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 <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
 <subtitle><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T19:57:14+02:00</updated>
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   <title>La goutte, enquête épidémiologique sur un mal polynésien</title>
   <updated>2021-04-07T20:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/La-goutte-enquete-epidemiologique-sur-un-mal-polynesien_a199660.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2021-04-07T06:35:00+02:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/55309854-41433788.jpg?v=1617771414" alt="La goutte, enquête épidémiologique sur un mal polynésien" title="La goutte, enquête épidémiologique sur un mal polynésien" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 6 avril 2021 -&nbsp;<em>“Casser l’image de la goutte auto-infligée”, </em></strong><strong>c’est l’objectif d’une enquête épidémiologique lancée aujourd'hui sur cette maladie soupçonnée de toucher près de 10% des Polynésiens. Les prises de sang réalisées sur un échantillon d’au moins 800 personnes doivent notamment permettre d’isoler les éventuels gènes responsables de cette prévalence au fenua.</strong> <br />  &nbsp; <br />  Plus connue comme la <em>“maladie des rois”,</em> la goutte pâtie de cette image antique liée à une forte consommation de viande rouge, de gibier et de bière. Pas de quoi expliquer une prévalence estimée en Polynésie à environ 10%. <em>“C’est énorme”,</em> relève Tristan Pascart. Interne au CHPF dix ans plus tôt, le désormais professeur de rhumatologie à Lille est justement là pour piloter une enquête épidémiologique sur le fenua. <em>“Il n’y a jamais eu d’état des lieux, seulement des impressions générales et parcellaires qu’autour d’un adulte sur dix&nbsp;serait touché”,</em> rapporte le médecin, déjà marqué par la fréquence des malades à l’époque. <em>“Pratiquement tous ceux qui venaient à l’hôpital quelle que soit la cause finissait avec une crise de goutte.”</em> <br />   <br />  Si l’enquête venait à confirmer ce chiffre, il s’agirait certainement de la plus haute fréquence mondiale de la goutte selon le spécialiste. A titre de comparaison, la métropole enregistre seulement 1% de patients atteints de ce rhumatisme inflammatoire, contre 3% aux États-Unis. Pas de doute pour le rhumatologue, la mauvaise alimentation, bien qu’en partie responsable d’une hausse de l’acide urique (lire encadré), ne suffit pas à justifier un taux aussi élevé.<em> “Il doit certainement y avoir des mutations génétiques très fortes qui dépassent les comportements et expliquent que certaines personnes fassent de la goutte de manière inévitable, </em>développe Tristan. <em>L’intérêt de prouver que ça concerne bien environ 10% de la population, c’est de prendre conscience de l’ampleur du phénomène, d’en avoir les causes et notamment génétique.”</em> <br />   <br />  <strong>2 000 logements tirés au sort</strong> <br />   <br />  Outre l’inventaire du nombre de goutteux, l’enquête prévoit une prise de sang afin de mesurer l’acide urique certes, mais aussi la créatinine –pour dépister l’insuffisance rénale– et isoler les gènes responsables de cette prévalence chez les Polynésiens. En partenariat avec l’ISPF, l’enquête prévoit ainsi le tirage au sort de 2 000 logements, au sein duquel un adulte sera tiré au sort. <em>“En espérant qu’au moins 800 personnes –ce qui correspond au ratio d’acceptation des études– voudront bien y participer”,</em> indique le médecin. <br />   <br />  Sept infirmiers (dont trois Lillois et quatre locaux) seront déployés par binôme pour aller à la rencontre des candidats et leur proposer d’y participer. Poids, taille, tension, habitudes alimentaires, antécédents familiaux,&nbsp;etc. : ceux qui le souhaitent seront soumis à un questionnaire de 25 à 30 minutes, assorti d’une prise de sang. <em>“Il y aura aussi des tubes spécifiques pour faire de la recherche génétique très poussée”</em> ajoute Tristan. <em>“Les croisements ancestraux génétiques ne sont pas si simples que ça dans le Pacifique qui a connu beaucoup de migrations de populations et ce qu’on sait de certaines populations polynésiennes n’est pas forcément directement extrapolable à la Polynésie française spécifiquement.”</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Variant Bio pour l’analyse des mutations génétiques</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/55309854-41433789.jpg?v=1617771725" alt="La goutte, enquête épidémiologique sur un mal polynésien" title="La goutte, enquête épidémiologique sur un mal polynésien" />
     </div>
     <div>
      Le niveau d’expertise technique justifie bien une collaboration avec Variant Bio, une entreprise américaine spécialisée dans l’analyse des mutations génétiques et notamment auprès des populations&nbsp;<em>“minoritaires”</em>&nbsp;où des maladies comme la goutte, ou le diabète, sont surreprésentées. <br />   <br />  <em>“Tout ce qu’on sait de la génétique aujourd’hui concerne à 98% les blancs, d’où un certain retard sur la connaissance génétique&nbsp;des autres populations souvent délaissées,&nbsp;</em>déplore le rhumatologue.&nbsp;<em>C’est une tristesse pour l’humanité en général puisque chaque population a des spécificités propres&nbsp;et les connaître permettrait d’accélérer la compréhension de telle ou telle maladie.”</em> <br />   <br />  Aussi, les résultats observés chez nos voisins calédoniens ou maori semblent déjà indiquer une prédisposition génétique des Polynésiens à la goutte. En Nouvelle-Calédonie, une enquête fait état d’une prévalence de 3,3% toutes ethnies confondues et de 6,7% chez les communautés polynésiennes. Et du côté des Maoris, la recherche a déjà permis de démontrer une mutation génétique au niveau du rein qui entrave l’élimination de l’acide urique.&nbsp;<em>“On sait aussi depuis quelques années qu’il y a une partie liée au tube digestif qui ne remplit plus son rôle quand il a muté, comme si on n’arrivait pas à déboucher le siphon de la baignoire d’acide urique”,&nbsp;</em>explicite le médecin. <br />   <br />  <strong>Des données utiles pour le diabète</strong> <br />   <br />  Les données collectées seront ainsi susceptibles de servir pour des études ultérieures sur l’insuffisance rénale et donc le diabète.&nbsp;<em>“C’est pour ça qu’on s’entoure de généticiens qui ont une vision un peu plus large et qu’on pense inclure le service de néphrologie</em>&nbsp;(spécialité médicale visant à prévenir, diagnostiquer et soigner les maladies des reins, Ndlr),&nbsp;<em>il pourrait s’emparer du sujet et reprendre le flambeau”.</em> <br />   <br />  Reste enfin la question du système inflammatoire plus ou moins sensible d’une personne à l’autre.&nbsp;<em>“On pense qu’il y a des gens plus prédisposés à être très réactifs à la présence de cristaux,</em>&nbsp;reprend Tristan.&nbsp;<em>D’ailleurs on le voit au quotidien, avec des gens qui ont des cristaux partout et qui font peu de crises, et d’autres qui ont deux à trois cristaux et qui font des crises tout le temps.”</em> <br />   <br />  Au-delà des chiffres purs et durs, il s’agit de comprendre et d’améliorer la prise en charge, en développant un médicament capable d’agir par exemple sur ces mutations éventuelles.&nbsp;<em>“Ça va aider à potentiellement contrôler cette maladie et traiter tous les goutteux du monde,</em>&nbsp;poursuit le médecin.&nbsp;<em>Qu’on casse l’image de la goutte auto-infligée, qui culpabilise tous ceux qui ont la goutte, ce qui est hyper important puisqu’une maladie dont on se sent coupable tue plus”.</em> <br />   <br />  Si l’enquête est programmée sur cinq mois, avec une restitution des premiers chiffres bruts avant la fin de l’année, il faudra attendre début 2022 pour les premières données génétiques. <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​L'allopurinol, un médicament “sous utilisé”</b></div>
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      <em>“Beaucoup de goutteux chez les vétérans américains disent préférer se reprendre une balle que refaire une crise de goutte”,</em>&nbsp;rapporte Tristan Pascart, professeur de rhumatologie à Lille. Voilà qui en dit long sur le supplice enduré par les goutteux.&nbsp;<em>“Comme tout produit chimique en trop forte concentration dans un liquide, l’acide urique</em>&nbsp;(produit final de la dégradation des “purines”, molécules très abondantes dans la viande rouge, le gibier, certains poissons, la bière, Ndlr)&nbsp;<em>sature le liquide et devient solide”</em>&nbsp;tente de vulgariser le médecin. En se cristallisant, l’acide forme de mini aiguilles microscopiques (un dixième de millimètre) qui se déposent un peu partout et notamment au niveau des pieds,&nbsp;<em>“pour des raisons de pesanteur et de températures plus basses”.</em>&nbsp;Ce sont elles qui vont déclencher de grosses réactions inflammatoires. <br />   <br />  Heureusement des traitements existent, comme l'allopurinol, un médicament “sous utilisé” selon le rhumatologue et peu coûteux : environ 300 Fcfp par mois et par patient.&nbsp;<em>“Il permet de faire baisser l’acide urique et de dissoudre ses cristaux. Bien prescrit, il permet même de faire disparaître la goutte en fonction de l’ancienneté de la maladie”.</em>&nbsp;Bien que rarissime, des réactions allergiques ont terni l’image de ce médicament. Un risque allergique qui pourra être mesuré en partie par la génétique.&nbsp;<em>“Il y a un gène qui favorise les allergies qu’on retrouve notamment chez certaine population asiatique, on va savoir ici s’il est fréquent ou pas”.</em>&nbsp;Et peut-être, passer un cap en termes de prise en charge.
     </div>
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Enquête de séroprévalence : 25% d’immunité à Tahiti et Moorea</title>
   <updated>2021-03-20T02:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Enquete-de-seroprevalence-25-d-immunite-a-Tahiti-et-Moorea_a199185.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2021-03-18T05:57:00+01:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54790784-41179522.jpg?v=1616045966" alt="Enquête de séroprévalence : 25% d’immunité à Tahiti et Moorea" title="Enquête de séroprévalence : 25% d’immunité à Tahiti et Moorea" />
     </div>
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      <strong>Tahiti, le 17 mars 2021 – Révélés aujourd'hui par la plateforme Covid, les résultats de l’enquête de séroprévalence font état d’un niveau d’immunité de 25% à Tahiti et Moorea. Un score que la vaccination en cours va permettre d’augmenter afin d’atteindre un seuil de 40 à 50% : assez pour commencer à bloquer efficacement l'épidémie. </strong> <br />  &nbsp; <br />  L’étude de séroprévalence&nbsp;? <em>“C’est plutôt pas mal” </em>avait répondu le président Fritch au point presse État-Pays jeudi dernier. Un teaseur qui annonçait des résultats plutôt concluants. Censée estimer la proportion de la population adulte de Tahiti et Moorea ayant été infectée par le SARSCoV2 depuis le début de l’épidémie en mesurant la prévalence des anticorps dans le sang, l’enquête montre effectivement qu’&nbsp;<em>“un certain taux d’immunité est atteint”</em>. Du moins à Tahiti, comme l’a révélé aujourd'hui la plateforme Covid dans la salle du gouvernement. <br />   <br />  Ainsi, sur les 463 personnes tirées au sort, dont 371 à Tahiti et 91 à Moorea, 89 sérologies sont revenues positives, soit une prévalence globale de 19,2% sur l’ensemble de l’échantillon. Mais rien que sur Tahiti, les résultats <em>“bruts”</em> montrent l’existence d’anticorps anti-SARS-Cov-2 présents chez 21,2% des personnes contre 9,8% à Moorea. Les chiffres indiquent que la présence d’anticorps ne semble pas varier selon l’âge et qu’elle est même <em>“comparable chez les hommes et les femmes”, </em>note la plateforme. <br />   <br />  Des résultats <em>“provisoires”</em> souligne avec prudence l’épidémiologiste de la plateforme, Henri-Pierre Mallet. <em>“Ces chiffres sont donnés à titre indicatif pour informer la population de façon globale, mais ils demanderont des validations et une analyse plus poussée”</em> qui prend en compte notamment les <em>"caractéristiques"</em> des individus échantillonnés. <br />   <br />  <strong>Une prévalence sous-estimée</strong> <br />   <br />  Néanmoins les limites de l’enquête font dire à la plateforme que ces résultats <em>“sous-estiment probablement la prévalence réelle.” </em>Déjà parce que l’enquête ne visait pas les mineurs. Or, <em>“un certain nombre d’études ont montré qu’ils pouvaient être infectés et faire circuler le virus plus facilement”,</em> commente le Dr Mallet. <br />   <br />  Par ailleurs, la sensibilité du test utilisé n’est pas de 100%, mais de 91%. Ce qui ne lui permet pas d’être exhaustif et de détecter toutes les sérologies positives. A cela s’ajoute le niveau d’anticorps qui peut devenir indétectable après plusieurs semaines, ou mois, chez certaines personnes. <em>“On sait que le taux d’anticorps dure plus ou moins longtemps selon les personnes,</em> explicite le médecin. <em>Pour autant ça ne veut pas dire que la personne n’est pas immunisée, simplement qu’on ne détecte pas d’anticorps.”</em> <br />   <br />  Enfin, le Dr Mallet rappelle également que 7,9% de la population aux îles du Vent ont fait une infection prouvée par un test. <em>“Ce qui est déjà énorme” </em>commente le docteur. En tenant compte de ce chiffre et des limites de l’enquête, le nombre de personnes réellement infectées serait finalement portée à 25% sur Tahiti et Moorea. Un résultat que les modélisations développées par une équipe collaboratrice de l’Université de Melbourne confirment. <br />   <br />  <em>“Ça va avoir des conséquences importantes,</em>&nbsp;souligne Henri-Pierre Mallet. <em>On peut penser que ces 25% sont encore immunisés compte tenue de l’épisode récent, que ces personnes sont potentiellement à l’abri et qu’elles n’ont pas besoin d’être vaccinées dans l’immédiat.” </em>La stratégie vaccinale devrait donc pouvoir s’inscrire dans le sillage de ces nouvelles données afin de <em>“compléter cette immunité naturelle et de tendre vers une immunité collective.”</em> <br />   <br />  <strong>L’échappement immunitaire, le “point noir”</strong> <br />   <br />  Dans la perspective d’une ouverture des frontières à l’horizon mai, se pose dès lors la question du seuil d’immunité, généralement estimé par la communauté scientifique à 70% de la population. <em>“Tout dépend du taux de reproduction </em>(qui permet de mesurer la capacité de transmission d'un virus, Ndlr). <em>Un taux qu’on pense plus bas en Polynésie qu’en Europe, et plus il est bas, plus le seuil d’immunité à atteindre est bas”,</em> précise le médecin. Ce qui permet à la plateforme de revoir ce seuil à la baisse&nbsp;: soit 40 à 50% d’immunité en population pour commencer à bloquer une épidémie. <em>“Si tant est que nous n’avons pas de nouveaux variants pour lequel il y aurait un échappement immunitaire, c’est-à-dire qui résisteraient à une infection précédente et à une vaccination”,</em>&nbsp;nuance le médecin. <br />   <br />  La surveillance de l’introduction et de la diffusion éventuelle de variants doit donc être la priorité insiste la plateforme, <em>“ceux-ci étant capables d’une résistance partielle à la réponse immunitaire après une infection ou un vaccin et donc susceptibles de recontaminer la population.”</em> <br />   <br />  En dehors de ce <em>“point noir”,</em> le rythme des injections sera déterminant pour espérer atteindre rapidement le seuil de 40 à 50%. Car si on ajoute les 9,3% de personnes vaccinées sur Tahiti et Moorea (8,2% sur toute la Polynésie) aux 25% de prévalence de l’infection, on n’est finalement pas si loin du compte. <em>“Pour autant, plus les personnes seront vaccinées, plus la protection sera efficace, c’est certain,</em> rappelle le médecin. <em>Dans les pays européens, ils affichent des taux de séroprévalence de 5 à 10% maximum, d’autant que le virus semble circuler plus facilement dans ces pays. De ce point de vue-là, on est mieux loti.”</em> <br />  &nbsp;
     </div>
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     <div><b>Les résultats en chiffres</b></div>
     <div>
      • 772 foyers investigués au total (618 à Tahiti et 154 à Moorea) <br />  • 463 personnes ont fait l'objet d'une enquête et d'un prélèvement (59,7%), 372 à Tahiti et 91 à Moorea <br />  • Parmi les 463 prélèvements recueillis, 89 sérologies positives, soit une prévalence globale de 19,2% <br />  • A Tahiti, 80 personnes sérologies positives, soit 21,5% <br />  • A Moorea, 9 personnes positives soit 9,8%.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>​Enquête Disclose : le “si j’avais su” de Gaston Flosse</title>
   <updated>2021-03-10T21:29:00+01:00</updated>
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   <published>2021-03-10T06:34:00+01:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54557320-41041067.jpg?v=1615355902" alt="​Enquête Disclose : le “si j’avais su” de Gaston Flosse" title="​Enquête Disclose : le “si j’avais su” de Gaston Flosse" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 9 mars 2021 -<em> "Nous Polynésiens, nous avons été trompés" </em>ose Gaston Flosse&nbsp;dans un communiqué de presse après la diffusion de l’enquête Disclose&nbsp;sur l’impact réel de la radioactivité en Polynésie. Le leader du parti orange va même jusqu'à demander des comptes à l'Etat, qu'il avait pourtant soutenu lors de la reprise des essais nucléaires en 1996.&nbsp;</strong> <br />   <br />  Il ose tout et c’est même à ça qu’on le reconnaît. Le leader du parti orange, Gaston Flosse et ancien président du Pays s’est senti obligé de se justifier après la diffusion de l’enquête menée par le média d’investigation Disclose sur l’impact réel de la radioactivité en Polynésie. <em>“Ces révélations détruisent tout ce que nous avons entendu et cru jusqu’à ce jour”</em> se permet celui qui a pourtant soutenu la reprise des essais nucléaires sous Jacques Chirac en 1996. <em>“Je ne me suis pas opposé à ces expérimentations,</em> reconnaît&nbsp;le leader du parti orange. <em>J’ai même parcouru le Pacifique, rencontré les chefs d’État, nos voisins, pour les rassurer. Je leur ai dit que la bombe française était propre”. </em> <br />   <br />  Seulement voilà, on ne lui avait pas tout dit. On l’aurait même <em>“trompé”,</em> comme tout le monde. <em>“Je l’ai fait en toute confiance, car je pensais apporter ma petite contribution à la force de défense et de dissuasion de la France. Mais si j’avais su que c’était au prix de sacrifices, de vies humaines, je me serai opposé avec violence à ces expérimentations.”</em> Il va même jusqu’à demander des comptes à l’État, réclamant une <em>“reconnaissance du fait nucléaire”,</em> un <em>“réexamen de toutes les demandes d’indemnisation”</em> ou encore <em>“l’annulation de la loi Morin qui n’a plus raison d’être”. </em>Plus c'est gros, plus ça passe, ou pas. &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>“Espérons que cette enquête ouvre enfin les yeux de la population”</title>
   <updated>2021-03-10T07:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Esperons-que-cette-enquete-ouvre-enfin-les-yeux-de-la-population_a198941.html</id>
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   <published>2021-03-10T04:36:00+01:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54556460-41040615.jpg?v=1615348900" alt="“Espérons que cette enquête ouvre enfin les yeux de la population”" title="“Espérons que cette enquête ouvre enfin les yeux de la population”" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 9 mars 2021 - Pour l’association 193, l’enquête choc baptisée <a class="link" href="https://disclose.ngo/fr/investigations/toxique" target="_blank"><em>"Toxique"</em> </a>  menée par le média d'investigation Disclose sur l'impact réel des essais nucléaires en Polynésie, doit permettre de <em>“libérer la parole”</em> des victimes. Le président de l’organisation, Père Auguste, attend notamment de l’État qu’il <em>“assume pleinement les conséquences d’une contamination à l’échelle d’une population”. </em>Ce, à défaut de demander pardon aux Polynésiens. &nbsp;</strong> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Vous avez participé, vous aussi, à cette enquête, que vous inspire la diffusion&nbsp;de ces révélations chocs ? </strong> <br />  “Ça confirme les doutes que les associations ont depuis le début, que quelque chose de grave se passe dans ce pays et qu’il y a une logique de négation des impacts des essais. Cette enquête vient abattre l’idée répandue que si impact il y a, il ne concerne que les travailleurs de Moruroa et de Fangataufa. Ce qui arrangeait bien l’État. Or, cette étude montre bien que toute la Polynésie a été touchée. Donc, à l’État de changer de discours et d’avoir le courage d’aborder cette question difficile. Pour les indemnisations, je pense que nous ne pouvons exiger une réparation non seulement individuelle, mais aussi à l’échelle du Pays et des dépenses qu’il a pu engager dans l’accompagnement des malades, <em>via</em> la CPS.”  <blockquote>"Qu’on arrête de dire que c’est une affaire du passé"</blockquote>   <br />  <strong>Peut-on s’attendre à ce que cette enquête libère la parole&nbsp;du côté des victimes qui ont parfois peur de s’exprimer ? </strong> <br />  “On espère que ça va libérer la parole mais aussi les consciences. Dans ce pays, quand on parle du nucléaire il faut laisser de côté certaine craintes et certains préjugés. Peut-être que l’effet positif qu’on peut attendre de ces recherches, qui s’appuient sur 2 000 documents déclassifiés, c'est qu'elles ouvrent enfin les yeux de toute la population, de tous les archipels et pas seulement ceux touchés par les essais. On espère qu’ils vont se lever et qu’ils vont enfin interpeller l’État. Qu’on arrête de dire que c’est une affaire du passé. Voilà une autre propagande de certains responsables politiques qui disent que c’est du passé.” <br />   <br />  <strong>Qu’est-ce que l’association 193 attend de l’État&nbsp;?</strong> <br />  “Bien-sûr qu'on attend de l’État qu’il demande pardon. Depuis la création de l’association 193 –et d’ailleurs c’est dans nos statuts– nous avons toujours réclamé la demande de pardon. On nous a répondu que ce n’était pas possible et que l’État ne le ferait jamais, parce que l’État n’a pas à répondre de choses invraisemblables, qui n’existent pas ou qui relèvent du fantasme, comme celui de dire que tous les archipels ont été touchés. Est-ce qu’il va le faire&nbsp;? On ne sait pas. Par contre, on attend qu’il assume pleinement les conséquences de contaminations à l’échelle d’une population cette fois-ci.” <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>"On ne peut plus entendre les mêmes versions édulcorées sur les essais"</title>
   <updated>2021-03-10T21:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/On-ne-peut-plus-entendre-les-memes-versions-edulcorees-sur-les-essais_a198936.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2021-03-10T03:50:00+01:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54555984-41040455.jpg?v=1615346324" alt=""On ne peut plus entendre les mêmes versions édulcorées sur les essais"" title=""On ne peut plus entendre les mêmes versions édulcorées sur les essais"" />
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      <strong>Tahiti, le 9 mars 2021 - Sollicitée par le média d’investigation Disclose, l’association Moruroa e Tatou a mis en relation ses adhérents, ainsi que de nombreuses victimes, avec l’organisation et ses journalistes. Son avocat, Philippe Neuffer, espère que l’enquête baptisée&nbsp;<a class="link" href="https://disclose.ngo/fr/investigations/toxique" target="_blank"><em>"Toxique"</em>&nbsp;</a>  et très largement relayée depuis sa diffusion hier,&nbsp;<em>“ouvre la voie à une reconnaissance des préjudices propres des ayants droits des victimes, comme c’est le cas pour les accidents de voiture, ou les empoisonnements à l’amiante.”</em> </strong> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment est-ce que Moruroa e tatou accueille les résultats de cette enquête&nbsp;?</strong> <br />  “Avec honneur puisqu’on y a participé activement. On attendait ce type d’enquête contradictoire qui reprend un peu les éléments –qu’on nous fait passer pour des vérités– et qui les retourne. C’est donc quelque chose qu’on accueille avec beaucoup de satisfactions. Et quand on voit les résultats, ils ne font que conforter ce qu’on dit depuis des années&nbsp;: à savoir qu’il faut remettre en question la parole officielle, il faut apporter la contradiction. Ce qui rend absolument nécessaire la tenue d’une expertise internationale, indépendante du pouvoir d’État. On ne peut plus entendre les mêmes centres de recherche et autres organismes d’État nous servir des versions édulcorées par rapport à la réalité.” <br />   <br />  <strong>Cette enquête peut-elle ouvrir une porte à une reconnaissance de l’État ?</strong> <br />  “Aujourd’hui l’État ne prend pas ses responsabilités. Les obstacles sont encore nombreux, à l’instar de l’absence d’indemnisation des ayants droits des victimes, des veuves et leurs enfants pour la plupart, dont le père, ancien travailleur à Moruroa, est décédé d’un cancer. On est dans du très concret. Ces femmes ont dû travailler deux fois plus pour nourrir leurs enfants et payer leurs études. Tout ça doit être indemnisé. On espère que cette enquête ouvre la reconnaissance des préjudices propre des ayants droits des victimes, comme c’est le cas pour les accidents de voiture, ou les empoisonnements à l’amiante. Qu’on reconnaisse aussi les victimes collatérales.”  <blockquote>"C’est ce discours officiel et cette pensée unique publique sur les essais nucléaires qu’il faut combattre"</blockquote>   <br />  <strong>Selon cette enquête, 110&nbsp;000 personnes –exposées à une dose supérieure à 1 mSv– pourraient demander des comptes à l’État, est-ce que l’association s’attend à être saisie de davantage de dossiers d'indemnisation ?</strong> <br />  “96% des demandes déposées à Moruroa e tatou ont été accueillies. Si ces personnes rentrent dans les critères, on les accueillera. Mais la question ce n’est pas tant l’indemnisation que la reconnaissance des effets indirects dans l’empoisonnement des populations polynésienne et algérienne. C’est ce qui explique la difficulté de l’indemnisation, cette absence de reconnaissance. Un peu comme si le fait d’avoir déversé des millions d’euros sur la Polynésie suffisait à dédouaner de cette responsabilité. <br />  Heureusement, aujourd’hui on n’entend plus parler d’innocuité des essais, mais il y a seulement&nbsp;quelques jours l’Inserm minimisait les empoisonnements. C’est ce discours officiel et cette pensée unique publique qu’il faut combattre. Que ce soient les anciens militaires, les anciens salariés, ou anciens personnels civils recrutés par l’armée, on entend la plupart du temps ce discours&nbsp;: <em>“j’y suis allé, j’ai choisi en tout état de cause”.</em> Ce qui est faux, parce que tout ça a été dissimulé. Le CEA le sait depuis le début.” <br />  &nbsp;
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>"On voit de manière glaçante le nuage radioactif passer sur Tahiti"</title>
   <updated>2021-03-10T06:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/On-voit-de-maniere-glacante-le-nuage-radioactif-passer-sur-Tahiti_a198928.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/54551346-41038974.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-09T23:05:00+01:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54551346-41038974.jpg?v=1615337770" alt=""On voit de manière glaçante le nuage radioactif passer sur Tahiti"" title=""On voit de manière glaçante le nuage radioactif passer sur Tahiti"" />
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      <strong>Tahiti, le 9 mars 2021 - Réagissant à l'enquête du média d'investigation Disclose <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/cette étude montre bien que toute la Polynésie a été touchée" target="_blank">("Toxique")</a> diffusée hier, sur le niveau réel de radioactivité&nbsp;à&nbsp; laquelle la population polynésiennes a été exposée, Moetai Brotherson, député de la Polynésie, souligne une "preuve éclatante" du "mensonge d'Etat permanent depuis le début des essais nucléaires".&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong>Comment accueillez-vous cette enquête d'envergure ?&nbsp;</strong> <br />  C’est à la fois une bonne nouvelle et un jour de tristesse puisque ça vient confirmer le mensonge d’Etat permanent depuis le début des essais nucléaires, chose dont on se doutait, mais on en a aujourd’hui une preuve éclatante. C’est également un jour de tristesse puisqu’on apprend qu’un rapport a été remis en février 2020 au gouvernement de Polynésie. Rapport qui a été tenu secret depuis. Il a fallu attendre cette enquête et je trouve ça scandaleux. <br />   <br />  <strong>Pourtant ce rapport ne met pas en cause l’exécutif polynésien&nbsp;?</strong> <br />  Oui, maintenant il faut se demander si Edouard Fritch est président de la Polynésie ou ambassadeur de France en Polynésie, je ne sais pas. Mais ce rapport est accablant parce qu’il établit la causalité entre la fréquence des cancers aux Gambier et les essais nucléaires. <br />   <br />  <strong>Qu’est-ce qui vous a marqué dans cette enquête&nbsp;?</strong> <br />  Elle n’a pas été faite par-dessus la jambe, on voit de manière assez glaçante le nuage radioactif de l’essai Centaure se déplacer sur l’ensemble de Tahiti et de manière générale sur les Raromatai. C’est des choses dont on se doutait, mais là l’enquête met des images dessus et c’est absolument glaçant. <br />  &nbsp;  <blockquote><strong>«&nbsp;Que l’Etat arrête de mentir aux Polynésiens, c’est absolument insupportable&nbsp;»</strong></blockquote>  &nbsp; <br />  <strong>Que vous inspire le rapport confidentiel révélé par cette enquête, mentionnant pour la première fois un «&nbsp;cluster&nbsp;de cancers tyroïdiens&nbsp;»&nbsp;? </strong> <br />  Ça vient dire de manière claire que l’amendement du millisievert (unité de mesure des effets des radiations dans un organisme, Ndlr) est nul et non avenue, il n’a pas lieu d’être, puisque d’une part c’est l’ensemble de la Polynésie qui a été touché a plus d’1 millisievert (le seuil minimum à partir duquel l’exposition est jugée dangereuse pour la santé humaine, Ndlr), et au moins 10&nbsp;000 personnes ont été exposées à cinq, voire à dix fois ces doses. Donc on peut aujourd’hui, ne serait-ce par décence, retirer cet amendement du dispositif de la loi Morin. <br />   <br />  Ensuite l’enquête se pose la question des dégâts environnementaux et ça c’est un aspect complètement absent de la loi Morin sur lequel il faut se pencher. Je viens de déposer une proposition de loi en ce sens-là. Il y a un vrai problème environnemental à Moruroa, il y a des failles et une menace d’effondrement précisément de la partie où sont enfouis les déchets nucléaires. Plutôt de faire l’autruche et d’attendre que ça se passe, il faut anticiper et prouver qu’on est une grande nation responsable et aller retirer ces déchets. <br />   <br />  <strong>Qu’est-ce que vous attendez de la part de l’Etat&nbsp;?</strong> <br />  A minima des excuses, ou une demande de pardon au peuple polynésien, c’est le minimum. Je ne sais pas si l’Etat le fera un jour. Mais surtout qu’il arrête de mentir aux Polynésiens, c’est absolument insupportable. <br />  &nbsp;
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Appel au public pour une étude sur les violences familiales au fenua</title>
   <updated>2021-02-07T03:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Appel-au-public-pour-une-etude-sur-les-violences-familiales-au-fenua_a198125.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/53716203-40591241.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-02-07T03:35:00+01:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/53716203-40591241.jpg?v=1612667596" alt="Appel au public pour une étude sur les violences familiales au fenua" title="Appel au public pour une étude sur les violences familiales au fenua" />
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      <strong>Tahiti, le 6 février 2021 - Les chercheurs de l’UPF invitent le public à contribuer à la recherche sur les violences familiales en remplissant un questionnaire anonyme en ligne, qui interroge leur <em>"vécu"</em>. De quoi permettre aux chercheurs de <em>"dégager des facteurs de risque par la quantification"</em><strong>. </strong><em>"Que vous ayez vécu des violences ou non, votre expérience nous intéresse"</em>&nbsp;souligne l'UPF, à condition d'habiter en Polynésie bien-sûr.&nbsp;</strong> <br />  &nbsp; <br />  <em>"Depuis que tu es né, quelqu’un t’a-t-il déjà volontairement blessé physiquement ? Peux-tu décrire ce qu’il s’est passé&nbsp;? As-tu déjà parlé de ces violences à quelqu’un&nbsp;?"</em>&nbsp; Elaboré par des chercheurs de l’Université de la Polynésie française et de la MSH du Pacifique sur la problématique saillante des violences familiales, le <a class="link" href="https://fr.surveymonkey.com/r/famille_en_Polynesie">questionnaire</a>  s’adresse à toute personne qui vit actuellement en Polynésie. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Que vous ayez vécu des violences ou non, votre expérience nous intéresse&nbsp;pour comprendre les problèmes de violences qui peuvent arriver dans la famille »</em> souligne le groupe de chercheurs. Dans la continuité d’une enquête inédite <em>-Les violences familiales en Polynésie française. Entrer, vivre et sortir de la violence</em>- menée par le maître de conférence en sociologie&nbsp;à l'UPF, Loïs Bastide, directement auprès de victimes et d'auteurs de violences, cette nouvelle étude doit cette fois ci permettre de quantifier les mécanismes de violence en brassant un échantillon un peu plus large. <br />   <br />  <strong>Echantillon cible d’au moins 1&nbsp;000 personnes</strong> <br />   <br />  <em>"Avec l’enquête on était sur du qualitatif, on essayait de décortiquer la mécanique au plus près",</em> justifie Loïs Bastide. Les enquêteurs ont ainsi d'abord cherché à cartographier les relations familiales et identifier l’ensemble des situations de violence dans ce cadre. Une première étape qui a permis de <em>"cerner une série de spécificités sociales"</em> et "<em>d’appréhender ainsi finement"</em>&nbsp;le contexte dans lequel se développent les violences au sein des familles (lire encadré). <br />   <br />  "<em>L’idée aujourd’hui, c’est plutôt d’arriver à dégager des facteurs de risque&nbsp;par la quantification, on a repéré des mécanismes dans les familles maintenant on essaye de voir à quel point les gens qui ont subi des violences retrouvent ses mécanismes"&nbsp;</em>reprend le sociologue. <br />   <br />  Deuxième étape d’un programme de recherche de longue durée, cette nouvelle étude fait appel au public afin de brasser un peu plus large avec un échantillon cible d’au moins 1&nbsp;000 personnes. <em>"Il nous quelque chose qui nous permette de hiérarchiser nos hypothèses, on cherche à savoir ce qui revient de manière régulière"</em>&nbsp;explicite le chercheur. <br />   <br />  <strong>Le plus honnête et le plus précis possible&nbsp;</strong> <br />   <br />  Ce questionnaire anonyme biens-sûr compte une cinquantaine de questions, qui interrogent l’environnement familiale, le vécu et parfois l’intimité. "<em>Durant ton enfance, as-tu été élevé par ton père biologique&nbsp;?&nbsp;Par un père, ou une mère fa’a’amu&nbsp;? " "Quelqu’un t’a-t-il déjà touché de manière sexuelle, contre ta volonté&nbsp;? Dans ta famille&nbsp;? Celle de ton tane&nbsp;? En dehors de la famille, etc."</em> <br />  <em>"On pose des questions qui vont nous permettre de caractériser les familles&nbsp;et les profils familiaux. Il s’agit de faire le lien entre les violences et les types familiaux,"&nbsp;</em>justifie Loïs Bastide. <br />   <br />  Tout le monde est invité à répondre à condition de résider en Polynésie. <em>«&nbsp;Que tu soit </em><em>concerné par ces difficultés ou non&nbsp;»</em> précisent les chercheurs, insistant sur le fait que c’est important de répondre et <em>«&nbsp;le plus honnêtement possible, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.&nbsp;» </em>Si le public n’est pas obligé de répondre à toutes les questions, il est cependant invité à être <em>«&nbsp;le plus précis possible&nbsp;»,</em>&nbsp;notamment sur les personnes évoquées.&nbsp;<em>« On préférera par exemple le mari de ma sœur, plutôt que ma belle-sœur"</em>&nbsp;notent les chercheurs. &nbsp; <br />   <br />  A ce jour, déjà près de 500 personnes ont répondu à l’appel. Essentiellement des femmes. "<em>On l’a vu dans l’enquête que les femmes parlent beaucoup plus facilement de ces affaires-là, donc ça ne nous a pas étonné"</em>&nbsp;commente le sociologue. La gente masculine est donc invitée à participer un peu plus. Le <a class="link" href="https://fr.surveymonkey.com/r/famille_en_Polynesie">questionnaire</a>  ne devrait prendre maximum qu’une quinzaine de minutes. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Entrer, vivre et sortir de la violence »</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/53716203-40591242.jpg?v=1612667532" alt="Appel au public pour une étude sur les violences familiales au fenua" title="Appel au public pour une étude sur les violences familiales au fenua" />
     </div>
     <div>
      Fruit d’une recherche financée par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) et hébergée par la Maison des sciences de l’homme et du Pacifique, le rapport de 100 pages intitulé "Les violences familiales en Polynésie française. Entrer, vivre et sortir de la violence" a été diffusé le 29 décembre. Intervenant comme la première étape d’un programme de recherche de longue durée, cette enquête cherchait à&nbsp;<em>"cerner précisément les contours de la famille contemporaine, en Polynésie française, et de se doter d’une conception précise de la violence, comme fait social."</em> <br />   <br />  Un travail qui repose essentiellement sur des entretiens approfondis avec des auteurs et des victimes de violence. Dans ce cadre, une quarantaine de personnes ont été interviewées, dont 31 victimes et six auteurs, âgés de 19 à 58 ans, permettant d'entrevoir autant&nbsp;<em>"d'univers familiaux".</em>&nbsp;Ce type d’enquête dit de&nbsp;<em>«&nbsp;victimation&nbsp;»</em>&nbsp;qui consiste à interroger les gens directement sur leurs ressentis,&nbsp;<em>"fait cruellement défaut"</em>&nbsp;et mériterait d'être plus souvent sollicité selon les chercheurs. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Appel-au-public-pour-une-etude-sur-les-violences-familiales-au-fenua_a198125.html" />
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  <entry>
   <title>Autopsie des violences intrafamiliales en Polynésie</title>
   <updated>2021-01-09T00:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Autopsie-des-violences-intrafamiliales-en-Polynesie_a197356.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/52870606-40188799.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-01-09T04:20:00+01:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/52870606-40188799.jpg?v=1610080365" alt="Autopsie des violences intrafamiliales en Polynésie" title="Autopsie des violences intrafamiliales en Polynésie" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 7 janvier 2021 - Problème saillant en Polynésie, les violences familiales ont fait l'objet d'une enquête inédite auprès de victimes et d'auteurs de violences. Dépendance économique, adoption, jalousie, intimité individuelle :&nbsp;menée par Loïs Bastide, sociologue de l'UPF, ce travail de fond a permis de décortiquer les mécanismes d'une violence souvent liée aux <em>"situations de vie sous tension".</em></strong> <br />   <br />  <em>"La Polynésie connaîtrait le plus fort taux de violences familiales sur l’ensemble du territoire national, outre-mer compris, sans que l’on sache expliquer ce fait statistique." </em>Une énigme qui a conduit Loïs Bastide, maître de conférence en sociologie à l'Université de Polynésie française (UPF) –avec la participation de Denis Régnier et de Yuna Méloche– à s'intéresser aux diverses formes de violence au sein du noyau familial dans le contexte de transformation socio-économique du territoire depuis les années 1960. <br />   <br />  Une société contemporaine du fenua dont on connaît finalement assez peu de choses. <em>"Appréhender les violences familiales suppose d’éclairer d’abord les contours et les consistances contemporaines de la sphère familiale polynésienne"</em> introduit le rapport.&nbsp; <br />   <br />  Fruit d’une recherche financée par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) et hébergée par la Maison des sciences de l’homme et du Pacifique, le rapport de 100 pages intitulé<em> "Les violences familiales en Polynésie française. Entrer, vivre et sortir de la violence" </em>et diffusé le 29 décembre, intervient comme la première étape d’un programme de recherche de longue durée. <em>"Il est plus que jamais nécessaire de développer des enquêtes d’envergure, susceptibles de nourrir la réflexion sur les transformations de l’institution familiale et les dynamiques de violence associées"</em> note le rapport. Des enquêtes qui méritent d'être élargies à l’Océanie, théâtre d'une forte incidence des violences familiales. <br />   <br />  <em>"Il y a ce paradoxe très étrange en Polynésie, où on observe très peu de violences aux personnes dans l'espace public et beaucoup dans les familles"</em>&nbsp; fait remarquer Loïs Bastide. <br />  Face à ce constat, les pouvoirs publics se trouvent relativement démunis, faute d’analyses suffisamment étayées pour orienter les politiques de prise en charge. Première étape pour pallier ce manque, cette enquête cherche à <em>"cerner précisément les contours de la famille contemporaine, en Polynésie française, et de se doter d’une conception précise de la violence, comme fait social."</em> <br />   <br />  <strong>France - Polynésie : des réalités familiales très différentes</strong> <br />   <br />  70% de l’ensemble des atteintes aux personnes sont des violences intrafamiliales, soit deux fois plus qu'en métropole. Si la comparaison <em>"brute" </em>et <em>"immédiate" </em>s'avère pratique, elle n'a pas de sens selon Loïs Bastide : <em>"Ce n'est pas du tout la même réalité, ni la même composition et il n'y a pas les mêmes interactions". </em>Des interactions plus régulières en Polynésie, entre un plus grand nombre de parents, qui multiplient mécaniquement les risques de survenue de violences au sein des familles. <br />   <br />  Ainsi la famille forme un <em>"espace social passionnel" </em>dans lequel les tensions sont <em>"exacerbées par la situation économique, les terres, l'espace de l'intimité individuelle, et la capacité de l'individu à exister dans le collectif familial"&nbsp;&nbsp;</em>développe Loïs Bastide.&nbsp; <br />   <br />  Or, plus de 40% de la population en Polynésie française vit dans un foyer élargi. Les foyers de dix personnes et plus représentent 8,1% de la population totale du territoire, contre 31% pour les foyers de six personnes et plus, selon les données du recensement de l’ISPF. Dans ce type de ménage, les tensions sont fréquentes indique le rapport. <em>"Mécaniquement il y a une augmentation des risques de survenue des violences dans les maisons de famille, où les tensions apparaissent sur les personnes qui assurent la survie économique, avec un aspect héritage important, </em>reprend le chercheur. <em>Lorsque tout ça se combine on arrive à des situations conflictuelles qui peuvent générer de la violence."</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Entretiens approfondis avec des victimes et des auteurs</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/52870606-40188801.jpg?v=1610080420" alt="Autopsie des violences intrafamiliales en Polynésie" title="Autopsie des violences intrafamiliales en Polynésie" />
     </div>
     <div>
      <em>"Bien souvent, les violences circulent et se répercutent à l’intérieur des familles,&nbsp;</em>poursuit le rapport.&nbsp;<em>Cette première phase vise ainsi à appréhender les violences familiales dans toute leur complexité empirique."</em>&nbsp; Un travail qui repose essentiellement sur des entretiens approfondis avec des auteurs et des victimes de violence. Une quarantaine de personnes ont été interviewées, dont 31 victimes et six auteurs, âgés de 19 à 58 ans, permettant d'entrevoir autant&nbsp;<em>"d'univers familiaux". "Ça ne nous intéressait pas d'avoir un échantillon plus large, puisqu'on était sur du qualitatif, on essayait de décortiquer au plus près la mécanique,</em>&nbsp;justifie le sociologue.&nbsp;<em>Il s'agira ensuite de les quantifier."</em> <br />   <br />  Les enquêteurs ont d'abord cherché à cartographier les relations familiales et identifier l’ensemble des situations de violence dans ce cadre. Cette étape permet, dans un second temps, de<em>&nbsp;"cerner une série de spécificités sociales"&nbsp;</em>et&nbsp;<em>"d’appréhender ainsi finement le contexte dans lequel se développent les violences au sein des familles."&nbsp;</em>Ce type&nbsp;<em>"d’enquête de victimation"&nbsp;</em>qui consiste à interroger les gens directement sur leurs ressentis,&nbsp;<em>"fait cruellement défaut"&nbsp;</em>et mériterait d'être plus souvent sollicité selon les chercheurs. <br />   <br />  <strong>De la difficulté d'observer les violences</strong> <br />   <br />  Cette stratégie d’enquête se heurte cependant à un écueil de taille :&nbsp;<em>"l’impossibilité évidente, dans le cadre d’une approche qualitative, de l’observation directe".</em>&nbsp;Si les violences familiales résistent à l’observation, c’est bien parce que le sujet est sensible. L’enquête interroge l'intimité des personnes jusque dans leur sexualité, portant généralement sur des situations de&nbsp;<em>"souffrance morale aiguë".&nbsp;</em>De quoi véhiculer&nbsp;des sentiments de honte, d’angoisse et de culpabilité pour les victimes comme pour les auteurs. <br />   <br />  Par ailleurs, ces personnes se trouvent généralement en situation de précarité. Sur le terrain, les chercheurs ont dû s'appuyer sur les associations (Te Torea, Emauta) et sur les organismes publics (Fare tama hau, Nuutania). En parallèle, les faits divers dans les archives de la presse écrite ont été épluchés depuis les années 1980. <br />   <br />  <strong>Sortir de la violence</strong> <br />   <br />  Il en ressort que la violence intervient dans une dynamique de situation, qui s'inscrit ensuite dans une routine. Dans ce cadre,&nbsp;<em>"il est indispensable de soulever la question de la dépendance, qui constitue un facteur de vulnérabilité majeur"&nbsp;</em>insiste le rapport, à l’instar des enfants et plus encore des enfants fa’a’amu, des personnes âgées dépendantes, ou des personnes handicapées. <br />   <br />  Mais contrairement à une idée bien répandue,&nbsp;<em>"les violences familiales ne sont pas vouées à se répéter indéfiniment,&nbsp;</em>termine le rapport sur une note d'espoir.&nbsp;<em>Des formes de réversion sont possibles, conduisant à des sorties de la violence".&nbsp;</em>Pour les sociologues, c'est avant tout une histoire de situation qui consiste à&nbsp;<em>"vivre sous tension".</em> <br />   <br />  Il s’agit donc&nbsp;<em>"d’amortir les tensions générées dans les familles, du fait des chocs sociaux et économiques des dernières décennies."</em>&nbsp;Si la recherche en cours permet d’ouvrir des pistes, elle souligne surtout l’ampleur du travail à accomplir pour mieux comprendre le phénomène conclut le rapport. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La jalousie comme "preuve d'amour"</b></div>
     <div>
      <em>"Il y a ce rapport très ambivalent à la jalousie qui est très spécifique à la Polynésie" </em>reconnaît Loïs Bastide. Le rapport identifie ainsi le <em>"caractère très exclusif" </em>dans les relations de couple, <em>"marqué par une forte jalousie à l’égard du partenaire". </em>Un<em> "repli fusionnel" </em>qui laisse peu de place à la présence d’enfants fa'a'amu, <em>"témoignage d’une relation passée, d’une intimité et d’affects vécus comme une menace."</em> <br />  <em>"Les protagonistes forment en effet des attentes réciproques particulièrement exigeantes quant à l’engagement du conjoint vis-à-vis du couple" </em>écrit le rapport. Parmi les enquêtés,<em> "la jalousie paraît en effet constituer un attendu valorisé de la relation amoureuse."</em> <br />  Dans ce contexte, exciter la jalousie du conjoint est alors un <em>"moyen de solliciter cette preuve d’amour". </em>Cependant, <em>"l’angoisse de la perte et le soupçon"</em> peuvent alors alimenter un conflit qui peut dans certains couples conduire à des violences graves prévient le rapport.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fa'a'amura'a, une pratique ancienne largement répandue</b></div>
     <div>
      Paradoxalement au caractère exclusif du couple, la parentalité, <em>"dans toutes ses dimensions (affective, nourricière, éducative, de soin) est conçue de manière flexible, ce rôle n’étant pas réservé aux seuls parents biologiques."</em> <br />  Pratique ancienne, le fa’a’amura’a consiste à donner un enfant à un tiers <em>"nourricier"</em> (fa’a’amu signifie<em> "nourrir"</em> en tahitien), qui le fait entrer ainsi dans sa filiation au même titre que ses enfants biologiques. <em>"Malgré les bouleversements considérables des modes de vie, depuis les années 1960, elle paraît relativement stable,</em> souligne le rapport. <em>Le fa’a’amura’a est donc une pratique sociale bien légitimée, structurante au sein des familles, et largement répandue" </em>notamment chez les femmes de culture polynésienne. <br />  Ainsi, onze des personnes interviewées ont été<em> "données" </em>en fa’a’amu, et selon les données des recensements, 12% des femmes ont donné un enfant à 45 ans. <br />   <br />  Si cette pratique se passe sans doute, très majoritairement, dans de bonnes conditions, elle constitue clairement un facteur de risque, constatent les chercheurs.<em> "On observe par exemple un schéma récurrent, dans lequel l’enfant adoptif est assigné aux tâches domestiques, parfois déscolarisé, marginalisé par rapport aux enfants biologiques et se voit ainsi privé de reconnaissance affective"</em>&nbsp;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'alcool, un catalyseur</b></div>
     <div>
      Catalyseur social de la violence, l’alcoolisation ponctuelle, sur le modèle du binge drinking, notamment dans le cadre des<em> "bringues"</em> du week-end, est un exemple bien connu des autorités publiques, ici comme ailleurs. Comme souvent en Polynésie,&nbsp;<em>"l’alcool catalyse les conflits et participe à les faire basculer dans la violence physique"</em>&nbsp;souligne le rapport. Au sein de la maison familiale comme dans le cadre du couple, la boisson précipite souvent, sinon systématiquement, la violence. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Consulter ici l'intégralité du rapport :&nbsp;<a class="link" href="https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03090612/document">https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03090612/document</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Autopsie-des-violences-intrafamiliales-en-Polynesie_a197356.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Plus diplômées, moins employées</title>
   <updated>2020-10-20T20:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Plus-diplomees-moins-employees_a195294.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/50752539-39099384.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-10-20T09:17:00+02:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/50752539-39099384.jpg?v=1603179566" alt="Plus diplômées, moins employées" title="Plus diplômées, moins employées" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 19 octobre 2020 - Moins nombreuses dans la population, les femmes vivent en revanche un peu plus longtemps que leurs homologues masculins, bien que l'écart se resserre. Si elles sont plus diplômées, elles sont paradoxalement plus touchées par le chômage selon une publication de l'ISPF. Tour d'horizon.</strong> <br />  &nbsp; <br />  Santé, politique, formation ou activité, l'ISPF livre ses chiffres sur la place des vahine dans la société polynésienne. Comme les années précédentes, elles sont de plus en plus nombreuses à obtenir un diplôme entre 15 et 59 ans. Une tendance qui s'inverse chez les plus âgés. En revanche, <em>"la&nbsp; part de femmes ayant obtenu un diplôme universitaire est plus importante que celle des hommes" </em>note l'institut. <br />   <br />  Elles sont également de plus en plus nombreuses à la tête des entreprises. La part de femmes chefs d’entreprise évolue par rapport à 2012, passant de 41% à 42%, soit 2 700 entreprises supplémentaires. Majoritaires dans les emplois de service, commerce, santé et enseignement, elles gagnent du terrain sur des métiers traditionnellement masculins : les&nbsp; fonctions d’encadrement et de direction, en particulier, se féminisent. <br />   <br />  Paradoxalement, elles sont plus touchées par le chômage, d’autant plus lorsqu’elles sont jeunes et ce, malgré les écarts de diplôme observés. Ainsi 56% des femmes de moins de 25&nbsp; ans sont au chômage, contre 50% des jeunes hommes. L'écart se resserre avec l'âge : 20% des femmes entre 25 et 49 ans sont touchées par le chômage contre 18% chez les hommes. <br />   <br />  <strong>Majoritaires à l’assemblée </strong> <br />   <br />  Côté politique également elles gagnent du terrain, bien que leur accès aux mandats électifs reste <em>"très progressif". </em>Les femmes sont ainsi plus présentes dans les conseils municipaux, (45% et 21% de mairesses). Elles sont même dorénavant majoritaires à l’assemblée (53%). Au gouvernement aussi elles se font une place : quatre ministres sur neuf sont des femmes en 2017. <br />   <br />  Plus nombreuses à assumer des enfants seules que les hommes, elles sont également plus présentes dans les familles élargies. Si elles envisagent la vie à deux, les plus jeunes privilégient le concubinage au mariage : en moyenne 46% des femmes de 15 ans et plus en couple sont en concubinage. <br />   <br />  En revanche, le nombre d'enfants par Polynésienne est en recul, avec un indice conjoncturel de fécondité (ICF) qui s'établit à 1,8 contre 1,9 en Métropole. Elles s'y mettent également un peu plus tard qu'avant. L’âge moyen des mères à la naissance du premier enfant est de 28 ans en 2017, soit 1,1 an de plus qu’en 1997. Il reste malgré tout inférieur à celui observé dans l'hexagone : 30,9 ans en 2017. <br />   <br />  Enfin, le cancer demeure la première cause de mortalité chez les femmes de moins de 65 ans. Celui du sein reste le plus meurtrier, suivi des tumeurs malignes du larynx, des bronches et des poumons, dont l’incidence est moins importante, mais de moins bon pronostic. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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  <entry>
   <title>Enquêtes sur les dérives des DCP (dispositif de concentration de poissons)</title>
   <updated>2020-10-08T22:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Enquetes-sur-les-derives-des-DCP-dispositif-de-concentration-de-poissons_a194614.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/50062965-38747705.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-09-24T20:42:00+02:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/50062965-38747705.jpg?v=1600975243" alt="Enquêtes sur les dérives des DCP (dispositif de concentration de poissons)" title="Enquêtes sur les dérives des DCP (dispositif de concentration de poissons)" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 24 septembre 2020 - Alors que les DCP dérivants cristallisent les inquiétudes des pêcheurs, la Direction des ressources marines, l'IRD et l'UPF ont lancé un programme d'études pour mesurer l'importance du phénomène et les quantifier avec l'aide de la population. Les données chiffrées doivent permettre de peser à la table des grandes commissions de pêches et d'interpeller sur une menace écologique. &nbsp; <br />  &nbsp;</strong> <br />  Interdits en Polynésie, les DCP (dispositif de concentration de poissons) dérivants sont pourtant bien visibles. Trop même, de l'avis des pêcheurs des Tuamotu. On raconte souvent que les flottilles de pêche étrangères lâchent leurs engins d'un côté de la ZEE, et les récupèrent gorgés de poissons de l'autre. C'est l'hypothèse la plus répandue, et certainement la moins probable pour les scientifiques, vu l'immensité de la zone maritime. Ce qui est sûr en revanche, c'est que la grande majorité des DCP qui pénètrent loin dans la zone sont abandonnés, pour des raisons évidentes de coût. On les retrouve alors gisant sur les platiers, ou accrochés au récif, avec des conséquences désastreuses pour le corail. &nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Des inquiétudes que la DRM, l'IRD et l'UPF ont voulu <em>"rationnaliser"</em> avec des données concrètes. Face à la pression de la société, un programme d'études (DCPech et DCPeval) a vu le jour, financé principalement par la direction des ressources marines (DRM), et l'organisation de protection de l'environnement The Nature Conservancy (TNC). <em>"Ce sont des phénomènes complexes qu'on doit pouvoir expliquer avec des connaissances basées sur des observations rigoureuses et reproductibles, on doit pouvoir dire sur quel coefficient de sécurité on se base" </em>indique Jean-Claude Gaertner, représentant de l'IRD et coordonnateur au sein de l'UMR-EIO. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Leur comportement sous l'influence du courant</strong> <br />  &nbsp; <br />  Objectif ? Mesurer l'importance des échouages de DCP en Polynésie, avec un ciblage particulier sur les Tuamotu, qui semblent être le principal obstacle sur leur route. <em>"On tente une première estimation du phénomène via une double approche : purement scientifique d'un côté et collective, participative de l'autre"</em> tente de résumer le coordonnateur. <br />  &nbsp; <br />  Il s'agit donc, grâce au réseau de la DRM, de faire appel aux collectivités et à la population pour quantifier les DCP dérivants et les caractériser : sa géolocalisation ? Son aspect : est-il entier ? Quel type de balise porte-t-il ? Des espèces marines sont-elles piégées ? La Direction des ressources marines s'apprête à sortir un <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Enquetes-sur-les-derives-des-DCP-dispositif-de-concentration-de-poissons_a194614.html" target="_blank">questionnaire didactique</a>  en français et en reo mā'ohi à l'attention du grand public. "<em>L'échantillonnage participatif permet au passage de sensibiliser la population et peut parfois aussi nous alerter sur des cas particulier dans certaines îles</em>" indique le chercheur. "<em>Cela permet aussi de compléter l'échantillonnage scientifique, puisqu'on ne peut pas aller partout, tout le temps.</em>" <br />  &nbsp; <br />  Car si en parallèle les scientifiques vont faire leur propre décompte selon un protocole standardisé, les observations de la population vont leur permettre de compléter l’échantillonnage scientifique et d'affiner la modélisation du comportement des DCP dérivants dans la ZEE, sous l'influence du courant. "<em>Un des objectifs de ces échantillonnages est de vérifier si on retrouve dans les observations les résultats attendus du modèle"</em>&nbsp; résume le chercheur. <br />   <br />  <strong>"<em>Un domaine de recherche soumis à beaucoup d'incertitudes</em>"</strong> <br />  &nbsp; <br />  Reste que le modèle étudié pour travailler à l'échelle de l'océan Pacifique présente un niveau de résolution spatiale trop faible à l'échelle d'une île. Difficile dès lors pour les scientifiques de prédire les possibles changements de comportement des DCP à l'approche de tel ou tel atoll. "<em>Les îles modifient la courantologie à grande échelle, ce qui peut être vrai loin de l'île peut changer à plus petite échelle à cause de phénomènes locaux,</em> argumente Jean-Claude Gaertner. <em>Ça ne veut pas dire que le modèle ne marche pas, mais qu'il ne sera pas forcément à un niveau de résolution assez précis pour travailler sur des phénomènes aussi complexes, à toute petite échelle spatiale.</em>" <br />  &nbsp; <br />  Or, développer une modélisation à plus petite échelle nécessite des recherches beaucoup plus poussées, et des calculateurs ultra-puissants qui n'existent pas sur le territoire. "<em>On en est tous là dans la communauté scientifique internationale</em>." D'autant que les chercheurs à ce stade ne peuvent modéliser que des particules. "<em>On n'a pas les outils qui permettent d'intégrer toutes les caractéristiques particulières de ce type d'engins dans la modélisation, on est quand même dans un domaine de recherche soumis à beaucoup d'incertitudes."</em> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Peser à la table des géants de la pêche</strong> <br />  &nbsp; <br />  Si d'un côté l'étude permettra d'avoir une estimation quantifiée des radeaux qui s'écouhent sur nos rivages, elle doit également permettre au Pays de frapper à la porte des grandes commissions de pêche à la senne qui encadrent notre ZEE (l'IATTC et la WCPO) et de peser à la table des discussions. <em>"On est peu entendu par ces organisations. C'est injuste pour un pays comme la Polynésie alors qu'elle souffre des conséquences de cette pêche,"</em> justifie Jean-Claude Gaertner. <br />  Elle n'est pas la seule. La DRM s'est d'ailleurs rapprochée de la communauté du Pacifique Sud (CPS) à Nouméa pour harmoniser son questionnaire avec d'autres pays de la zone. Une analyse à grande échelle permettrait ainsi de développer un protocole susceptible d'être repris par les autres pays. <em>"L'intérêt c'est de faciliter les comparaisons"</em> poursuit le scientifique. Et contribuer dans la foulée au rayonnement régional de la Polynésie. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DCP : quésako ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/50062965-38747716.jpg?v=1600975675" alt="Enquêtes sur les dérives des DCP (dispositif de concentration de poissons)" title="Enquêtes sur les dérives des DCP (dispositif de concentration de poissons)" />
     </div>
     <div>
      Anodin au premier coup d'œil, ce radeau de fortune – à ne pas confondre avec les DCP ancrés - attire pourtant toutes sortes de poissons. En bambou, en inox, ou en plastique, il mesure en moyenne deux mètres sur deux, avec une traîne de 20 à 50 mètres de long. C'est là-dessous, et dans les environs, que plusieurs espèces de poissons se regroupent. <br />  &nbsp; <br />  Equipé d'une balise et d'une sonde, l'engin est suivi à la trace par son propriétaire. Une fois qu'il forme un banc suffisamment important, les pêcheurs l'encerclent de leur senne et ramassent tout. Y compris les juvéniles ou les prises accessoires que peuvent être les requins ou les tortues. Ce qui en fait une pratique redoutable pour la pérennité de la ressource, et des stocks de thonidés. Pas étonnant donc, que les DCP cristallisent les inquiétudes de pêcheurs, notamment dans les îles des Tuamotu, où les radeaux sont nombreux à s'échouer. <br />  &nbsp; <br />  Contrairement à leurs homologues dérivants, les DCP ancrés sont installés pour la pêche artisanale, notamment pour les poti mārara, et ne peuvent pas être exploités à la senne (filet du thonier senneur). <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Enquetes-sur-les-derives-des-DCP-dispositif-de-concentration-de-poissons_a194614.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Portrait-type d'un SDF polynésien</title>
   <updated>2019-10-01T02:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Portrait-type-d-un-SDF-polynesien_a185404.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/37780927-33242544.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-01T02:33:00+02:00</published>
   <author><name>Jacques Franc de Ferrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/37780927-33242544.jpg?v=1569891427" alt="Portrait-type d'un SDF polynésien" title="Portrait-type d'un SDF polynésien" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 30 septembre 2019 - <b>Après un an d'enquête auprès de 116 personnes en errance à Papeete, l'association Te Torea dévoile ses premiers résultats. L'idée : il faut d'abord comprendre qui sont les sans domicile fixe polynésiens pour pouvoir les aider à sortir de la rue.</b>       <br />
              <br />
       Qui sont les 300 personnes en errance vivant dans les rues de Papeete ? Pour le savoir, l'association Te Torea qui gère deux centres d'accueil des SDF à Papeete a mené une enquête de terrain pendant un an, d'octobre 2018 jusqu'à la semaine dernière. Les résultats préliminaires ont été dévoilés jeudi lors d'une conférence publique où l'ensemble des acteurs associatifs de l'aide aux sans-domiciles fixes étaient présents. Ils ont ainsi pu découvrir le profil type du SDF de Papeete (voir encadré) et les premières conclusions de l'enquête.       <br />
              <br />
       La directrice de Te Torea, Yasmina Taerea, explique que <span style="font-style:italic">&quot;pour certaines personnes, quand on essaye de comprendre leur parcours de vie, on se rend compte que la rue va être un refuge, à défaut d'avoir mieux : ' la rue je vais éviter les conflits à la maison'. Pour certaines personnes âgées 'je vais éviter de me faire rançonner mon moni ru'au'...&quot;</span> Mais elle note que si les SDF avaient un autre choix, beaucoup préféreraient ne pas être à rue car elle regorge de dangers : <span style="font-style:italic">&quot;On voit sur le terrain qu'une fois que la nuit tombe, tous les dangers sont possibles. Il y en a qui se font voler leurs affaires pendant qu'ils dorment, il y en a qui se font tabasser, d'autres qui sont agressés sexuellement... C'est pour ça aussi que beaucoup se regroupent, ou dorment le jour quand ils ont la garantie qu'il y a de la foule autour d'eux.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Après ces premiers résultats, l'analyse des données issues de l'enquête va se poursuivre : <span style="font-style:italic">&quot;Nous devons maintenant étudier le profil de ceux qui sont sortis de la rue pour trouver ce qui les a aidé. Nous savons par exemple que la plupart de ceux qui sont sortis de la rue l'ont fait pour récupérer leurs enfants qui avaient été confiés à la famille, ou même placés. Dans ce deuxième cas, ils nous disent qu'on a 'haru', donc volé, leurs enfants. On voit aussi que pour rentrer dans leurs familles il faut qu'ils reviennent avec des revenus, ou au moins qu'ils apportent à manger. Les CAE et les formations aidées par le SEFI ont beaucoup aidé dans ces cas-là.&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;PERSONNE N'EST À L'ABRI DE LA RUE&quot;</b>       <br />
              <br />
       L'enquête valide aussi la façon de travailler des bénévoles, dans l'accompagnement plutôt que dans le paternalisme : <span style="font-style:italic">&quot;pour les associations, la priorité c'est d'aller à la rencontre des personnes en errance, démarrer avec un dialogue, écouter et comprendre pourquoi elles sont à la rue et quels sont leurs besoin. C'est après seulement que l'on peut travailler sur leurs priorités, et nous on les accompagne. Et si on peut les sécuriser dans un foyer, on le fait.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Un des autres enseignements de cette étude c'est qu'il faudrait mener une vraie enquête publique <span style="font-style:italic">&quot;sur la famille, la relation parent-enfant, les obligations au sein d'une famille, car il se révèle que presque toutes les personnes en errance ont un foyer où retourner. On se rend vraiment compte qu'en fait, personne n'est à l'abri de la rue.&quot;</span>       <br />
              <br />
       C'était aussi l'occasion de discuter des priorités à venir pour l'association Te Torea. Pour Yasmina Taerea, <span style="font-style:italic">&quot;la priorité c'est le déplacement de notre centre de jour de Vaininiore vers notre nouveau local à Mamao. Il y a aussi le projet de sécuriser le centre d'hébergement d'urgence. Sinon pour l'aide aux sans-abris, il y a un besoin urgent d'un foyer pour les jeunes travailleurs.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Enfin, concernant le communiqué très engagé contre la politique du gouvernement publié jeudi par l'association Te Torea, la directrice note qu'il y a un <span style="font-style:italic">&quot;manque important de communication entre les structures publiques et les structures associatives qu'il faut résoudre au plus vite.&quot;</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le profil des SDF de Papeete</b></div>
     <div>
      Le SDF typique        <br />
       •	est un adulte âgé de 30 à 46 ans       <br />
       •	est un homme (un tiers des SDF sont des femmes)       <br />
       •	a des enfants confiés à la famille ou placés par les services sociaux       <br />
       •	garde des contacts avec ses enfants (c'est ce qui le pousse à rentrer régulièrement chez lui)       <br />
       •	est né à Tahiti       <br />
       •	n'a pas de diplôme et est sans emploi déclaré (même si l'enquête a rencontré un bachelier, un titulaire d'une licence et un titulaire d'un master à la rue)       <br />
       •	travaille au noir en effectuant des petits boulots pour les particuliers (jardinage, etc.)       <br />
       •	est célibataire et issu d'une famille nombreuse       <br />
       •	a déjà eu des ennuis avec la justice (mais pas forcément au point d'aller en prison)       <br />
       •	une minorité est victime d'un handicap       <br />
              <br />
       Vivre à la rue conduit souvent à des problèmes de santé et à des problèmes d'addiction :       <br />
       •	29 % des personnes en errance se disent dépendantes au tabac       <br />
       •	65 % consomment du cannabis (certains revendent). Tous déclarent vouloir arrêter le paka.       <br />
       •	65 % consomment de l'alcool       <br />
              <br />
       Plusieurs raisons conduisent des personnes à la rue :       <br />
       •	Fuir les conflits familiaux.        <br />
       •	Promiscuité, manque de ressources pour nourrir tout le monde, peur de se voir saisir ses maigres revenus : la majorité des personnes interrogées ont un foyer où retourner, mais préfèrent vivre dans la rue de façon indépendante.       <br />
       •	Des accidents de la vie. Parfois des jeunes travailleurs se retrouvent en errance car leurs revenus sont insuffisants pour se payer un loyer à Papeete. Exceptionnellement, des visiteurs venus de l'étranger ou de métropole se retrouvent à la rue après s'être fait dérober leurs papiers et leur argent, ou suite à une séparation (les associations les redirigent vers les ambassades ou le haut-commissariat après leur avoir trouvé un hébergement d'urgence).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une enquête qui a duré un an</b></div>
     <div>
      L'enquête &quot;Les condition de vie du public sans domicile fixe de l'agglomération de Papeete&quot; a été menée du 1er octobre 2018 au 26 septembre 2019.       <br />
       •	96 personnes en errance ont été interrogées par questionnaire       <br />
       •	20 personnes supplémentaires ont été interrogées dans des entretiens directifs       <br />
       •	98 dossiers de personnes sorties de la rue ont été étudiés.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les associations qui s'occupent des sans-abris</b></div>
     <div>
      Quatre associations, réunies au sein du collectif Te Ta'i Vevo, gèrent cinq structures destinées à l'accueil des personnes en errance et divers programmes de solidarité.       <br />
              <br />
       L'association Te Torea gère :       <br />
       •	le centre de jour de Vaininiore (qui déménage à Mamao)       <br />
       •	le centre d'hébergement d'urgence de Tipaerui       <br />
              <br />
       L'association Ema'uta gère :       <br />
       •	Le bon Samaritain (foyer d'hébergement pour hommes)       <br />
       •	La Samaritaine (foyer d'hébergement pour femmes)       <br />
       •	Te Arata (foyer d'hébergement pour les familles)       <br />
              <br />
       L'association Te Vai'ete du père Christophe assure la distribution de petit-déjeuner et des programmes de réinsertion       <br />
              <br />
       L'Ordre de Malte assure la distribution de repas une fois par semaine et gère l'épicerie solidaire.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Te Torea s'insurge contre Fritch</b></div>
     <div>
      Dans un communiqué de presse diffusé jeudi, l'association Te Torea, qui gère le centre de jour et le centre d'hébergement d'urgence, réagit au discours d'ouverture de la session budgétaire du président Édouard Fritch.  Il y révélait ainsi que le gouvernement allait <span style="font-style:italic">&quot;procéder à la reconstruction du centre de jour qui accueille actuellement les associations Te Vai’ete et Te Torea sur l’actuel terrain de Vaininiore, derrière la caserne des pompiers. Cette opération se doublera d’une résorption de l’habitat insalubre du quartier. Les esquisses confiées à TNAD ont été engagées&quot;,</span> mais aussi que le Centre de jour <span style="font-style:italic">&quot;sera transféré dans un local situé sur le boulevard d’Alsace, derrière la librairie Archipels&quot;</span> et enfin que <span style="font-style:italic">&quot;le centre d’hébergement d’urgence de Tipaerui va, lui, être rafraichi et mis aux normes dans l’attente d’identifier une nouvelle assise foncière pour une nouvelle construction&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ça pourrait ressembler à de bonnes nouvelles... Sauf que l'association n'était au courant de rien avant d'entendre ce discours et avait donc engagé ses propres plans : <span style="font-style:italic">&quot;l’association Te Torea  vient de trouver un local qui convient (au centre de jour) et le déménagement est prévu, conformément aux discussions tenues avec La Direction des Solidarités, de la Famille et de l’égalité des chances (DSFE).&quot;</span> Elle avait aussi exprimé son opposition à reconstruction du centre de Vaininiore sur le même site, expliquant <span style="font-style:italic">&quot;qu'une cohabitation en un même lieu et dans un même bâtiment de personnes de la rue et de familles issues des quartiers prioritaires, était vouée à l’échec et ce, en raison des configurations du quartier Vaininiore, ses alentours et le profil des publics qui y ont élus domicile. Et c’est  ce projet qui se poursuit !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Enfin, si l'association est ravie de la remise aux normes de son centre d'accueil d'urgence, elle découvre que le gouvernement compte le déménager, sans demander son avis. Bref, trop de surprises en un seul discours : <span style="font-style:italic">&quot;L’association Te Torea, composée de bénévoles, s’interroge sur le bien fondé de ces actions. Le dialogue et le partenariat n’existe plus, il faudra en tirer les leçons.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Portrait-type-d-un-SDF-polynesien_a185404.html" />
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   <title>Une quatrième société de concassage dans la vallée de la Papenoo</title>
   <updated>2019-08-22T03:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Une-quatrieme-societe-de-concassage-dans-la-vallee-de-la-Papenoo_a184287.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/36641905-32647038.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-08-22T02:18:00+02:00</published>
   <author><name>Désiré Teivao</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/36641905-32647038.jpg?v=1566437927" alt="Une quatrième société de concassage dans la vallée de la Papenoo" title="Une quatrième société de concassage dans la vallée de la Papenoo" />
     </div>
     <div>
      <strong>PAPENOO, le 21 août 2019 -&nbsp;Une enquête de commodo et incommodo sera ouverte à partir de vendredi à la mairie de Papenoo. La population est amenée à donner son avis sur le projet d'installation d'une quatrième société de concassage dans la vallée de la Papenoo.&nbsp;</strong> <br />   <br />  Trois sociétés de concassage sont déjà installées dans la vallée de la Papenoo. Et une quatrième entreprise, Polynésie Agrégats gérée par Rodrigue Ly Sao, a fait une demande auprès du gouvernement pour s'établir dans ladite vallée. C'est dans ce cadre qu'à partir de vendredi une enquête de commodo et incommodo s'ouvrira à la mairie de Papenoo.&nbsp; <br />   <br />  Le public pourra également prendre connaissance de l'étude de l'impact sur l'environnement du projet. Et un commissaire enquêteur recueillera l'avis de la population tous les vendredis jusqu'au 20 septembre.&nbsp; <br />   <br />   <br />  <u><strong>UN DOSSIER BIEN FICELE</strong></u> <br />   <br />   <br />  "On a travaillé pendant 13 mois avec un bureau d'étude sur ce projet et on a un dossier bien ficelé", explique Rodrigue Ly Sao. Installé pour le moment à Faaone, l'entrepreneur souhaite transférer ses activités à Papenoo pour des raisons économiques. <br />   <br />  "On a notre lieu de vente à Arue. Aujourd'hui on ne peut amener que deux voire trois camions par jour de Faaone. En s'installant à Papenoo on pourra faire plus d'allers-retours et on sera également plus proches de nos clients. Ça nous permettra d'être plus compétitifs", précise le chef d'entreprise.&nbsp; <br />   <br />   <br />  <u><strong>LE TAVANA INQUIET</strong></u> <br />   <br />   <br />  Vetea Avaemai, maire délégué de Papenoo, est de son côté sceptique à propos de ce projet. "Il y a déjà trois sociétés de concassage dans la vallée. Pourquoi venir en rajouter une nouvelle ?", s'interroge le tāvana.&nbsp; <br />   <br />  Ce dernier s'inquiète notamment des nuisances engendrées par cette activité. "Je parle de la poussière, du bruit, et des passages incessants de camions que devront subir les habitants de la zone (…) On attendra les résultats de l'enquête mais je suis pour le moment inquiet", confie Vetea Avaemai.&nbsp; <br />   <br />  "On a fait des recherches pendant des mois pour trouver un terrain éloigné de toute habitation dans le but de gêner le moins de monde (…) Nous avons fait du concassage pendant plus de dix ans à Faaone et nous n'avons jamais eu de plainte de la part du voisinage", se défend Rodrigue Ly Sao. <br />   <br />  La&nbsp;population de Papenoo et de sa vallée pourra se faire une idée du projet en se rendant dès vendredi à la mairie.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/36641905-32647060.jpg?v=1566438153" alt="Une quatrième société de concassage dans la vallée de la Papenoo" title="Une quatrième société de concassage dans la vallée de la Papenoo" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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   <title>Cyril Tetuanui cible d'une enquête du parquet</title>
   <updated>2017-02-01T16:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Cyril-Tetuanui-cible-d-une-enquete-du-parquet_a153378.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10315186-16860559.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-10-01T03:35:00+02:00</published>
   <author><name>Raphaël Pierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10315186-16860559.jpg?v=1475289449" alt="Cyril Tetuanui cible d'une enquête du parquet" title="Cyril Tetuanui cible d'une enquête du parquet" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 30 septembre 2016 - Le maire de Tumara'a et président du syndicat pour la promotion des communes est visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet pour des faits présumés de corruption et détournement de fonds publics, ont révélé ce vendredi nos confrères de La Dépêche de Tahiti, qui précisent que Cyril Tetuanui a été placé en garde à vue &quot;cette semaine&quot; à la gendarmerie pour répondre aux questions des enquêteurs.        <br />
              <br />
       L'élu serait notamment suspecté d'avoir reçu de l'argent d'un commerçant de Raiatea, en espèces, en échange d'arrangements avec la mairie. Le commerçant en question qui est par ailleurs détenu en ce moment à Nuutania dans le cadre d'un dossier de trafic de stupéfiants. L'enquête se poursuit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
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   <title>Affaire TNAD : après Albert Solia, le président Edouard Fritch à la DSP</title>
   <updated>2016-08-24T07:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Affaire-TNAD-apres-Albert-Solia-le-president-Edouard-Fritch-a-la-DSP_a152121.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10087824-16415214.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-08-24T04:42:00+02:00</published>
   <author><name>Raphaël Pierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10087824-16415214.jpg?v=1472011796" alt="Affaire TNAD : après Albert Solia, le président Edouard Fritch à la DSP" title="Affaire TNAD : après Albert Solia, le président Edouard Fritch à la DSP" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 23 août 2016 - Le président du Pays a été entendu pendant deux heures, de 17 h à 19 h, ce mardi soir à l'accueil de l'hôtel de police de Papeete, pour répondre aux questions des policiers &quot;dans le cadre d'une audition libre&quot;, indique son entourage. Une convocation &quot;calée en fonction de l'agenda du président&quot; précise-t-on. Le ministre de l'Equipement Albert Solia, qui était entendu depuis le milieu de matinée, mais sous le régime de la garde à vue, est ressorti vers 17 h 30.</b>       <br />
              <br />
       Ces auditions des enquêteurs de la brigade financière de la direction de la sécurité publique (DSP) interviennent dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte &quot;contre X&quot; par le parquet et portant sur des soupçons de &quot;favoritisme&quot; et de &quot;prise illégale d'intérêts&quot; dans l'attribution de marchés publics par l'établissement Tahiti Nui Aménagement et développement (TNAD), et concernant notamment le projet Tahiti Mahana Beach. Placé en garde à vue ce mardi peu avant 11 h, Albert Solia a pu quitter ce mardi soir l'hôtel de police.       <br />
              <br />
       Ce mardi matin, les gardes à vue de Heifara Garbet, le directeur de cabinet du ministre de l’Equipement, et du juriste du ministère, Renaud Kretly, avaient été reconduites. Ils étaient entendus par les enquêteurs depuis lundi matin. La garde à vue de Renaud Kretly a été levée en fin de matinée ce mardi mais le juriste a de nouveau été entendu en fin d'après-midi, cette fois &quot;dans le cadre d'une audition libre&quot; a précisé son avocat Me Gilles Jourdaine. Son client en est ressorti peu avant 17 h, &quot;sans convocation devant un juge d'instruction&quot; a précisé le conseil.       <br />
              <br />
       La justice enquête sur des malversations présumées impliquant notamment des cabinets d'avocats internationaux suite à la passation par l'établissement TNAD, entre 2013 et 2015, de marchés d’études en lien avec le projet Mahana Beach. En janvier 2015, le parquet de Papeete avait évoqué des contrats portant &quot;<span style="font-style:italic">sur plusieurs centaines de millions de francs</span>&quot;. Le siège de l'établissement TNAD avait été perquisitionné pendant plusieurs heures et des valises de documents saisis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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  <entry>
   <title>Disparition inquiétante à Punaauia : l'homme a été retrouvé</title>
   <updated>2016-08-22T02:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Disparition-inquietante-a-Punaauia-l-homme-a-ete-retrouve_a151974.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10066379-16372634.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-08-20T21:16:00+02:00</published>
   <author><name>Communiqué de la gendarmerie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10066379-16372634.jpg?v=1471638295" alt="Disparition inquiétante à Punaauia : l'homme a été retrouvé" title="Disparition inquiétante à Punaauia : l'homme a été retrouvé" />
     </div>
     <div>
      PUNAAUIA, le 20/08/2016 - Des recherches ont eu lieu toute la journée de vendredi pour retrouver l'homme qui avait disparu à Punaauia. La gendarmerie a annoncé ce samedi matin qu'elle était rentrée chez elle vendredi soir.        <br />
              <br />
       Dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 août 2016, un homme âgé de 38 ans, domicilié Résidence Miri, avait menacé de mettre fin à ses jours par pendaison à la suite d’une dispute avec sa concubine.        <br />
              <br />
       Cette dernière l'avait dissuadé de quitter le domicile avant de s'assoupir. À son réveil, elle avait constate la disparition de son concubin et alerté le Centre d’Opérations et de Renseignement de la Gendarmerie nationale (CORG).       <br />
              <br />
       Des recherches avaient été immédiatement entreprises avec le renfort de la police municipale et de la famille.       <br />
              <br />
       Quinze militaires de la compagnie de gendarmerie des Îles Sous-le-Vent ont participé aux recherches opérationnelles.       <br />
              <br />
        En début de soirée vendredi, la famille a informé la gendarmerie du retour de la personne, en bonne santé.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
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   <title> Vanille: Appel aux victimes des sociétés Ragitua Pacific Island et Hotuiva export</title>
   <updated>2016-03-10T04:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Vanille-Appel-aux-victimes-des-societes-Ragitua-Pacific-Island-et-Hotuiva-export_a145706.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/9093583-14464867.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-10T04:11:00+01:00</published>
   <author><name>()</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/9093583-14464867.jpg?v=1457577456" alt=" Vanille: Appel aux victimes des sociétés Ragitua Pacific Island et Hotuiva export" title=" Vanille: Appel aux victimes des sociétés Ragitua Pacific Island et Hotuiva export" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 9 mars 2016 - La gendarmerie recherche des victimes potentielles d'une escroquerie commerciale à l'export de vanille visant à récolter frauduleusement l'apport de fonds.</b>       <br />
              <br />
       Après accord du Procureur de la République, la gendarmerie diffuse le présent appel aux fins d'identifier les potentielles victimes d'une escroquerie ou tentative d'escroquerie dont la finalité était l'obtention de fonds dans le domaine de l'export de vanille vers des pays étrangers tels que la Chine, les Emirats Arabes Unis, la Nouvelle Zélande ou le Japon.       <br />
              <br />
       Ainsi toute personne ayant été approchée et ayant traité aux fins d'investissement dans l'export de la Vanille avec les sociétés RPIC (Ragitua Pacific Island Compagny) ou Hotuiva Export, et qui estime avoir été victime d'actes frauduleux et en subir un quelconque préjudice est priée de bien vouloir se manifester auprès du centre opérationnel de la gendarmerie (CORG) en composant le 17 (ou le 40.50.72.09 depuis Papeete ou Pirae).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le militaire décédé n'est pas mort d'Ebola mais probablement d'une autre cause infectieuse</title>
   <updated>2015-03-25T01:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Le-militaire-decede-n-est-pas-mort-d-Ebola-mais-probablement-d-une-autre-cause-infectieuse_a123898.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/7606502-11748459.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-03-25T01:16:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7606502-11748459.jpg?v=1427226316" alt="Le militaire décédé n'est pas mort d'Ebola mais probablement d'une autre cause infectieuse" title="Le militaire décédé n'est pas mort d'Ebola mais probablement d'une autre cause infectieuse" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 24 mars 2015. b[Ce lundi 23 mars un militaire âgé d'une trentaine d'années a été retrouvé mort dans le quartier du commerce, à Papeete. </b>        <br />
              <br />
       La certitude qu'il n'ait pas été infecté par le virus Ebola a été acquise dès lundi 17 heures, car une confirmation parvient que le militaire n'a séjourné dans aucun des pays actuellement concernés par l'épidémie actuelle d'Ebola (Guinée, Sierra Leone, Libéria). &quot;<span style="font-style:italic">Cependant, une cause infectieuse du décès semble probable d'après le tableau clinique, peut-être d'origine importée. Dans ces conditions, il est décidé de traiter le corps comme potentiellement contagieux et une prise en charge en cercueil scellé est organisé</span>&quot; précise ce mardi après-midi un communiqué de presse de la direction de la santé du Pays. La nature de cette maladie potentiellement contagieuse et mortelle reste pour l'instant inconnue.       <br />
              <br />
       Le corps de cet homme a été découvert par sa famille le lundi 23 mars vers midi. Ce jeune militaire âgé de 31 ans était revenu à Tahiti le 7 mars dernier, à l'occasion d'une permission, après un séjour de deux mois en opération extérieure avec l'armée française en République Centrafricaine.        <br />
              <br />
       Le militaire ayant séjourné en Afrique, le médecin de veille sanitaire a été alerté. « <span style="font-style:italic">Des mesures ont été prises pour éviter tout risque de propagation de virus par principe de précaution </span>», a précisé ce mardi matin le procureur de la République.  Le corps du jeune militaire a été transporté au centre hospitalier de Taaone à la morgue. Une enquête est ouverte pour recherche de la cause de la mort.  Une autopsie devrait être réalisée afin de déterminer précisément la cause de décès. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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