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 <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
 <subtitle><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-07T21:57:15+02:00</updated>
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   <title>Une pétition et une marche contre la cruauté animale</title>
   <updated>2025-05-15T03:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Une-petition-et-une-marche-contre-la-cruaute-animale_a230520.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2025-05-15T02:19:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/88558514-62711068.jpg?v=1747269635" alt="Une pétition et une marche contre la cruauté animale" title="Une pétition et une marche contre la cruauté animale" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 14 mai 2025 – Dans la continuité de la vidéo du chien battu à Paea, l’association SCA Tahiti a lancé ce mardi une pétition en ligne pour <em>“faire respecter les lois existantes contre la cruauté animale”.</em> Elle totalise déjà plus de 2.000 signatures. Une marche est également en préparation pour la fin du mois. </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Publiée samedi sur les réseaux sociaux par Stop Cruauté Animale (SCA) Tahiti, <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Un-acte-de-cruaute-animale-filme-a-Paea_a230439.html" target="_blank">la vidéo où l’on voit une femme violenter un chien sur une plage de Paea</a>  a permis de retrouver rapidement l’auteure des faits. Selon nos informations, elle devrait répondre de ses actes devant la justice dans les prochains jours. Quant au chien, un mâle appelé Opape, selon l’association, il <em>“va bien”</em> et <em>“la procédure suit son cours”</em>. <em>“Il est retourné dans sa vraie famille, mais on a écrit à la procureure, car on a peur pour un autre chien, une femelle, qui est toujours avec cette personne”</em>, indique la présidente de SCA Tahiti, Nancy Tourangeau, soutenue par un avocat. <br />  &nbsp; <br />  Si la sanction qui sera prononcée est attendue avec attention, cette vague d’indignation pour ce cas en particulier ne doit pas faire oublier tous les autres. Des vidéos et des photos de chiens et chats maltraités, les associations de protection des animaux du Fenua en reçoivent quotidiennement. Les bénévoles constatent aussi eux-mêmes cette triste réalité sur le terrain : abandons, sévices, malnutrition, défauts de soins, le meilleur ami de l’homme est parfois son pire martyr. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>“On ne peut plus fermer les yeux”</b></div>
     <div>
       <br />  Mardi, l’association a donc lancé <a class="link" href="https://www.change.org/p/faire-respecter-les-lois-existantes-contre-la-cruaut%C3%A9-animale?recruited_by_id=1417d090-3074-11f0-a9f5-dbaeb7471a77&amp;utm_source=share_petition&amp;utm_campaign=share_petition&amp;utm_term=starter_onboarding_share_personal&amp;utm_medium=facebook" target="_blank">une pétition en ligne</a> pour <em>“faire respecter les lois existantes contre la cruauté animale”</em>. En moins de 24 heures, elle avait déjà atteint plus de 2.000 signatures. Pour lutter contre cet <em>“enfer”</em> infligé à certains chiens et chats en Polynésie, six points sont listés : l’interdiction claire de la consommation de viande canine ou féline ; des sanctions sévères contre toute forme de maltraitance ; l’application ferme des lois existantes ; la mise en place de campagnes d’éducation dès l’enfance pour sensibiliser au respect des animaux ; un soutien accru aux associations qui sauvent, soignent et protègent ; et la création de refuges communaux à Tahiti et dans les îles. <br />  &nbsp; <br />  Cet appel s’adresse à la population, mais aussi aux autorités, des communes jusqu’aux sommets du Pays et de l’État. <em>“On veut que ça bouge ! On ne peut plus fermer les yeux. Je suis contente de voir que de plus en plus de gens prennent position et dénoncent pour sauver des vies”</em>, confie Nancy Tourangeau. Parallèlement à cette vague de soutiens, depuis samedi, elle fait aussi face à des messages de menace de fermeture de sa page Facebook de la part d’une personne. Mais la présidente de l’association est déterminée à aller plus loin en organisant une marche contre la cruauté animale d’ici la fin du mois. Les demandes d’autorisation sont en cours. La date – entre le 24 et le 31 mai – et le lieu restent à confirmer. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
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  <entry>
   <title>Le cheval "maltraité" ne va pas mieux</title>
   <updated>2017-05-13T21:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Le-cheval-maltraite-ne-va-pas-mieux_a160860.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/13328461-19878638.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-05-12T04:43:00+02:00</published>
   <author><name>Jacques Franc de Ferrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/13328461-19878638.jpg?v=1494562170" alt="Le cheval "maltraité" ne va pas mieux" title="Le cheval "maltraité" ne va pas mieux" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 11 mai 2017 - <b>Le cheval sauvé de la &quot;maltraitance&quot; en février dernier par des militants de la protection animale irait au plus mal, selon les habitués de l'hippodrome de Pirae, malgré les efforts de ses bienfaiteurs. En fait, l'animal souffrirait d'une malformation incurable et la question de son euthanasie suscite désormais des débats farouches entre le monde équestre polynésien et les bénévoles de la protection des animaux.</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/13328461-19878639.jpg?v=1494562335" alt="Le cheval "maltraité" ne va pas mieux" title="Le cheval "maltraité" ne va pas mieux" />
     </div>
     <div>
      On dit que l'enfer est pavé de bonnes intentions, et le monde équestre affirme que nous sommes confrontés à un cas de ce genre. Souvenez-vous : en février dernier, les réseaux sociaux alertaient sur l'état déplorable d'un cheval extrêmement maigre nommé Django. Soupçonnant des maltraitances, des bénévoles engagés dans la protection des animaux avaient pris à partie l'opinion publique et mis en cause le propriétaire, allant jusqu'à menacer de déposer plainte. Des efforts qui ont abouti à la remise du cheval aux associations de protection des animaux et à sa prise en charge médicale par une chaîne de solidarité. Un processus d'une grande noblesse, montrant le cœur généreux du peuple polynésien.       <br />
              <br />
       Mais aujourd'hui, la situation est devenue plus complexe. Aucune plainte n'a été déposée et ce sont maintenant les professionnels du monde du cheval qui alertent l'opinion sur le sort de cet animal, que les associations ont renommé Manatea. Car malheureusement, trois mois après sa &quot;libération&quot;, le cheval est toujours aussi maigre malgré les bons repas et les visites du vétérinaire. En fait, les professionnels du petit monde équestre tahitien dénoncent même ce qu'ils perçoivent comme de l'acharnement thérapeutique… commis par les associations de protection des animaux.       <br />
              <br />
       i[&quot;Ce cheval souffre et il n'y a rien à faire pour lui. Il avait été acheté pour faire des courses, mais il n'a jamais pu courir à cause de graves problèmes aux tendons. Il est resté en pâturage, mais cela ne s'arrange pas [...]. S'il grossit, ça le fait encore plus souffrir, donc il ne mange plus. Ce cheval, il faut &quot;l'endormir&quot; pour qu'il ne souffre plus&quot;,]i nous assure un habitué de hippodrome de Pirae qui tient à garder l'anonymat.       <br />
              <br />
       Un maréchal-ferrant qui a vu l'évolution de Django abonde dans ce sens : <span style="font-style:italic">&quot;Ce cheval est né avec un mauvais aplomb, c'est une malformation génétique. Avec son poids, au moins 250 kilos même s'il est maigre, il s'est affaissé avec le temps jusqu'à marcher sur les boulets. Même avec du ferrage on ne peut rien faire, il ne pourra plus jamais marcher normalement alors qu'un cheval a besoin de courir ! Il y a cinq ans, on le voyait à l'hippodrome et il était bien, mais aujourd'hui il a 22 ans, il est vieux. Un vieux, tu ne le feras pas grossir. Et les associations l'ont ramené de Tiarei, où il était dans un pré avec un sol mou où il pouvait s'allonger. Aujourd'hui, dans la terre dure, on voit qu'il a beaucoup d'escarres et de bobos, ce n'est pas bon pour lui. Il reste six heures par jour allongé, alors qu'un cheval ne se couche jamais plus de 40 minutes par jour. Il mange allongé ! Dans son état c'est de l'acharnement thérapeutique, il faut le laisser partir.&quot;</span>       <br />
       <b>       <br />
       &quot;ON NE LE FORCE À RIEN, ON NE LUI DONNE PAS DE MÉDICAMENTS, IL EST OÙ L'ACHARNEMENT ?&quot;</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/13328461-19878640.jpg?v=1494562336" alt="Le cheval "maltraité" ne va pas mieux" title="Le cheval "maltraité" ne va pas mieux" />
     </div>
     <div>
      Du côté des associations de protection des animaux, on se défend de ces accusations : <span style="font-style:italic">&quot;Ceux qui disent ça sont des gens qui ne l'ont jamais vu, qui n'ont jamais parlé avec le vétérinaire qui le suit depuis le début. Et on n'a jamais vu ces gens qui nous accusent d'acharnement, alors qu'on est à l'hippodrome cinq heures par jour. Ceux qui viennent le voir observent qu'il va bien&quot;</span> assure Alice, de l'association Eimeo Animara. <span style="font-style:italic">&quot;Ils ne savent pas ce qu'on fait pour lui, on est quatre personnes à être près de lui tous les jours. Nous, on se contente de le nourrir, de lui changer son eau et ses pansements, et c'est tout. On ne le gave pas de médicaments pour le garder en vie, alors que c'est ça de l'acharnement thérapeutique. On le laisse se lever et se balader comme il veut. Un cheval qui veut se laisser mourir, il ne se lèvera plus. Lui, il a toujours la volonté de vivre. Tous les jours il est debout pendant au moins huit heures. Il mange. Donc on ne le force à rien, on ne lui donne pas de médicaments, il est où l'acharnement ? Il a juste eu deux fois des antibiotiques, et deux fois des anti-inflammatoires. Mais lui, il a envie de vivre, il adore voir les autres chevaux. Il a fait des bisous à une pouliche cette semaine dans la clairière… Et il botte encore le soir quand il en a marre. Il n'est pas à l'agonie.&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;JAMAIS NOUS NE LAISSERONS SOUFFRIR CE CHEVAL S'IL N'Y A PLUS AUCUNE CHANCE&quot;</b>       <br />
              <br />
       Mais les associations, malgré leurs espoirs de voir Manatea/Django se rétablir, assurent rester lucides sur l'état de l'animal et décidées à l'euthanasier si cela devient nécessaire : <span style="font-style:italic">&quot;Depuis trois semaines, ses boulets sont gonflés. On attend les résultats de la prise de sang, mais à l'heure où je vous parle, il y a encore une chance de le sauver. Il a un vétérinaire référent depuis le premier jour, on est quatre soigneuses à nous occuper de lui, et jamais nous ne laisserons souffrir ce cheval s'il n'y a plus aucune chance. Il y a trois semaines, il était au plus mal, et on a failli l'euthanasier avant de le voir s'améliorer. On l'aime trop pour le voir souffrir, on ne fait que l'accompagner. Si les résultats de l'analyse que nous aurons lundi sont mauvais, nous n'hésiterons pas.&quot;</span>       <br />
              <br />
       On voit que l'euthanasie, même animale, est un sujet sensible. Ces dernières années, les efforts des bénévoles ont peu à peu fait évoluer l'opinion de la société polynésienne sur la maltraitance animale. Mais les amis des animaux se retrouvent cette fois face à un dilemme moral presque insoluble : le droit à la vie est-il plus important que le droit de mourir dignement ? Et contrairement au débat sur l'euthanasie humaine, cette fois personne ne peut se décharger sur le mourant de la responsabilité morale de ce choix déchirant...       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Maltraitance ou pas ?</b>       <br />
       Outre le débat sur l'acharnement thérapeutique dont serait victime l'animal, une autre question agite le monde du cheval polynésien : Django/Manatea a-t-il été maltraité ? Pour les habitués de l'hippodrome de Pirae, l'ancien propriétaire de l'animal est un bon maître. <span style="font-style:italic">&quot;Ce gars, il aime les animaux, il a d'autres chevaux et il les traite très bien. Il avait acheté ce cheval pour la course, mais dès qu'on a vu qu'il avait un mauvais aplomb, on lui a dit qu'il ne pourrait jamais courir, donc il l'a amené au district. Mais il aime ce cheval, c'est pour ça qu'il ne voulait pas le tuer même quand il a commencé à aller mal. Mais Django n'a jamais été maltraité, il est juste très malade&quot;,</span> nous affirme un cavalier qui côtoie Django depuis son arrivée à Tahiti.       <br />
       Les associations, qui l'ont découvert au plus mal, ont une lecture différente. Alice, de Eimeo Animara, nous raconte comment <span style="font-style:italic">&quot;on l'a retrouvé affamé, il n'a jamais été aussi maigre. Il avait une infection généralisée sur la queue, il avait une blessure sous un sabot à cause de la corde qui l'attachait dans laquelle il s'était emmêlé, et aujourd'hui grâce à nos soins, il n'y a plus rien. Il a aussi eu des côtes cassées, on en voit les marques… Pour nous cet animal a été maltraité, et nous prévoyons toujours d'aller porter plainte. C'est pour ça qu'on a gardé son nouveau nom, Manatea, pour lui offrir une nouvelle vie.&quot;</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>4 ans ferme pour la mère maltraitante qui échappe à la prison (Màj)</title>
   <updated>2016-09-13T20:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/4-ans-ferme-pour-la-mere-maltraitante-qui-echappe-a-la-prison-Maj_a152208.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2016-09-13T20:20:00+02:00</published>
   <author><name>Raphaël Pierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10099670-16438327.jpg?v=1472187503" alt="4 ans ferme pour la mère maltraitante qui échappe à la prison (Màj)" title="4 ans ferme pour la mère maltraitante qui échappe à la prison (Màj)" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 13 septembre 2016 - Le ministère public avait requis de lourdes peines de prison, à l'audience du tribunal correctionnel le 25 août dernier, contre la mère et le beau-père d'une jeune handicapée de 25 ans, battue, humiliée et privée de nourriture pendant des mois en 2012 à Faa'a. Ce sont des gendarmes qui avaient croisé la route de la malheureuse, décharnée et blessée de partout, errant dans la rue. Le tribunal a rendu sa décision ce mardi et la mère maltraitante et le beau-père écopent finalement de 4 et 2 ans de prison ferme. La maman échappe néanmoins au mandat de dépôt  pour la maison d'arrêt qu'avait requis le parquet.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Impassibles. La mère et le beau-père de la jeune handicapée, <a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/Maltraitance-Le-calvaire-d-une-jeune-handicapee-devant-le-tribunal_a152162.html">jugés jeudi 25 août dernier devant le tribunal correctionnel pour maltraitance sur personne vulnérable</a>, n'avaient rien laissé transparaître au cours de leur procès. Aucune émotion. Ni pendant les débats, ni quand leur fille, dont ils semblaient avoir oublié jusqu'au prénom, s'était avancée à la barre pour livrer quelques mots, ni à l'énoncé des réquisitions du procureur de la République qui ne les avaient pourtant pas ménagés : &quot;<span style="font-style:italic">Monsieur, il est évident que vous ne pouviez pas ignorer ce qu'il se passait et que vous vous êtes abstenus de lui venir en aide</span>&quot;. Réquisitions : 2 ans de prison ferme. &quot;<span style="font-style:italic">Madame, vous n'êtes pas une mère. Vous avez agi à l'opposé de ce que suppose l'instinct maternel. Vous avez humilié, blessé, frappé votre fille au point que son pronostic vital a été engagé</span>&quot;. Réquisitions : 7 ans de prison dont 5 ans ferme, avec mandat de dépôt pour la maison d'arrêt de Nuutania. Le tribunal avait mis sa décision en délibéré au 13 septembre et le jugement vient de tomber ce mardi matin : la mère maltraitante et le beau-père écopent finalement de 4 et 2 ans de prison ferme. La maman échappe au mandat de dépôt  pour la maison d'arrêt qu'avait requis le parquet.       <br />
              <br />
       <b>Elle perd un œil</b>       <br />
              <br />
       L'affaire avait éclaté en 2012 quand une patrouille de gendarmerie croisait la route d'une jeune femme aux allures d'enfant, présentant des traces de blessures sur tout le corps et surtout, complètement décharnée. La malheureuse ne pesait plus que 33 kilos pour 1m65. L'enquête permettra d'établir que sa mère la privait de nourriture, qu'elle dormait parfois dehors avec les chiens, sous une table au milieu des miettes du repas et des fourmis. Entendue, la jeune handicapée racontera avoir perdu l'usage de son œil droit à cause des nombreux coups reçus au visage et porté par sa mère. Elle dédouanera en revanche son beau-père de toute violence à son égard. La justice ne le poursuivait d'ailleurs pas pour cela. Comment cette mère de famille en est-elle arrivée là ? On ne le saura pas. Pas d'explications.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Elle a refusé dès le départ le handicap de son enfant</span>&quot; raconte l'avocate de la victime, Me Chouini, émue aux larmes à l'audience, rappelant que la mère avait sollicité et obtenu le placement de sa fille quand elle était petite avant de solliciter et d'obtenir à nouveau sa garde à ses 17 ans. &quot;<span style="font-style:italic">Je vous le dit comme je le pense, mais les faits sont dégueulasses. Je pensais naïvement, quatre ans après, que les prévenus arriveraient à faire quelques déclarations mais ils continuent à dire qu'il ne s'est rien passé, qu'ils n'ont rien vu, je suis consternée. Quand je les vois tomber des nues, je tombe des nues</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Pour expliquer sa cécité, le beau-père a dit qu'il était très occupé, travaillait beaucoup et qu'il faisait aussi beaucoup la cuisine. Qu'il l'évitait car elle avait le béguin pour lui et qu'il ne voulait pas de problèmes. Le calvaire de la petite aura quand même duré un an et elle n'a pas perdu vingt kilos en une nuit... La maman, elle, reconnait du bout des lèvres lui avoir donné des gifles, l'avoir privée de ma'a en punition parce qu'elle était sale, mais juste quelquefois. Elle explique aussi être allée solliciter les services sociaux, un jour, à bout, pour qu'ils récupèrent l'enfant. Et qu'on lui aurait dit de se débrouiller.       <br />
              <br />
       Des excuses un peu minces pour le procureur de la République qui a rappelé, lui, que le dossier, bien que jugé en correctionnelle, à sa demande et avec l'accord de la victime, devait au départ prendre le chemin de la cour d'assises. Avec à la clé 20 ans de prison encourus.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Une affaire de maltraitance au tribunal : des cicatrices innombrables sur les enfants</title>
   <updated>2014-08-13T04:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Une-affaire-de-maltraitance-au-tribunal-des-cicatrices-innombrables-sur-les-enfants_a107207.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/6896424-10542608.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-08-13T04:30:00+02:00</published>
   <author><name>Mireille Loubet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/6896424-10542608.jpg?v=1407901560" alt="Une affaire de maltraitance au tribunal : des cicatrices innombrables sur les enfants" title="Une affaire de maltraitance au tribunal : des cicatrices innombrables sur les enfants" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 12 août 2014. <b>Un père de famille de Huahine a été condamné à cinq ans de prison</b> dont un an avec sursis pour des violences habituelles sur ses quatre enfants aînés. En 2011, il avait failli tuer son fils de 11 ans avec un pita’a, une serpe équipée d’une lame de 35 cm, utilisée pour le coprah.        <br />
       C’est un geste qui a failli coûter la vie à un jeune garçon de 11 ans, mais que l’avocate de la partie civile –agissant en faveur des quatre enfants mineurs et de leur mère- présente comme salvateur. Sans ce pita’a, lancé par le père et qui va se ficher à l'arrière du crâne de son fils, toutes les souffrances de ce garçon, de ses deux frères et de sa petite sœur n’auraient peut-être jamais été révélées au grand jour.        <br />
              <br />
       <b>Il faut donc en venir à cette blessure très grave provoquant un œdème cérébral et des séquelles</b> encore lourdes trois ans après, pour que le jeune garçon soit évasané vers Tahiti. Le médecin qui l’examine alors fait un signalement de maltraitance : scrupuleusement le médecin décrit, au départ, les multiples cicatrices identifiées sur le corps de l’enfant : sur le dos, les épaules, et les avant-bras jusqu’à en perdre le nombre, «<span style="font-style:italic">des lésions de défense</span>» tranche le médecin. Une enquête est donc ouverte sur toute la fratrie et il apparaît que tous les enfants ont été frappés par le père de famille et en portent les stigmates. Ils sont corrigés le plus souvent avec «<span style="font-style:italic">un bois</span>» : une tige d’hibiscus ou un balai ni’au. «<span style="font-style:italic">Des blessures qui vont jusqu’au sang</span>» indique Me Marie Eftimie-Spitz, comme le prouvent les cicatrices sur les avant-bras des enfants.       <br />
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       <b>Le père qui comparait libre à la barre explique qu’il ne fait que corriger des enfants turbulents</b> et bagarreurs comme lui-même l’a été dans son enfance. Il estime être un bon père «<span style="font-style:italic">je pense avoir accompli mon devoir de papa</span>». S’il frappe ses enfants et les met à genoux, dehors en pleine nuit, c’est parce qu’ils n’obéissent pas. Au passage sa femme peut recevoir les coups lorsqu’elle s’interpose. C’est sa méthode d’éducation «<span style="font-style:italic">à la dure</span>». La partie civile le voit tout autrement. Cette blessure au crâne de 17 cm de long causée par le lancer d’un pita’a aurait pu être fatale et le geste est le résultat d’une volonté de faire mal. Son fils est alors à moins de deux mètres de lui : il tarde à porter une chaise à son père qui est énervé et a lancé le pita’a. Au dispensaire de Huahine, le père est même allé jusqu’à expliquer que l’outil était tombé d’un arbre sur le crâne de son fils. Les experts psychologues ont noté cette tendance à minimiser ses actes ou à mentir par omission.        <br />
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       <b>La crainte d’une récidive est donc réelle</b>. Placé sous contrôle judiciaire depuis deux ans à Tahiti et avec interdiction de se rendre à Huahine, ce père de famille a eu, entre temps avec son épouse, deux enfants de plus ! La preuve que les interdictions du contrôle judiciaire sont bafouées avec une grande régularité. «<span style="font-style:italic">Dans cette affaire cet homme n’a rien compris. Il n’exprime aucun regret, aucune douleur. Si on ne partage pas la douleur de ses enfants, on n’est pas père</span>» plaide encore Me Marie Eftimie-Spitz. L’avocat de la défense décrit, lui, un père de 42 ans, frustre et dont les valeurs éducatives sont archaïques, certes, mais pour lequel il faudrait accorder le bénéfice du doute. «<span style="font-style:italic">Il utilisait le bâton parfois mais il n’y a pas de certitude sur les maltraitances habituelles et aucune preuve apportée. Certaines blessures sont anciennes et sont prescrites, d’autres sont des accidents à l’école, des morsures de chiens. Il y a six enfants aujourd’hui dans cette famille et il faut lui refaire confiance</span>».        <br />
              <br />
       <b>Le tribunal n’a pas suivi ces conclusions.</b> Les juges ont condamné le père de famille à 5 ans de prison dont une année avec sursis mise à l’épreuve durant trois ans avec obligation d’indemniser les victimes (des expertises médicales ont été demandées). Un mandat d’arrêt a été prononcé, car si le quadragénaire était présent à l’audience mardi matin où il comparaissait libre, il avait quitté le palais de justice avant que le délibéré ne soit rendu, à charge contre lui.       <br />
       
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