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 <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
 <subtitle><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-10T09:23:43+02:00</updated>
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   <title>​Zone biomarine : les lots bientôt remis aux aquaculteurs</title>
   <updated>2026-08-14T06:25:00+02:00</updated>
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   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2026-08-14T05:12:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97685134-68011324.jpg?v=1786676925" alt="​Zone biomarine : les lots bientôt remis aux aquaculteurs" title="​Zone biomarine : les lots bientôt remis aux aquaculteurs" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 13 août 2026 - Entre terrassement et équipements mutualisés, la première phase de travaux d’aménagement assurée par le Pays s’achève sur la zone biomarine de Faratea. Un point d’étape s’est tenu ce jeudi en présence des porteurs de projets souhaitant investir dans le développement de la production de crevettes, de bénitiers, d’holothuries et d’huîtres de roche. La signature des baux devrait intervenir entre fin octobre et début novembre en vue de l’installation des fermes, pour une mise en service progressive entre 2028 et 2031 selon les défis propres à chaque filière. </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Trois ans après la pose symbolique de la première pierre et dix ans après l’ébauche du projet, les travaux à la charge du Pays s’achèvent du côté de la zone biomarine Aruhotu de Faratea pour un montant de 3,4 milliards de francs. Les 33 hectares ont été terrassés et sont désormais traversés par un réseau routier. Les différentes canalisations nécessaires au pompage et au rejet d’eau de mer sont en place ; l’une des deux stations de pompage qui permettront d’alimenter le lotissement a d’ailleurs été testée ce jeudi matin. <br />  &nbsp; <br />  <em>“C’est un projet innovant : ce sera la première zone aquacole multi-trophique au monde, c’est-à-dire avec plusieurs espèces”</em>, rappelle le ministre des Ressources marines, Taivini Teai, au sujet de cette <em>“étape majeure dans le développement de l’aquaculture polynésienne”</em>, qui repose sur <em>“la mutualisation d’infrastructures techniques essentielles”</em>. Quatre investisseurs privés sont toujours dans la course pour développer la production de crevettes (Aquapac), de bénitiers (Tahiti Marine Aquaculture), d’holothuries (Tahiti Marine Products) et d’huîtres de roche (Ostrea) à des fins alimentaires, de cosmétologie ou encore d’aquariophilie pour un total de huit lots. <em>“Certains ont revu leur copie et réduit leur surface d’exploitation, mais on sait, quand on a fait le premier appel à candidatures, qu’on a d’autres porteurs de projets pour des algues, des crevettes et d’autres espèces”</em>, indique le ministre, tout en précisant qu’un lot fera l’objet d’un nouvel appel à projets. <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97685134-68011384.jpg?v=1786677068" alt="​Zone biomarine : les lots bientôt remis aux aquaculteurs" title="​Zone biomarine : les lots bientôt remis aux aquaculteurs" />
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     <div><b>“Soutenir ces entreprises”</b></div>
     <div>
       <br />  Si certaines filières sont associées à des perspectives de développement dans les îles avec des débouchés à l’export comme le rori ou le pāhua, le lotissement aquacole de Faratea table aussi sur <em>“une montée en puissance de la production de crevettes”</em> pour le marché local. Le défi étant de surmonter <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/%E2%80%8BQuelles-mesures-pour-sauver-la-crevette-bleue_a238729.html" target="_blank">l’impact du virus Taura depuis 2023</a>  : sans incidence sur la santé humaine, il fragilise les larves et plus globalement la production. <em>“On a reçu avec le président, il y a moins de deux semaines, le syndicat des crevetticulteurs. (...) Toutes les mesures sont prises par la DRM et à l’écloserie. On ne parle pas d’éradication. Dans d’autres régions du monde, ce virus est présent dans les exploitations crevetticoles. On sait que les crevettes peuvent développer une immunisation contre ce virus, et c’est surtout au stade juvénile que l’attention est portée pour faire en sorte (...) de retrouver les rendements que les sociétés avaient auparavant”</em>, précise Taivini Teai au sujet de cette filière historique. <br />  &nbsp; <br />  La signature des baux devrait intervenir entre fin octobre et début novembre. Chaque entreprise est tenue de présenter un avant-projet et de réaliser une étude d’impact sur l’environnement. La seconde phase des travaux dédiée à l’installation des fermes est annoncée pour début 2027. Elle sera suivie par une ingénieure aquacole de la Direction des ressources marines (DRM). <em>“On est toujours à l’écoute de nos porteurs de projets. C’était l’objet de la réunion, en particulier par rapport à leur bail : certains ont des demandes qui ne sont pas les mêmes que d’autres, selon les volumes de production et les espèces. (...) Il est important de soutenir ces entreprises qui souhaitent toutes monter en production”</em>, conclut le ministre. <br />  &nbsp; <br />  Le coup d’envoi des premières productions est envisagé fin 2028. Une mise en route progressive qui devrait conduire à une exploitation complète de la zone biomarine d’ici cinq ans, en 2031, associée à la création de 80 à 100 emplois directs. <br />  &nbsp;
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97685134-68011389.jpg?v=1786677275" alt="​Zone biomarine : les lots bientôt remis aux aquaculteurs" title="​Zone biomarine : les lots bientôt remis aux aquaculteurs" />
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     <div><b>Interviews : à chaque filière, ses défis</b></div>
     <div>
      <strong>Kahaia Bu-Luc, responsable des opérations stratégiques de Tahiti Marine Group (holothuries) : “Il y a plusieurs enjeux”</strong> <br />  <em>“Nous sommes spécialisés dans la reproduction des rori tītī blancs et noirs. On est très fier de nous investir dans la zone biomarine, qui est la vitrine aquacole du Pacifique. Il y a des changements de foncier qui sont encore en discussion et des investissements qui sont conséquents, mais on est conscient de cette opportunité qui nous est donnée par le Pays. Aujourd’hui, on est à l’Ifremer, on maîtrise notre cycle de reproduction larvaire et on est prêt à augmenter nos capacités de production. Il y a plusieurs enjeux, comme le fait qu’on est soumis à la CITES : toute la commercialisation de nos espèces est réglementée, ce qui freine le commerce international. Mais on sait que des choses sont mises en place pour d’autres espèces, comme le bénitier, donc on avance avec ces exemples en tête.” </em> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Teva Siu, gérant d’Aquapac et Sopomer (crevettes) : “Produire 200 tonnes supplémentaires” </strong> <br />  <em>“Nos deux fermes ont été créées en 1980 et 1986. J’aurai un lot de 7,8 hectares pour environ 3,5 hectares de bassins. Après plusieurs années, le lotissement est pratiquement terminé : on a quelques réserves techniques, mais on peut toujours trouver des solutions. On fait aussi face au virus Taura détecté récemment, ce qui explique notre chute de résultats de moitié depuis trois ans. On est confiant, la filière va se remettre sur les rails, mais ça va nous demander du temps. Vu nos dernières réunions, ce gouvernement semble vraiment prêt à aider la filière. L’objectif, c’est d’atteindre à nouveau 145 tonnes comme en 2021 et de produire autour de 200 tonnes supplémentaires à Faratea, car la demande locale est grande. Et on envisage des productions secondaires pour compenser d’autres éventuels impacts sur les crevettes.”</em>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97685134-68011391.jpg?v=1786677419" alt="​Zone biomarine : les lots bientôt remis aux aquaculteurs" title="​Zone biomarine : les lots bientôt remis aux aquaculteurs" />
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>​Visite ministérielle à la Presqu’île </title>
   <updated>2026-06-30T06:06:00+02:00</updated>
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   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2026-06-30T04:58:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97176311-67699498.jpg?v=1782789587" alt="​Visite ministérielle à la Presqu’île " title="​Visite ministérielle à la Presqu’île " />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 29 juin 2026 - Pour sa quatrième journée au Fenua, la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, a mis le cap au sud de Tahiti. Elle a été sensibilisée aux enjeux liés au rāhui à Mataiea, à la construction navale à Taravao, ainsi qu’à l’aquaculture et la recherche scientifique à Vairao.&nbsp;</strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  Après Raiatea dimanche, cap au sud de Tahiti, ce lundi matin, pour la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud. Elle était notamment accompagnée du haut-commissaire, Alexandre Rochatte, et du ministre des Ressources marines en charge de la Recherche, Taivini Teai. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le rāhui en Polynésie</b></div>
     <div>
       <br />  À Mataiea, un focus a été fait sur le rāhui. L’association culturelle Faaravaianuu et les élèves de CM1 de l’école Nuutafaratea ont accueilli la délégation selon l’usage, l’occasion de présenter l’aire marine éducative (AME) gérée par les enfants. Un travail pédagogique salué par la ministre : “<em>Les aires marines éducatives polynésiennes inspirent partout à travers le monde”. </em> <br />  &nbsp; <br />  Entre un rappel historique des usages du rāhui et la réglementation moderne en faveur d’une réduction durable de la pression sur les ressources, la parole a été donnée à Tamatoa Bambridge, directeur de recherches au Criobe et représentant du Rāhui Center, s’agissant des modalités de suivi écologique. Quant au président de la fédération des rāhui, Clément Vergnhes, il a rappelé que <em>“faire respecter un rāhui reste un défi quotidien”</em> en raison du manque de moyens alloués à la surveillance et à la sensibilisation : <em>“C’est pourquoi nous souhaitons travailler avec l’État et le Pays. Nous proposons de mettre en place des gardes champêtres et d’assermenter certains membres volontaires de nos comités de gestion”</em>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97176311-67699501.jpg?v=1782789704" alt="​Visite ministérielle à la Presqu’île " title="​Visite ministérielle à la Presqu’île " />
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     <div><b>Construction navale et défiscalisation</b></div>
     <div>
       <br />  Changement de décor pour l’escale suivante chez Nautisport Industries (NSI). Spécialisée dans la construction navale et la charpente métallique, l’entreprise est implantée depuis 2002 à Taravao et totalise aujourd’hui 110 salariés. Les commandes de navires en aluminium concernent les secteurs de la pêche et du tourisme, mais aussi les communes ou encore la recherche scientifique, comme l’illustre la finalisation du <em>Taurima Moana</em> associé à un engin sous-marin dans le cadre du programme Honu de la Tetiaroa Society. <br />  &nbsp; <br />  Cette présentation du savoir-faire local a été l’occasion pour l’entreprise d’appuyer le soutien à la défiscalisation. <em>“La loi de finances 2026 nous a fait peur avec une diminution de l’aide à la défiscalisation. C’est aussi important pour nos investissements que pour les armateurs pour soutenir les activités et les emplois de toute la filière”</em>, nous a indiqué le directeur de NSI, Hervé Driano. Les échanges ont également porté sur l’approvisionnement et le recyclage des matières premières, ainsi que sur la formation sous l’angle du compagnonnage. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97176311-67699503.jpg?v=1782789815" alt="​Visite ministérielle à la Presqu’île " title="​Visite ministérielle à la Presqu’île " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Les défis de l’aquaculture</b></div>
     <div>
       <br />  La troisième partie de la visite a été consacrée à l’aquaculture au Centre technique aquacole (CTA) de Vairao, qui fournit les éleveurs en post-larves de crevettes et paraha pēue. Des représentants de la Coopérative des aquaculteurs de Polynésie française (CAPF) et de la Direction des ressources marines (DRM) ont présenté les enjeux <em>“d’agrandissement et de fiabilisation”</em> de cet outil de production, tandis que les filières tendent à se diversifier (algues rouges, huîtres de roche, holothuries, etc.). <br />  &nbsp; <br />  Un développement accompagné depuis 1972 par l’Ifremer, qui s’étend de l’huître perlière aux oursins en passant par l’impact des microplastiques et du réchauffement climatique, comme a pu l’appréhender la ministre lors de sa visite du site au contact des chercheurs et des techniciens ; elle a d’ailleurs salué <em>“une coopération fructueuse”</em> entre les différents partenaires impliqués. Le projet de chaire internationale de recherche sur les grands fonds marins <em>“pour mieux évaluer la biodiversité, la dynamique et la vulnérabilité des écosystèmes profonds de la Polynésie française”</em> a également été présenté. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97176311-67699505.jpg?v=1782789870" alt="​Visite ministérielle à la Presqu’île " title="​Visite ministérielle à la Presqu’île " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>“Inspiration” et “décarbonation”</b></div>
     <div>
       <br />  À l’issue de cette traversée de la Presqu’île, la ministre est revenue sur le bilan de la matinée : <em>“Je retiens de l’émerveillement, de la compétence, des enjeux forts de connaissance et de compréhension, et beaucoup d’enthousiasme. (...) Quand je dis que je suis venue chercher de l’inspiration en Polynésie pour développer une économie bleue dans les Outre-mer et l’Hexagone, je trouve vraiment cette inspiration. Avec Teva Rohfritsch, on est en train de piloter cette feuille de route”</em>. Une réunion du comité stratégique maritime et portuaire de Polynésie française (Cosmer) était d’ailleurs prévue l’après-midi même, à la présidence. <br />  &nbsp; <br />  À chaque étape ou presque, la navigatrice, sensible aux enjeux climatiques, a aussi plaidé en faveur d’une <em>“nécessaire”</em> décarbonation. <em>“Si on veut viser l’autonomie énergétique, il faut développer des compléments de propulsion et des navires hybrides. Je promeus depuis longtemps la propulsion vélique. (...) La décarbonation est un véritable enjeu pour l’avenir de l’économie maritime en Polynésie”</em>, nous a-t-elle confié, annonçant la transition avec la visite du système de climatisation par eau de mer (Swac) du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), ce mardi. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Plongée dans la science à l’Ifremer</title>
   <updated>2025-10-10T02:15:00+02:00</updated>
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   <published>2025-10-10T02:14:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/91657485-64378529.jpg?v=1760058495" alt="Plongée dans la science à l’Ifremer" title="Plongée dans la science à l’Ifremer" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 9 octobre 2025 - Trois cent cinquante élèves du sud de Tahiti ont découvert le quotidien des agents de l’Ifremer de Vairao et ses partenaires, ce jeudi, lors d’une journée portes ouvertes organisée dans le cadre de la Fête de la science. Une occasion unique d’échanger avec de nombreux spécialistes, dont un phytotechnicien, une technicienne aquacole et un chercheur en radioécologie.&nbsp;</strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  À l’occasion de la Fête de la science, l’Université de la Polynésie française (UPF), Météo-France, l’institut Louis-Malardé (ILM) et le Criobe ouvrent leurs portes au public. Ce jeudi, c’était au tour de l’Ifremer de Vairao d’accueillir 350 élèves des écoles, collèges et lycées du sud de Tahiti. Une dizaine d’ateliers ludiques étaient animés par des agents de l’Ifremer et ses partenaires pour présenter les enjeux liés à chaque filière, des holothuries aux crevettes, en passant par des thématiques ciblées sur l’ADN environnemental, la ponte des coraux ou l’aquaculture restaurative, sans oublier les métiers supports à la science. <em>“C’est trop cool !”</em>, pouvait-on régulièrement entendre sur les stands en réaction aux informations partagées et aux expériences proposées. <br />  &nbsp; <br />  Phytotechnicien à l’Ifremer, Maxime Forget avait déménagé une partie de son laboratoire à l’extérieur pour présenter sa spécialité. <em>“Dans les ballons en verre et les colonnes, ce sont des microalgues qui servent à nourrir des productions de poissons, d’huîtres ou d’oursins. Ce sont des micro-organismes essentiels, mais sensibles au développement bactérien, donc le travail doit être rigoureux. J’essaie de m’adapter au public pour expliquer comment on s’organise pour produire de gros volumes et donner un peu de culture générale autour des microalgues”</em>, précise le jeune homme, qui s’est passionné pour le sujet après des études dans le domaine de la santé<em>. “J’ai découvert l’aquaculture à l’Ifremer. C’est un domaine très important pour la Polynésie, donc j’espère pouvoir susciter des vocations.”</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/91657485-64378536.jpg?v=1760058603" alt="Plongée dans la science à l’Ifremer" title="Plongée dans la science à l’Ifremer" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Différents outils</b></div>
     <div>
       <br />  Les scientifiques en herbe et leurs professeurs ont pu visiter l’ensemble du site jusqu’aux bassins côté montagne. Sur un stand de la Direction des ressources marines (DRM), ils ont participé au nourrissage et ont été initiés au suivi des paramètres de l’eau, comme la température, la salinité ou encore le pH. <em>“On est en train de relancer la filière de l’huître de roche, dédiée à la consommation. Nous utilisons différents outils pour suivre la croissance des huîtres. On fait manipuler les élèves pour que ce soit concret pour eux”</em>, souligne Tuani Toussaint, technicienne aquacole. <em>“J’ai toujours beaucoup aimé la mer, mais je ne pensais pas en faire mon métier. Je me suis orientée vers un BTS agricole, puis je me suis lancée dans l’aquaculture en passant un concours de la fonction publique. En expliquant nos objectifs, j’encourage les jeunes à faire des métiers en lien avec la mer pour continuer à développer l’alimentation locale.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Parmi les services basés dans les locaux de l’Ifremer, on retrouve le Laboratoire d’étude et de suivi de l’environnement (LESE) de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Son responsable, Hugo Lepage, a également présenté un aperçu de son quotidien de chercheur : <em>“La discipline s’appelle la radioécologie et c’est l’étude du devenir de la radioactivité dans l’environnement. Notre objectif, c’est de mesurer la radioactivité dans les denrées alimentaires, les sols, l’eau de pluie, l’eau de mer et l’air par rapport aux résidus qui proviennent de l’époque des essais nucléaires français et des essais globaux des autres puissances nucléaires. J’apprécie le contact avec le public. La vulgarisation, ça fait partie de nos métiers. Dans le contexte particulier de la Polynésie française, il faut parler de ces sujets en lien avec l’histoire.”</em> <br />  &nbsp; <br />  L’Ifremer ne manquera pas de rouvrir ses portes au public dans les prochaines années, la précédente occasion remontant à juin 2024 pour les 40 ans de l’institut et la Journée mondiale de l’océan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Isabelle Forge-Allegret, directrice du centre Ifremer du Pacifique : “La recherche n’est pas inaccessible”</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/91657485-64378601.jpg?v=1760058685" alt="Plongée dans la science à l’Ifremer" title="Plongée dans la science à l’Ifremer" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><em>“L’Ifremer est un institut dédié à la recherche océanographique et dont l’ADN est tourné vers les filières économiques. Les sujets sont nombreux en Polynésie comme en Nouvelle-Calédonie. On travaille en lien avec les entreprises et plusieurs services pour amorcer de futures filières. (...) Le site de Vairao compte une centaine d’agents tous services confondus, dont une cinquantaine de l’Ifremer. Le cœur du réacteur, c’est l’équipe scientifique, qui est soutenue par les équipes administrative et logistique. Tout le monde est sur le pont pour la journée portes ouvertes. (...) Les chercheurs sont toujours partants pour ce type d’événement, malgré leur emploi du temps chargé. La jeunesse, c’est l’avenir, donc faire le lien le plus tôt possible avec la science, c’est important. Ils peuvent s’identifier à travers toutes les fonctions présentées et peut-être se projeter dans un futur métier. La recherche a du sens par rapport à des enjeux du quotidien et ce n’est pas inaccessible.” </em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/91657485-64378604.jpg?v=1760058784" alt="Plongée dans la science à l’Ifremer" title="Plongée dans la science à l’Ifremer" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Paraha pēue et crevettes fumés en fête  </title>
   <updated>2025-10-03T03:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Paraha-pēue-et-crevettes-fumes-en-fete_a233216.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/91492720-64309543.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-03T03:03:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/91492720-64309543.jpg?v=1759451050" alt="Paraha pēue et crevettes fumés en fête  " title="Paraha pēue et crevettes fumés en fête  " />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 2 octobre 2025 – Produire et valoriser les produits de la mer, c’est l’objectif du projet Formaqua qui mobilise les élèves du lycée agricole de Taravao en synergie avec les agents de la Coopérative des aquaculteurs de Polynésie française (CAPF) et de la Direction des ressources marines (DRM) à Vairao. Le paraha pēue et les crevettes fumés à froid font partie des premières créations pédagogiques à découvrir jusqu’à dimanche à la foire agricole. Une nouvelle production est prévue pour les fêtes de fin d’année en guise d’alternative locale au saumon fumé importé.</strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  À la foire agricole, les dégustations et les ventes vont bon train sur le stand du lycée d’enseignement agricole protestant John Doom de Taravao. Entre les glaces et les pâtes de fruits, de nouvelles spécialités intriguent le public : des tranches de paraha pēue et de crevettes fumées. Le poisson lune (ou Platax orbicularis) est également proposé dans une version prête à cuire marinée au bonbon citron. <br />  &nbsp; <br />  Ces produits transformés sont l’aboutissement du projet Formaqua lancé cette année dans le cadre d’un partenariat tripartite. <em>“L’idée, c’est de proposer une structure qui allie la formation avec le lycée agricole, la production avec la Coopérative des aquaculteurs de Polynésie française et le développement avec la Direction des ressources marines”</em>, explique Teariihaunui Cheung, en charge du projet à la CAPF. Cette collaboration s’articule autour de deux grands axes : <em>“Une partie production à Vairao avec une structure flottante pour accueillir les élèves en travaux pratiques et leur permettre d’appliquer leurs apprentissages en conditions réelles ; et une partie valorisation des produits de la mer à la halle de transformation du lycée.”</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​De la production à la transformation  </b></div>
     <div>
       <br />  Les 70 élèves des filières Aquaculture et Agrotransformation sont impliqués dans cette démarche qui leur permet de participer à différentes phases. <em>“Ils suivent le projet de la production à la transformation, jusqu’à la vente. Ils sont fiers de présenter leurs produits”</em>, confie Jean-Pierre Sartore, directeur de l’établissement. Après plusieurs mois d’élevage, la préparation a aussi permis de mettre certaines techniques à l’épreuve. <em>“C’est un travail long et minutieux en plusieurs étapes qui prend deux grosses journées avec les élèves : le filetage et le retrait de la peau du poisson, le décorticage des crevettes, la salaison, le rinçage, le séchage en chambre froide et le fumage à froid pendant trois heures, puis le conditionnement sous-vide”</em>, détaille Teariihaunui Cheung. <br />  &nbsp; <br />  Ces deux produits fumés sont vendus à 1.500 francs les 100 grammes. Les premiers clients en redemandent déjà, comme Vaitiare venue spécialement à la foire agricole avec son sac-glacière : <em>“C’est très intéressant au niveau du goût ! C’est fait localement, donc c’est ce qu’on recherche. Si en plus on peut soutenir des étudiants, on est preneur. On espère qu’on pourra en retrouver pour Noël pour changer du saumon”.</em> Des avis précieux pour les élèves, dont Tumatahi Tahutini. <em>“On a de bons retours ! Les gens sont contents de goûter de nouvelles choses. C’est motivant. Personnellement, j’aime la mer et travailler ses produits. Je ne suis pas fixé, mais pourquoi pas en faire mon métier plus tard”</em>, glisse le jeune homme de 16 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/91492720-64309547.jpg?v=1759451321" alt="Paraha pēue et crevettes fumés en fête  " title="Paraha pēue et crevettes fumés en fête  " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Cap sur Noël et sur l’avenir</b></div>
     <div>
       <br />  <em>“Après les vacances de novembre, on va refaire une production pour répondre à la demande pour Noël. Le but du jeu, ce serait de remplacer le saumon fumé par du paraha pēue. C’est la même démarche pour le tartare d’algues rouges comme alternative aux algues vertes japonaises, dans le cadre d’un autre partenariat avec la DRM. On va dans le sens de l’autonomie alimentaire et de la consommation locale”</em>, remarque Jean-Pierre Sartore. <em>“C’est aussi une façon d’encourager des porteurs de projet à produire et à transformer, en commençant par nos élèves en sortant du lycée.”</em> Dans cette optique, l’établissement ouvrira à la prochaine rentrée d’août d’une formation complémentaire d’initiative locale d’un an après le baccalauréat autour de la transformation et de la valorisation des produits de la mer. <br />  &nbsp; <br />  Le projet Formaqua prévoit également le financement d’une ferme aquacole marine au sein du lycée, qui n’était jusqu’à présent équipé que pour les cultures en eau douce. L’installation des équipements devrait s’achever dans les prochaines semaines pour lancer les premières productions début 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Formaqua, c’est quoi ?</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><em>“Outil de formation et de développement pour l’aquaculture”</em>, le projet Formaqua a reçu le soutien financier de l’État dans le cadre de l’appel à projets du Fonds d’intervention maritime (FIM). Il vise à <em>“créer une synergie”</em> entre formation, production et recherche et développement en venant <em>“compléter”</em> le cursus des élèves du lycée agricole de Taravao, en permettant à des porteurs de projet <em>“d’éprouver”</em> leurs ambitions en conditions réelles et en <em>“testant”</em> de nouvelles techniques et matériels.</div>  &nbsp; <br />  Côté production, la Coopérative des aquaculteurs de Polynésie française (CAPF) coordonne les actions de formation et de développement <em>“au plus près des réalités du secteur”</em>. À ce titre, une mini-ferme a été créée pour accueillir les élèves en formation, ainsi que les porteurs de projet souhaitant valider leur business plan, avec pour objectif d’atteindre l’autofinancement grâce à la vente des productions. Sur le plan éducatif, le lycée John Doom assure l’enseignement et la formation des élèves, notamment grâce à l’acquisition en cours de structures d’élevage complémentaires dans ses locaux. En matière de développement, la cellule Innovation et Valorisation de la Direction des ressources marines (DRM) met des infrastructures à disposition sous la forme d’un plateau technique de démonstration.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/91492720-64309980.jpg?v=1759457598" alt="Paraha pēue et crevettes fumés en fête  " title="Paraha pēue et crevettes fumés en fête  " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>​Les chiffres-clés des ressources marines</title>
   <updated>2025-08-14T05:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/​Les-chiffres-cles-des-ressources-marines_a232214.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/90485282-63800523.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-08-14T03:39:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/90485282-63800523.jpg?v=1755142119" alt="​Les chiffres-clés des ressources marines" title="​Les chiffres-clés des ressources marines" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 13 août 2025 – La Direction des ressources marines vient de publier son nouveau bulletin statistique, qui synthétise les principales données liées aux secteurs d’activité de la pêche professionnelle, de l’aquaculture et de la perliculture en 2024. Accessible en ligne gratuitement, ce condensé d’informations permet d’appréhender l’évolution et les enjeux inhérents à chaque filière en Polynésie française.</strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  Accessible en ligne gratuitement, au même titre que les précédentes éditions, <a class="link" href="https://www.ressources-marines.gov.pf/cdi/bulletin-statistique/" target="_blank">le bulletin statistique de la Direction des ressources marines (DRM) pour l’année 2024</a>  est disponible depuis quelques jours. À travers une trentaine de pages et cinq chapitres thématiques, il synthétise les principales données liées à la pêche professionnelle, à l’aquaculture et à la perliculture. Ces données ont été recueillies auprès des professionnels du secteur par la DRM, la Direction régionale des douanes, l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), la Société du port de pêche de Papeete (S3P), la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL), et la Direction de la Réglementation et des Affaires Juridiques (Diraj). Ce document se destine autant au grand public qu’aux experts et aux décideurs politiques. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Pêche palangrière : “Un dynamisme retrouvé”</b></div>
     <div>
       <br />  L’exploration commence par la pêche palangrière, dont la flottille de navires de 13 à 25 mètres opère à l’intérieur de la Zone économique exclusive (ZEE) et cible les espèces de haute mer. <em>“Après avoir atteint un pic historique de 75 navires en 2004, la flottille active a progressivement diminué jusqu’en 2016, ce qui a affecté la capacité de la filière à satisfaire la demande à l’export. Cependant, un renouvellement de la flotte a été amorcé depuis, atteignant un maximum de 80 navires en 2022. En 2024, la flottille a atteint un nouveau seuil avec 82 navires actifs, établissant ainsi un nouveau record, dépassant le maximum de 2022. Cette évolution témoigne d’un dynamisme retrouvé du secteur”</em>, souligne la DRM. <br />  &nbsp; <br />  En 2024, la production commerciale de thonidés s’élève à 8.790 tonnes, soit près de deux fois plus qu’en 2004 (4.962 tonnes). <em>“Une performance remarquable”</em> avec une augmentation de 1,3 % par rapport à 2023 (+114 tonnes). Du point de vue des espèces capturées, le thon germon reste dominant (56,9 %), bien qu’en baisse de 3 % par rapport à l’année précédente. À l’inverse, le thon à nageoires jaunes (17,9 %) connait une <em>“progression notable”</em> de 11 %. Le thon obèse représente 14,2 % des prises. Le conditionnement réfrigéré reste privilégié au congelé, puisqu’il concerne 99 % de la production débarquée. Enfin, 20 % de la production palangrière polynésienne est exportée (1.738 tonnes) pour 2,2 milliards de francs de recettes. <em>“Malgré la hausse de production, les exports restent relativement stables indiquant une absorption par le marché local”</em>, est-il précisé. Parmi les explications, le germon serait <em>“relativement peu intéressant sur le marché international”</em>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/90485282-63800533.jpg?v=1755139074" alt="​Les chiffres-clés des ressources marines" title="​Les chiffres-clés des ressources marines" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Moins de pêcheurs côtiers, autant de prises</b></div>
     <div>
       <br />  Deux types d’embarcations sont concernées par la pratique de la pêche côtière professionnelle : 24 bonitiers et 320 poti mārara, qui se concentrent à 81 % sur l’archipel de la Société (181 poti mārara recensés aux îles du Vent). Quant aux bonitiers, ils sont plus nombreux aux Marquises (11) et absents aux Australes. <em>“En 2024, la flottille poursuit sa légère décroissance, passant de 353 à 344 navires actifs (déclarant au moins une sortie de pêche dans l’année). Cette baisse est principalement due à la diminution du nombre de poti mārara actifs qui passe de 328 en 2023 à 320 en 2024, et à la diminution continue du nombre de bonitiers, de 25 à 24”</em>, explique la DRM. La distribution de la production réalisée par la pêche côtière est proportionnelle au nombre de navires actifs par îles : 51 % des captures pour 190 navires actifs aux îles du Vent, 22 % pour 88 navires aux îles Sous-le-Vent, 17 % pour 27 navires aux Marquises, 7 % pour 23 navires aux Tuamotu-Gambier et 3 % pour 16 navires aux Australes. Les poti mārara réalisent 85 % des captures. <br />  &nbsp; <br />  S’agissant des captures déclarées, les chiffres restent stables avec 2.404 tonnes en 2024, dont 1.717 tonnes de thonidés. Entre 2023 et 2024, les chiffres varient d’une espèce à l’autre : 881 tonnes de thon à nageoires jaunes (-11 %), 459 tonnes de bonite (+17 %), 354 tonnes de thon germon (+71 tonnes), 258 tonnes de mahi mahi (-21 %). Les marlins représentent 9 % des captures. Depuis 1981, les pêcheurs côtiers peuvent compter sur les Dispositifs de concentration de poissons (DCP). En 2024, 43 DCP ont été ancrés sur plusieurs archipels, à l’exception des Marquises. Au total, 101 dispositifs sont en place dans les cinq archipels. <a class="link" href="https://www.ressources-marines.gov.pf/cartes-thematiques/dcp/" target="_blank">La carte des DCP actifs</a>  est mise à jour régulièrement sur le site de la DRM. Concernant le parc d’équipement froid, 36 machines à glaces et dix chambres froides sont recensées sur le territoire. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/90485282-63800546.jpg?v=1755139155" alt="​Les chiffres-clés des ressources marines" title="​Les chiffres-clés des ressources marines" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​1.792 pêcheurs lagonaires</b></div>
     <div>
       <br />  La Polynésie compte 1.792 pêcheurs lagonaires (titulaires d’une carte CAPL valide), soit 264 de moins qu’en 2023. Depuis octobre 2017, elle est payante et valable deux ans. Elle permet d’accéder aux dispositifs d’aides du Pays. En 2024, la CAPL a délivré 866 cartes de pêche professionnelle. Un pic avait été atteint en 2021 avec 1.110 délivrances. En 2024, les Tuamotu-Gambier sont en tête avec 273 cartes attribuées. <br />  &nbsp; <br />  La production commerciale est estimée à 7.064 tonnes en 2023 sur la base d’enquêtes de consommation de produits lagonaires, qui incluent les poissons récifo-lagonaires, les petits pélagiques (ature, ‘ōperu), les poissons de profondeur, et les coquillages et crustacés. <em>“L’île de Tahiti, de loin la plus peuplée de Polynésie française, est également la plus grande pêcherie avec une production annuelle de l’ordre du millier de tonnes. Toute sa production est absorbée pour satisfaire aux besoins vitaux des populations (pêche de subsistance), aux activités récréatives (pêche de plaisance) et aux activités commerciales (pêche professionnelle). Cependant, cette production n’est pas suffisante et des produits sont importés de certains atolls comme les Tuamotu de l’Ouest, qui ont développé depuis plus de 40 ans une pêcherie commerciale vouée à l’export sur Tahiti”</em>, analyse la DRM. <br />  &nbsp; <br />  Un point est consacré aux coquilles de trocas. Le marché international est en berne avec pour conséquence l’absence totale de pêche et d’exportation depuis 2023. En 2013, cette activité encadrée s’élevait à 450 tonnes. Enfin, en 2024, aucune demande d’ouverture de pêche pour les holothuries n’a été enregistrée. La diminution des captures depuis 2019 est due à l’inscription à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) des holothuries à mamelles, qui font toutefois l’objet d’une demande d’exportation par une société dans un cadre aquacole. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’aquaculture : “Un secteur stratégique en développement”</b></div>
     <div>
       <br />  Autre chapitre important : l’aquaculture, qui <em>“présente plusieurs intérêts pour la Polynésie française, tant sur le plan économique qu’environnemental et social. (...) Bien que son apport à la sécurité alimentaire demeure limité à ce jour, l’aquaculture constitue un secteur stratégique en développement”</em>, remarque la DRM, impliquée dans plusieurs programmes. <br />  &nbsp; <br />  L’occasion de faire le point sur la filière de la crevette bleue, en crise début 2024 dans la continuité des problématiques rencontrées à l’écloserie Vaia de Vairao en 2023 : <em>“En 2024, et malgré un cycle 2024-01 sans encombre, les cycles 2024-02 et 2024-03 sont une nouvelle fois touchés par des mortalités massives impliquant une fourniture de 45 % et 84 % respectivement sur les fermes. 91 % des commandes de post-larves sont ainsi honorés en 2024. À ce jour, aucun agent pathogène, ni aucune maladie n’est impliquée dans cette crise et les investigations se poursuivent pour identifier l’origine des problèmes rencontrés”</em>. En parallèle, la gestion de la survie des post-larves dans les fermes doit être améliorée. Des résultats encore plus difficiles à atteindre pour la production en cages lagonaires : la principale ferme de Toahotu a fermé, mais un projet-pilote est accompagné par la DRM à Hitia’a. La production totale s’élève à 116 tonnes (+33 % par rapport à 2023) pour 275 millions de francs de chiffre d’affaires associé à une hause du prix au kilo de 9,8 %. En incluant l’écloserie, la filière crevettes totalise 28 emplois à temps plein. <em>“La production globale devrait revenir à des normes d’au moins 150 tonnes en 2025, puis augmenter progressivement avant les prochaines productions de la zone Aruhotu-Biomarine de Faratea”</em>, prévoit la DRM à l’horizon 2027. <br />  &nbsp; <br />  Concernant la pisciculture, la production de paraha pēue est stable avec une seule ferme en activité. La filière fait face à des problèmes de mortalité, notamment à cause de la ténacibaculose, des vols et de la prédation naturelle. En 2024, la survie moyenne 90 jours après la mise en cage est de 64 %. <em>“Une régularité dans les fournitures d’alevins (quatre fois 12 000 alevins livrés/an), une augmentation de 10 % des survies en cage, ainsi qu’une augmentation du poids moyen de commercialisation (700 grammes) doivent permettre à la filière de revenir à des productions supérieures à 20 tonnes par an”</em>, est-il estimé. À moyen terme, la DRM et ses partenaires de recherche et développement envisagent une diversification piscicole, notamment avec le Chanos chanos (ava). Depuis 2023, une ferme agricole produit aussi du barramundi (loup tropical) en aquaponie. Les perspectives de développement de l’exportation de bénitiers et de poissons d’ornement pour l’aquariophilie font également l’objet d’un suivi. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Forte chute des perles exportées</b></div>
     <div>
       <br />  Le bulletin se referme sur la filière emblématique de la perliculture. En 2024, la surface totale exploitée reste stable avec 7.497 hectares répartis sur 27 îles. Les Tuamotu représentent 70 % de la surface autorisée, les Gambier 23 % et les îles Sous-le-Vent 5 %. <em>“Le nombre de producteurs de perles de culture de Tahiti détenteurs de cartes a légèrement baissé et passe à 321 en 2024, soit une baisse de 3 %. Le nombre de producteurs d’huîtres perlières a subi une légère baisse, tout comme le nombre de stations de collectage. Ainsi, le total s’établit à 408, représentant une diminution de 1 % par rapport à l’année précédente”</em>, indique la DRM. En 2024, 6,53 millions de perles ont été contrôlées, soit une chute de 29 % par rapport à l’année 2023. Arutua et les Gambier totalisent plus de la moitié de cette production. <br />  &nbsp; <br />  L’exportation de perles enregistre une forte chute. <em>“En 2024, on note une perte d’activité pour la filière avec environ 5,6 millions de perles de culture de Tahiti qui ont été exportées pour une valeur de 7 milliards de francs”</em>, principalement vers Hong Kong et le Japon, et à un plus faible niveau vers la France et les États-Unis. <em>“La valeur des exportations a fortement chuté par rapport à 2023 (-60 %, soit une perte de 10 milliards de francs) correspondant à une chute de 9 tonnes du poids de perles de culture de Tahiti exportées. Le prix au gramme baisse de 143 francs en 2024 pour atteindre 838 francs par gramme”</em>. Les ventes de coquilles de nacre de <em>Pinctada margaritifera</em> suivent cette même tendance (-2 % en poids et -7 % en valeur), soit 1.104 tonnes et 162 millions de francs. Une hausse à signaler : en 2024, le nombre de détaillants-artisans est passé à 35, soit une augmentation de 40 % par rapport à 2023. La Polynésie compte 386 détaillants-bijoutiers. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/90485282-63800553.jpg?v=1755139236" alt="​Les chiffres-clés des ressources marines" title="​Les chiffres-clés des ressources marines" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Sur la route du ‘ūmara au Mexique</title>
   <updated>2024-11-22T02:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Sur-la-route-du-ūmara-au-Mexique_a227414.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/84436085-60300491.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-22T02:44:00+01:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/84436085-60300491.jpg?v=1732241387" alt="Sur la route du ‘ūmara au Mexique" title="Sur la route du ‘ūmara au Mexique" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 21 novembre 2024 – De Taravao à Mexico, 22 élèves du lycée agricole John-Doom et leurs huit accompagnateurs ont enchaîné les visites et les rencontres éducatives et culturelles pendant deux semaines, avec la patate douce comme fil conducteur.&nbsp; </strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  Au terme d’un an et demi de levées de fonds et de préparation, du 24 octobre au 9 novembre, 22 élèves du lycée agricole de Taravao – de la 4<sup>e</sup> à la terminale – se sont envolés pour le Mexique, accompagnés d’un guide, du directeur de l’établissement et de quelques enseignants et parents. <br />  &nbsp; <br />  Un voyage pédagogique qu’ils ne sont <em>“pas près d’oublier”</em>, comme ils l’ont confié ce mercredi lors d’une rencontre en présence des familles, ainsi que des parrains et marraines qui ont accompagné financièrement ce projet, dont plusieurs membres du gouvernement représentés par la vice-présidente, Minarii Galenon. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des visites en immersion</b></div>
     <div>
       <br />  À l’initiative de ce déplacement <em>“sur la route du kumara”</em>, Vaihei Paepaetaata, professeure d’anglais et de langues et culture polynésiennes, s’est appuyée sur les filières de formation du lycée de la Presqu’île. <em>“On a axé nos activités autour de la patate douce et de l’aquaculture. On a assisté à un moment de pêche traditionnelle dans un lac. On a aussi visité l’une des plus grandes fermes de truites au monde. Dès le premier jour, on a participé à un atelier de confection du pain des morts, avec une marmelade de patate douce. On nous a confié que la culture de la patate douce avait été remplacée par le maïs et qu’elle est beaucoup moins présente qu’avant. Ça nous encourage à produire et à valoriser nos produits locaux&nbsp;!”</em>, remarque l’enseignante. <br />  &nbsp; <br />  Le programme culturel était dense, avec la visite de plusieurs villes et monuments emblématiques dans le centre du pays, comme le musée d’anthropologie de la capitale ou les pyramides de Teotihuacan. La délégation a également tissé des liens avec les trois lycées agricoles de Naucalpaln, Santa Fe de la Laguna et Tlahuitoltepec, et les deux universités de Morelia et Mexico City, qui devraient conduire à de nouveaux échanges dans les quatre années à venir. <br />  &nbsp; <br />  <em>“Ce type de voyage, ça permet d'aller à la rencontre des communautés. Les élèves ont mesuré la chance qu'on a d’avoir de l’eau et de la nourriture en abondance chez nous. Ça fait grandir”</em>, a souligné le chef d’établissement, Jean-Pierre Sartore. L’an prochain, ce seront 15 élèves de la filière aquacole qui mettront le cap sur l’Australie, en lien direct avec leur formation. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Les conduites de Faratea en cours d’assemblage</title>
   <updated>2024-11-22T02:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Les-conduites-de-Faratea-en-cours-d-assemblage_a227413.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/84435846-60300352.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-22T01:55:00+01:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/84435846-60300352.jpg?v=1732240644" alt="Les conduites de Faratea en cours d’assemblage" title="Les conduites de Faratea en cours d’assemblage" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 21 novembre 2024 – Un nouveau serpent de mer prend forme dans la baie de Phaëton. Ce n’est pas un système de climatisation par l’eau de mer (Swac)&nbsp;: ce sont les futures canalisations sous-marines de pompage et de rejet de la zone biomarine de Faratea, dont le remorquage devrait intervenir au premier trimestre 2025. </strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  Un nouveau serpent de mer prend forme dans la baie de Phaëton, entre Taravao et Papeari. Après le Swac record de 3,8 kilomètres du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) et ceux de deux complexes hôteliers, ce chantier est d’un tout autre ordre&nbsp;: contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’un nouveau système de climatisation par l’eau de mer, mais des futures conduites sous-marines de pompage et de rejet destinées à la zone biomarine Aruhotu de Faratea. <br />  &nbsp;<!--cke_bookmark_144S--><!--cke_bookmark_144E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Remorquage début 2025</b></div>
     <div>
       <br />  Confié à l’entreprise GL Constructions, l’assemblage a commencé début novembre sur le quai de Tatutu. Comme annoncé, deux tuyaux d’une longueur de 250 mètres et deux autres de 700 mètres seront construits sur place et stockés dans la baie, avant d’être acheminés par voie maritime sur deux zones techniques distinctes à Faratea, autour du premier trimestre 2025. Entre les deux sites, plus d’une dizaine de salariés de l’entreprise sont mobilisés en lien avec l’assemblage de ces conduites de 560 et 630 millimètres de diamètre. <br />  &nbsp; <br />  Depuis la construction du premier ouvrage du genre dans les années 2010, les usagers du plan d’eau sont rôdés, mais la vigilance reste de mise face à l’envergure des canalisations, notamment quand les conditions météo sont mauvaises. <em>“Des balises temporaires ont été mises en place pour réduire le chenal et un avis à la navigation a été émis pour contourner la zone de stockage. Les tuyaux sont aussi équipés de feux clignotants pour rester visibles la nuit”</em>, indique Clovis Roubertie, conducteur de travaux pour GL Constructions, qui invite les capitaines à ralentir et à redoubler de prudence à proximité de la zone de chantier. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Le chantier maritime se prépare à Faratea</title>
   <updated>2024-09-26T06:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Le-chantier-maritime-se-prepare-a-Faratea_a226293.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/83049804-59513373.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-26T06:31:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/83049804-59513373.jpg?v=1727327174" alt="Le chantier maritime se prépare à Faratea" title="Le chantier maritime se prépare à Faratea" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 25 septembre 2024 – Dans le cadre des travaux d’aménagement de la zone biomarine Aruhotu, l’installation de deux conduites sous-marines de captage de 700 mètres et de deux conduites de rejet de 250 mètres sera lancée avant la fin de l’année.&nbsp; </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Financés par le Pays pour un montant de 3,6 milliards de francs, les travaux d’aménagement des 33 hectares de la future zone biomarine Aruhotu se poursuivent. Lancés en décembre 2023 avec le défrichage et le terrassement, ils ont pour vocation d’aboutir à la livraison de huit parcelles et deux zones techniques autour de mi-2025. <br />  &nbsp; <br />  Entre le quai de Faratea et le site en lui-même, du matériel, des containers et des grues sont désormais visibles, annonçant le lancement de la prochaine phase du chantier du pôle aquacole. <em>“Ce sont les travaux maritimes qui vont démarrer progressivement”</em>, confirme Camille Grosjean, ingénieure en charge du projet de la zone biomarine à la Direction des ressources marines (DRM), en lien avec G2P pour la maîtrise d’ouvrage déléguée. <em>“Les entreprises ont réceptionné les matériaux pour procéder à la mise en place des canalisations pour le captage et le rejet d’eau de mer”</em>, poursuit la référente. Les travaux maritimes ont été attribués à GL Constructions. D’autres entreprises sont mobilisées, notamment en matière de génie civil pour assurer la connexion entre les infrastructures terrestres et maritimes. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux zones techniques</b></div>
     <div>
       <br />  L’installation sous-marine des premières conduites devrait intervenir entre fin novembre et début décembre, au départ des deux zones techniques. <em>“Sur chaque zone, il y aura une conduite de captage de 700 mètres de long et une conduite de rejet de 250 mètres, environ”</em>, explique Camille Grosjean. La première conduite affichera une profondeur de 30 mètres, tandis que la seconde se situera à 10 mètres de la surface. <br />  &nbsp; <br />  La durée totale de ces travaux maritimes est estimée entre 6 et 8 mois, l’objectif étant ensuite de permettre aux porteurs de projets privés sélectionnés de pouvoir procéder à leurs propres aménagements, d’ici fin 2025. À ce stade, le lancement des différentes productions aquacoles (crevettes, rori, huîtres, bénitiers, etc.) serait envisagé à l’horizon 2027-2028. <br />  &nbsp; <br />  À noter que l’implantation d’une zone de chantier sur le quai de Faratea n’est pas sans incidence sur le récent projet d’escale du Apetahi Express à la Presqu’île. Les deux sociétés concernées seraient déjà en lien pour tenter de cohabiter. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Toa Vivish : “La filière est en danger”</title>
   <updated>2024-06-07T02:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Toa-Vivish-La-filiere-est-en-danger_a224273.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/80800749-58268999.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-07T02:35:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80800749-58268999.jpg?v=1717722344" alt="Toa Vivish : “La filière est en danger”" title="Toa Vivish : “La filière est en danger”" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 6 juin 2024 – La crevette bleue perd un aquaculteur. Toa Vivish a annoncé qu’il fermait son entreprise et démontait ses cages implantées dans le lagon de Toahotu depuis onze ans. Outre la météo et les vols, il déplore un manque de soutien politique, tandis que l’écloserie fait à nouveau face à des difficultés. </strong> <br />  &nbsp; <br />  Il s’était lancé avec passion dans le métier, il y a onze ans. Mercredi, Toa Vivish a annoncé qu’il fermait définitivement son entreprise, Mitirapa Blue Pearl Shrimp, basée à Toahotu. Un déchirement pour le gérant de 33 ans et sa compagne, Poerani Durand, responsable commerciale. La société avait atteint le seuil de rentabilité, et même battu un record de rendement de 17 kg au m<sup>2</sup> en 2017, pour une récolte totale de 1,350 tonne. <br />  &nbsp; <br />  Cette décision a été mûrement réfléchie, au terme de <em>“trois années difficiles”</em>. Après un emprunt pour s’agrandir, les pertes se sont accumulées entre l’épisode de forte houle de 2022, des problèmes de production en interne et de fourniture de post-larves à l’écloserie en 2023 et, coup de grâce, un vol et des dégradations à la veille de Noël. <em>“On s’est battu jusqu’au bout. On ne tenait plus financièrement”</em>, confie le couple, qui a d’ailleurs lancé une cagnotte en ligne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une faillite et des failles</b></div>
     <div>
       <br />  Si Toa Vivish a choisi de prendre la parole, ce n’est pas pour se plaindre, mais pour laisser un héritage en faveur de la filière et de la sécurité alimentaire, en pointant certains dysfonctionnements. “<em>La filière est en danger. Dépendre d’une seule écloserie, c’est un vrai problème. On n’est pas non plus libre de choisir notre site d’exploitation”</em>, regrette l’ex-éleveur, qui dit avoir frappé à toutes les portes, en vain. “<em>On m’a refusé ma demande d’exonération de concession maritime pour 2023. La seule condition pour l’obtenir, c’était de mettre la clé sous la porte. Savoir que le Pays est derrière nous, psychologiquement, c’est important&nbsp;! On n’a pas non plus été aidé sur le coût des post-larves après la crise de production. Pour remplir mes 18 cages, c’est près de 500 000 francs</em>.” <br />  &nbsp; <br />  Tandis qu’il démantèle sa ferme, Toa Vivish récolte un raz-de marée de soutiens sur les réseaux sociaux. <em>“Ça fait chaud au cœur&nbsp;! On remercie la population et tous ceux qui nous ont aidés jusqu’au bout.”</em> Le jeune homme reste positif au vu de l’expérience acquise. Il a prévu de travailler dans l’entreprise familiale de location saisonnière. L’envie d’entreprendre est toujours présente, mais plus dans l’aquaculture. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nouvelles difficultés à l’écloserie</b></div>
     <div>
      Toa Vivish met aussi en avant de nouveaux problèmes de production à l’écloserie, confirmés par Teva Siu à Teahupo’o. <em>“En avril, on n’a reçu que le tiers de notre commande, soit 20 tonnes de moins, c’est énorme&nbsp;! Si on a encore des soucis au cycle de juillet, on sera au fond du trou… Ce n’est qu’une question de temps si le Pays nous ne nous aide pas&nbsp;! La solution, ce serait de baisser le prix des post-larves”</em>, remarque le PDG d’Aquapac, qui a aussi enregistré des pertes en bassin, liées, selon lui, aux travaux de dragage de la nouvelle passerelle du PK 0. Interrogé au sujet des post-larves, le référent de l’écloserie, Benoît Le Maréchal, a indiqué que le réseau de canalisations, colonisé par divers organismes marins, avait été nettoyé. Une attention particulière sera portée sur la prochaine production, qui sera lancée ce mois-ci.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche</title>
   <updated>2024-04-17T03:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Mutualisation-des-savoirs-autour-de-l-huitre-de-roche_a223367.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/79573749-57610131.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-17T02:40:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/79573749-57610131.jpg?v=1713316644" alt="Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche" title="Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 16 avril 2024 - La première phase du projet Ostreapac est en cours à l’Ifremer de Vairao. Dans la continuité du congrès World Aquaculture, des scientifiques et acteurs privés de Nouvelle-Zélande, d’Australie, de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française collaborent pour accélérer le développement de l’ostréiculture tropicale, de l’écloserie à l’assiette. </strong> <br />  &nbsp; <br />  En parallèle de la filière historique de l’huître perlière, depuis 2019, l’Ifremer s’intéresse au potentiel de l’huître de roche. Deux espèces comestibles locales ont été identifiées sur l’archipel de la Société&nbsp;: <em>Saccostrea cucullata</em> et <em>Saccostrea echinata</em>, ou <em>tio</em> en tahitien. Les travaux de recherche et développement pour maîtriser son cycle de vie à des fins aquacole est en cours. Si le volet de l’écloserie est aujourd’hui maîtrisé, d’autres étapes restent à franchir, notamment en matière de grossissement. <br />  &nbsp; <br />  Pour y parvenir, des collaborations sont à l’œuvre. Pendant deux semaines, à Vairao, des scientifiques et acteurs privés de Nouvelle-Zélande, d’Australie, de Nouvelle-Calédonie et du Fenua expérimentent leurs approches lors d’ateliers communs dans le cadre du projet Ostreapac, financé par le Fonds Pacifique. L’initiative découle du dernier congrès World Aquaculture, organisé à Darwin en mai 2023, avec un workshop ciblé sur l’ostréiculture tropicale. &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/79573749-57610132.jpg?v=1713316178" alt="Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche" title="Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un enjeu “mondial”</b></div>
     <div>
      <em>“L’ostréiculture tropicale, c’est un enjeu mondial”</em>, explique Guillaume Mitta, chercheur détaché à l’Ifremer et directeur de l’unité mixte de recherche Secopol. <em>“L’ostréiculture se concentre actuellement dans les zones tempérées, donc l’enjeu, c’est de développer une ostréiculture tropicale intégrée, car c’est une source de protéines saine, et qui présente très peu de coûts environnementaux. En Polynésie, ça peut contribuer à l’indépendance alimentaire et à la santé de notre planète, en limitant les importations d’huîtres par avion. C’est aussi une source de création d’emplois.”</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>“Il y a de multiples avantages, et c’est pour ça qu’on y met autant d’énergie. On est dans une stratégie de recherche et développement qui va permettre de faire émerger cette nouvelle activité au niveau mondial, et en particulier dans le Pacifique Sud, en sachant qu’on est leader dans la maîtrise de cette huître de roche”</em>, poursuit le référent. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des avancées concrètes</b></div>
     <div>
      <!--cke_bookmark_248S--><!--cke_bookmark_248E-->Pour Manaarii Sham Koua, responsable de l’écloserie expérimentale de l’Ifremer, ces échanges constituent une avancée considérable. “<em>On accueille des experts du Cawthron Institute, qui nous apportent une autre vision au niveau des élevages larvaires, des conditionnements et des itinéraires zootechniques. Cet apport extérieur est très enrichissant&nbsp;: en deux semaines, c’est comme si on avait gagné deux ans&nbsp;! On travaille avec du vivant, donc il y a toujours des paramètres à ajuster avec ceux qui ont mis au point la technique pour éviter certains écueils. On ne démérite pas, car en amont, on a déjà une expertise sur le sujet, et c’est ce qui nous permet de combiner nos savoirs pour aller plus loin”</em>, se réjouit le jeune zootechnicien en charge du développement sur l’huître perlière et l’huître de roche. <br />  &nbsp; <br />  Parmi les techniques en cours d’expérimentation, il y a la triploïdisation <strong>(lire interview ci-dessous)</strong> qui permet d’optimiser la croissance des huîtres de l’ordre de 20 à 30%. Autres avantages&nbsp;: elles ne sont pas laiteuses et le risque de dissémination est contrôlé. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/79573749-57610190.jpg?v=1713316379" alt="Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche" title="Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>D’autres échanges </b></div>
     <div>
      Une deuxième rencontre est prévue en Nouvelle-Calédonie en fin d’année. Les conclusions seront ensuite présentées à l’ensemble des acteurs de la communauté du Pacifique Sud, fin 2025, en Polynésie. En parallèle, un congrès international autour de l’ostréiculture tropicale devrait se tenir à Tahiti au premier semestre 2025, en présence d’une cinquantaine de scientifiques. <br />  &nbsp; <br />  Quant à la commercialisation, les huîtres de bouche locales pourraient parvenir jusqu’à nos assiettes d’ici Noël 2026. D’autres tests, notamment en lagon à Vairao et Taravao, se poursuivent. Parmi d’autres porteurs de projets aquacoles, l’Ifremer et la Direction des ressources marines (DRM) apportent un appui technique à la société Ostrea Tahiti dans le cadre de la mise en œuvre de la future zone biomarine de Faratea. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Julien Vignier, chercheur au Cawthron Institute : “La triploïdie pour améliorer les produits et la productivité”</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/79573749-57610208.jpg?v=1713316779" alt="Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche" title="Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche" />
     </div>
     <div>
      <em>“En Nouvelle-Zélande, on produit 2 500 tonnes d’huîtres par an, dont 80% pour l’exportation et 10% à destination de la Polynésie. On fait beaucoup de recherche appliquée et de sélection génétique avec les industriels, en particulier pour le développement de la triploïdie pour améliorer les produits et la productivité. Ça permet d’améliorer la qualité des huîtres en les rendant stériles dès les premiers stades de vie. Elles ne produisent plus de gamètes, donc elles grandissent plus vite en se focalisant sur leur croissance et elles sont bonnes à manger toute l’année. En France, on parle d’huître des quatre saisons. En Nouvelle-Zélande, on a développé cette technique sur l’huître creuse, et l’idée de mon séjour ici, c’est d’appliquer cette technique à l’huître de roche locale.” </em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Océane Robert, aquacultrice en Nouvelle-Calédonie : “Beaucoup d’astuces techniques et matérielles”</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/79573749-57610219.jpg?v=1713316779" alt="Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche" title="Mutualisation des savoirs autour de l’huître de roche" />
     </div>
     <div>
      <em>“Je monte un projet d’écloserie autonome pour l’élevage de coquillages, dont l’huître de roche. J’apprends beaucoup d’astuces techniques et matérielles. C’est toujours bénéfique d’échanger à plusieurs plutôt que de tâtonner tout seul dans son coin. Ça nous permet à tous de faire un grand bond en avant. Je vais pouvoir réduire mes coûts de production et ça me rassure de voir que nos méthodes sont similaires, et donc que je suis cohérente par rapport à mon projet. On va continuer à tisser ce lien de la ‘Oyster Family’ dans le Pacifique&nbsp;pour avancer ensemble.”</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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   <title>Economie bleue : Et si on misait sur l'élevage de rori ?</title>
   <updated>2021-07-16T21:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Economie-bleue-Et-si-on-misait-sur-l-elevage-de-rori_a202163.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/57733672-42736469.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-07-16T06:55:00+02:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/57733672-42736469.jpg?v=1626412491" alt="Economie bleue : Et si on misait sur l'élevage de rori ?" title="Economie bleue : Et si on misait sur l'élevage de rori ?" />
     </div>
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      <strong>Tahiti, le 15 juillet 2021 – La visite officielle au centre de l'Ifremer de Vairao a permis de constater, jeudi matin, les débuts prometteurs de l'élevage de <em>rori titi</em>. Au-delà de son intérêt alimentaire, la société Tahiti Marine Products qui pilote l'étude en partenariat avec la DRM et l'Ifremer, ambitionne de valoriser à terme les applications pharmaceutiques et cosmétiques. </strong> <br />  &nbsp; <br />  Avec 32 000 juvéniles sortie d’écloserie, le succès est au rendez-vous pour la société Tahiti Marine Products. Un an après le lancement de l’étude de faisabilité d'une production aquacole de <em>rori titi u’o u’o</em> (holothuries à mamelles blanches) en partenariat avec la DRM et l'Ifremer, les premiers résultats méritaient bien une visite officielle du gouvernement polynésien. Porté par le Pays justement, le projet s’appuie sur une convention de collaboration avec un investisseur polynésien, Auguste Buluc et sa société Tahiti Marine Products, sélectionnée après appel à projets. Le programme collaboratif intègre également l’Ifremer qui accueille le projet sur le centre de Vairao. <br />   <br />  C'est là que l'équipe de Tahiti Marine Products a lancé les premières pontes. <em>“On a eu beaucoup de difficultés au niveau de l'émission des gamètes, de l'élevage larvaire et de la nutrition qu'on a résolues petit à petit”,</em> reconnaît Laurent Burgy, directeur technique chez Tahiti Marine Products, recruté pour son expérience acquise en Nouvelle-Calédonie. <em>“Il a fallu trouver un espace adapté à cette espèce”.</em> Huit enclos de 200 mètres carrés ont été posés dans la baie de l'Ifremer, entre 15 et 32 mètres de fond, dans lequel les techniciens ont pu stocker 100 géniteurs. <em>“On a choisi les sites en fonction de la présence d'individus sauvages, ce qui nous a permis de déduire que ces endroits étaient appropriés à cette espèce”, </em>poursuit le directeur.
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     <div><b>Objectif : produire 100 000 rori en 2022</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/57733672-42736515.jpg?v=1626412997" alt="Economie bleue : Et si on misait sur l'élevage de rori ?" title="Economie bleue : Et si on misait sur l'élevage de rori ?" />
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      Malgré un taux de survie de seulement 0,3%, l'équipe de Tahiti Marine Products a obtenue sept pontes sur dix mois, dont les deux dernières ont permis de produire chacune plus de 15 000 juvéniles. Ces derniers ont été mis en nurserie avec succès au regard des taux de survie obtenus en bassins.&nbsp;<em>“L'objectif en 2022 sera d'en produire 100 000 et je pense qu'on sera capable de le faire”,</em>&nbsp;assure le directeur. Cette collaboration doit ainsi se poursuivre sur au moins deux années avec des essais de grossissement en pacage marin en lagon (appelé “sea ranching” en anglais ou l’ensemencement d’espèces d’aquaculture dans le milieu marin). <br />  Le choix de l'espèce n'a rien d'anodin.&nbsp;<em>“Elles sont faciles à manipuler parce qu'elles ne dégagent pas ce qu'on appelle le chewing-gum, on peut se permettre de les manipuler en écloseries et en grossissement sans avoir trop de problème”,</em>&nbsp;indique Laurent Burgy. <br />   <br />  Espèce convoitée, le rori présente bien entendu un intérêt économique : 10 à 15 000 Fcfp le kilo une fois séché. Protégé par la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (Cites), elle ne peut plus être exportée depuis août 2020.&nbsp;<em>“Ça va aussi nous permettre d'avoir une meilleure traçabilité”,</em>&nbsp;confie Auguste Buluc. Mais si l'animal est prisé pour sa chair, l'homme d'affaires a d'autres ambitions pour lui. &nbsp;Convaincu par le potentiel thérapeutique du rori, il souligne&nbsp;<em>“les applications prometteuses”&nbsp;</em>de l'animal<i>&nbsp;</i>du côté<i>&nbsp;</i>de la <i>"pharmaceutique et de la cosmétique".&nbsp;</i>C'est que l'homme d'affaires a lui-même subi une intervention lourde après une tumeur du pancréas. D'où son investissement personnel sur ce projet financé, en partie, à hauteur de 110 millions de Fcfp sur fonds propre.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les ambitions de "l'hôtellerie de santé"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/57733672-42736516.jpg?v=1626413053" alt="Economie bleue : Et si on misait sur l'élevage de rori ?" title="Economie bleue : Et si on misait sur l'élevage de rori ?" />
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      Mais d'autres investisseurs ont également montré leur intérêt pour l'holothurie. Notamment l'hôtellerie de santé. On imagine ainsi déjà un concept d'exploitation&nbsp;<em>“hôtelière en prévention de la santé”</em>&nbsp;avec une clientèle très haut de gamme qui serait prête à payer&nbsp;<em>“pour favoriser la nature dans lequel vit le rori”,&nbsp;</em>dans la mesure où celui-ci nettoie non seulement le lagon, mais qu'il peut aussi donner du collagène marin (compléments alimentaires pour la peau).&nbsp;<em>“Il serait par exemple intéressant de construire un laboratoire sur place pour extraire ces particularités et fabriquer un produit de Tahiti”,</em>&nbsp;glisse un investisseur. Pourquoi pas sortir un jour&nbsp;<em>“une crème cosmétique haut de gamme ?”</em>&nbsp;renchérit Auguste Buluc. <br />   <br />  Le gouvernement polynésien le sait et compte bien se positionner en leader sur le prochain forum Ocean Health.&nbsp;<em>“C'est de là que viendra notre salut demain”,</em>&nbsp;résume le vice-président, Tearii Alpha Te Moana.&nbsp;<em>“Aujourd'hui, on va chercher les produits de santé et de bien-être dans l'océan. La Polynésie est un bassin d'application et même nous on ne sait pas ce qu'on a dans notre lagon”</em>. Considéré comme la deuxième ressource marine derrière les thonidés en Océanie, le rori ambitionne de se faire une place de choix dans le paysage de l'économie bleue, avec l'installation très prometteuse d'une future écloserie. Objectif : proposer à l’export des produits développés en laboratoire sur la zone biomarine de Faratea. <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Economie-bleue-Et-si-on-misait-sur-l-elevage-de-rori_a202163.html" />
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  <entry>
   <title>Rangiroa et Hao futures capitales des Tuamotu-Gambier</title>
   <updated>2019-03-26T04:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Rangiroa-et-Hao-futures-capitales-des-Tuamotu-Gambier_a180187.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/31992180-29959650.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-26T04:34:00+01:00</published>
   <author><name>Désiré Teivao</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31992180-29959650.jpg?v=1553572469" alt="Rangiroa et Hao futures capitales des Tuamotu-Gambier" title="Rangiroa et Hao futures capitales des Tuamotu-Gambier" />
     </div>
     <div>
      <strong>PAPEETE, le 25 mars 2019 - Jean-Christophe Bouissou, ministre de l'aménagement du territoire, a présenté ce lundi aux élus des Tuamotu-Gambier le Projet d'aménagement et de développement durable (PADD) de leur archipel. Un document qui doit traduire la vision du gouvernement et des élus locaux en matière d’aménagement du territoire pour les vingt prochaines années. Il est ainsi prévu de faire de Rangiroa et de Hao, deux pôles majeurs du développement des Tuamotu et des Gambier.</strong> <br />   <br />  Rangiroa et Hao deux futures pôles majeurs des Tuamotu-Gambier. C'est ce qui ressortait des débats ce lundi lors de la présentation du Projet d'aménagement et de développement durable (PADD) de l'archipel prévu dans le cadre du Schéma d'aménagement général de la Polynésie française (SAGE). Ce schéma doit donner une vision stratégique d’aménagement et de développement des territoires du <em>fenua</em> pour les vingt prochaines années. <br />  &nbsp; <br />  Sachant que l'un des objectifs du SAGE est de <em>"favoriser un développement équilibré des cinq archipels fondé sur leurs spécificités, avec l’objectif d’inverser les flux migratoires. Les archipels éloignés deviennent attractifs et les activités locales s’y développent autour de véritables capitales d’archipel. Les liaisons interinsulaires sont développées et augmentent en conséquence. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/SAGE-Continuer-l-hyper-concentration-sur-Tahiti-ou-developper-l-ouverture-des-archipels_a175771.html" target="_blank"><u>Lire aussi &gt;&gt;&nbsp;</u></a> </em><a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/SAGE-Continuer-l-hyper-concentration-sur-Tahiti-ou-developper-l-ouverture-des-archipels_a175771.html" target="_blank"><u>SAGE : Continuer l'hyper concentration sur Tahiti ou développer l'ouverture des archipels ?</u></a>   <p class="Chapo"><o:p></o:p> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>TOURISME ET AQUACULTURE</b></div>
     <div>
      Pour l'archipel des Tuamotu-Gambier le PADD prévoit ainsi de mettre l'accent sur le développement de Rangiroa et de Hao autour de grands projets structurants. Jean-Christophe Bouissou, ministre en charge de l'aménagement du territoire, a ainsi confirmé que Rangiroa abritera prochainement l'aéroport de dégagement du territoire. En installant une telle infrastructure sur l'atoll, des économies seront réalisées sur les emports de carburant avion. Cet aéroport servira aussi de refuge aux avions des compagnies aériennes en cas de submersion de la piste de l'aéroport de Faa'a et de risque naturels en tout genre. <br />  &nbsp; <br />  En plus de son aspect pratique, cet aéroport permettra aussi de faire venir plus de touristes sur l'île en question. <em>"Par le biais de l'aéroport on sera amené à accueillir beaucoup plus de monde. Il faut donc penser à augmenter les capacités des hôtels et des pensions de famille. Avoir cet aéroport va nous permettre de développer à côté beaucoup d'activités",</em> s'est réjoui Félix Tetua, 1<sup>er</sup> adjoint au maire de la commune de Rangiroa. <br />  &nbsp; <br />  De son côté l'île de Hao, longtemps pressentie aussi pour accueillir l'aéroport de dégagement, compte désormais sur le projet de ferme aquacole portée par l'homme d'affaire chinois Wang Chen, pour rayonner au niveau du territoire. Et ce lundi Théodore Tuahine, maire de l'île, et Jean-Christophe Bouissou ont de nouveau affirmé leur foi en ce projet. <em>"J'ai eu un échange avec l'investisseur chinois qui m'a assuré que le projet verrait bien le jour en 2019", </em>s'est exclamé l'édile de Hao. En assurant néanmoins avoir d'autres projets dans les tiroirs en cas d'abandon du projet de la ferme aquacole (lire encadré).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>QUID DES PETITES ILES</b></div>
     <div>
      S'il a beaucoup été question du développement de Hao et de Rangiroa qu'en est-il des 15 autres communes de l'archipel des Tuamotu et des Gambier ? Du côté du Pays on nous assure que le développement et le rayonnement de Rangiroa et de Hao profitera aux îles alentours notamment au niveau de l'emploi. <br />  &nbsp; <br />  <em>"Si l'on veut profiter de ce développement il faut travailler sur les liaisons inter-îles que ça soit par voie aérienne ou maritime. Car ce qui pose problème c'est l'éclatement de notre archipel",</em> a insisté Raphaël Villant, maire de Puka Puka, petit atoll des Tuamotu du sud (167 habitants). <br />   <br />  Théodore Tuahine a par ailleurs invité les maires de ces petites îles à faire remonter leurs projets auprès des autorités du pays. Car comme l'a indiqué Jean-Christophe Bouissou, le projet d'aménagement et de développement durable n'est pas encore figé et peut être sujet encore à des modifications.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>INTERVIEW</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31992180-29959734.jpg?v=1553573362" alt="Rangiroa et Hao futures capitales des Tuamotu-Gambier" title="Rangiroa et Hao futures capitales des Tuamotu-Gambier" />
     </div>
     <div>
      <strong>Théodore Tuahine, maire de Hao</strong> <br />  <strong>"Il faut que les petites communes se fassent entendre"</strong> <br />   <br />  <strong>Vous aviez dit lors des débats que l'on parlait beaucoup de Hao et de Rangiroa et que vous regrettiez que les autres îles de l'archipel soient un peu oubliées…</strong> <br />  Si j'ai dit ça c'est parce que j'avais comme objectif lors de la dernière réunion du SAGE de développer chaque commune et chaque île. Il a beaucoup été question de Hao, Rangiroa, Fakarava, et Makemo. Les tavana de Puka Puka, Fangatau ont participé à cette réunion. Le ministre Bouissou, nous dit que rien n'est encore figé. Il faut que ces petites communes se fassent entendre et fassent remonter les projets qu'ils envisagent pour leur île. Je suis pour le développement des grandes et des petites communes. Je prends par exemple le projet de ferme aquacole sur Hao. Pourquoi ne pas lancer d'autres projets du même type sur les autres îles. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Vous croyez encore au projet de la ferme aquacole ? </strong> <br />  En tant que maire je dois y croire, d'autant plus quand il s'agit d'un tel projet qui pourrait s'avérer bénéfique pour ma population. Mais si la ferme aquacole ne voit pas le jour on pense à d'autre piste pour poursuivre notre développement de l'île. Même si ces projets n'apporteront pas autant de retombés que l'aquaculture. &nbsp;Mais en attendant on garde espoir pour la ferme aquacole. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Vous disiez avoir d'autres projets de développement, quels sont-ils ? </strong> <br />  Par exemple il y a de plus en plus de voiliers qui passent à Hao. C'est ce type de tourisme que l'on veut développer sur l'île. J'ai présenté déjà mes intentions et des idées au ministère de l'équipement, du tourisme et de la culture. Après à côté on peut développer tout un tas d'autres d'activités comme des locations de vélos, d'autres pourront se lancer dans l'artisanat, etc. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31992180-29959779.jpg?v=1553573363" alt="Rangiroa et Hao futures capitales des Tuamotu-Gambier" title="Rangiroa et Hao futures capitales des Tuamotu-Gambier" />
     </div>
     <div>
      <strong>Félix Tetua, 1<sup>er</sup> adjoint au maire de Rangiroa</strong> <br />  <strong>"L'aéroport de dégagement va nous permettre de développer beaucoup d'activités"</strong> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le gouvernement a affirmé qu'il souhaitait implanter à Rangiroa un aéroport de dégagement. Une nouvelle qui doit vous faire plaisir…</strong> <br />  Effectivement on est très content au niveau de l'équipe communal. Cet aéroport va apporter beaucoup de choses au niveau du développement de l'île. Par le biais de l'aéroport on se sera amené à accueillir beaucoup plus de monde. Il faut donc penser à augmenter les capacités des hôtels et des pensions de famille. Avoir cet aéroport va nous permettre de développer à côté beaucoup d'activités. Nous avons l'idée de mettre en place un troisième village à Rangiroa, en plus de Tiputa et de Avatoru, avec des hôtels, des pensions de famille et des écoles. On a également un projet de marina pour développer le secteur de la plaisance. En décembre 2018 le Pays a acheté un terrain de 8 hectares sur l'île. Les services compétents sont actuellement en train de travailler sur des plans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31992180-29959820.jpg?v=1553573364" alt="Rangiroa et Hao futures capitales des Tuamotu-Gambier" title="Rangiroa et Hao futures capitales des Tuamotu-Gambier" />
     </div>
     <div>
      <strong>Raphaël Villant, maire de Puka Puka</strong> <br />  <strong>"Si l'on veut profiter de ce développement il faut travailler sur les liaisons inter-îles"</strong> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Votre sentiment par rapport au PADD des Tuamotu Gambier qui a été présenté ? </strong> <br />  C'est la première fois que je participe à une réunion du SAGE. Je trouve les discussions très intéressantes. Après comme le ministre de l'aménagement l'a précisé on ne peut pas aborder les besoins spécifiques de chaque île. Ce sont les maires des Tuamotu qui doivent ensuite se rapprocher des autorités compétentes pour mettre en place des projets. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Est-ce-que le fait de développer Rangiroa et Hao va avoir un impact sur Puka Puka ? </strong> <br />  Je ne sais pas encore. Mais si l'on veut profiter de ce développement il faut travailler sur les liaisons inter-îles que ça soit par voie aérienne ou maritime. Aujourd'hui il n'y aucune liaison direct entre Puka Puka et ces deux îles. C'est aussi un frein pour attirer les visiteurs sur l'île parce que le billet aller-retour coûte extrêmement cher pour aller à Puka Puka. Aujourd'hui la principale ressource de Puka Puka c'est le coprah. Après ça serait bien aussi d'avoir à côté une autre activité pour palier à la cocoteraie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Zone bio-marine de Faratea : le début des productions prévu pour 2021</title>
   <updated>2019-03-22T02:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Zone-bio-marine-de-Faratea-le-debut-des-productions-prevu-pour-2021_a180095.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/31863846-29894538.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-22T01:00:00+01:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31863846-29894538.jpg?v=1553219917" alt="Zone bio-marine de Faratea : le début des productions prévu pour 2021" title="Zone bio-marine de Faratea : le début des productions prévu pour 2021" />
     </div>
     <div>
      <b>TAIARAPU EST, le 21 mars 2019. L’avis d'appel public à la concurrence pour la maîtrise d’œuvre du projet de création d’un lotissement destiné aux activités aquacoles et biomarines vient d’être publié. Les travaux de construction de la zone biomarine devraient commencer l’année prochaine.         <br />
       </b>       <br />
       Le conseil des ministres a approuvé en mai 2016 le lancement d’un projet d’aménagement d’une zone « bio-marine » destinée à accueillir des projets privés aquacoles et de valorisation des biotechnologies marines sur le site de Faratea. Près de trois ans plus tard, l’avis d'appel public à la concurrence pour la maîtrise d’œuvre du projet de création d’un lotissement destiné aux activités aquacoles et biomarines vient d’être publié.       <br />
              <br />
       Cette zone biomarine s’étend sur une surface de 33 hectares sur la commune de Taiarapu Est. 1,8 milliard de Fcfp a été prévu en autorisation de programme au budget. Le dossier mis à disposition des candidats répondant à l’avis d’appel public à la concurrence permet d’en savoir plus sur l’avancement du projet.        <br />
              <br />
       Le projet de zone biomarine consiste à mettre en place et organiser une zone d’aménagements aquacoles et d’activités associées. « De tels aménagements permettront de proposer aux utilisateurs de mutualiser certains investissements (prise d’eau de mer, traitement des eaux, émissaire, hangars, études d’impact, etc.) », indique le dossier. « Ces aménagements consisteront en la viabilisation des terrains (terrassement, alimentation en eau douce, électricité, téléphone, accès routier, clôtures) et l’aménagement des canalisations collectifs de pompage d’eau de mer, de traitement et d’émissaire de rejets d’eaux usées. »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/31863846-29895453.jpg?v=1553219917" alt="Zone bio-marine de Faratea : le début des productions prévu pour 2021" title="Zone bio-marine de Faratea : le début des productions prévu pour 2021" />
     </div>
     <div>
      Les projets sélectionnés pour le moment sont ceux d’Aquapac (Crevetticulture (Litopenaeus stylirostris), paraha peue et marava en cage), de Tahiti Marine Aquaculture (Bénitiers (Tridacna maxima, Tridacna squamosa) : écloserie et /ou grossissement, de Technival (Production d’aliments aquacoles comprenant l’élevage de larves d’insectes pour aliments aquacoles…), d’Aquapol (crevette  bleue  (Litopenaeus stylirostris)) et de Tahiti Tropical Fish (Bénitiers, poissons lagunaires, tilapias, crevettes, visites des installations, dégustation sur place). Un lot est toujours en cours de sélection.  Sur la zone biomarine, le chiffre d’affaires des entreprises sur la zone biomarine a été évalué à environ 1,8 milliard Fcfp, pour 65 emplois directs et 130 à 200 emplois indirects relevait l’an dernier la direction des Ressources marines.       <br />
       « A ce jour, les porteurs de projet n’ont pas signé de pré-bail avec le Pays », détaille le dossier. « Cela est prévu au moment de la dépose du permis de construire du lotissement avec le plan parcellaire et règlement d’urbanisme à l’appui. Le bail définitif sera signé en principe en fin des travaux à la conformité du lotissement. »        <br />
              <br />
       La gestion des structures communes de la zone biomarine sera confiée à une structure privée (groupement des locataires, entreprise privée) qui devra veiller au respect des consignes de l’Installation Classée Pour l’Environnement (ICPE) et appliquer les règles de fonctionnement du lotissement. L’établissement Tahiti Nui Aménagement et Développement (TNAD) a été chargé de préparer la maîtrise d’œuvre de ce vaste chantier. Il a ainsi réalisé le nettoyage du terrain afin de procéder aux sondages de sol, aux relevés topographiques, aux études géotechniques et autres études environnementales complémentaires.        <br />
              <br />
       Les entreprises intéressées par cette maîtrise d’œuvre devront faire leurs propositions pour la réalisation des études sur la courantologie, les études d’impact environnemental, les études géotechniques et hydrologiques…  Les dossiers devront être remis avant le 24 avril.       <br />
              <br />
       Dans ce dossier, on apprend que les travaux sont prévus pour démarrer au second semestre 2020. Les productions pourraient alors démarrer au second semestre 2021. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Zone-bio-marine-de-Faratea-le-debut-des-productions-prevu-pour-2021_a180095.html" />
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   <title>600 kg de crevettes bleues volés à Mitirapa</title>
   <updated>2019-02-20T05:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/600-kg-de-crevettes-bleues-voles-a-Mitirapa_a179289.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/30897109-29315764.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-02-20T03:37:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/30897109-29315764.jpg?v=1550636257" alt="600 kg de crevettes bleues volés à Mitirapa" title="600 kg de crevettes bleues volés à Mitirapa" />
     </div>
     <div>
      <b>TOAHOTU, le 19 février 2019 - Les faits se sont tenus il y a quelques semaines, dans la ferme que gère Toa Vivish. Quatre vols ont ainsi été commis sur ses deux sites d'élevage. Aujourd'hui, le jeune entrepreneur de 28 ans a investi dans du matériel de sécurité pour que ces vols cessent.</b>       <br />
              <br />
       En un mois, ce ne sont pas moins de 600 kilogrammes de crevettes bleues qui ont été volés à Mitirapa, dans la ferme de Toa Vivish.       <br />
              <br />
       Une perte conséquente qui représenterait environ deux mois de travail et deux mois de Smig pour deux personnes, et les larcins ont l'air bien rodés. &quot;<span style="font-style:italic">Les filets ont été relevés, puis attachés vers le haut pour concentrer les animaux, comme cela, ils peuvent les pêcher plus rapidement et facilement</span>&quot;, détaille Toa Vivish, aquaculteur. Une méthode qui est employée justement par Toa et son équipe. &quot;<span style="font-style:italic">C'est exactement la technique que nous employons pour récolter. Je n'accuse pas les pêcheurs, mais ceux de Papeari et de Toahotu sont juste en face. Donc, ils peuvent nous voir de chez eux. À mon avis, c'est quelqu'un qui a beaucoup observé notre façon de faire</span>&quot;, poursuit le jeune homme.       <br />
              <br />
       Du coup, pour se protéger, Toa a dû investir dans du matériel de sécurité, mais ce n'est pas tout. &quot;<span style="font-style:italic">On va accentuer notre surveillance, on va faire des rondes de nuit et on va installer un fare sur l'eau, où quelqu'un pourra dormir. On mettra également un système de sécurité et d'alarme</span>&quot;, précise l'aquaculteur.       <br />
              <br />
       Et mettre un gars sur place, représentera une charge supplémentaire pour Toa, &quot;<span style="font-style:italic">c'est douze heures de salaire en plus par jour et c'est aussi un investissement dans le matos de sécurité, en plus du carburant pour les rondes. C'est un investissement surtout moral, parce qu'il va falloir y aller, et pendant les pluies et la nuit, ça ne va pas être facile</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Mais Toa n'a pas le choix, s'il veut sauver son activité, il doit forcément passer par ces nouveaux investissements. &quot;<span style="font-style:italic">C'est vraiment dommage, parce que le citoyen polynésien était, pour moi, quelqu'un de souriant et d'accueillant. Là, j'ai l'impression que notre population change de plus en plus, on se rapproche de plus en plus des pays étrangers et ce n'est pas ce qu'on veut voir chez nous</span>&quot;, regrette-t-il.       <br />
              <br />
       Après six ans et demi d'activité intense, le moral du jeune entrepreneur a pris un coup. Mais pas question pour lui de baisser les bras, surtout que depuis le lancement de son activité, il a connu des douloureux épisodes. &quot;<span style="font-style:italic">On a connu des pertes d'élevage vis-à-vis des paramètres iso techniques. On a eu des intempéries, on a traversé plusieurs contre-faces de l'aquaculture. Donc, ce ne sont pas les vols qui vont nous arrêter, mais cela nous rend encore plus forts.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Jusqu'à l'année dernière, Toa produisait cinq tonnes de crevettes à l'année. &quot;<span style="font-style:italic">Mais là, nous sommes toujours en agrandissement et on espère produire 30 tonnes à l'année</span>&quot;, conclut le jeune aquaculteur.       <br />
              <br />
       Toa vend ses crevettes bleues aux particuliers uniquement. Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur ses tarifs, rendez-vous sur sa page facebook &quot;<a class="link" href="https://www.facebook.com/mitirapabluepearlshrimp/?epa=SEARCH_BOX&quot">Mitirapa Blue Pearl Shrimp</a>;.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Reportage vidéo en français</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/zuhsK4IL1Fc" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/600-kg-de-crevettes-bleues-voles-a-Mitirapa_a179289.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Ferme aquacole de Hao : 90% des emplois seront locaux</title>
   <updated>2018-05-31T02:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Ferme-aquacole-de-Hao-90-des-emplois-seront-locaux_a171958.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/22601803-25229799.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-05-30T03:55:00+02:00</published>
   <author><name>Marie Caroline Carrère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/22601803-25229799.jpg?v=1527650201" alt="Ferme aquacole de Hao : 90% des emplois seront locaux" title="Ferme aquacole de Hao : 90% des emplois seront locaux" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 29 mai 2018 -  M. Wang Cheng, président de Tahiti Nui Ocean Foods (TNOF) et toute son équipe se sont entretenus, mardi à la présidence, avec le président Edouard Fritch et plusieurs ministres sur l'avancement de la ferme aquacole de Hao.       <br />
       </b>       <br />
       Mardi matin, le président de Tahiti Nui Ocean Foods, M Wang Cheng et toute son équipe se sont entretenus avec le président du Pays, Édouard Fritch et une partie du gouvernement afin de faire le point sur l’avancement de la ferme aquacole de Hao, en présence de tous les responsables des services du Pays concernés par le projet.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Préserver l'environnement</b></div>
     <div>
       Wang Cheng a tenu à rappeler que le projet n’a pas été modifié depuis le début. Il a par ailleurs fait savoir que sa priorité reste bien ancrée sur un projet de développement durable inscrit dans la préservation de l’environnement. &quot;<span style="font-style:italic">Sur l'étude d'impact sur l'environnement, nous ne demandons pas de dérogation. Nous ne demandons pas d'être différents. Nous allons tout faire pour être dans la légalité et que le projet soit rassurant. </span>&quot;assure l'homme d'affaires chinois.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">La préservation de l'environnement est aussi son objectif puisqu'il souhaite se positionner sur un marché très haut de gamme. Nous ne sommes pas sur la volonté d'entrer sur de la consommation de masse. Il s'agit de produire du poisson de très haute qualité à un très haut prix. Pour cela, il souhaite décrocher le label ASC qui est l'équivalent de ce que nous voulons faire pour la pêche hauturière. Ce label comporte deux critères celui de la préservation absolue de l'environnement; préservation de la ressource; assurer le renouvellement, faire en forte qu'il n'y ai pas de pollution. Le second aspect est la dimension sociale. C'est à dire la prise en compte des populations locales et faire en sorte que le travail soit dirigé vers ces populations locales</span>&quot;, déclare le vice-président du Pays Teva Rohfritsch.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des techniciens étrangers pour la construction</b></div>
     <div>
       L'investisseur a tenu à réaffirmer qu’il s’inscrit bien dans les prescriptions édictées par le Pays et que les études menées par TNOF sont ouvertes aux services du Pays. Il a également rappelé qu'une convention signée avec le Pays assure qu'à terme 90% des emplois seront assurés par des Polynésiens. &quot;<span style="font-style:italic">Dans la phase de construction, nous allons faire venir une partie des techniciens de Chine ou d'autres pays, mais dans la phase d'exploitation, du projet, la grande majorité de la main d'œuvre sera polynésienne</span>.&quot;       <br />
              <br />
       Enfin, Wang Chen a annoncé qu’une nouvelle session de formation de jeunes techniciens Polynésiens serait prochainement ouverte à Shanghai. &quot;<span style="font-style:italic">Les dix étudiants polynésiens qui ont été formés à l'université de l'Océan à Shanghai vont bien intégrer un groupe de travail au sein de notre société. Nous allons lancer une deuxième édition de formation à l'université. Nous espérons en faire un projet de long terme. Ce sont ces étudiants polynésiens qui seront notre soutien technique de la société.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des avantages fiscaux</b></div>
     <div>
      Lors de la réunion, les techniciens du Pays ont fait un tour d’horizon des travaux déjà réalisés, notamment en ce qui concerne la digue de protection et la route de contournement, et de ceux qui restent à faire comme le déplacement de la centrale électrique EDT.         <br />
              <br />
       Par la suite, un exposé sur l’aspect du suivi environnemental du projet avec la réalisation notamment d’un « <span style="font-style:italic">point zéro</span> » sur la situation du lagon avant le début de l’activité qui servira de point de comparaison pour l’avenir, a été présenté.         <br />
              <br />
       Le projet bénéficiera d'avantages fiscaux, au même titre que les autres investisseurs. TNOF devra néanmoins s’acquitter des taxes communales. Pour bénéficier de ces avantages, l'investisseur s'est engagé sur exactement 31 934 867 000 francs d'investissements, ce qui le place largement au-dessus du seuil de 30 milliards et lui permet de créer une sorte de zone franche juste pour le projet.        <br />
              <br />
        Enfin, selon le président de Tahiti Nui Ocean Foods &quot;<span style="font-style:italic">il faut compter deux ans pour finir tous les travaux et à la fin de la troisième année nous pourrons commencer à exporter le poisson de la ferme aquacole de Hao</span>&quot;.         <br />
              <br />
               <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti</title>
   <updated>2017-06-14T02:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Agriculture-durable-l-aquaponie-fait-des-emules-a-Tahiti_a161832.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <published>2017-06-13T06:35:00+02:00</published>
   <author><name>Jacques Franc de Ferrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/14637465-20389271.jpg?v=1497332831" alt="Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti" title="Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti" />
     </div>
     <div>
      HITIA'A, le 12 juin 2017 - <b>Teanuanua a créé sa première ferme aquaponique à Tahiti il y a 5 ans, après de longues années d'études, d'essais et d'erreurs. Cette technique inspirée de la permaculture, de l'hydroponie et de l'aquaculture permet d'élever des poissons et de faire pousser des plantes sans engrais ni pesticides. Il partage désormais ses connaissances et techniques avec les agriculteurs et amateurs intéressés.</b>       <br />
              <br />
       Teanuanua est le spécialiste local de l'aquaponie, un mélange d'aquaculture et d'hydroponie. Après trois ans d'études de biologie en Australie, puis cinq ans pour apprendre sur le tas en créant ses premières installations aquaponiques, il a désormais toute une ferme opérationnelle et multiplie les installations chez les particuliers et les professionnels avec son entreprise Rima Ninamu.       <br />
              <br />
       Il partage également ses connaissances avec la prochaine génération. Justement, il vient de terminer une formation de cinq semaines, où 9 stagiaires ont acquis toutes les techniques de l'aquaponie. Ils ont assisté à l'évolution des culture, ont fait les semis, les transferts des plantes, assisté à toute la production en plein champ (agriculture bio) et en hors-sol (hydroponie)…       <br />
              <br />
       &gt;&gt; La page Facebook de <a class="link" href="https://www.facebook.com/Rimaninamu/">Rima Ninamu</a>       <br />
              <br />
       Ces stagiaires sont divisés entre les agriculteurs professionnels qui rêvent de reconversion, les aspirants agriculteurs qui veulent partir sur un bon pied et des particuliers bricoleurs à la main verte qui créent de petites installations artisanales. Tous sont d'accord sur une chose après avoir terminé : le chemin est semé d’embûches, mais il en vaut la peine. Car le système a un rendement particulièrement élevé tout en ne produisant que de la nourriture sans pesticide et sans engrais artificiels (on ne dit &quot;bio&quot; que pour de la culture en plein champ). Un agriculteur nous le confirme : &quot;l'aquaponie, c'est clairement une solution d'avenir.&quot;       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/14637465-20389272.jpg?v=1497332897" alt="Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti" title="Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/14637465-20389282.jpg?v=1497333250" alt="Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti" title="Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti" />
     </div>
     <div>
      <b>Teanuanua Teriipaia-Rentier       <br />
       &quot;Cette unité produit quarante salades à la semaine&quot;       <br />
              <br />
       Tu es le fondateur d'une entreprise spécialiste de l'aquaponie ?</b>       <br />
       L'entreprise s'appelle Rima Ninamu, la main bleue. Nous installons des unité aquaponiques construites sur mesure, prêtes à l'emploi. Nous faisons aussi de la formation. L'aquaponie c'est le mariage entre l'aquaculture, l'élevage de poissons, et la culture hors-sol, l'hydroponie. Une fois mariés ça fait un joli enfant qui s’appelle aquaponie !       <br />
              <br />
       <b>Nous sommes dans ton installation, tu peux nous la présenter ?</b>       <br />
       Là nous avons environ 320 poissons dans les deux bacs. On les nourrit quotidiennement avec des aliments riches en protéines. Il y a un filtre qui permet de capturer les éléments solides en suspension dans l'eau, puis il y a un filtre très important, un filtre biologique qui contient les bactéries responsables du cycle de l'azote. Elles convertissent l’ammoniaque toxique contenu dans les déchets de poissons en nitrites, et ces nitrites sont convertis en nitrates. Les plantes utilisent ces nitrates comme nourriture pour alimenter leur croissance. Toute l'eau filtrée alimente la culture hydroponique et le champ bio à côté, et la nourrit avec ces nutriments. On utilise aussi un lombri-compost. C'est une boite à compost où les lombrics se nourrissent de déchets verts, ce qui permet de créer un engrais naturel liquide appelé &quot;worm tea&quot; qui est riche en oligo-éléments, en potassium, en phosphore et encore en nitrates. Ça nourrit aussi les bactéries, c'est un des meilleurs engrais qui existe, et c'est gratuit ! Là il y a 160 salades alimentées par le double de poissons. Et en complément, on peut même manger nos poissons !       <br />
              <br />
       <b>Quel est l'intérêt de ce système par rapport à une culture dans le sol classique ?</b>       <br />
       L'intérêt c'est une plus grande productivité avec un rendement plus élevé. Là les salades poussent trois semaines en nurcerie et quatre semaines en croissance. Donc en sept semaines, les graines de salades sont devenues des salades prêtes à la vente. En conventionnel il faudrait 10 à 12 semaines selon les variétés, avec les pesticides et engrais chimiques qui vont avec. Cette unité-là produit à peu près quarante salades à la semaine.       <br />
              <br />
       <b>Combien ça coûte de créer une installation aquaponique ?</b>       <br />
       Une unité varie de 90 000 francs pour une petite installation prête à l'emploi, et jusqu'à plusieurs centaines de milliers de francs, ça dépend de l'objectif de production. On dimensionne avec le nombre de légumes que tu veux par semaines.       <br />
              <br />
       <b>Comment gérez-vous les ravageurs et les maladies sans pesticides ?</b>       <br />
       Pour les ravageurs on utilise essentiellement du savon soir et de l'huile essentielle d'oranges douces. Après, on varie les cultures pour éviter une densité importante d'une même culture, ça évite d'attirer des grosses populations de ravageurs. C'est une approche plus &quot;permaculture&quot; de la gestion des ravageurs, parce que l'aquaponie c'est de la permaculture, on utilise des acteurs vivants pour faire pousser les plantes. Les bonnes bactéries utilisées pour le cycle de l'azote aident aussi à lutter contre les bactéries pathogènes qui attaquent les plantes. En utilisant ces bactéries on crée un système plus stable, et il y a moins de place pour les mauvaises bactéries.       <br />
              <br />
       <b>Il y a aussi un champ bio ici.</b>       <br />
       Effectivement, là on fait du plein champ qu'on arrose avec l'eau des poissons et le lombri-compost. Il n'y a aucun engrais ou pesticides chimiques. On a là aussi l'approche permaculture, avec des plate-bandes florales pour recruter ou éloigner les insectes. Le mot-clé c'est &quot;diversité&quot;, on alterne les cultures, par exemple on ne met pas que des tomates, là il y a aussi des poivrons, du choux, des oignons blancs, des courgettes des aubergines, du basilique… Ça créer un système plus stable, qui n'attire pas de grandes populations d'un seul type de ravageur. Il y a une vraie complémentarité entre tous ces acteurs vivants. Là par exemple pour lutter contre l'aleurode, qui ravage les tomates, on utilise des œillets d'Inde, ces petites fleurs oranges.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/14637465-20389287.jpg?v=1497333250" alt="Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti" title="Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti" />
     </div>
     <div>
      <b>Ken Lin, agriculteur à Taravao       <br />
       &quot;Je pense que d'ici quelques années il n'y aura plus d'agriculture conventionnelle&quot;       <br />
       Pourquoi participer à cette formation sur l'aquaponie ? </b>       <br />
       Je travaille dans la ferme familiale, c'est de l'agriculture conventionnelle. Aujourd'hui j'aimerai me tourner vers quelque chose de beaucoup plus propre. Les gens font beaucoup plus attention à ce qu'ils mangent, la demande augmente pour l'agriculture biologique ou raisonnée… Alors autant commencer à changer dès maintenant. En plus de ça, nous voulons aussi faire plus attention à nous, à nos travailleurs qui traitent. On essaie de les protéger au maximum, les former aux dosages. Mais ce sera plus simple sans aucun pesticide…       <br />
              <br />
       <b>Est-ce que ces connaissances sur l'aquaponie vont être rentabilisées  ?</b>       <br />
       Et bien, avec l'aquaponie, mais aussi avec l'agriculture bio et la permaculture, on est sur une meilleure gestion du travail, la production et les prix de vente sont plus élevées. Et bien sûr on fera des économies sur les produits de traitement, parce qu'on n'en utilisera plus, ou alors ce seront des produits certifiés bio utilisés au cas par cas.       <br />
              <br />
       <b>Tu crois que ce sera la meilleure solution au long terme ?</b>       <br />
       Je pense que d'ici quelques années il n'y aura plus d'agriculture conventionnelle, c'est presque sur. Mais je pense qu'il faudra au moins cinq à dix ans pour convertir une exploitation comme la notre à ces nouvelles techniques, donc je préfère commencer jeune. Là j'ai 22 ans, mais j'espère que d'ici ma trentaine j'aurai réussi et j'aurai quelque chose de mieux pour l'avenir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/14637465-20389331.jpg?v=1497333217" alt="Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti" title="Agriculture durable :  l'aquaponie fait des émules à Tahiti" />
     </div>
     <div>
      Remarque : L'aquaponie ne doit pas être confondue avec l'aqua-poney, <a class="link" href="http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/14658-dingueca-poney-etait.html">un sport récemment créé en France.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Agriculture-durable-l-aquaponie-fait-des-emules-a-Tahiti_a161832.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un schéma directeur de l’aquaculture attendu dans un an</title>
   <updated>2017-03-07T00:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Un-schema-directeur-de-l-aquaculture-attendu-dans-un-an_a158573.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <published>2017-03-07T00:11:00+01:00</published>
   <author><name>D'après un communiqué</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11317495-18850636.jpg?v=1488842343" alt="Un schéma directeur de l’aquaculture attendu dans un an" title="Un schéma directeur de l’aquaculture attendu dans un an" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 6 mars 2017. Le Pays lancera prochainement une consultation pour l’élaboration du schéma directeur  de l’aquaculture de Polynésie française dont le coût sera co-financé par l’Agence  Française de Développement (AFD). </b>       <br />
              <br />
       Le schéma devra être mis en place avec le concours  de toutes les parties prenantes du secteur aquacole polynésien.  Dans le but de rédiger les termes de référence de l’étude, l’AFD apporte son appui au  Pays et a missionné un expert en pêche et en aquaculture qui a effectué un séjour de 15  jours afin de rencontrer un maximum d’acteurs de la filière. Le ministre du  Développement des Ressources primaires, des affaires foncières et de la valorisation du  domaine, Tearii Alpha, a rencontré, vendredi après-midi, dans l'ancienne salle du  gouvernement, le directeur de l’AFD, Thierry Paulais accompagné de l’expert François  Henry et de Pauline Baumgartner, pour faire un point sur l’avancement de ce dossier.         <br />
              <br />
       Une restitution des premiers éléments récoltés par l’expert a été organisée auprès d’une  assemblée d’une quarantaine de personnes rencontrées lors de sa mission. Des  explications sur les objectifs et la méthode d’élaboration du schéma directeur de  l’aquaculture polynésienne ont été données. La présentation a ensuite porté sur les  potentialités des différentes filières, par espèce, avec aussi une première appréciation de  leur intérêt en termes de développement pour le Pays et leur faisabilité technico-  économique.         <br />
              <br />
       Les modalités d’accompagnement du développement de ces filières en termes de  renforcement des compétences publiques et privées, de gouvernance, telles que les  mesures de biosécurité, de professionnalisation des acteurs privés, de gestion intégrée  des espaces maritimes mais aussi de précautions environnementales ont été abordées.  Ce schéma intégrera les filières existantes et celles en projet, bien sûr le projet aquacole  de Hao ainsi que celui de la zone Biomarine de Faratea. Il s’inscrit dans un  développement durable du secteur aquacole polynésien et devra permettre de  déterminer les priorités et de donner une meilleure visibilité aux différents acteurs et  aux différentes parties prenantes y compris les bailleurs de fonds et investisseurs.         <br />
              <br />
       Une première version des termes de références de l’étude sera soumise au Pays à la fin  du mois d’avril, avec une consultation des parties prenantes jusqu’en fin juin, avant de  lancer, avec l’AFD, un appel d’offres en juillet. Le début des travaux d’élaboration devrait  être effectif courant octobre 2017 pour un résultat attendu à la fin du premier trimestre  2018.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Un-schema-directeur-de-l-aquaculture-attendu-dans-un-an_a158573.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>10 jeunes formés pendant 7 mois à Shanghai</title>
   <updated>2016-09-10T01:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/10-jeunes-formes-pendant-7-mois-a-Shanghai_a152678.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10183507-16607072.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-09-10T01:46:00+02:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10183507-16607072.jpg?v=1473469329" alt="10 jeunes formés pendant 7 mois à Shanghai" title="10 jeunes formés pendant 7 mois à Shanghai" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 9 septembre 2016. Le 26 septembre, dix jeunes Polynésiens commenceront leur formation aquacole à l'Université de Shanghai. Leur formation est financée par le Pays et Tahiti Nui Ocean Food.  Ils seront de retour le 17 avril 2017. </b>       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       &quot;C'est très différent&quot;,</span> prévient Hinano Guerin, docteure qualifiée en Langue et civilisation chinoises et docteure en sociologie. Face à elles, les dix jeunes Polynésiens qui partiront se former à l'aquaculture à Shanghai. &quot;<span style="font-style:italic">Là-bas, une petite ville,  c'est 10 millions d'habitants…&quot; </span>       <br />
       Le ministre de la Relance économique et de l’économie bleue, Teva Rohfritsch, la  ministre du Travail, Tea Frogier, ont reçu vendredi les dix lauréats de la  formation de technicien aquacole à l’Université de l’Océan de Shanghai.        <br />
       Leur départ est prévu le 23 septembre pour sept mois de formation. Pour s'y préparer ces futurs étudiants ont eu le droit à une présentation succincte de l’histoire de la République Populaire de Chine, des règles de bienséance et des détails sur l’Université de l’Océan de Shanghai et les formalités administratives, financières et logistiques liées à leur future formation. Hinano Guerin a ainsi donné quelques conseils sur la conduite à tenir face aux Chinois : <span style="font-style:italic">&quot;Sachez que les Chinois ne disent jamais non : n n'est pas radical et frontal avec quelqu'un sinon c'est comme si on lui faisait perdre la face&quot;. </span>       <br />
       Expliquant également la politique de l'enfant unique de Chine, elle a rappelé aux Polynésiens la &quot;pression&quot; qui pesait sur les étudiants chinois qu'ils seraient amenés à côtoyer.        <br />
       Cette différence culturelle et les sept mois de formation ne font pas peur aux dix jeunes sélectionnés. Ils auront d'abord quatre mois de formation théorique avant d'avoir trois mois de formation pratique en entreprise. L'objectif est qu'ils &quot;maîtrisent les théories technologiques d'aquaculture en mer&quot; et qu'ils sachent utiliser les <span style="font-style:italic">&quot;appareils et équipements spécifiques qui seront mis en œuvre à Hao&quot;. &quot;C'est une formation taillée sur mesure</span>&quot; leur a-t-il été rappelé vendredi matin.        <br />
              <br />
       <b>UNE ENVELOPPE DE 8.2 MILLIONS DU PAYS</b>       <br />
       Le Pays consacre une enveloppe de 8.2 millions Fcfp pour cette formation pour le transport et les indemnités qui seront versées aux étudiants par l'intermédiaire du Sefi (70 000 Fcfp pour les moins de 25 ans et 82 000 Fcfp pour les plus de 25 ans par mois).        <br />
       Une délégation du Pays accompagnera les étudiants en Chine. &quot;<span style="font-style:italic"> Je les accompagne pour veiller à leur bonne installation car c'est la première promotion qui s'installe mais aussi identifier d'éventuels points à améliorer pour les prochaines promotions&quot;</span>, explique le ministre de l'Economie bleue Teva Rohfritsch. L'enjeu est important pour cette promotion.<span style="font-style:italic"> &quot;Le succès de votre formation déterminera la part que Tahiti Nui Ocean Food accordera aux Polynésiens parmi ces cadres&quot;</span>, n'a-t-il pas manqué de rappeler aux dix futurs spécialistes de l'aquaculture.        <br />
       Le ministre part à Shanghai aussi pour lever des interrogations : <span style="font-style:italic">&quot;Nous parlerons avec Wang Chen (président de Tian Rui International) des détails de la partie chantier. L'objectif est de préparer notre tissu économique. C'est Wang Chen qui fera les choix c'est lui l'investisseur. Mais nous souhaitons planifier le déroulement des travaux dans le temps et informer les entreprises locales&quot;. </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;En tant que ministre de l'Economie bleue, je parlerai de la technique pour préciser les circuits économiques et techniques aquacoles : quelle  sera la politique de recrutement pour l'exploitation, les fiches emplois, les fiches métier pour préparer la main d'œuvre polynésienne et voir comment seront décrits les circuits avec les fermiers polynésiens qui feront du grossissement en cage, quelles vont être les conditions d'achat et de revente des alevins&quot;</span>       <br />
       La ferme aquacole va compter à terme un effectif global de 495 employés, annonce la présidence. Le Pays souhaite qu'une priorité à  l’embauche soit réservée aux demandeurs d’emploi polynésiens, en particulier ceux de  Hao et des Tuamotu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Heimanu Estall, 27 ans : "Depuis le départ, je suis ce projet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10183507-16607073.jpg?v=1473468878" alt="10 jeunes formés pendant 7 mois à Shanghai" title="10 jeunes formés pendant 7 mois à Shanghai" />
     </div>
     <div>
      <b>Début août, un appel à candidatures pour le recrutement de dix personnes appelées à exercer en qualité de technicien aquacole à Hao a été lancé. Pourquoi avez-vous postulé ? </b>       <br />
       &quot;Depuis le départ, je suis ce projet de ferme aquacole. C'est ce qui m'a motivé à faire des études en métropole dans le domaine aquacole.&quot;        <br />
              <br />
       <b>Cela ne vous fait pas peur d'aller travailler à Hao ?</b>       <br />
       &quot;Non, moi je suis originaire des Tuamotu, de Rangiroa. Je connais la vie des Tuamotu. Cela ne me fait pas peur d'aller à Hao pour ce projet.&quot;        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mahanatea Garbutt, 24 ans : "L'aquaculture est une passion"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10183507-16607075.jpg?v=1473468913" alt="10 jeunes formés pendant 7 mois à Shanghai" title="10 jeunes formés pendant 7 mois à Shanghai" />
     </div>
     <div>
      <b>Pourquoi avez-vous postulé ?</b>       <br />
       &quot;L'aquaculture c'est une passion pour moi. Depuis toute petite, la biologie marine et la mer m'attirent. J'ai fait un stage à l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), ce qui a confirmé mon intérêt pour l'aquaculture. Dès le début, j'ai orienté mes études vers ce domaine. Cet appel à candidatures pour cette formation était vraiment une opportunité pour moi. Etudier à Shanghai est une grande chance. La Chine est très développée en matière d'aquaculture. C'est aussi une opportunité de travailler pour le Pays. J'ai étudié la biologie marine en Nouvelle-Zélande.        <br />
       .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les candidats sélectionnés</b></div>
     <div>
      - Mahanatea Rarahu Kathleen Garbutt       <br />
       -    Jonathan Liou       <br />
       -    Mahinatea Gatien       <br />
       -    Ohu Taputira Rua       <br />
       -    Teva Jason Henry       <br />
       -    Tuhiti Sanford       <br />
       -    Heimanu Estall       <br />
       -    Nirmala Grand-Pittman       <br />
       -    Farah Deen       <br />
       -    Matoarii Teore       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Zone bio-marine de Faratea : le projet taillé sur mesure pour les professionnels</title>
   <updated>2016-09-08T05:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Zone-bio-marine-de-Faratea-le-projet-taille-sur-mesure-pour-les-professionnels_a152622.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10172191-16583664.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-09-08T05:49:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10172191-16583664.jpg?v=1473310811" alt="Zone bio-marine de Faratea : le projet taillé sur mesure pour les professionnels" title="Zone bio-marine de Faratea : le projet taillé sur mesure pour les professionnels" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 07/09/2016 - Mutualiser les moyens, c'est le souhait du gouvernement en termes d'aquaculture. Le ministre de l'économie bleue, Teva Rohfritsch a rencontré ce mercredi après-midi les aquaculteurs afin de discuter ensemble des projets qui pourraient être mis en place sur le site de Faratea, à Taravao. L'idée est de définir les équipements à mettre en place. Les professionnels devront donc proposer leurs projets. Ils se reverront dans trois mois pour définir le cahier des charges.</b>       <br />
              <br />
       Fini l'imposition de projets en termes aquacole, le gouvernement a décidé de donner la parole aux professionnels afin de définir ensemble les différents projets qui pourront être mis en place sur la zone bio-marine de Faratea. Une rencontre a eu lieu ce mercredi après-midi entre le ministre de l'économie bleue, Teva Rohfritsch et les aquaculteurs.       <br />
              <br />
       L'idée est de les écouter et de les impliquer dans l'aménagement de cette future zone bio-marine. &quot;<span style="font-style:italic">Je souhaite que dès ce mois-ci les porteurs de projets aillent voir la Direction des ressources marines pour parler de leur projet car chacun veut certainement garder la primauté de son projet</span>&quot;, explique Teva Rohfritsch.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">La somme de tous ces projets nous permettra de définir des équipements communs à mettre en place : une station de pompage de l'eau de mer, les réseaux électriques, le traitement des eaux usées et surtout la taille des exploitations. Certains auront besoin d'un hectare, d'autres de 10 hectares. On a besoin de quantifier tout ça avec eux. Ensuite, il y aura un appel à projets.</span>&quot;        <br />
              <br />
       Dans trois mois, ils se retrouveront afin de définir le cahier des charges. &quot;<span style="font-style:italic">Si on arrive à être tous d'accord et que ça répond aux besoins des professionnels, on lancera l'appel à projets ensuite. Je pense démarrer cette zone en 2017.</span>&quot;       <br />
              <br />
       <b>UNE MANIÈRE INTÉRESSANTE DE TRAVAILLER POUR LES PORTEURS DE PROJETS</b>       <br />
              <br />
       C'est la première fois, que des professionnels participent avec le pays à l'élaboration de projets. Une idée bien accueillie par l'ensemble des aquaculteurs. &quot;<span style="font-style:italic">Ce sont les porteurs de projet qui vont solutionner et c'est le ministère qui décidera où s'aligner. Je pense qu'ils veulent avant tout des acteurs qui peuvent avoir des projets rapidement et qui maitrisent le sujet. Pour nous, l'aquaculture, on y est depuis plus de 25 ans, donc on pourrait effectivement s'y mettre</span>&quot;, lance Georges Siu, de la ferme Aquapac.       <br />
              <br />
       Avec deux fermes de crevetticulture à la Presqu'île, Georges Siu estime que cette future zone bio-marine devrait répondre aux attentes, mais, &quot;<span style="font-style:italic">il y a les conditions qu'il faut mettre en place et il reste encore des risques, notamment biologiques. Aujourd'hui, nous avons des maladies qui peuvent créer des difficultés pour les fermes. Donc, il y a ce risque qui est permanent avec l'introduction des virus, parce qu'on continue à faire venir des crevettes marinées crues. Et lorsque les gens n'ont en pas besoin, ils peuvent les utiliser en appât, les remettre dans l'eau et contaminer toute la filière crevetticole. Donc c'est un risque</span>&quot;, prévient-il.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">On veille aussi à ce qu'on ne vienne pas introduire des espèces invasives. Qu'on ne vienne pas remettre en cause la faune polynésienne et qu'on se protège autant que possible de la venue de virus extérieurs</span>&quot;, lui répond le ministre de l'économie bleue.        <br />
              <br />
       Mais Teva Rohfritsch assure que tous les problèmes ne seront pas résolus en un seul claquement de doigt. Pour lui, Faratea sera plutôt &quot;<span style="font-style:italic">une mise à disposition de foncier. Après, il y a tout un pan qui est assez exhaustif de protection de nos espèces. C'est pour ça qu'il faut passer par des systèmes d'installations classés. C'est ce qui est appliqué à Hao et qui le sera aussi à Faratea.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Et le foncier, serait la demande principale des professionnels, comme nous l'explique Georges Siu : &quot;<span style="font-style:italic">On va bientôt arriver à saturation et le marché nécessite plus de crevettes, et c'est un secteur qui nécessite une certaine taille. Ça reste encore une activité unique en termes de rentabilité, donc il nous faudrait passer à une taille un peu plus grande pour pouvoir atteindre une économie d'échelle.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Aquapac produit chaque année 80 tonnes de crevettes, consommées localement. Si leur crainte est de trouver les dispositifs adéquats pour éviter d'infecter nos espèces marines. Ces professionnels veulent néanmoins trouver les moyens nécessaires pour rentabiliser leur activité : &quot;<span style="font-style:italic">Aujourd'hui, pour faire de l'aquaculture, il faut de la terre. On est sur des bassins sur terre et nous n'avons pas beaucoup de terres près de l'eau. On ne peut pas être trop loin, parce qu'il faut pomper de l'eau de mer et c'est un coût élevé. Donc c'est beaucoup de coûts d'investissements, de personnel et d'électricité, parce qu'on pompe l'eau en permanence, en grosse capacité. On aère les bassins, donc cela représente un coût élevé. Il y a les aliments, c'est plus de 30 % au niveau du coût, avec l'alimentation et l'électricité.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Et même si les 30 hectares qui seront mis à la disposition des aquaculteurs, seront à louer. Le pays opterait pour un lotissement aquacole, en fournissant les équipements communs. &quot;<span style="font-style:italic">L'avantage est de baisser ces charges récurrentes, et sur le plan technique aquacole, on va créer un peu notre Silicon Valley de l'aquaculture, c'est-à-dire des échanges de techniques. Et je suis sûre que de cet échange entre les aquaculteurs, qui pour l'instant sont très morcelés, vont naitre de nouveaux projets. On envisage aussi de laisser une petite zone pour la recherche et développement, c'est-à-dire que les gens qui viennent et qui te disent : j'ai une idée et j'ai besoin d'un site pilote, mais je ne sais pas si je peux en faire un projet gérable. Et si vous permettez de tester mon idée sur 4 000 m3, et que, derrière je peux créer mon entreprise, eh bien, on va réserver une partie aussi pour ça</span>&quot;, conclut le ministre.       <br />
              <br />
       Continuer à produire des produits sains tout en préservant l'environnement, reste tout de même la priorité aussi bien du pays que des professionnels.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10172191-16583672.jpg?v=1473310863" alt="Zone bio-marine de Faratea : le projet taillé sur mesure pour les professionnels" title="Zone bio-marine de Faratea : le projet taillé sur mesure pour les professionnels" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Zone-bio-marine-de-Faratea-le-projet-taille-sur-mesure-pour-les-professionnels_a152622.html" />
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  <entry>
   <title>Nouvelles concessions maritimes accordées à Tahiti Nui Ocean Foods</title>
   <updated>2016-08-25T03:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Nouvelles-concessions-maritimes-accordees-a-Tahiti-Nui-Ocean-Foods_a152159.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10093622-16426661.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-08-25T03:35:00+02:00</published>
   <author><name>D'après un communiqué de la présidence</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10093622-16426661.jpg?v=1472093022" alt="Nouvelles concessions maritimes accordées à Tahiti Nui Ocean Foods" title="Nouvelles concessions maritimes accordées à Tahiti Nui Ocean Foods" />
     </div>
     <div>
      <b>HAO, le 24 août 2016. Après avoir obtenu des autorisations du Pays pour l’occupation de divers emplacements du domaine public maritime à Hao, pour la phase chantier, la société Tahiti Nui Ocean Foods (TNOF) a sollicité une emprise du domaine public océanique pour une superficie de 400 mètres carrés sur une longueur de 400 mètres pour le rejet, par un émissaire, des eaux usées de la station d’épuration et de la saumure issues de la station d’osmoseurs. </b>       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       &quot;La nouvelle autorisation porte sur le rejet, dans cet émissaire, des eaux issues de l’écloserie et des bassins extérieurs d’élevage, ainsi que le rejet des eaux issues de l’usine de fabrication d’aliments, de l’usine de conditionnement du poisson, du centre de recherche et des autres bâtiments techniques présents sur le site, qui doivent être traitées préalablement dans la station d’épuration&quot;</span>, indique un communiqué de la présidence.       <br />
              <br />
       Parallèlement à cette autorisation du conseil des ministres, le ministre en charge de l’Economie bleue va accorder également une concession maritime de 840 m² pour le captage d’eau de mer pour les besoins de l’exploitation aquacole de TNOF. Une zone de sécurité sera envisagée autour des émissaires de rejet et de captage d’eau de mer, en concertation entre les services compétents, la population et la commune, afin de prévenir tout risque d’accident. Une campagne d’information sur la réglementation applicable dans cette zone, complétée par des panneaux de signalisation implantés à terre, proches des émissaires, sera également mise en place.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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