“Je suis venue à cette rencontre avec beaucoup de curiosité et d’intérêt”, confie une porteuse de projet (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 4 juin 2026 - Une vingtaine de cheffes d’entreprise et porteuses de projet ont participé ce jeudi matin à une rencontre organisée par la commune de Teva i Uta et l’Adie dans le cadre de la semaine de l’entrepreneuriat au féminin. Elles ont pu échanger sur leurs ambitions et leurs difficultés avec des perspectives de formation à la clé.
Pain, croissants et café, ce jeudi matin sous le fare pōte’e de la mairie de Mataiea, une vingtaine de femmes se sont réunies autour d’un petit déjeuner dédié aux actuelles et futures cheffes d’entreprise. Impulsée par la commune et l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) dans le cadre de la semaine de l’entrepreneuriat au féminin, cette rencontre a permis de parler du nerf de la guerre, le financement, mais pas uniquement, avec des participantes aux âges et parcours variés.
Élisabeth, qui termine prochainement sa mission de volontaire en service civique, souhaite rester active et se prépare déjà pour la suite : “J’ai envie de me lancer dans la création de bijoux et la vente de desserts. Je suis venue parler de mon projet pour voir ce qui est faisable et prendre des conseils, en sachant que j’aimerais pouvoir m’y mettre avant le mois d’août”.
Pain, croissants et café, ce jeudi matin sous le fare pōte’e de la mairie de Mataiea, une vingtaine de femmes se sont réunies autour d’un petit déjeuner dédié aux actuelles et futures cheffes d’entreprise. Impulsée par la commune et l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) dans le cadre de la semaine de l’entrepreneuriat au féminin, cette rencontre a permis de parler du nerf de la guerre, le financement, mais pas uniquement, avec des participantes aux âges et parcours variés.
Élisabeth, qui termine prochainement sa mission de volontaire en service civique, souhaite rester active et se prépare déjà pour la suite : “J’ai envie de me lancer dans la création de bijoux et la vente de desserts. Je suis venue parler de mon projet pour voir ce qui est faisable et prendre des conseils, en sachant que j’aimerais pouvoir m’y mettre avant le mois d’août”.
Échanger et se former
Si les porteuses de projet étaient plus nombreuses, quelques entrepreneures expérimentées se sont jointes à l’initiative, comme Rautea, agricultrice, importatrice et formatrice. “Ça fait 16 ans que je suis dans l’entrepreneuriat, donc je suis venue partager mon expérience, mais aussi continuer à m’informer. Je suis pour l’émancipation des femmes : je crois que je vais monter une association pour aider les femmes à se lancer et à avoir confiance en elles. La peur vient souvent d’un manque d’information par rapport aux différentes formalités”, analyse-t-elle.
Plusieurs élus étaient mobilisés, dont Hereani Tuariihionoa, qui a la particularité d’être à la fois conseillère municipale et entrepreneure. “J’ai travaillé en tant que fonctionnaire dans le domaine de la condition féminine. J’ai été restauratrice en ville et aujourd’hui, je suis traiteur. Je connais toutes les difficultés qu’on peut rencontrer et j’ai pour projet de soutenir les femmes de la commune qui veulent vendre des plats cuisinés, mais qui n’ont pas de lieu adapté. L’idée, ce serait d’aménager des containers en laboratoire communautaire.”
Cette première rencontre conviviale devrait donner lieu à d’autres temps d’échange plus concrets. “Aujourd’hui, l’objectif, c’était de pouvoir entendre ces femmes et de savoir quels sont leurs besoins pour pouvoir mettre en place un plan d’actions”, explique Célina Poroi, conseillère de l’Adie à la Presqu’île. “On ne propose pas que du financement en micro-crédit, on fait aussi de l’accompagnement personnalisé. C’est le cas avec la formation ‘Je deviens entrepreneur’ qui dure trois jours et qui est gratuite, qu’on a déjà déployée dans d’autres communes et dans les îles. On peut aussi partir sur des modules de formation sur une matinée en ciblant certains sujets pour les aider à monter leurs projets et à faire en sorte qu’ils puissent durer dans le temps”. Une première formation en petit comité devrait être programmée prochainement.
Élisa, future entrepreneure : “J’y pense depuis six ans”
“Pour se lancer, on a généralement besoin de matériel. Dans mon cas, j’ai besoin d’une voiture, car je souhaite proposer des massages et soins énergétiques à domicile sur toute la Presqu’île. Ce projet, ça fait six ans que j’y pense ! À la base, je suis auxiliaire de vie, mais aujourd’hui, j’ai envie de travailler pour moi suite à une formation. Je suis venue à cette rencontre avec beaucoup de curiosité et d’intérêt. C’est beau de voir autant de femmes qui cherchent à construire leur avenir. Le monde de l’entrepreneuriat est vaste et souvent solitaire, donc c’est aussi l’occasion d’échanger sur nos parcours.”