Tahiti, le 28 janvier 2026 - Le Sénat a rejeté, ce mercredi, l’ensemble de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, par 181 voix contre 122. Un vote qui marque un coup d’arrêt au texte adopté en première lecture par l’Assemblée nationale et renvoie le débat à une nouvelle étape parlementaire. En Polynésie française, les positions contrastées des deux sénateurs, Lana Tetuanui et Teva Rohfritsch, illustrent les tensions entre débat national et réalités culturelles locales.
Le débat sur la fin de vie s’est heurté au mur du Sénat. Après avoir profondément remanié la proposition de loi, les sénateurs ont finalement rejeté l’ensemble du texte, vidant de sa substance la réforme voulue par l’Assemblée nationale et repoussant toute évolution législative sur ce sujet hautement sensible.
Le texte initial visait à créer un droit strictement encadré à l’aide à mourir pour des patients atteints de maladies graves et incurables, en complément des soins palliatifs. Mais au Sénat, la majorité a exprimé de fortes réserves éthiques et juridiques, jugeant le dispositif insuffisamment protecteur ou prématuré. Plusieurs amendements ont ainsi restreint son champ d’application, au point de susciter l’opposition d’une partie des sénateurs pourtant favorables à une évolution du droit.
Dans ce contexte, nos deux sénateurs polynésiens ont affiché des positions contrastées, révélatrices des sensibilités qui traversent également la société locale sur la question de la fin de vie. Lana Tetuanui, membre du groupe Union centriste, a voté en faveur de la proposition de loi, tandis que Teva Rohfritsch, sénateur du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI), s’y est opposé.
Ce contraste tient à des approches différentes du débat. Lana Tetuanui s’est positionnée comme un relais des interrogations polynésiennes au Sénat. Favorable à l’ouverture d’un droit à l’aide à mourir au niveau national, elle a toutefois insisté sur la nécessité de ne pas appliquer automatiquement ce dispositif à la Polynésie française, sans débat préalable au sein de la société locale.
Deux votes, une même question de fond
La sénatrice a ainsi défendu un amendement visant à exclure temporairement la collectivité du champ d’application de la loi, au nom des “spécificités culturelles, spirituelles et religieuses” du Fenua, une position en cohérence avec la résolution adoptée par l’assemblée de la Polynésie française appelant à l’ouverture d’un débat local sur la fin de vie.
Sur ce point, les deux sénateurs se rejoignent, malgré leurs votes divergents. Teva Rohfritsch, qui avait donné procuration lors du scrutin, avait déjà justifié son opposition par l’absence d’un véritable débat sociétal approfondi, tant au niveau national qu’en Polynésie française. Il estime que la question de l’aide à mourir ne peut être tranchée sans un large consensus et que le texte issu des travaux parlementaires ne répondait pas suffisamment aux enjeux éthiques soulevés.
Ces positions s’inscrivent enfin dans les dynamiques de leurs groupes respectifs : l’Union centriste s’est montrée profondément divisée lors du scrutin, tandis que le groupe RDPI a majoritairement voté contre le texte.
Avec ce rejet, la proposition de loi retourne à l’Assemblée nationale, seule habilitée à relancer le processus législatif. Les députés pourront soit reprendre leur version initiale, soit chercher un compromis avec le Sénat. En parallèle, la chambre haute a adopté un autre texte visant à renforcer l’accès aux soins palliatifs, un sujet jugé plus consensuel.
Le débat sur la fin de vie s’est heurté au mur du Sénat. Après avoir profondément remanié la proposition de loi, les sénateurs ont finalement rejeté l’ensemble du texte, vidant de sa substance la réforme voulue par l’Assemblée nationale et repoussant toute évolution législative sur ce sujet hautement sensible.
Le texte initial visait à créer un droit strictement encadré à l’aide à mourir pour des patients atteints de maladies graves et incurables, en complément des soins palliatifs. Mais au Sénat, la majorité a exprimé de fortes réserves éthiques et juridiques, jugeant le dispositif insuffisamment protecteur ou prématuré. Plusieurs amendements ont ainsi restreint son champ d’application, au point de susciter l’opposition d’une partie des sénateurs pourtant favorables à une évolution du droit.
Dans ce contexte, nos deux sénateurs polynésiens ont affiché des positions contrastées, révélatrices des sensibilités qui traversent également la société locale sur la question de la fin de vie. Lana Tetuanui, membre du groupe Union centriste, a voté en faveur de la proposition de loi, tandis que Teva Rohfritsch, sénateur du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI), s’y est opposé.
Ce contraste tient à des approches différentes du débat. Lana Tetuanui s’est positionnée comme un relais des interrogations polynésiennes au Sénat. Favorable à l’ouverture d’un droit à l’aide à mourir au niveau national, elle a toutefois insisté sur la nécessité de ne pas appliquer automatiquement ce dispositif à la Polynésie française, sans débat préalable au sein de la société locale.
Deux votes, une même question de fond
La sénatrice a ainsi défendu un amendement visant à exclure temporairement la collectivité du champ d’application de la loi, au nom des “spécificités culturelles, spirituelles et religieuses” du Fenua, une position en cohérence avec la résolution adoptée par l’assemblée de la Polynésie française appelant à l’ouverture d’un débat local sur la fin de vie.
Sur ce point, les deux sénateurs se rejoignent, malgré leurs votes divergents. Teva Rohfritsch, qui avait donné procuration lors du scrutin, avait déjà justifié son opposition par l’absence d’un véritable débat sociétal approfondi, tant au niveau national qu’en Polynésie française. Il estime que la question de l’aide à mourir ne peut être tranchée sans un large consensus et que le texte issu des travaux parlementaires ne répondait pas suffisamment aux enjeux éthiques soulevés.
Ces positions s’inscrivent enfin dans les dynamiques de leurs groupes respectifs : l’Union centriste s’est montrée profondément divisée lors du scrutin, tandis que le groupe RDPI a majoritairement voté contre le texte.
Avec ce rejet, la proposition de loi retourne à l’Assemblée nationale, seule habilitée à relancer le processus législatif. Les députés pourront soit reprendre leur version initiale, soit chercher un compromis avec le Sénat. En parallèle, la chambre haute a adopté un autre texte visant à renforcer l’accès aux soins palliatifs, un sujet jugé plus consensuel.