grades de la marine !       <br />
              <br />
       <b>Tu fêteras tes 23 ans à l'escale de Nuku Hiva… As-tu l'impression que la marine t'a changée ?</b>       <br />
       Oui, ça m'a beaucoup changée. Avant j'étais beaucoup plus renfermée, je ne m'ouvrais pas vraiment aux gens. Mais dans la marine on est bien obligés de communiquer avec tout le monde puisque l'on vit en communauté. Donc ça m'a vraiment permis de m'ouvrir. Les responsabilités m'ont fait grandir également. J'ai beaucoup de responsabilités, je deviens plus indépendante, et ça me renforce dans ma vie de tous les jours.       <br />
              <br />
       <b>Tu penses que tu n'auras aucun mal à trouver un travail l'année prochaine à ton retour dans le civil ?</b>       <br />
       Je ne suis pas inquiète. Ca ne sera peut-être pas en tant que manœuvrier, mais j'ai aussi un diplôme de transport logistique, donc ça ne va pas être si difficile. Les employeurs aiment bien les anciens marins, et ici ils sont toujours en train de nous pousser à avancer dans la vie.       <br />
              <br />
       <b>Que pense ta famille de Papara de ton parcours ?</b>       <br />
       Ils sont fiers ! Ils sont fiers du choix que j'ai fait d'entrer dans la marine, à chaque fois ils sont là à mon départ à mon arrivée… ils ont des frissons ! Quand j'arrive ils m'offrent des colliers de fleurs à chaque fois et mes parents me disent à l'oreille à quel point ils sont fiers de moi… Ça fait vraiment du bien !       <br />
              <br />
       <b>Ils ne sont pas trop inquiets de te voir partir sur un bateau de guerre ?</b>       <br />
       Non, pas du tout. Ils ont confiance, et j'ai eu beaucoup d'occasions de leur faire visiter le bateau. Surtout mon papa, il a été marin quelques temps avant, et retrouver un bateau militaire ça lui fait très plaisir !       <br />
              <br />
       <b>Quelles sont les qualités qui te semblent importantes pour ceux qui aimeraient s'engager ?</b>       <br />
       Alors… La rigueur et l'assiduité, parce que c'est l'armée. Il faut être à l'heure ! Il faut aussi être sérieux, être indépendant, et être prêt à apprendre. On apprend beaucoup de choses à bord et en plus il y a beaucoup de formations, c'est ce qui est bien dans l'armée. Et enfin il faut être tout le temps curieux et volontaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/28357600-28020783.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Portrait-Tehaapapa-volontaire-dans-la-Marine-nationale_a177271.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-28251188</guid>
   <title>Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine</title>
   <pubDate>Wed, 28 Nov 2018 01:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28251188-27984007.jpg?v=1543364653" alt="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" title="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 27 novembre 2018 - <b>Pour notre second article sur notre séjour à bord de la frégate de surveillance Prairial, le plus gros bâtiment de la Marine nationale basé à Papeete, nous dressons le portrait de Karl, un Tahitien entré dans la Marine en 2010. Il a fait le choix de s'engager pour voyager, et il a trouvé une nouvelle famille à bord.</b>       <br />
              <br />
       &gt;&gt;&gt; Lisez aussi notre article sur <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/A-la-chasse-aux-pecheurs-illegaux-a-bord-d-un-bateau-de-guerre_a177171.html">la mission de police des pêches du Prairial,</a> à laquelle Karl participe en tant que patron d'embarcation       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(Note : à la demande de l'état-major de l'armée, nous ne publions pas les noms de famille des militaires interviewés pour cette série d'articles à l'exception des commandants. Nous publions uniquement leurs grades et prénoms.)</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Parole à : Second Maître Karl</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28251188-27984028.jpg?v=1543364694" alt="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" title="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Certaines personnes de ma famille me disent que j'ai beaucoup, beaucoup mûri. J'ai 31 ans, mais avec ce métier j'ai peut-être la mentalité d'une personne de 50 ans !&quot;</b>       <br />
              <br />
       <b>Raconte-nous ton parcours dans la marine ?</b>       <br />
       Je me suis engagé en 2010 dans l'école de Maistrance, l'école de sous-officier de la Marine. La formation a duré 5 ou 6 mois, avec les bases de la formation militaire et les spécificités de la marine. Après je suis parti pour l'école des spécialités, j'ai suivi la formation de manœuvrier, c'est un Brevet d'Aptitude Technique (BAT) qui dure 4 à 5 mois. C'est court par rapport à certaines spécialités qui peuvent durer une voire deux années. Après avoir obtenu le BAT de manœuvrier j'ai été affecté sur la frégate anti-sous-marine De Grasse en janvier 2011. C'est là que j'ai fait mes premières armes, c'était une vieille frégate de premier rang, à vapeur. C'était assez impressionnant comme première affectation. J'y ai passé deux ans, après on a fait son désarmement. J'ai ensuite été affecté sur la Meuse, qui est sur Toulon. C'était un pétrolier ravitailleur, on allait ravitailler des navires en pleine mer et c'était vraiment un bateau de manœuvriers et de mécanos. C'est là que j'ai appris mon métier de façon plus approfondie. Les manœuvres sur ces bateaux peuvent paraître complexes, voire dangereuses pour des personnes extérieures, d'où le fait que nous soyons des experts en ce domaine. Nous nous assurons que tout se déroule en sécurité. J'y suis resté de 2013 à 2015, puis on l'a désarmée lui aussi.       <br />
       Comme une affectation dure trois ans mais que sur la Meuse n'a duré que deux ans, j'ai eu une affectation sur le bâtiment de projection et de commandement Mistral. C'est une très bonne expérience parce que c'est un bâtiment amphibie, ce n'est pas tout le monde qui l'a vécu. Il faut y être pour comprendre comment ça marche, c'est difficile à expliquer. Ça nous mène à mi-2016, ensuite j'ai été affecté sur un aviso à Toulon. Un aviso est un patrouilleur de haute mer. C'est plus petit qu'une frégate de surveillance comme le Prairial, avec à peu près le même nombre de personnel à bord. Mais ce ne sont pas les mêmes missions, c'est de la protection du territoire. J'y ai fait huit mois, puis j'ai été sélectionné pour venir en campagne à Tahiti ! Évidemment, étant originaire d'ici je ne pouvais pas dire non, je n'étais plus revenu depuis 2013.       <br />
              <br />
       <b>Ca a dû te faire plaisir !</b>       <br />
       Ah oui, carrément ! En plus je me suis marié en métropole, j'ai eu un enfant en métropole, donc pour ma famille aussi c'était l'occasion de venir dans le pays où je suis né et où j'ai grandi, de leur faire rencontrer ma famille ici à Tahiti, de voir mes photos d'enfance... Celles que, comme d'habitude, on ne veut pas montrer… Oui, ça a été un vrai retour aux sources pour moi et une belle expérience pour ma compagne, je ne regrette pas d'être revenu. Je reste ici jusqu'à 2020, à la fin de mon affectation.       <br />
              <br />
       <b>En plus de manœuvrier, as-tu d'autres rôles sur le Prairial ?</b>       <br />
       Sur un bateau, moins il y a de personnel, plus nous avons de rôles annexes. Donc à bord je suis le deuxième adjoint du bosco, le chef des manœuvriers (NDLR : le bosco est le surnom du maître d'équipage, il se situe hiérarchiquement entre les officiers et les membres de l'équipage. C'est un marin expérimenté dans la manœuvre, il a autorité sur les matelots). Nous nous occupons de toutes les manœuvres du navire, le mouillage, l'amarrage, le ravitaillement à la mer, le remorquage, l'entretien du matériel...       <br />
       En plus de ce rôle, je suis aussi barreur en passerelle. Je suis également gradé-coupée à quai, ceux qui sont chargés de la sécurité à l'escale. Il y a aussi un rôle spécifique à la coupée, nous sommes tous II2, c'est-à-dire Intervention Immédiate de deuxième phase. C'est une personne qui va faire une action coup de poing sur un départ d'incendie, juste après celui qui a découvert le sinistre. Je suis aussi patron d'embarcation, donc je pilote les Zodiak. Pour la police des pêches, le but est d'amener l'équipe de visite sur le bateau à inspecter… Et j'ai encore d'autres casquettes !       <br />
              <br />
       <b>Qu'est-ce qui t'as conduit à t'engager, aller faire des études en France et devenir sous-officier de la Marine ?</b>       <br />
       Au départ j'étais allé en métropole en 2009 pour un job d'été, qui s'est transformé en un travail d'un an. Et un jour je suis tombé sur d'anciens collègues du lycée… Pour dire comme le monde est petit ! Ils étaient déjà dans la Marine, ils m'en ont parlé et ça m'avait bien plu. Avant de partir de Tahiti j'étais marin-pêcheur, et le côté actif de la vie en mer commençait à me manquer. Donc ils m'ont parlé de ça, j'ai commencé à me renseigner et j'ai finalement décidé de m'engager. Ça fait bientôt 10 ans, et pour l'instant je n'ai encore aucun regret. D'autant que c'est grâce à la Marine que j'ai rencontré ma femme !       <br />
              <br />
       <b>Tu souhaites poursuivre ta carrière ?</b>       <br />
       Oui j'espère aller plus loin, j'espère pouvoir aller au brevet supérieur de manœuvrier pour qu'un jour on puisse m'appeler bosco. C'est mon but ultime !       <br />
              <br />
       <b>Qu'est-ce que les gens que tu as laissés à Tahiti pensent de ce choix de carrière ?</b>       <br />
       La première année, il y a eu un petit doute sur ce choix, ils ne pensaient pas que j'allai rester longtemps dans l'armée, que ça allait me plaire. Après, ce qui est difficile c'est de leur expliquer ce que l'on vit. Ils n'arrivent pas à comprendre comment on peut partir trois mois en mer, revenir, reprendre une vie normale, puis repartir en mer… Ils ne comprennent pas comment on peut tenir le coup. Mais aujourd'hui certaines personnes de ma famille me disent que j'ai beaucoup changé mentalement, que j'ai beaucoup, beaucoup mûri. J'ai 31 ans, mais avec ce métier j'ai peut-être la mentalité d'une personne de 50 ans ! (rire)       <br />
              <br />
       <b>Justement, qu'est-ce qui te passionne autant dans ce métier ?</b>       <br />
       J'ai fait, j'ai vu tant de choses qui... Dans le civil je n'aurais jamais vécu ça. J'ai vu des pays que je n'aurais jamais pensé visiter. J'ai rencontré des gens extraordinaires. Dans la marine j'ai fait pas mal de missions, j'ai fait de belles escales... J'ai aussi connu des escales plus dures comme en Afrique de l'Ouest, où on voit des gens qui sont vraiment dans le besoin.       <br />
              <br />
       <b>À quels Polynésiens cette vie pourrait-elle convenir ? Quelles sont les qualités indispensables ?</b>       <br />
       Déjà il faut être déterminé. Beaucoup de Polynésiens n'ont jamais quitté la Polynésie, donc partir en Métropole, suivre une formation puis être affecté à une mission, il faut vraiment être motivé. Tout laisser, quitter sa famille, c'est très difficile. C'est compliqué de partir aussi loin, aussi longtemps, surtout qu'en Polynésie la famille c'est sacré. Ils doivent être déterminés. Mais je pense que c'est une bonne expérience à vivre pour des Polynésiens, ça vaut vraiment le coup. D'ailleurs il y a déjà beaucoup de Polynésiens qui s'engagent dans l'armée de terre ou dans la marine. C'est aussi un bon tremplin vers la vie civile.       <br />
              <br />
       Des membres d'équipage nous disent avoir trouvé une deuxième famille dans la marine, tu le ressens aussi ?       <br />
       Comme tous les marins ! Quand on part en mer on passe 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ensemble sur un bateau. On connaît presque plus nos collègues de boulot que nos familles. On passe les trois-quarts de notre vie sur un bateau, il y a des liens qui se forgent. J'ai connu mon meilleur ami grâce à l'armée. On est copains comme cochons, on connaît nos habitudes et nos caractères comme un petit couple, voilà. C'est plus qu'une camaraderie, c'est une unité. On sait que si on part au combat, on part tous ensemble. Les liens sont plus forts. On sent que quand il y aura besoin, on aura de l'aide des collègues.       <br />
              <br />
       <b>Comptes-tu rentrer à Tahiti quand tu auras terminé ta carrière ?</b>       <br />
       Ah oui ! À ma retraite je vais revenir à Tahiti c'est sûr. J'ai aimé partir, visiter la métropole, mais Tahiti ça reste mes origines.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/28251188-27984043.jpg?v=1543364780" alt="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" title="Second Maître Karl : portrait d'un Polynésien dans la Marine" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/28251188-27984043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Second-Maitre-Karl-portrait-d-un-Polynesien-dans-la-Marine_a177201.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-23023637</guid>
   <title>Richard Haupuni, une vie dédiée aux autres</title>
   <pubDate>Fri, 15 Jun 2018 03:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23023637-25479052.jpg?v=1529030820" alt="Richard Haupuni, une vie dédiée aux autres" title="Richard Haupuni, une vie dédiée aux autres" />
     </div>
     <div>
      <b>MAHINA, le 14 juin 2018 - À 42 ans, Richard Haupuni est le chef de corps des sapeurs-pompiers de Mahina. Strict et droit dans ses bottes, Richard Haupuni n’a pas envie de jouer avec la vie des gens. Aujourd’hui, ce père de famille n’a pas l’intention de dormir sur ses lauriers, il vise désormais le grade de capitaine.</b>       <br />
              <br />
       Malgré un planning très chargé, Richard Haupuni a accepté de nous recevoir mercredi matin, dans la caserne des sapeurs-pompiers de Mahina. Un univers qu’il côtoie depuis 20 ans.       <br />
              <br />
       Âgé de 42 ans, Richard Haupuni a traversé plusieurs épreuves pour arriver à prendre la direction de ce centre de secours. Il démarre en tant que militaire, « <span style="font-style:italic">au 5ème régiment de la légion sur Moruroa. Ensuite, on m’a affecté dans la filière aérodrome, j’étais donc pompier aérodrome sur Hao. Je suis resté une année, et quand, je suis revenu, le tāvana Emile, à l’époque, voulait ouvrir son corps de sapeurs-pompiers, et c’est comme ça que je me suis présenté. C’était en 1997</span> », se rappelle-t-il.       <br />
              <br />
       Son aventure en tant que pompier démarre, « <span style="font-style:italic">et je n’avais aucun grade. Mais j’avais déjà de l’expérience dans le domaine de l’aérodrome et j’avais les permis qu’il fallait.</span> » Bien sûr, les conditions de travail n’étaient pas les mêmes à l’époque. « <span style="font-style:italic">C’était plus par vocation, et des fois, on faisait nos interventions bénévolement, et par la suite, on est devenu sapeurs-pompiers volontaires.</span> »       <br />
              <br />
       Richard Haupuni est donc recruté officiellement en 2000. « <span style="font-style:italic">J’ai passé ma formation de lieutenant en 2004, en métropole. Quand je suis revenu, j’ai été adjoint chef de centre. En 2007, j’ai pris mes fonctions de chef de centre, jusqu’à aujourd’hui.</span> »       <br />
              <br />
       <b>LES MOYENS ONT BIEN ÉVOLUÉ</b>       <br />
              <br />
       Après 20 années d’expérience, Richard Haupuni ne peut que se satisfaire de l’avancée en matière de moyens. « <span style="font-style:italic">À l’époque, nous disposions des moyens du CEA, il y avait un échange. Nous avions un Dévidoir automobile (DA), dedans, nous avions aussi des tuyaux qui étaient pliés. Nous avions une autopompe de Moruroa, de 1984, et qui est toujours active. On n’avait pas d’ambulance ou de camion prêt à partir avec de l’eau dedans </span>».       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, la caserne de Mahina est bien équipée : « <span style="font-style:italic">Nous avons la plaine, la mer et les montagnes. Il y a un mélange, et c’est la raison pour laquelle, nous nous sommes dotés d’embarcations pour tout ce qui est sauvetage aquatique. Nous avons aussi un camion adapté aux feux urbains. Après, tout ce qui est feux de brousses, on s’est aussi adapté en fonction de cela. Aujourd’hui, nous avons deux camions qui sont spécialisés dans les feux de brousses.</span> »       <br />
              <br />
       Avec 22 sapeurs-pompiers volontaires, 8 pros, la technique, le centre d’appel et l’administration, Richard Haupuni est fier de son personnel. D’ailleurs, depuis le mois de janvier, le centre de secours de Mahina s’est doté d’une section de jeunes sapeurs-pompiers.       <br />
              <br />
       <b>FAVORISER LE TRANSPORT VITAL</b>       <br />
              <br />
       Dans 90 % de leurs interventions, les sapeurs-pompiers de Mahina font du Secours à personnes (SAP), et parfois, ils se déplacent pour des petits bobos. Une situation qui exaspère le chef de corps. « Il y a des abus quand même. Pour un petit truc de rien du tout, on appelle les pompiers et quand on a une urgence vitale, eh bien, voilà. Je pense qu’il faut laisser les pompiers faire de l’urgence vitale et pas du transport secondaire. Si on enlevait tout ce qui est bobologie, je pense qu’on ferait moins d’interventions. »       <br />
              <br />
       Surtout que dans ce secteur d’activité, ces militaires sont confrontés, parfois, à des situations assez délicates, telles que des incendies. « <span style="font-style:italic">Mon personnel est compétent et qualifié, et le matin le rituel est le même. Je dis toujours : faites attention, quand l’équipe de garde part sur un feu, si vous êtes 4 à partir, eh bien, vous êtes 4 à revenir. Si jamais, ils reviennent à trois, c’est qu’il y a eu un souci quelque part, et il faut chercher la raison.</span> »       <br />
              <br />
       Quand la situation se présente, les émotions sont mises à rudes épreuves. Mais les hommes de feu ont été formés, et quand il le faut, une solidarité se met en place avec les centres de secours voisins. Et forcément, quand ces situations extrêmes se présentent, ce n’est pas évident pour les familles, et pour les femmes, plus particulièrement : « <span style="font-style:italic">Si elles savent qu’elles sont mariées avec un pompier, elles savent qu’il peut être appelé à n’importe quelle heure. Je pense que l’inquiétude première est : est-ce qu’il va revenir ? On sait à quelle heure on part, mais on ne sait pas si on va revenir ou à quelle heure. À chaque fois que je prends le véhicule et que je pars, il y a forcément une inquiétude derrière. Je garde foi pour y arriver, et quand la situation est difficile, eh bien, tu prends sur toi</span> », confie Richard Haupuni.       <br />
              <br />
       Mais le chef de corps du centre de secours de Mahina garde la tête sur les épaules. Il a plusieurs objectifs en tête, dont celui d’obtenir le grade de capitaine. « <span style="font-style:italic">Pour cela, il faudra que je parte en métropole pour me former</span> ». En attendant, Richard Haupuni sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur et son fort caractère lui permet de rester droit dans ses bottes, pour exécuter sa mission comme il le faut.       <br />
              <br />
       D'ailleurs, la Journée nationale des sapeurs-pompiers aura lieu à Tahiti, ce samedi 16 juin 2018 place Vaiete de 9 heures à midi. Une journée qui permettra de parler de ces professionnels qui mettent leurs vies au service des autres.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Richard Haupuni       <br />
       Chef de corps sapeurs-pompiers de Mahina       <br />
              <br />
       « Je ne peux pas me permettre de jouer avec la vie des gens »</b>       <br />
              <br />
       <b>Quelle est la différence entre un sapeur-pompier volontaire et un pro ?</b>       <br />
       « <span style="font-style:italic">Le pro, c’est son métier, et le volontaire se met à la disposition de la population en fonction de son temps. Il fait le même métier que nous, mais c’est simplement l’entité qui change. Il est sapeur-pompier volontaire, ça veut dire qu’il a un emploi professionnel, et il donne son temps libre au service de la communauté.</span> »       <br />
       <b>       <br />
       Quelles sont les conditions pour intégrer votre profession ?</b>       <br />
       « <span style="font-style:italic">Pour celui qui veut intégrer le centre en tant que sapeur-pompier volontaire, on demande à ce qu’il ait déjà son PSE1 (Premiers secours en équipe de niveau 1) et PSE2 (Premiers secours en équipe de niveau 2), pour avoir au moins la spécificité de partir en ambulance. Parce que s’il faut attendre les besoins de formation, il peut s’écouler une année. Pendant ce temps, le gars n’apporte rien. C’est la raison pour laquelle, on demande d’emblée PSE1 et PSE2. Comme cela, il peut déjà partir dans le Véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV).</span> »       <br />
              <br />
       <b>Quelles sont vos qualités ?</b>       <br />
       «<span style="font-style:italic"> Je ne sais pas du tout.</span> »       <br />
              <br />
       <b>Et vos défauts ?</b>       <br />
       « <span style="font-style:italic">Peut-être que je suis un peu trop sévère. J’ai eu des parents qui étaient sévères également. Je ne peux pas me permettre de jouer avec la vie des gens. Donc, je suis très carré et que ça plaise ou pas, ce n’est pas mon problème. </span>»       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23023637-25479081.jpg?v=1529030904" alt="Richard Haupuni, une vie dédiée aux autres" title="Richard Haupuni, une vie dédiée aux autres" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23023637-25479095.jpg?v=1529030956" alt="Richard Haupuni, une vie dédiée aux autres" title="Richard Haupuni, une vie dédiée aux autres" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/23023637-25479052.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Richard-Haupuni-une-vie-dediee-aux-autres_a172459.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-21007875</guid>
   <title>Éliane Chungue : une vie consacrée à la recherche sur la dengue et la ciguatera</title>
   <pubDate>Wed, 21 Mar 2018 05:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/21007875-24227388.jpg?v=1521607235" alt="Éliane Chungue : une vie consacrée à la recherche sur la dengue et la ciguatera" title="Éliane Chungue : une vie consacrée à la recherche sur la dengue et la ciguatera" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 20 mars 2018 - <b>Aujourd'hui retraitée, la polynésienne Éliane Chungue a consacré sa vie à la recherche scientifique, d'abord à Tahiti comme chercheuse et directrice de laboratoire à l'Institut Malardé, puis dans les Institut Pasteur à travers le monde. Ses travaux sur la ciguatera et la dengue ont changé la vie des malades et la réponse publique à ces épidémies.</b>       <br />
              <br />
       Dans notre article <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Ces-chercheurs-polynesiens-qui-font-avancer-la-science-mondiale_a164060.html">Ces chercheurs polynésiens qui font avancer la science mondiale</a> publié en aout 2017, nous vous présentions les chercheuses biologistes polynésiennes Anna Bella Failloux et Suzanne Chanteau, ainsi que le docteur en physique quantique Etera Livine. Ces esprits brillants contribuent à l'avancée du savoir mondial et ont un impact considérable sur notre Fenua, par leur exemple mais surtout par leurs découvertes, en particulier sur les terribles maladies qui nous affectent.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui nous continuons cette série avec un long entretien, réalisé par mail, avec Éliane Chungue. C'est une biologiste polynésienne de très haut niveau, reconnue à travers le monde pour son expertise sur la dengue et la ciguatera, deux maladies qu'elle a étudié avec ses équipes pendant plus de 30 ans et dont elle a dévoilé de nombreux mystères.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le parcours scientifique d'une Polynésienne brillante</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/21007875-24227389.jpg?v=1521607518" alt="Éliane Chungue : une vie consacrée à la recherche sur la dengue et la ciguatera" title="Éliane Chungue : une vie consacrée à la recherche sur la dengue et la ciguatera" />
     </div>
     <div>
      <b>1973 à 1999 : 1ère allocataire de recherche puis directrice de l'Institut Malardé</b>       <br />
       Chercheuse puis chef de laboratoire, la carrière scientifique d'Éliane Chungue s'est déroulée en majeure partie à l'Institut Malardé qu'elle a dirigé de 1996 à 1999. D’abord consacrés à la Ciguatera de 1973 à 1983, ses travaux ont ensuite porté principalement sur la Dengue, problème majeur de santé publique en Polynésie Française et dans les régions tropicales et subtropicales du monde.       <br />
              <br />
       <b>2000 : Institut Pasteur à Paris</b>       <br />
       Adjointe au Délégué Général au Réseau des Instituts Pasteur et Institut Pasteur associés (RIIP), elle a œuvré pour le renforcement des capacités de recherche dans les Instituts du RIIP.       <br />
              <br />
       <b>2001 à 2004 : directrice de l'Institut Pasteur de la Nouvelle Calédonie (IPNC)</b>       <br />
       De retour dans le Pacifique, Eliane améliore les capacités de surveillance et de diagnostic de la dengue sur le Caillou, et a continué ses travaux de recherche sur les virus.       <br />
              <br />
       <b>2005 à 2011 : Création d'un laboratoire d'épidémio-surveillance à Madagascar avec l'Institut Pasteur de Madagascar</b>       <br />
       Ce projet répondait à une demande de Madagascar et de ses aquaculteurs et Pêcheurs de crevettes pour développer  une plateforme d'appui technique et analytique pour la surveillance des maladies de la crevette.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entretien avec Éliane Chungue (contactée par mail)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/21007875-24227402.jpg?v=1521607518" alt="Éliane Chungue : une vie consacrée à la recherche sur la dengue et la ciguatera" title="Éliane Chungue : une vie consacrée à la recherche sur la dengue et la ciguatera" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je me souviens encore de la surprise de ces spécialistes, de voir que ces expériences impliquant des technologies de pointe avaient pu être réalisées dans une île perdue au milieu du Pacifique&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi est-il important que même un petit pays comme la Polynésie investisse dans la recherche scientifique ?</b>       <br />
       Tout simplement parce que la recherche, pas que scientifique d'ailleurs, est porteuse de progrès. Par la culture scientifique, la connaissance qu'elle diffuse, elle instaure un esprit d'ouverture à sa population. Le grand défi de la Polynésie étant de définir ses priorités, anticiper ses besoins en recherche et croire en l'avenir !       <br />
              <br />
       <b>Quels ont été tes travaux sur la ciguatera ?</b>       <br />
       Dès le début de ma carrière, j'intégrais le programme de recherche sur la Ciguatera soutenu financièrement par la Communauté du Pacifique(SPC) et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et par la collaboration scientifique des Universités de Hawaii, Tokyo et de Sendaï. J'ai développé le laboratoire de biochimie marine en Polynésie française en mettant en place les outils nécessaires à l’extraction de masse des toxines à partir de chair, foie et contenus digestifs de poissons toxiques (perroquets, murènes) et centré mes activités sur la caractérisation du complexe toxinique des poissons perroquets. La symptomatologie de l'intoxication par consommation de poissons perroquets aux îles Gambier appelait de nombreuses questions quant à la nature de leurs toxines. Quel rapport avec celle décrite jusqu'alors comme la ciguatoxine (CTX) à l'origine de la ciguatera?       <br />
              <br />
       Dans ma thèse soutenue en 1977 à l'Université de Montpellier, je démontrais pour la première fois la multiplicité des toxines mises en jeu dans la ciguatera par l’identification d’une nouvelle toxine liposoluble appelée Scaritoxine ou STX dans les tissus et contenus digestifs des poissons perroquets ou Scaridés aux côtés d’une ciguatoxine-like par référence à la ciguatoxine ou CTX, seule toxine alors connue et isolée de la murène Gymnothorax javanicus par des chercheurs de l'Université de Hawaii. Ces derniers ont confirmé la présence de ce complexe toxinique dans des poissons perroquets pêchés aux Kiribati.       <br />
              <br />
       En 1979, le rôle potentiel de la microalgue Gambierdiscus toxicus dans la biogénèse de la ciguatera était établi par la mise en évidence de toxines analogues dans une fraction riche en dinoflagellés benthiques Gambierdiscus toxicus. J'y ai contribué en travaillant sur l’étude toxicologique des algues benthoplanctoniques des biotopes ciguatérigènes cultivées en milieu artificiel, confirmant ainsi le rôle de G. toxicus dans la biogénèse de la ciguatera.       <br />
              <br />
       Afin de poursuivre les travaux sur la structure chimique de la CTX, l'obtention de toxine pure était primordiale et nécessitait l'extraction de masse de matériel toxique. En 1984 je publiais le &quot;test moustique&quot; qui consistait à inoculer par voie intra-thoracique de petite quantité d'extrait toxique aux moustiques sous loupe et en déterminer la dose létale 50 % (DL50 est une mesure de la toxicité d'un produit en toxicologie). Ce test permettait de faire un screening rapide des poissons potentiellement toxiques préalable à l'extraction de masse. C’était un outil performant comparé aux seuls tests chats, mangoustes ou souris alors disponibles. L'Institut Malardé a accueilli de nombreux stagiaires de différentes régions du monde (Caraïbes, Pacifique) pour s’initier à cette technique.       <br />
              <br />
       Depuis, à l'orée du deuxième millénaire, de nouvelles techniques d'analyse et de détection de laboratoire très sophistiquées ont vu le jour grâce aux travaux des pharmacologistes et chimistes de l'Institut Malardé.       <br />
              <br />
       En 1982, l'Institut Malardé créait son laboratoire d'analyses médicales pour se doter de ressources propres, en faisant appel à toutes ses compétences internes. J'y ai contribué en installant et dirigeant le laboratoire de biochimie clinique puis de virologie en 1984, alliant activités de service et de recherche jusqu'en 1990. C'était l'émergence de nouvelles maladies virales à surveiller : infections à VIH/SIDA, Hépatite B, C et surtout la dengue dont on anticipait la menace épidémique. Cette dernière a été mon thème principal de recherche de 1990 à 1999.       <br />
              <br />
       <b>Comment s'est passée cette décennie consacrée à la recherche sur la dengue ?</b>       <br />
       Tahiti et ses îles affrontaient deux épidémies successives en 1988 et 1989 avec une période de co-circulation de deux virus, fait nouveau en Polynésie, et payait son tribut de cas mortels notamment chez les jeunes enfants avec l'apparition de la dengue hémorragique.       <br />
              <br />
       Les techniques de détection précoce que j'avais développées avant la survenue de ces épidémies avaient grandement bénéficié à la population de Polynésie. Ils avaient permis de donner l'alerte rapidement et gérer la crise sanitaire avec des indicateurs fiables. Le diagnostic rapide de la dengue est tout aussi important pour le praticien pour une prise en charge précoce du malade que pour la surveillance épidémiologique de la dengue avec l'accélération des voyages internationaux. Il s'agissait d'abord de la détection des anticorps précoces, de l'isolement viral sur cultures cellulaires puis de la détection des virus de la dengue dans le sang des patients par PCR en moins d'une journée.       <br />
              <br />
       Ces techniques avaient d'ailleurs fait l'objet de transfert de technologie dans les Instituts Pasteur du Réseau International des Instituts Pasteur (RIIP) en Nouvelle Calédonie, en Guyane et au Vietnam (1995 et 1996).       <br />
              <br />
       L'étude des épidémies de 1988, 1989, 1996 avait permis de rassembler de précieuses données sur la dynamique des épidémies, leurs caractéristiques épidémiologiques, la phylogénie des quatre types de virus (DENV-1, DENV-2, DENV-3 et DENV-4), des panels de patients documentés, etc., pour élaborer des programmes de recherche de portée mondiale. Les questions sur la persistance de la transmission du virus au sein de la population, l'épidémiologie moléculaire des virus de la dengue, la virulence des virus circulants et la pathogenèse de la dengue étaient soulevées.       <br />
              <br />
       La portée internationale des travaux de mon équipe sur toutes ces questions nous a valu l'organisation du 4th International Symposium on Dengue Fever sous l'égide de l'OMS, de l'Institut Malardé et du Ministère de la Santé et de la Recherche en 1997. Ce symposium a été marqué par la présence des plus grands noms de la recherche sur la dengue avec plus de 80 participants internationaux aux côtés des acteurs de santé publique des réseaux de surveillance de l'OMS et de la SPC. Différents thèmes allant du diagnostic rapide, des études cliniques, de l'épidémiologie, de la pathogenèse de la dengue à l'entomologie et aux stratégies de lutte et aux vaccins ont été traités.       <br />
              <br />
       La qualité des travaux de mon laboratoire et le plateau technique de l'Institut Malardé ont marqué les esprits. Je me souviens encore de la surprise exprimée par ces spécialistes de voir que les expériences impliquant des technologies de pointe aient pu être réalisées dans une île perdue au milieu du Pacifique. Nous n'étions plus de simples fournisseurs de matériel biologique. C'était bien là le challenge que l'Institut Malardé a su relever en renforçant ses capacités de recherche par la formation de ses chercheurs et le développement de son plateau technique en effectuant le saut technologique vers la biologie moléculaire, malgré les coûts initiaux et les difficultés d'approvisionnement à la fin des années 80. C'était du Made in Fenua pour l'essentiel, ou en collaboration si l'expertise ou les moyens étaient chez nos collaborateurs extérieurs.       <br />
              <br />
       Mes recherches sur la Ciguatera ou sur la Dengue ont fait autorité et ont été valorisées par une soixantaine de publications internationales et par la nomination à des comités d'expert ou de lecture de revues scientifiques dans la spécialité. Elles ont été reconnues au niveau académique par une Habilitation à diriger des recherches en 1993. Elles ont été financées principalement par l'Institut Malardé, la SPC, l'OMS, le Fonds Pacifique, le Ministère de l'Outremer et l'Institut Pasteur.       <br />
              <br />
       <b>Dans les années 2000, tu commences une carrière internationale. Comment ça s'est passé ?</b>       <br />
       Adjointe au Délégué Général au Réseau des Instituts Pasteur et Institut Pasteur associés (RIIP) pendant l'année 2000, j'y ai œuvré pour le renforcement des capacités de recherche dans les Instituts du RIIP par diverses actions. Ma contribution la plus marquante durant cette courte période a été le montage des bourses de la Fondation Pierre Ledoux Jeunesse Internationale sous l'égide de la Fondation de France, en établissant les partenariats entre les Universités et les laboratoires d'accueil. Cette initiative ciblait les jeunes étudiants français désireux de vivre une expérience de recherche et humaine dans un Institut Pasteur en Afrique, Europe, Asie. Ces séjours ont souvent été le déclic d'un bon nombre de carrières dans la recherche scientifique à l'Institut Pasteur ou ailleurs dans le monde. Aujourd'hui encore, cette bourse est très recherchée et remise à une vingtaine d'élus chaque année.       <br />
              <br />
       Début 2001, le Professeur P. Kourilsky, Directeur Général de l'Institut Pasteur me remet l'insigne de Chevalier de l'Ordre du Mérite dans l'historique Salle des Actes de l'Institut Pasteur à Paris, un moment fort.       <br />
              <br />
       Puis de 2001 à 2004, j'ai poursuivi ma route par un retour dans le Pacifique pour assurer la Direction de l'Institut Pasteur de la Nouvelle Calédonie (IPNC), avec pour tâche de conduire la réflexion stratégique sur les missions de l'IPNC en relation avec les instances locales notamment. Au plan technique, j'y ai tout naturellement cherché à améliorer le plateau de diagnostic et de surveillance de la dengue en introduisant la technique dite de PCR en temps réel. Durant cette période transitoire, le renforcement d'un laboratoire d'hygiène Alimentaire a été effectué pour lui donner une dimension régionale avec le réseau de surveillance de l'OMS.       <br />
              <br />
       Au plan de la recherche, j'ai été à l'origine d'un programme de recherche sur les rétrovirus HTLV-1 (Human T-cell Leukemia type 1 Virus). Il a été mené par un jeune chercheur de l'IPNC grâce à la collaboration du Dr C. Capuano au Vanuatu, actuelle représentante de l'OMS - Pacifique, au Vanuatu et du Prof.A. Gessain de l'Unité d'Epidémiologie à Paris. Ce programme poursuivi à Paris a permis de démontrer la présence de ce virus appartenant au sous-type C mélanésien au Vanuatu et confirmer l'endémie dans l'arc mélanésien et son intérêt pour l'étude de l'origine du peuplement de cette région grâce à l'analyse de ce qu'on appelle l'horloge moléculaire.       <br />
              <br />
       Laissant la place à mon successeur pour la mise en œuvre du plan stratégique de l'IPNC, fin 2004, je m'envolais pour la Grande Île de Madagascar pour une toute autre mission où j'ai pu prendre la mesure des enjeux économiques d'une filière industrielle halieutique face aux enjeux de sécurité sanitaire dans un contexte social, économique et politique difficile.       <br />
              <br />
       <b>Tu finis ta carrière à Madagascar en montant un laboratoire, quel était son but ?</b>       <br />
       L'objectif principal de ma mission à l'Institut Pasteur de Madagascar (IPM) était la création d'un laboratoire d'épidémio-surveillance des maladies de la crevette (LES) grâce au concours financier de l'Agence Française de Développement (AFD) sous la forme d'une subvention d'exploitation de 1,4 milliards d'euros et à la mise à disposition par l'IPM d'une surface brute neuve de 120 m2 de laboratoire. Cette mission allait de la finalisation du dossier technique et financier au suivi de la construction et à la formation des personnels du laboratoire et des agents de l'Autorité Sanitaire Halieutique (ASH), Autorité Compétente de Madagascar.       <br />
              <br />
       Ce projet répondait à une demande forte de l'Autorité Compétente et du Groupement des Aquaculteurs et Pêcheurs de crevettes de Madagascar (GAPCM) pour développer  une plateforme d'appui technique et analytique pour la surveillance des maladies de la crevette et l'établissement du statut zoosanitaire du pays vis à vis des maladies de la liste de l'Office International des Epizooties (OIE) afin de répondre à la réglementation internationale en matière de contrôle de ces maladies d’origine virale pour la plupart. Ces dernières sont la cause d’épizooties entraînant de très lourdes pertes économiques dans les grands pays producteurs des pays d’Asie et d’Amérique alors que Madagascar en était encore indemne. Or la filière crevettière représente une des premières ressources en devises du Pays.       <br />
              <br />
       Après une phase préparatoire administrative et technique assez longue, le laboratoire a pu être livré et doté de son équipement scientifique des plus modernes début 2007, date de son inauguration officielle, pour être opérationnel en 2008 après la formation du personnel de laboratoire à toutes les techniques spécifiques aux pathogènes à surveiller complétée par celle des acteurs de la surveillance de la filière de l'ASH (vétérinaires, contrôleurs, techniciens) au diagnostic clinique et aux prélèvements d'échantillons conduite jusqu'en 2009.       <br />
              <br />
       Malheureusement la crise politique survenue en 2009 et les difficultés structurelles et financières de la filière et de l'ASH principalement ont renvoyé l'exécution du plan national de surveillance à 2010. Ma mission s'est achevée officiellement fin 2010 avec la remise de la responsabilité du LES à un cadre scientifique malgache en co-direction jusqu'à la fin de l'année 2011.  Elle fit son baptême de feu avec la détection pour la première fois du virus des points blancs (White Spot Syndrome Virus ou WSSV) dans les crevettes d'une ferme aquacole de Madagascar début 2012, peu de temps après la déclaration de l'épidémie au Mozambique!       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/21007875-24227388.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Eliane-Chungue-une-vie-consacree-a-la-recherche-sur-la-dengue-et-la-ciguatera_a170142.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-16569591</guid>
   <title>Chez les Vilchez le piano est une passion familiale</title>
   <pubDate>Fri, 18 Aug 2017 03:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/16569591-21331761.jpg?v=1503026234" alt="Chez les Vilchez le piano est une passion familiale" title="Chez les Vilchez le piano est une passion familiale" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 17 aout 2017 - <b>Felix Vilchez est pianiste professionnel en Polynésie depuis 20 ans. Aujourd'hui c'est son fils, Felix Terahiti Vilchez, qui prend le relai en suivant des études de pianiste concertiste à Montréal. Une de ses ambitions est de faire découvrir la musique classique aux Polynésiens.</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/16569591-21331762.jpg?v=1503026339" alt="Chez les Vilchez le piano est une passion familiale" title="Chez les Vilchez le piano est une passion familiale" />
     </div>
     <div>
      Felix Vilchez est un pianiste bien connu au Fenua. Ce Péruvien est arrivé en Polynésie au début des années 1990. Son parcours est, comme souvent, lié à une histoire d'amour : <span style="font-style:italic">&quot;je suis venu à Tahiti participer à un festival de musique qu'ils organisaient à l'époque sur le modèle de l'Eurovision, avec des artistes de tout le Pacifique, dont l'Asie et l'Amérique. Nous étions une vingtaine de participants, et on a gagné le deuxième prix… J'ai surtout rencontré l'organisatrice, qui est devenue ma femme et la mère de mes deux enfants. Mes enfants sont nés au Pérou, où nous avons vécu presque 7 ans, avant de finalement revenir ici. Là ça fait 20ans je travaille comme musicien, surtout comme animateur jazz dans les hôtels, et je joue également lors d'événements avec les musiciens locaux et les invités internationaux. Je joue donc surtout de la musique internationale ou locale avec les groupes locaux, qui sont très talentueux.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Quand on lui demande quelle est la différence entre la musique du Pérou et celle de Tahiti, on comprend pourquoi cette famille d'artistes a finalement choisi de faire sa vie au Fenua : <span style="font-style:italic">&quot;La question est un peu provoquante. Sans doute que la musique polynésienne reflète d'une certaine manière le vécu ici à Tahiti, la beauté, la paix, l'équilibre entre l'activité humaine et la nature généreuse. Au Pérou c'est différent, c'est un pays qui s'est construit sur 500 ans de conflits, qui compte 30 millions de personnes divisées en plusieurs nations. La musique y reflète ces conflits et les cultures très opposées de ces différents groupes.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, il voit son fils se plonger à corps perdu dans la musique classique et le piano de concert, au point d'être reçu en doctorat à l'École de Musique de l'Université de Montréal. Cette réussite l'emplit de satisfaction : <span style="font-style:italic">&quot;c'est génial ce qu'il a accompli. On a toujours laissé nos enfants décider ce qu'ils veulent faire, il a pris son temps pour choisir, il a travaillé et il y est arrivé. C'est une grande satisfaction de voir son fils accomplir ses propres rêves.&quot;</span>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/16569591-21331764.jpg?v=1503026340" alt="Chez les Vilchez le piano est une passion familiale" title="Chez les Vilchez le piano est une passion familiale" />
     </div>
     <div>
      <b>Felix Terahiti Vilchez, en doctorat de piano classique à l'université de Montréal       <br />
       &quot;Je suis sûr que le peuple Tahitien peut vraiment apprécier la force de ces morceaux classiques&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;Moi et ma sœur avons grandi en écoutant et en jouant de la musique. Partout où on a habité il y avait une pièce qui ressemblait à ça (Terahiti balaie la salle de répétition d'un geste) : plusieurs claviers, des basses, des guitares, de nombreux autres instruments, des ordinateurs, de quoi enregistrer… Et on a été exposés à tous ces styles, la musique latino-américaine, le jazz… C'est à 11 ans que j'ai vraiment voulu apprendre un instrument sérieusement en prenant des cours, je travaillais avec un petit carnet et à l'oreille pour reprendre des morceaux populaires, salsa, boleros, de tout.       <br />
              <br />
       Mais ça n'a pas duré longtemps. Quand mon père m'a inscrit au Conservatoire, j'ai démarré dans le classique et ça m'a vraiment plu. Au départ j'aimais bien la précision, le fait que chaque note ait une façon d'être jouée bien indiquée sur la partition. Puis les pièces et la sensibilité des œuvres m'ont vraiment touché, il y a une sensibilité dans les œuvres classiques qui est particulière et plus intense que dans les autres morceaux. Dans le répertoire classique il y a vraiment des chefs d'œuvres, et on se rend vite compte que ces morceaux sont à la base de tout ce qu'on entend aujourd'hui, ils ont vraiment influencé le jazz, la musique latine, tout.       <br />
              <br />
       Du coup j'ai fait tout le cursus au Conservatoire et j'ai continué. Là je viens de terminer ma maitrise en &quot;performance&quot; à l'École de Musique de l'Université de Montréal, et j'y retourne pour la rentrée pour continuer sur un doctorat. J'encourage en passant les étudiants Tahitiens qui vont venir à la rentrée à prendre contact avec l'AEPF de Montréal, on est vraiment soudés, c'est une grande famille. Sinon mes cours à l'École de Musique mélangent à la fois la théorie et la pratique de mon instrument, le piano classique. Chaque année je dois présenter un répertoire d'une heure qui permet de passer à l'année suivante. Ce programme vise surtout à former des pianistes concertistes classiques. C'était ce que je visais au départ, mais aujourd'hui je pense que je préfèrerais jouer dans des orchestres ou former moi-même des ensembles pour avoir notre répertoire propre, toujours dans la musique classique. Et j'adorerai pouvoir jouer à Tahiti pour faire découvrir ce répertoire aux Polynésiens.       <br />
              <br />
       Je comprends que de voir un Tahitiano-péruvien se lancer dans la musique classique puisse surprendre. Ici on n'est pas très exposés à ce style, surtout les jeunes. Même pour les musiciens qui sont au Conservatoire, c'est rarement une option qui est poursuivie. Mais je pense vraiment que cette musique a beaucoup de choses à apporter. La formation à la musique classique apporte une vraie discipline et une ouverture d'esprit à un musicien. Et à l'écoute, je suis vraiment sûr que le peuple Tahitien peut vraiment apprécier la force de ces morceaux. Je vais vous raconter une anecdote. Quand j'ai joué un concerto à la Maison de la Culture avec les autres élèves en dernière année du Conservatoire, juste avant de partir au Canada, ma mamie qui est une vraie Paumotu-Chinoise était vraiment touchée par la musique, elle ressentait cette émotion que le compositeur voulait transmettre. Et c'est vrai que le classique c'est vraiment mieux de l'écouter en live, donc j'espère pouvoir revenir ici jouer pour partager cette passion avec tout le monde !&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/16569591-21331761.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Chez-les-Vilchez-le-piano-est-une-passion-familiale_a163772.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-13576720</guid>
   <title>Taina Viriamu : de l'agriculture au magasin d'alimentation</title>
   <pubDate>Thu, 18 May 2017 03:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/13576720-19972620.jpg?v=1495073798" alt="Taina Viriamu : de l'agriculture au magasin d'alimentation" title="Taina Viriamu : de l'agriculture au magasin d'alimentation" />
     </div>
     <div>
      <b>TUBUAI, le 17/05/2017 - Taina Viriamu fait partie des plus grands agriculteurs de l'île de Tubuai, dans l'archipel des Australes. Aujourd'hui, ce père de famille cultive des des carottes, des choux, des pommes de terre ou des pastèques, sur 20 hectares répartis sur l'île de Tubuai. Après plus de 30 ans dans le domaine, il envisage d'ouvrir un magasin d'alimentation d'ici trois ans.</b>       <br />
              <br />
       Âgé de 46 ans, Taina Viriamu est dans l'agriculture depuis son plus jeune âge. Il y a plus de 15 ans, il décide de suivre les traces de ses parents en se lançant dans les cultures maraîchères. &quot;<span style="font-style:italic">Je ne plante que des choux, des carottes, des poivrons, des pommes de terre et des pastèques</span>&quot;, explique-t-il.       <br />
              <br />
       Et pour assurer au mieux son activité, Taina Viriamu occupe, en plus des terres familiales, celles des personnes qui ne vivent pas à Tubuai. Aujourd'hui, il travaille sur &quot;<span style="font-style:italic">20 hectares cultivés</span>&quot;. &quot;<span style="font-style:italic">Le SDR (service de Développement rural, NDLR) nous demande de planter à partir d'avril jusqu'en juillet, les carottes et les pommes de terre pour fournir la Polynésie française. On peut bien sûr tout planter, mais nous manquons de terres. Il faut choisir entre planter des légumes ou des carottes et des pommes de terre</span>&quot;, confie-t-il.       <br />
              <br />
       L'agriculteur fournit aussi et surtout les grossistes sur Tahiti, et pas question pour lui de faire de l'agriculture bio. &quot;<span style="font-style:italic">Je suis habitué à travailler avec l'engrais, donc c'est un peu dur pour moi de travailler le bio. Pour se lancer dans cela, il faut avoir les moyens. Surtout que j'ai l'habitude de travailler sur de grandes surfaces et c'est compliqué. Pour moi, les personnes idéales pour se lancer dans le bio sont celles qui viennent de démarrer dans l'activité.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Et si l'agriculture est réellement une passion, Taina Viriamu est aussi un investisseur hors pair. En 2014, il a construit un local où il a installé un bazar. Un lieu où l'on vend de tout, à des prix attractifs. Et même si cette activité a été mise en stand-by, Taina a d'autres projets en tête.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Ce qui pourrait fonctionner à Tubuai, ce serait d'ouvrir un magasin d'alimentation plus grand que ce qui existe actuellement, où on proposerait des prix raisonnables, parce que la vie ici est chère. Pour proposer des prix comme à Tahiti, il va falloir que je négocie, et ça je sais le faire. Mon but n'est pas de m'enrichir dans un an, mais dans dix ans, sur le long terme</span>&quot;, indique l'homme d'affaires. Ce nouveau projet pourrait voir le jour d'ici trois ans.       <br />
              <br />
       Cependant, la plus grande préoccupation de ce père de famille reste toujours le devenir de son activité agricole. &quot;<span style="font-style:italic">Beaucoup d'agriculteurs ont quitté l'activité parce qu'ils ont pris de l'âge et leurs enfants n'ont pas repris derrière. (...) J'ai hâte que mes enfants reprennent l'activité, mais ils ne sont pas motivés, c'est dommage. Si personne ne veut reprendre, pour moi, la vie s'arrête. Et quitter l'agriculture va me faire mal parce que c'est mon bébé</span>&quot;, poursuit-il.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, on compte plus de 150 agriculteurs sur l'île de Tubuai, un chiffre en baisse depuis dix ans, selon Taina Viriamu.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/13576720-19972620.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Taina-Viriamu -de-l-agriculture-au-magasin-d-alimentation_a161050.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-12097456</guid>
   <title>Les fleurs des vahine l’inspirent pour faire des appareils auditifs</title>
   <pubDate>Sun, 16 Apr 2017 14:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/12097456-19438968.jpg?v=1492092400" alt="Les fleurs des vahine l’inspirent pour faire des appareils auditifs" title="Les fleurs des vahine l’inspirent pour faire des appareils auditifs" />
     </div>
     <div>
      <b>LYON, le 16 avril 2017. Lors d’ un voyage en Polynésie française en 2000, Nathalie Birault, qui vit près de Lyon, est marquée par le port de la fleur à l’oreille des Polynésiens. Séduite, elle a quelques années plus tard l’idée de customiser des appareils auditifs avec une fleur. Malentendante, la jeune femme s’est lancée en 2016 dans l’entrepreneuriat. </b> <br />   <br />  Nathalie Birault porte la fleur à l’oreille. Derrière cette fleur se cache un appareil auditif. La jeune femme, malentendante, vit dans l’est de la France, près de Lyon. Diplômée des Beaux-Arts et passionnée par les bijoux, elle a été infographiste et webmaster pendant cinq. L’an dernier, elle a finalement décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat pour faire «<em>&nbsp;des appareils auditifs un accessoire aussi tendance qu’une paire de lunettes, pour valoriser les malentendants&nbsp;». </em> <br />   <br />  Nathalie Birault est malentendante depuis l’âge de 12 ans<em>. Adolescente, elle a des difficultés à «&nbsp;assumer (son) appareillage marron qui stigmatisait (son) handicap et (la) mettait à l’écart&nbsp;». «&nbsp;Plus tard, j’ai compris qu’il fallait que j’accepte ma différence pour que mon entourage puisse me parler sans tabou et s’adapter à moi&nbsp;</em>», confie-t-elle. <br />   <br />  Coquette et déjà passionnée par les bijoux, elle customise alors ses appareils auditifs en demandant des coques roses et transparentes à son audioprothésiste. «&nbsp;E<em>n choisissant ces couleurs, j’affirmais ainsi ma singularité. Malheureusement changer les couleurs des coques demande un passage chez l’audioprothésiste et délais d’une semaine…&nbsp;</em>», se souvient-elle. «&nbsp;Fashion addict, j’ai rêvé de les customiser en cinq secondes, pour les assortir avec ma garde-robe, j’ai donc fait plusieurs essais pour déposer des bijoux sur mes appareils… et aujourd’hui je propose avec ma <a class="link" href="https://www.facebook.com/ODIORAbijoux/">société Odiora </a>  un système d’accroche universel qui permet de fixer un bijou très facilement.&nbsp;» <br />   <br />  <b>La «&nbsp;fleur, un vrai moyen de communication&nbsp;»</b> <br />  En 2000, Nathalie Birault vient au fenua pour deux mois de vacances<em>. «&nbsp; La fleur est la première chose que l’on m’a offerte en posant les pieds sur l’ île de Tahiti&nbsp;»,</em> décrit-elle. <em>«&nbsp;Pour moi, elle symbolise la bienvenue par un accueil coloré, chaleureux et enivrant. Plus tard, j’ai compris que cette fleur est un vrai moyen de communication entre vous et ce langage visuel m’a beaucoup émue. Je l’ai trouvé très délicat, simple et accessible à tous. J’ai rêvé alors de parler de mon handicap auditif avec autant d’élégance et de simplicité que votre culture.&nbsp;»</em> <br />   <br />  Il faudra quelques années pour que Nathalie Birault ose se lancer pour commercialiser ses prothèses auditives customisées. Le déclic vient finalement un jour lorsqu’elle offre un de ses bijoux à une petite fille malentendante <em>. «&nbsp;Son regard m’a transformée...&nbsp;»,</em> confie-t-elle. «&nbsp;<em>Juste après avoir mis le bijou sur ses appareils auditifs elle a couru voir tout le monde dans la salle pour montrer son oreille fleurie. Ses yeux brillaient de fierté et l’entourage a vraiment bien accueilli la nouvelle. Ce fut un grand moment d’émotion.&nbsp;» </em> <br />   <br />  Elle réalise ainsi des bijoux pour appareil auditif ornés notamment d’une fleur. Nathalie Birault décide de tester alors son concept en animant un blog de partage d’expérience entre malentendants et anime des stands dans les associations. <em>«&nbsp;Chaque rencontre est riche en émotion, c’est pourquoi je tente l’aventure de entrepreneuriat car c’est un travail à temps plein&nbsp;»</em>, explique-t-elle.. <em>«&nbsp;En 2016, mon projet à été sélectionné dans un incubateur d’entreprise sociale et solidaire Ronalpia, ce qui m’a permis pendant neuf mois de structurer mon offre, mon business plan et endosser le rôle d’entrepreneur.&nbsp;»</em> Pour financer les frais de développement de sa société, elle multiplie les participations aux concours d’entrepreneur et dépose des dossiers dans les Fondations d’entreprise. Bientôt les fleurs écloront peut-être en nombre aux oreilles des malentendants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/12097456-19438968.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Les-fleurs-des-vahine-l-inspirent-pour-faire-des-appareils-auditifs_a159942.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-11452453</guid>
   <title>Parti de rien, Raiura Pouira a trois entreprises</title>
   <pubDate>Fri, 24 Mar 2017 06:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11452453-19125174.jpg?v=1490327329" alt="Parti de rien, Raiura Pouira a trois entreprises" title="Parti de rien, Raiura Pouira a trois entreprises" />
     </div>
     <div>
      <b>HIKUERU, le 23/03/2017 - Il possède actuellement trois sociétés et envisage d'en ouvrir deux autres avant le mois de juillet. Sans aucune formation qualifiante, Raiura Pouira a décidé de rentrer sur l'atoll de ses ancêtres pour travailler avant de lancer sa propre activité. Il a démarré avec une société de construction de bateaux, en 2013. Fonceur, Raiura choisit de se lancer dans l'apiculture deux ans plus tard, puis dans la pêche, il y a bientôt un an. Rencontre avec ce jeune entrepreneur Pa'umotu.</b>       <br />
              <br />
       Il est jeune, dynamique, mais surtout il peut inspirer d'autres Polynésiens. À 32 ans, Raiura Pouira a ouvert trois entreprises à Hikueru, l'atoll de ses ancêtres.       <br />
              <br />
       Raiura Pouira construit des bateaux, produit du miel et vend des filets de perroquet ou de carangue. Mais le jeune homme ne veut pas en rester là, puisqu'il envisage de se lancer dans l'hôtellerie et la perliculture.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11452453-19125175.jpg?v=1490327246" alt="Parti de rien, Raiura Pouira a trois entreprises" title="Parti de rien, Raiura Pouira a trois entreprises" />
     </div>
     <div>
      <b>TOUT A COMMENCE EN 2011</b>       <br />
              <br />
       Raiura Pouira a grandi avec ses parents à Tahiti, où il a suivi toute sa scolarité. En 2011, l'appel de ses ancêtres le ramène à Hikueru pour participer au ramassage des rori (concombres de mer). Deux ans plus tard, le ramassage des rori est fermé. Mais, le jeune homme se plaît là-bas et pas question pour lui de revenir à Tahiti, la vie dans les îles est tellement mieux.       <br />
              <br />
       Mais pour vivre aux Tuamotu, il vaut mieux avoir son propre bateau. Raiura profite donc de la présence d'un constructeur sur place pour avoir le sien. &quot;<span style="font-style:italic">J'avais sollicité ses services pour la construction de mon bateau. Mais il n'avait pas le temps de le faire, donc il m'a appris</span>&quot;, raconte-t-il.       <br />
       Une aubaine pour le jeune homme puisqu'à ce moment-là Raiura ne sait pas encore qu'il en fera son activité principale. &quot;<span style="font-style:italic">J'ai vu que c'était facile de le faire et j'ai décidé de lancer ma société Hikueru Marine</span>.&quot;        <br />
              <br />
       Aujourd'hui, il en a construit et vendu 14, pour une valeur de 3 à 4 millions de francs par bateau.       <br />
              <br />
       Toujours à la recherche de nouveaux défis, il commence à s'intéresser à l'apiculture, nous sommes alors en 2014-2015. Sans aucune formation, le jeune père de famille fait des recherches sur internet et il apprend les techniques de base &quot;<span style="font-style:italic">sur le tas</span>&quot;. &quot;<span style="font-style:italic">J'ai démarré avec cinq petites ruches et aujourd'hui j'en ai plus de 100.</span>&quot; Pour se fournir en abeilles, Raiura en achète sur Makemo. Avec beaucoup d'efforts et de courage, il produit aujourd'hui 200 kilos de miel tous les mois.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">J'ai voulu me lancer dans cette activité parce qu'on sait tous qu'elle rapporte beaucoup. Et aux Tuamotu, nous avons cet avantage de pouvoir récolter tous les mois. Ce n'est pas comme à Tahiti, où tu récoltes trois fois par an. La différence est qu'à Hikueru tous les arbres sont constamment en floraison, toute l'année</span>&quot;, souligne le jeune entrepreneur.       <br />
              <br />
       Non seulement son miel est vendu à Tahiti, mais il fournit aussi &quot;<span style="font-style:italic">les atolls autour de Hikueru, ceux où il n'y a pas d'abeilles, comme Fakahina, Reao, Marokau…</span>&quot;       <br />
              <br />
       Infatigable, Raiura Pouira se lance un nouveau défi, celui de vendre des filets de poissons du lagon de Hikueru. Il a donc démarré cette activité, il y a onze mois. Ses produits, il les vend à des mareyeurs ou des traiteurs sur Tahiti. &quot;<span style="font-style:italic">Par semaine, on peut avoir 200 à 300 kilos de filets de perroquet minimum. On fournit aussi des filets de pa'ihere (carangue, NDLR) et des langoustes, quand la pêche est ouverte</span>.&quot;       <br />
              <br />
       Une activité qui lui permet de faire vivre les pêcheurs de Hikueru, même s'il a en sa possession des parcs à poissons. Mais Raiura sait que la surpêche n'est pas bonne. &quot;<span style="font-style:italic">C'est pour ça que je cherche à acheter dans les atolls aux alentours.</span>&quot;        <br />
              <br />
       Aujourd'hui, le jeune entrepreneur travaille sur deux futurs projets : une pension de famille et une ferme perlière.       <br />
              <br />
       Deux activités qu'il devrait démarrer &quot;<span style="font-style:italic">avant juillet</span>&quot;. &quot;<span style="font-style:italic">J'ai déjà des stations de nacres sur Hikueru, parce que ma famille avait déjà des fermes perlières, c'est la raison pour laquelle j'ai voulu me lancer dans ce secteur.</span>&quot;       <br />
              <br />
       <b>&quot;MA MOTIVATION VIENT DE MON GRAND-PÈRE&quot;</b>       <br />
              <br />
       Père d'une petite fille, Raiura veut assurer un avenir meilleur à son enfant. Sa femme l'épaule dans tous ses projets. &quot;<span style="font-style:italic">Elle m'encourage énormément, elle me dit toujours, tant que j'ai de l'énergie, mieux vaut foncer pour ne pas regretter plus tard.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Mais son modèle reste tout de même son grand-père. &quot;<span style="font-style:italic">Ma motivation, je la tiens de mon grand-père. Il était l'un des plus grands entrepreneurs à Tahiti. Il a fait pas mal d'immeubles en ville. Il est allé ensuite à Takaroa pour se lancer dans la perliculture, c'était son dernier projet d'ailleurs. Je pense qu'un Pa'umotu a tous les atouts de son côté, mais il ne cherche pas à les développer. C'est quelqu'un qui fonce et qui n'a pas peur.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Et c'est ce qu'il veut faire passer comme message aux jeunes : &quot;<span style="font-style:italic">S'ils sont des Tuamotu, qu'ils rentrent chez eux. Parce que la richesse se trouve sur leur atoll, et je les encourage à mettre en valeur leur fenua. Sur Tahiti, c'est dur de trouver un travail même avec des diplômes. Il faut lancer sa propre activité, c'est mieux. C'est vrai qu'au début, ça va être dur, mais il y a des aides qui existent pour se lancer. Et une fois que c'est parti, tu ne peux plus arrêter la machine</span>.&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/11452453-19125174.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Parti-de-rien-Raiura-Pouira-a-trois-entreprises_a159254.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-11380015</guid>
   <title>"Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"</title>
   <pubDate>Wed, 15 Mar 2017 16:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marie Caroline Carrère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11380015-18980444.jpg?v=1489541296" alt=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" title=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 15 mars 2017 - Depuis près d'un an, Suzanne et son fils Moïse, âgé de 17 ans, errent dans les rues de Papeete. Aujourd'hui, ils dorment sur le terrain devant le centre d'accueil de jour à Vaininiore. Toutes leurs affaires (matelas, table, armoire…) sont entreposées sous une bâche. Mais les services techniques de la commune de Papeete menacent de jeter toute leur vie aux encombrants.        <br />
       </b>       <br />
       Parfois le sort s'acharne sur certaines personnes. C'est le cas de Suzanne, mais surtout de son fils Moïse 17 ans. La vie ne les a pas épargnés, mais depuis un an, ils vivent un véritable enfer. Suzanne a 53 ans mais elle en paraît dix de plus. Ses cheveux blancs, attachés, sont impeccables malgré son quotidien dans la rue. Suzanne veille à ce que son fils et elle restent propres, à ce qu'ils gardent leur dignité. Moïse, nonchalant, semble être imperméable à ce qui se passe autour de lui. Il obéit au doigt et à l'œil à sa mère, sort deux tabourets verts qu'il trouve sous leur bâche imperméable bleue électrique. D'une voix entrecoupée de sanglots,  Suzanne raconte son histoire.       <br />
              <br />
       Depuis près d'un an, Moïse et sa mère vivent dans la rue. Ils squattent à droite à gauche et se posent là où ils le peuvent. Depuis dix ans, leur vie n'a eu de cesse de basculer. La première fois, c'est quand Suzanne se rend compte que Moïse a été abusé sexuellement. Moïse et sa sœur Heiariki sont placés en foyer. L'agresseur est envoyé en prison.        <br />
              <br />
       Plus tard, en 2011, une affaire éclate dans le foyer de Saint Amélie où est hébergé le jeune Moïse. Des adolescents de foyer ont prostitué les plus jeunes pour se faire de l'argent. L'enfant fait partie des victimes. &quot; <span style="font-style:italic">Moïse n'avait que 12 ans et il avait déjà été violé quand il était enfant. Tous ses mauvais souvenirs sont remontés avec cette agression</span>&quot;, confie Suzanne, les larmes aux yeux. &quot;<span style="font-style:italic">Depuis il ne veut plus remettre les pieds dans un foyer. Avec mon concubin (qui n'est pas le papa de Moïse), nous nous sommes alors battus pour le récupérer</span>.&quot; Mais le mal est déjà fait. Victime par deux fois, l'enfant est traumatisé. Après le jugement de cette affaire, Suzanne récupère son fils qui ne supporte plus d'être placé.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Faire la charité</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11380015-18980445.jpg?v=1489541464" alt=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" title=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" />
     </div>
     <div>
      Suzanne tente de reconstruire tant bien que mal une vie avec son nouveau compagnon et son fils à Mataiea dans la maison familiale de son tane. Sa fille, qui est placée, vient leur rendre visite de temps à autre. Ils ont leur fa'a'apu et vendent leurs produits sur le bord de la route. L'adolescent est scolarisé à Papara. Mais en janvier 2016, leur vie bascule à nouveau. Son compagnon est incarcéré à Nuutania pour deux ans pour détention de stupéfiants. &quot; <span style="font-style:italic">Sa sortie est prévue en 2018, mais il pourrait bénéficier d'une remise de peine et sortir cette année</span>&quot;. Elle l'espère.        <br />
              <br />
       Après cette incarcération, les frères de son compagnon la mettent à la rue. Suzanne erre quelque temps avec son fils avant de trouver un terrain à l'abandon à Papeete qu'elle squatte. Suzanne fait la manche, &quot;la charité&quot; comme elle dit. Les gens lui donnent matelas, armoire, tabourets et réchaud. <span style="font-style:italic">&quot;Je suis réduite à faire l'aumône dans la rue. Les gens m'ont donné ce qu'ils pouvaient, des meubles, du linge… tout ça c'est toute une vie, c'est la seule chose qu'il  me reste et qui me raccroche à une vie normale. Je n'ai pas d'aides du service social, je ne touche rien du tout. Je vis au jour le jour.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Mais il y a quelques mois, le propriétaire du terrain a récupéré son bien, il a commencé à construire. Suzanne et son fils ont dû partir. Ils se retrouvent aujourd'hui à vivre sur le terrain goudronné devant le centre d'accueil de jour à Vaininiore, à Papeete, leurs affaires sont entassées sous une bâche et ils dorment sur des cartons. Moïse, quant à lui, est déscolarisé depuis un an. Ils sont en attente d'une réponse des affaires sociales. A défaut de mieux, il fait l'aumône avec sa mère, ne la lâche pas d'une semelle. Sauf le soir quand elle dort, il va retrouver ses copains, ou quand la faim est trop forte, il va aux roulottes pour mendier les restes.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une vie aux encombrants</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11380015-18980446.jpg?v=1489541449" alt=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" title=""Ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants"" />
     </div>
     <div>
      Les services sociaux du Pays leurs ont proposé de les accueillir dans un centre d'hébergement, mais Moïse est traumatisé, il refuse de remettre les pieds dans un foyer. Il a trop donné, trop perdu là-bas. Le centre d'accueil de jour est à court de solutions pour Suzanne et Moïse.        <br />
       Mais le temps presse pour cette mère et ce fils. Suzanne doit trouver un endroit ou déposer ses affaires avant la fin de la semaine, sinon le camion benne des services techniques de la commune de Papeete passera pour tout emmener à la décharge. &quot; À la mairie de Papeete, l'agent technicien m'a dit qu'il fallait trouver une solution. On ne peut pas laisser ces affaires ici. Ça bloque tout. Ce n'est pas joli à voir &quot;, raconte la quinquagénaire au bord des larmes. <span style="font-style:italic">&quot;Il y a environ 200 sans-abri dans Papeete. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire des exceptions, cela laisserait la porte ouverte à tous les abus</span>&quot;, explique-t-on du côté de la mairie. &quot;<span style="font-style:italic">Nous leur conseillons de se rapprocher des services sociaux du Pays et des centres d'accueil ou d'hébergement qui auront probablement des solution pour eux et pour stocker leurs affaires</span>.&quot;       <br />
              <br />
       Aujourd'hui Suzanne a peur de perdre les quelques biens qu'elle possède : &quot;<span style="font-style:italic">C'est tout ce qu'il me reste de ma vie d'avant. Tout ce que les gens m'ont donné de bon cœur est là</span>&quot;. Suzanne éclate en sanglots : <span style="font-style:italic">&quot;ce n'est pas ce que je voulais pour mes enfants. Ce n'est pas ce que je veux. Réussir à entreposer mes affaires me permettra de travailler, de me concentrer pour trouver un travail. Là dès que je pars, je crains que mes affaires soient volées.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Finalement, Suzanne n'attend qu'une chose : la sortie de prison de son concubin. &quot;A<span style="font-style:italic">vec mon concubin, on veut que ça s'arrête là. Je n'attends qu'une chose c'est qu'il sorte de prison pour pouvoir récupérer notre vie. Avec tout ce que j'ai pu récupérer, on pourra se refaire une maison. On est vieux, tout ce qu'on veut c'est être en paix</span> &quot;, lâche-t-elle, lasse. La pluie s'abat sur Papeete, Suzanne et Moïse courent se réfugier sous une avancée de toit en attendant que la pluie s'éloigne.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/11380015-18980444.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Ce-n-est-pas-ce-que-je-voulais-pour-mes-enfants_a158891.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-11351098</guid>
   <title>Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"</title>
   <pubDate>Mon, 13 Mar 2017 05:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11351098-18917157.jpg?v=1489188820" alt="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" title="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 10/03/2017 - A peine nommé ministre de l’Équipement, Luc Faatau a dû faire face aux fortes intempéries qui ont touché le 22 janvier et mi-février le fenua. Pour refaire les ponts et les routes et remettre en état les cours d'eau, Luc Faatau estime à plus de trois milliards de Fcfp les travaux. Depuis sa prise de fonction, le ministre est aussi très attendu sur l'élaboration du schéma directeur des transports publics. </b>       <br />
              <br />
       Il a déjà été ministre de l’Équipement sous les gouvernements de Gaston Flosse et de Gaston Tong Sang. Luc Faatau a donc hérité d'un secteur qu'il connaît bien. Quelques jours seulement après sa nomination, de fortes intempéries ont frappé l'île de Tahiti. C'était le 22 janvier, peu après d'autres communes vont se retrouver sous les eaux, comme Taravao ou Teva i Uta. Le mauvais temps s'est propagé aux Tuamotu, où plusieurs dégâts y ont été enregistrés également.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, l'heure est aux réparations. Pour les intempéries du 22 janvier, le ministre estime à un peu plus de trois milliards de francs, le coût des réparations. Pour l'heure, seuls 300 à 400 millions ont été dépensés. &quot;<span style="font-style:italic">Il nous reste encore beaucoup de travaux à faire</span>&quot;, explique Luc Faatau.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne, le portefeuille des transports intérieurs, le ministre avoue que le challenge est de taille. Plusieurs dossiers importants sont d'ailleurs en cours de finalisation, comme le très attendu schéma directeur des transports publics. Selon lui, il y a encore quelques points à améliorer, mais &quot;<span style="font-style:italic">tout est mis en œuvre pour que ce schéma sorte</span>&quot;.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11351098-18917158.jpg?v=1489188856" alt="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" title="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" />
     </div>
     <div>
      <b>INTEMPÉRIES : 3 milliards de réparations</b>       <br />
              <br />
       Le début de l'année 2017 a été marqué par de fortes intempéries. Pour le ministre de l'Equipement, &quot;<span style="font-style:italic">le bilan physique est terrible. Il y a eu beaucoup de dégâts au niveau de nos rivières et des terrains qui sont au bord des rivières.</span>&quot; Les coûts pour tout remettre en état ne sont pas négligeables, puisque Luc Faatau estime à un peu plus de trois milliards de francs l'ensemble des réparations. Selon lui, aucune erreur n'a été commise sur les travaux, sauf que &quot;<span style="font-style:italic">le souci est que les intempéries sont arrivées à un moment où les travaux n'étaient pas terminés, et on n'était pas encore arrivés au stade de la réelle sécurisation des berges</span>&quot;.       <br />
       Pour l'heure, &quot;<span style="font-style:italic">nous sommes à peu près à 350-400 millions de francs de dépensés</span>&quot;, explique le ministre de l’Équipement. &quot;<span style="font-style:italic">Nous sommes loin des trois milliards, parce qu'il nous reste encore beaucoup de travaux à réaliser.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11351098-18917165.jpg?v=1489188902" alt="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" title="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" />
     </div>
     <div>
      <b>Rivières : &quot;les contrôles nous permettront de mieux collaborer avec les associations&quot;</b>       <br />
              <br />
       Selon le ministre, les moyens nécessaires pour réparer les dégâts occasionnés par les intempéries ont été mobilisés. Par contre, &quot;<span style="font-style:italic">pour entreprendre les travaux de consolidation et d'aménagement des berges, il faudra que l'on trouve des financements. Il y a un plan qui était prévu sur plusieurs années, maintenant, nous sommes en train de voir si on continue sur cette voie, ou s'il faut revoir notre politique en la matière.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Le mauvais entretien des rivières peut aussi être une des principales causes des débordements. &quot;<span style="font-style:italic">Je pense que le curage est nécessaire. Nous respectons l'opinion des associations, mais il faudra qu'elles acceptent aussi les extractions dans les rivières. Mais je suis d'accord avec ces associations lorsqu'elles disent qu'il faut un meilleur contrôle des extractions. Je leur donne raison aussi lorsqu'elles disent qu'il y a un non-respect de certains extracteurs. Lorsqu'on leur accorde, par exemple, une extraction de 1 000 m3, eh bien ils retirent 2 000 m3. Ensuite, il y a des profondeurs à ne pas dépasser et il y en a qui ne respectent pas.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Un meilleur suivi des extractions serait donc l'idéal, selon Luc Faatau. &quot;<span style="font-style:italic">Nous avons des contrôleurs, mais nous n'en avons pas assez. On ne peut pas non plus mobiliser des personnes rien que pour cette tâche. Même si je pense que les contrôles nous permettront de mieux collaborer avec les associations, parce qu'ils vivent, pour la plupart, sur place. Et ils peuvent être des éléments essentiels pour un meilleur contrôle des travaux qui se font dans les rivières.</span>&quot;       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Nous avons nos impératifs, comme ces associations ont leurs opinions. Et c'est moi qui vais devoir en assumer la responsabilité. Je ferai le maximum pour avoir l'adhésion des associations pour prendre les mesures qu'il faut pour bien entretenir les rivières. Donc, je ferai les actions nécessaires pour démontrer que ma responsabilité ne peut pas être engagée, en cas d'accident. Il faut voir le curage comme une technique d'entretien des rivières.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11351098-18917174.jpg?v=1489188983" alt="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" title="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" />
     </div>
     <div>
      <b>Les ponts fragilisés seront revus</b>       <br />
              <br />
       Le plus important pour le ministre est de rétablir la situation, &quot;<span style="font-style:italic">avant d'entreprendre quoi que ce soit. Dans un second temps, on va commencer à faire des travaux nécessaires pour la véritable sécurisation de nos berges. Il y a aussi des ponts qui ont été fragilisés. Il était prévu déjà de revoir certains d'entre eux. Ces pluies nous rappellent qu'il y a des actions à mettre en place pour éviter les catastrophes.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Certains ponts pourraient même être surélevés, &quot;<span style="font-style:italic">afin d'éviter que certains obstacles viennent s'y installer dessous et provoquent des situations catastrophiques.</span>&quot;       <br />
              <br />
       À Matatia, les intempéries ont changé les plans. &quot;<span style="font-style:italic">La construction d'un nouveau pont était déjà prévue, mais ces intempéries viennent un peu chamboulé le calendrier, parce que cela va nous poser des difficultés supplémentaires. Surtout qu'il va falloir faire en sorte de ne pas interrompre la circulation.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11351098-18917183.jpg?v=1489189015" alt="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" title="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" />
     </div>
     <div>
      <b>REVOIR LES ÉVACUATIONS DES TUNNELS</b>       <br />
              <br />
       Lors des intempéries, les tunnels de Papeete et Punaauia ont été inondés. &quot;<span style="font-style:italic">Parce que les pompes ne fonctionnaient plus, et cela a endommagé le système de vidage du tunnel. Celui de Papeete n'est plus éclairé, les installations électriques sont hors service, et nous avons déjà consulté pour qu'on puisse les remettre en service.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Pour Luc Faatau, il faudrait, dans un premier temps, &quot;<span style="font-style:italic">bien évacuer l'eau des rivières, et il faut que les exutoires soient bien entretenus.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11351098-18917189.jpg?v=1489189038" alt="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" title="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" />
     </div>
     <div>
      <b>Transport public : &quot;encourager les gens à se déplacer en bus&quot;</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/Transport-public-les-projets-du-gouvernement_a151048.html">Réaliser un schéma directeur des transports collectifs et déplacements durables de l'île de Tahiti qui s'étalera de 2016 à 2035</a>, fait partie des priorités du gouvernement. Aujourd'hui, ce schéma est très attendu aussi bien par les professionnels que les usagers. &quot;<span style="font-style:italic">Il est en cours de finalisation, il y a encore des désaccords sur certains points</span>&quot;, explique le ministre. &quot;<span style="font-style:italic">Il faut essayer de trouver le juste équilibre. Si on arrivait à mettre en place un système où les bus arrivaient à l'heure ou qu'ils soient plus attrayants pour le public, ce serait bien. Il faut que l'on arrive à encourager les gens à se déplacer en bus, en ville notamment.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Pour répondre aux problèmes d'embouteillages à Tahiti, le ministre estime que &quot;<span style="font-style:italic">tant qu'on ne résoudra pas le problème de circulation dans la zone urbaine, on pourra développer autant de routes que l'on voudra à l'extérieur, mais dans la ville ça va coincer.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Le transport collectif pourrait diminuer le flux de véhicules, mais cela doit répondre à quelques critères : &quot;<span style="font-style:italic">la régularité, la modernité, la sécurité, la convivialité et le confort des bus</span>&quot;, assure Luc Faatau.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Nous sommes en train de travailler sur ce dossier qui nous pose aussi problème. Il faut voir du côté de l'usager mais aussi de ceux qui travaillent dans ce domaine. Il y a aussi le coût du transport, je vous avouerai que ce n'est pas un dossier facile. Tout cela va rentrer dans le schéma directeur que nous sommes en train de finaliser.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11351098-18917199.jpg?v=1489189068" alt="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" title="Luc Faatau veut un "meilleur suivi des extractions"" />
     </div>
     <div>
      <b>TRANSPORT INTER-INSULAIRE</b>       <br />
              <br />
       Un projet de délibération prévoit de préciser le cadre règlementaire de la desserte interinsulaire. <a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/Des-nouvelles-regles-qui-coincent-chez-les-armateurs_a157809.html">Un document qui a été rejeté par les armateurs</a>. Pour le ministre, une décision doit être prise pour apporter &quot;<span style="font-style:italic">une meilleure qualité de service</span>&quot;. &quot;<span style="font-style:italic">Mais cette qualité ne dépendra pas exclusivement de ces armateurs. La réussite de ce plan dépendra aussi du comportement des usagers. Il y a des points assez délicats à bien étudier. Par exemple, il y a certaines îles qui voudraient refuser le déchargement des bateaux à certaines heures de la nuit. Maintenant, si on se met du côté des armateurs, ça ne les arrange pas trop de rester toute la nuit autour de l'île et d'attendre le matin pour décharger, parce que ça représente un coût également pour eux. Le temps perdu à ne rien faire, c'est de l'argent perdu. Donc, il va falloir trouver un juste milieu. C'est pour cela que je dis que le comportement des armateurs et des habitants doit être exemplaire.</span>&quot;       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/11351098-18917157.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Luc-Faatau-veut-un-meilleur-suivi-des-extractions_a158762.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-11237999</guid>
   <title>Mille kilomètres à travers l'Australie </title>
   <pubDate>Fri, 24 Feb 2017 03:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11237999-18689208.jpg?v=1487818942" alt="Mille kilomètres à travers l'Australie " title="Mille kilomètres à travers l'Australie " />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 22 février 2017. Il y a une semaine, Charlotte a commencé un périple de 1 000 kilomètres à pied dans l'ouest de l'Australie. L'occasion pour cette jeune femme de 28 ans, originaire de Moorea, de prendre du recul par rapport à ce &quot;rythme de dingue&quot; qu'elle s'imposait dans son travail. Voulant se reconnecter avec la nature et elle-même, elle ramassera aussi des déchets tout au long de son parcours. </b>       <br />
              <br />
       Jusqu'à il y a quelque mois, Charlotte Genton était dans le tourbillon de son travail en Suisse. Elle travaille alors pour une société pétrolière. <span style="font-style:italic">&quot;Je gérais l'intégralité des sites entre Genève et Lausanne : budgétisation, recrutement, formation, analyse des chiffres, développement du réseau...</span>&quot;, explique-t-elle. <span style="font-style:italic">&quot;Un CDI, une belle carrière en vue, mais je n'étais vraiment pas heureuse et pas en accord avec la personne que je suis.&quot; </span>Charlotte a en effet grandi à Moorea où ses parents, Bernard et Maite, tenaient la Maison de la nature, au fond de la vallée de Vaianae. &quot;<span style="font-style:italic">Mes parents, amoureux de nature, m'ont appris à la respecter, à l'aimer mais surtout à partager.&quot; </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       &quot;Parfois, bien qu'au plus profond nous savons que nous devons changer quelque chose, si l'élément déclencheur n'est pas là, cela peut prendre des années et parfois même une vie&quot;,</span> nous raconte-t-elle depuis l'Australie. Le déclic se fera grâce à sa sœur, qui s'est mariée  en décembre dernier à Byron Bay, la ville la plus à l'est de Australie. &quot;<span style="font-style:italic">C'était l'occasion ou jamais de dire stop à une vie qui ne me correspondait pas. J'ai donc quitté mon emploi, et je suis arrivée en Australie le 30 novembre dernier.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Après le mariage et des bons moments passés en famille, Charlotte se rend compte qu'elle n'arrive pas à ralentir le rythme. <span style="font-style:italic">&quot;J'ai réalisé que j'avais toujours ce rythme de dingue, ce rythme suisse, ou tu ne prends pas le temps de te poser cinq minutes, et que le plus dur dans cette période de transition était de parvenir à lâcher prise. Quand cela fait des années que tu tiens bon, lâcher prise parait être le parcours du combattant.&quot;</span>        <br />
              <br />
       <b>DES FRAISES AUX COURS DE PADDLE</b>       <br />
       Pour <span style="font-style:italic">&quot;s'alléger l'esprit&quot;,</span> Charlotte décolle alors vers l'Australie occidentale. Elle ramasse des fraises dans la <span style="font-style:italic">&quot;ville fantôme de Pemberton&quot;</span>, sourit-elle. Deux semaines plus tard, elle trouve un emploi pour donner des cours de stand up paddle à Perth. Elle se lance alors corps et âme dans ce projet. Quinze jours passent et <span style="font-style:italic">&quot;je réalise que je fais une terrible erreur&quot;</span>, décrit-elle. &quot;<span style="font-style:italic">Une terrible erreur car pour la énième fois dans ma vie je me relançais à 300% dans quelque chose, pour simplement rester active et éviter l'affrontement avec moi-même, avec ma petite voix et aussi mes petits démons&quot;, confie Charlotte. &quot;La décision a alors été simple et rapide. Je devais faire quelque chose où j'aurais le temps de me confronter à moi-même. J'ai associé cela à une chose qui me tient vraiment à cœur, et qui est la seule chose où je me sens vraiment complète, la nature et sa protection.&quot;</span>       <br />
               <br />
       Charlotte a débuté vendredi dernier son périple d'environ 1 000 kilomètres, depuis Alnaby. Elle a nommé son projet <span style="font-style:italic">&quot;The clean walk - Clean the Coast, clean your mind...</span>&quot; D'ici cinq semaines, elle souhaite rejoindre Perth. Sur son chemin, elle ramassera des déchets. Des associations australiennes viendront les récupérer à des points de collecte. <span style="font-style:italic">&quot;L'idéal serait vraiment de parvenir à faire prendre conscience aux gens de l'état d'urgence dans lequel nos océans se trouvent et la quantité de déchets qui s'y trouve. Le challenge est de parvenir à donner envie de faire pareil par des gestes simples et quotidiens&quot;, </span>explique Charlotte.<span style="font-style:italic"> &quot;A Tahiti, nous passons pratiquement tout notre temps libre les pieds dans l'eau, et nos enfants encore davantage. Alors j'espère réussir à en inspirer plus d'un, de prendre l'habitude lors de chaque passage à la plage, de se baisser et d'au moins ramasser deux ou trois déchets. C'est tout bénéf' : c'est bon pour le moral, pour les fessiers, pour nos enfants, et pour Mère Nature.&quot;</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11237999-18689209.jpg?v=1487818944" alt="Mille kilomètres à travers l'Australie " title="Mille kilomètres à travers l'Australie " />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;JE VAIS DEVOIR GERER MON EAU&quot;</b>       <br />
       A quelques heures de se lancer dans ce périple, Charlotte oscillait entre &quot;<span style="font-style:italic">excitation et crainte&quot;.  &quot;J'ai comme une boule au ventre, je tremble et me sens bizarre. Je n'ai pas la crainte d'être seule, mais seule face à moi-même je crois. Et puis, j'ai surtout, la peur de manquer! Manquer d'eau, de nourriture, etc. &quot;</span>       <br />
              <br />
       Charlotte a commencé son parcours par le Bibbulmun Track, le long de la côte. &quot;<span style="font-style:italic">C'est un beau tracé pour débuter, ce qui me permettra de rester concentrer sur mon rythme, les portions que je vais consommer... Cela devrait me permettre de trouver mon rythme en cinq ou six jours &quot;,</span> explique Charlotte. <span style="font-style:italic">&quot;Ensuite je quitte le Bibbulmun Track pour longer les côtes qui n'ont que très peu de tracés, soit la partie la plus dure sur environ 250 km, car beaucoup de sable et de dunes. Il y aura surtout très peu de villes pour me ravitailler. Mon sac sera donc lourd et je vais devoir essayer de gérer mon eau au maximum. J'espère croiser des rivières pour pouvoir filtrer l'eau et l'utiliser pour cuisiner.&quot; </span>Charlotte arrivera ensuite au cap Leeuwin. Là, elle reprendra un sentier qui la mènera jusqu'à Busselton. Perth commencera alors à être en ligne de mire.        <br />
              <br />
       Et la suite alors ? Charlotte confie avoir &quot;<span style="font-style:italic">un projet de création d'entreprise qui restera dans la continuité de The Clean Walk,  par la création de produit fabriqués uniquement à partir de plastiques et de matières recyclées&quot;</span>. Mais pour le moment, elle n'en dit pas plus. Un nouveau défi à venir.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/11237999-18689209.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Mille-kilometres-a-travers-l-Australie_a158180.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-10698087</guid>
   <title>René Utia, un pêcheur hors du commun</title>
   <pubDate>Fri, 02 Dec 2016 03:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10698087-17635052.jpg?v=1480646791" alt="René Utia, un pêcheur hors du commun" title="René Utia, un pêcheur hors du commun" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 01/12/2016 - René Utia est un capitaine de bateau très connu dans le milieu de la pêche. Un secteur qu'il affectionne particulièrement puisqu'il ne supporte pas de rester très longtemps à terre. L'océan, c'est sa maison, il y passe la plus grande partie de son temps. Passionné mais aussi travailleur, René sait où se trouve le poisson, allant jusqu'à braver le mauvais temps.</b>       <br />
               <br />
       À 43 ans, l'océan n'a plus de secret pour René Utia. Aujourd'hui capitaine de bateau, il parcourt notre Zone économique exclusive (ZEE) plusieurs fois dans l'année, pour trouver les plus grands bancs de poissons. Pêcheur accompli, il s'est lancé dans ce milieu en 1991, en tant que marin pêcheur. &quot;<span style="font-style:italic">Ensuite je suis allé à l'école patron au bornage et j'ai eu mes diplômes. Mais il a fallu que j'aie au moins trois ans d'expérience en tant que capitaine de bateau</span>&quot;, raconte-t-il. Et pour acquérir de l'expérience, ce grand gaillard a travaillé à bord de plusieurs bateaux, en tant que marin, &quot;<span style="font-style:italic">malgré que j'aie eu mes diplômes</span>&quot;.       <br />
              <br />
       En 1994, il décroche son premier contrat en tant que capitaine de bateau, pour une société qui était gérée par des métropolitains. &quot;<span style="font-style:italic">Ce n'était pas évident pour moi surtout que je ne connaissais pas leurs bateaux</span>&quot;, explique-t-il. &quot;<span style="font-style:italic">Le patron m'avait dit que ça irait si je leur ramenais au moins 800 kilos, comme eux, ils pouvaient rapporter une tonne par semaine… Donc, j'appréhendais un peu puisque je n'avais jamais été capitaine officiellement. Nous avions commencé par Mahina à 30 nautique vers le large. Donc, nous avons fait cinq lâchers et nous sommes revenus. À notre arrivée, le patron nous avait demandé combien de tonnes avons-nous ramené ? Je leur ai répondu deux tonnes environ. Il était tout content. Il nous disait que c'était la première fois que ce bateau ramenait deux tonnes. Mais au moment, où nous avions déchargé le bateau, nous en avions pour presque cinq tonnes (rires)</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Quelques mois plus tard, il change de cap pour se lancer dans la Marine, en France. &quot;<span style="font-style:italic">Je n'avais pas mon bac. Donc, j'ai travaillé sur le bateau de la Marine, jusqu'en 1996.</span>&quot; Mais sa bonne expérience dans le milieu de la pêche le ramènera en Polynésie française. &quot;<span style="font-style:italic">Mon ancien patron m'a rappelé pour me demander de revenir parce qu'il avait un bateau de 26 mètres en construction aux Fidji. Il m'a demandé d'aller le chercher.</span>&quot;        <br />
              <br />
       En 1999, il entend parler d'une vente de bateau de 13 mètres. Une aubaine pour acquérir son propre outil de travail. Son premier bateau portera le nom de Apatoa. Un navire avec lequel il partira en campagne durant plusieurs semaines. Jusqu'au jour, où il décidera de piloter un autre bateau : le &quot;<span style="font-style:italic">Vaeanapa</span>&quot;. Un navire qu'il commande encore aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <b>LE PLUS DUR POUR UN CAPITAINE : TROUVER LES POISSONS</b>       <br />
              <br />
       Avec le Vaeanapa, René effectue des campagnes de plus d'un mois avant de revenir les glacières pleines. Mais l'expédition n'est jamais de tout repos pour lui et son équipage. &quot;<span style="font-style:italic">Le travail le plus dur au départ est celui de capitaine parce qu'il cherche le poisson alors que les marins pêcheurs restent à l'arrière. Mais quand le capitaine trouve le poisson, les rôles sont inversés</span>&quot;, explique-t-il.        <br />
              <br />
       Et pour trouver le poisson, il faut être patient. &quot;<span style="font-style:italic">Nous restons en contact avec les autres bateaux. C'est comme cela que l'on repère les zones poissonneuses. C'est important d'avoir des contacts dans notre métier. Vu que tout le monde me connait, j'arrive à m'en sortir. Quand il y a du poisson, tout le monde se retrouve dans la même zone et on travaille ensemble.</span>&quot;       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Durant la période chaude, il y a moins de poisson. À partir du mois de mai, quand on entre dans la période fraîche, le poisson est au rendez-vous. Tout dépend en fait de la fraicheur de l'eau, mais le souci en ce moment, est que le climat change beaucoup, donc, on n'arrive plus trop à se repérer et le poisson ne reste plus. Il faut aussi que je sois attentif au courant, au vent et à la houle pour ne pas que je perde mes lignes. C'est tout le temps comme cela.</span>&quot;       <br />
              <br />
       <b>NOTRE ZEE N'A PLUS DE SECRET POUR LUI</b>       <br />
              <br />
       Après plus de 20 ans dans le domaine de la pêche, René sait exactement où sont les zones poissonneuses.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Il y a plus de poissons du côté des Tuamotu vers Napuka jusqu'à Nuku Hiva, mais ils ne sont pas très gros. Aux Australes, par contre, il y a moins de poissons mais ils sont plus gros et fermes. Je vais te donner un exemple : un thon blanc pêché aux Australes, ça fait deux thons blancs alors dans la zone nord. Si tu arrives à avoir 30 pièces au sud, il faut alors attraper 60 pièces au nord pour aligner le poids, c'est ça la différence.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Et le plus souvent, René et son équipage reviennent avec du thon blanc. &quot;<span style="font-style:italic">Pour les thons rouges, il faut aller les chercher vers les cailloux ou en profondeur. Donc, il faut des cordes plus solides et plus longues. Les thons blancs se trouvent à une profondeur de 300-320 mètres. En revanche, les thons rouges ainsi que les autres poissons ils se trouvent à 350-400 mètres de profondeur</span>&quot;, décrit-il.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Il y a des caps à prendre, ça c'est sûr. Par exemple, en ce moment, il y en a du côté des Australes, Hereheretue ou Moruroa. À partir des mois de mars, avril, mai, les poissons vont vers le nord parce que c'est la saison fraiche.</span>&quot;       <br />
              <br />
       L'objectif d'un capitaine de bateau est de revenir les cales pleines. Pour que ce soit faisable, il faudra faire &quot;<span style="font-style:italic">40 lâchers</span>&quot;. Mais s'il arrive à atteindre ses objectifs, il doit cela au Seigneur. &quot;<span style="font-style:italic">Heureusement qu'il est toujours là. Je ne le remercierai jamais assez pour tout ce qu'il fait pour nous, les Hommes</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Arrivés mardi matin, René et ses 5 marins pêcheurs reprendront le large lundi pour une campagne de pêche qui se terminera le mois prochain.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10698087-17635059.jpg?v=1480646853" alt="René Utia, un pêcheur hors du commun" title="René Utia, un pêcheur hors du commun" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10698087-17635052.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Rene-Utia-un-pecheur-hors-du-commun_a155486.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-10214032</guid>
   <title>Teraireia Raffin, première polynésienne diplômée en neuropsychologie du vieillissement</title>
   <pubDate>Thu, 15 Sep 2016 19:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10214032-16668582.jpg?v=1473965760" alt="Teraireia Raffin, première polynésienne diplômée en neuropsychologie du vieillissement" title="Teraireia Raffin, première polynésienne diplômée en neuropsychologie du vieillissement" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 15/09/2016 - Elle aura 30 ans dans quelques jours, cette jeune polynésienne n'a jamais rien lâché. Après huit années d'études, elle obtient son diplôme en neuropsychologie dans le vieillissement, c'est-à-dire qu'elle étudie toutes les maladies de démences neurodégénératives (maladie d'Alzheimer, Parkinson, Accident vasculaire cérébraux…). Un métier qui passionne Teraireia puisqu'elle s'est toujours sentie proche des personnes âgées.</b>       <br />
              <br />
       De la patience, c'est ce qu'il lui faut pour assurer au mieux son métier de neuropsychologue spécialisée dans le vieillissement. &quot;<span style="font-style:italic">J'ai toujours eu, comme le dit ma sœur, plus de patience. Surtout pour les personnes âgées atteintes de maladie d'Alzheimer, avec des troubles de mémoire, attentionnelles, où il faut être très patient, compréhensif. Il faut se mettre à leur niveau, en termes de rythme de vie. C'est vrai que j'ai toujours eu cette facilité de contact avec les personnes âgées, et pas du tout avec les enfants</span>&quot;, raconte-t-elle.        <br />
              <br />
       Fraîchement installée au 1er étage de la clinique Mamao, Teraireia Raffin est la première polynésienne à exercer dans ce domaine, &quot;<span style="font-style:italic">parce qu'en France, il n'y a pas beaucoup de diplômes spécialisés en neuropsychologie dans le vieillissement. Il y a deux ou trois FAC et pas plus</span>&quot;, explique-t-elle.       <br />
              <br />
       Pour atteindre ses objectifs, Teraireia a rencontré quelques difficultés, mais son dévouement à la tâche a toujours pris le dessus. &quot;<span style="font-style:italic">Viser la lune pour au moins toucher les étoiles&quot;</span> a été son leitmotiv depuis son plus jeune âge. &quot;<span style="font-style:italic">J'ai décroché mon diplôme en huit ans d'études. J'ai fait quatre ans avant d'avoir mon Master, j'aurai pu lâcher bien avant. J'ai fait un Master 1 à Paris, en deux ans avec un mémoire que je n'ai pas validé, c'était un Master de Neuropsychologique. Donc, comme Heiarii Wong, qui est neuropsychologue pour les enfants et les personnes âgées. Finalement, je suis descendue à Montpellier, pour rejoindre ma sœur et j'ai fait un Master 1 en psychopathologie et neuropsychologie du vieillissement. J'ai dû le faire en deux ans, après un couac avec les professeurs. La première année, je n'ai pas validé mon Master 1, j'aurai pu lâcher, la 2ème année aussi, et la 3ème année aussi. Finalement, j'ai tenu jusqu'à la 4ème (Paris + Montpellier). Pour le Master 2, les places sont limitées</span>&quot;, raconte-t-elle.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LA NEUROPSYCHOLOGIE C'EST L’ÉTUDE DES MALADIES QUI ONT UNE ATTEINTE CÉRÉBRALE</b></div>
     <div>
      Actuellement en Polynésie, on compte deux neuropsychologues, dont un qui répond au nom de Heiarii Wong et une qui travaille au Centre Te Tiare. Teraireia, elle, suit les personnes âgées. &quot;<span style="font-style:italic">Je suis spécialisée pour les adultes et les personnes âgées, c'est-à-dire toutes les maladies de démences neurodégénératives (maladie d'Alzheimer, Parkinson, Accident vasculaire cérébraux…). C'est l'étude de toutes ces maladies apparentées que l'on peut trouver dans le grand âge, à partir de 60 ans. Et en même temps, le même diplôme me permet d'être psychologue clinicienne.</span>&quot;       <br />
              <br />
       La jeune femme a aussi passé &quot;<span style="font-style:italic">un diplôme de l'université en thérapie cognitives et comportementales. Donc, là ça me permet de toucher toutes les maladies plutôt psychiatriques, la schizophrénie, les dépressions, les troubles anxieux, dépressifs, alimentaires, les addictions… les TCC c'est comme cela qu'on les appelle. Cela demande une grande implication à la fois du patient et du thérapeute.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Depuis le 1er septembre, Teraireia Raffin est disponible, et elle peut accompagner aussi bien les patients que leurs familles. &quot;<span style="font-style:italic">Comme je suis clinicienne en plus, donc j'ai cette double casquette qui me permet de rencontrer, et les familles, et les patients. Et aussi de prendre ensemble des personnes, en faisant des stimulations cognitives, des groupes réminiscences qui sont basés sur le passé des personnes, sur un événement. Comme par exemple, un mariage, un décès ou un souvenir d'enfance, c'est quelque chose que je peux faire aussi. Et, rencontrer les familles aussi pour leur laisser un espace de parole.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Le parcours atypique de cette jeune femme a renforcé son caractère. &quot;<span style="font-style:italic">Quand on a un objectif, il ne faut jamais lâcher. Il faut dépasser tous les obstacles, avoir une grande force morale parce qu'en France, ce n'est pas facile. Ça nous fait prendre de l'assurance et nous fait mûrir un peu, parce qu'ici, on est dans un cocon, c'est la joie de vivre, c'est la simplicité, tout ce qui nous caractérise, le sourire, la gentillesse. La France, ce n'est pas pareil du tout. Donc, il faut s'endurcir. Ne jamais laisser rien ni personne nous détourner de notre objectif, et avec du travail et de la volonté, on y arrive.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Et cette force de caractère, elle l'a acquise grâce à sa famille : &quot;<span style="font-style:italic">papa, maman, mamie aussi ont des parcours de vie pareil. Ils ont eu à faire des choix, et ils n'ont jamais lâché. C'est vrai qu'avoir des modèles pareils, nous poussent ma sœur jumelle et moi à tout faire pour aller loin.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Ne jamais baisser les bras, c'est également le message qu'elle souhaiterait lancer aux jeunes polynésiens qui poursuivent leurs études aussi bien à Tahiti, qu'à l'étranger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LE MESSAGE DE TERAIREIA AUX FAMILLES DES MALADES</b>        <br />
              <br />
       &quot;Il ne faut pas s'isoler parce que nous ne sommes pas les seuls à être dans ce cas-là. Ce lien psychologique avec la confusion des rôles, l'image du malade qui se dégrade. Souvent, ce sont des pères qui étaient des hommes forts avec de grosses responsabilités, qui se dégradent petit à petit. Les charges aussi physiques, quand elles prennent en charge des personnes malades, au niveau de la toilette, de l'habillage, des comportements qui vont avec et qui déstabilisent beaucoup. L'agressivité qui peut arriver… Donc, il ne faut pas s'isoler. Il faut venir faire diagnostiquer vos parents et ne pas s'isoler. Aller à la rencontre, par exemple, de l'association d'Alzheimer, qui prend un peu plus d'ampleur aujourd'hui.&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Contact</b>       <br />
              <br />
       Le 87 225 420 pour prendre rendez-vous       <br />
              <br />
       <b>Tarifs</b> : 9 700 Fcfp / heure, où tout est pris en charge (l'analyse clinique, la session des tests puis le compte-rendu après). En général, un bilan neuropsychologique dure deux heures. Taote Raffin peut également se déplacer. Ses tarifs, en dehors de Papeete et Pirae, s'élèvent à 11 500 Fcfp de l'heure.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10214032-16668582.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Teraireia-Raffin-premiere-polynesienne-diplomee-en-neuropsychologie-du-vieillissement_a152848.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-9947164</guid>
   <title>"Je n'ai aucun rêve, je veux juste trouver un petit travail"</title>
   <pubDate>Fri, 29 Jul 2016 07:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/9947164-16130035.jpg?v=1469762402" alt=""Je n'ai aucun rêve, je veux juste trouver un petit travail"" title=""Je n'ai aucun rêve, je veux juste trouver un petit travail"" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 28/07/2016 - Né en 1994, David (1) erre dans les rues de Papeete depuis plus de dix ans. Nous l'avons rencontré mercredi soir sur le site de Vai'ete, un lieu qui lui est familier puisqu'il y dort chaque nuit. Mendier quelques petites pièces pour se payer à manger, c'est le quotidien de ce jeune homme de 22 ans, meurtri par les dures épreuves de la vie. Portrait.</b>       <br />
              <br />
       Nos regards se sont croisés mercredi soir à Vai'ete, où mon attention a été attirée par ce jeune homme en casquette, qui portait une capuche sale et qui demandait des pièces aux passants.       <br />
              <br />
       Intriguée par son jeune âge, je me suis dirigée vers lui pour tenter de comprendre comment il en était arrivé à mendier.        <br />
              <br />
       Un parcours presque chaotique pour ce jeune homme qui ne demande qu'à s'en sortir, mais &quot;<span style="font-style:italic">je n'ai pas de papiers</span>&quot;, m'a-t-il lancé.       <br />
              <br />
       Durant notre longue conversation, une complicité et une confiance se sont installées entre nous. Il m'a raconté son histoire.       <br />
              <br />
       Originaire de Moorea, tout allait pour le mieux dans sa vie jusqu'à ses 8 ans, lorsqu’il a perdu ses parents dans un accident de scooter. Enfant unique, il s'est retrouvé seul. &quot;<span style="font-style:italic">Je suis allé vivre chez ma tatie et ma grand-mère</span>&quot;, confie-t-il.       <br />
              <br />
       Les nombreuses disputes le pousseront à quitter le domicile familial, pour se rendre à Papeete. Avec l'aide d'une de ses amies, il part à la conquête de la capitale à l'âge de 13 ans.       <br />
              <br />
       Depuis neuf ans, il dort au quai de Papeete avec un &quot;<span style="font-style:italic">collègue</span>&quot; plus âgé, son &quot;<span style="font-style:italic">protecteur</span>&quot;, le surnomme-t-il. Les nuits dans les rues de Papeete ne sont pas de tout repos. &quot;<span style="font-style:italic">C'est dangereux et ça fait peur aussi. Des fois, il y a des agressions</span>&quot;. D'ailleurs, sur le dos de sa main, il présente plusieurs blessures pas vraiment cicatrisées.       <br />
              <br />
       Malgré sa situation, David essaye de garder la tête haute, même s'il lui faut mendier pour vivre. &quot;<span style="font-style:italic">Ça fait honte de demander des sous aux gens, mais je n'ai pas le choix, sinon je ne mange pas. Parfois, il y a des gens qui m'offrent leur repas</span>&quot;.       <br />
              <br />
       À 22 ans, ce grand gaillard aspire à une vie meilleure. Mais sans diplôme en poche, il ne se fait pas d'illusions : &quot;<span style="font-style:italic">Je n'ai aucun rêve, je veux juste trouver un petit travail. Peu importe lequel, j'ai juste envie de m'en sortir</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Et trouver un emploi sans aucune expérience professionnelle ou encore sans diplôme n'est pas facile. David en est conscient. Suivre des formations pourrait aussi l'aider, mais encore faut-il qu'il trouve la motivation de le faire. &quot;<span style="font-style:italic">J'aimerais bien qu'on s'intéresse aussi à nous, qu'on nous guide pour qu'on puisse s'en sortir</span>&quot;, souffle-t-il.       <br />
              <br />
       Avant de se quitter, il a souhaité lancer un message aux Polynésiens : &quot;<span style="font-style:italic">Fa’a’ito’ito dans votre vie, malgré les difficultés.</span>&quot;       <br />
              <br />
       En Polynésie, plusieurs aides sont mises à la disposition des sans domiciles fixes, telles que les repas qui leur sont offerts par le Père Christophe ou l'Ordre de Malte, ainsi que les différents refuges installés dans l'agglomération de Papeete.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/9947164-16130035.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Je-n-ai-aucun-reve-je-veux-juste-trouver-un-petit-travail_a151378.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
